Du mot «طين» /Ţīnin (argile, boue) dans l’Al Qoran des musulmans, un vocable qui remonte à l’Égypte antique :

𓋴 𓇋 𓐎 𓈇

Khnoum (Chnouphis), le dieu-potier d’Esna modelant, façonnant sur son tour le « rmṯ/rémètch », l’être humain. Il est secondé dans sa tâche par sa parèdre Heqet (déesse grenouille protectrice de la parturiente) qui présente l’Ankh aux narines du « rmṯ/rémètch » pour lui donner la vie.

 

 

Par טThốth – Θώθ – Ἑρμῆς ὁ Τρισμέγιστος!  إدريس  – Idriss ( دَرَسَ  darasa– يَدْرُسُ  yadrusu– اُدْرُسْ   – udrus ! – enseigner, apprendre ) – חֲנוֹךְḤănōkh (חנך -Hanak- établir, instruire)  –  𓏏𓅝𓏭𓀭 ( Ḏḥwty ) nous avons juré !!!

 

 

𓈇 : canal d’irrigation

𓐎 : déterminatif qu’on retrouve dans des termes associés à l’embaumement, à des actions accomplies sur un cadavre. Sens : tumeur, odeur, maladie.

𓇋 : roseau fleuri. Translittération i ou ȧ ou a. Correspondant au Yod ou Iota.

𓋴 : linge ou étoffe plié(e), translittération s, ś . Similaire aux lettres en hébreu שׂ ‘ʃ/sh’ Shin, שׁ ‘s’ Sin, à l’arabe ص (Sad) ou س (Sin/S); au phénicien 𐤑 . Sémitiques : ṯ, š, ś.

𓋴 𓇋 𓐎 𓈇 (translittér. «sjn/sin ») : argile, boue.

 

 

וַיִּיצֶר֩ יְהוָ֨ה אֱלֹהִ֜ים אֶת־הָֽאָדָ֗ם עָפָר֙ מִן־הָ֣אֲדָמָ֔ה וַיִּפַּ֥ח בְּאַפָּ֖יו נִשְׁמַ֣ת חַיִּ֑ים וַֽיְהִ֥י הָֽאָדָ֖ם לְנֶ֥פֶשׁ חַיָּֽה׃

Translittération : way·yî·ṣer Yah·weh ’ĕ·lō·hîm ’êṯ hā·’ā·ḏām ‘ā·p̄ār min- hā·’ă·ḏā·māh way·yip·paḥ bə·’ap·pāw niš·maṯ ḥay·yîm way·hî hā·’ā·ḏām lə·ne·p̄eš ḥay·yāh. 

Traduction Louis Segond Bible : «L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.»

Genèse 2 : 7 

 

«وَلَقَدْ خَلَقْنَا ٱلْإِنسَٰنَ مِن سُلَٰلَةٍۢ مِّن طِينٍۢ

Translittération : Wa Laqad Khalaqnā Al-‘Insāna Min Sulālatin Min Ţīnin / Traduction : Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile.» 

Coran Sourate 22 المؤمنون / Al-Muminune/ Les Croyants, verset 12. 

هُوَ ٱلَّذِى خَلَقَكُم مِّن طِينٍۢ ثُمَّ قَضَىٰٓ أَجَلًۭا ۖ وَأَجَلٌۭ مُّسَمًّى عِندَهُۥ ۖ ثُمَّ أَنتُمْ تَمْتَرُونَ

Translittération : «Huwa Al-Ladhī Khalaqakum Min Ţīnin Thumma Qađá ‘Ajalāan Wa ‘Ajalun Musammáan `Indahu Thumma ‘Antum Tamtarūna»

Traduction : «C’est Lui qui vous a créés d’argile; puis il vous a décrété un terme, et il y a un terme fixé auprès de Lui. Pourtant, vous doutez encore !»

Sourate 6 الأنعام / Les Bestiaux, verset 2 .

(41) «ḏd(w)=tw rȜ pn ḥr ḏd n(y) ṯḥn.t smn(=w) ḥr ḏb.t / Traduction : Que l’on récite cette formule sur un pilier-djed de faïence fixé sur une brique»  (42)« n(y).t sjn wȜḏ(=w) ø ḫt=w rȜ pen ḥr=s jr ø n=f bb .t m sȜtw Jmnt.t ḥr=f r JȜbt.t bdȜ ø ḥr=f m tȜ mw(=y) ẖr/ traduction : d’argile crue (avec) cette formule gravée sur elle. On fait pour lui une cavité dans le plancher de l’Ouest, tourné vers l’Est, (et) on recouvre sur lui de terre mouillée avec […]»

extrait du chapitre 137 A (suite 7) du Papyrus de Nouou , BM EA 10477 dans le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, translittération et traduction de M. Claude Carrier, p. 528, édit. CYBELE 2009 . 

(45) «ḏd(w)=tw rȜ pn ḥr Jnpw n(y) sjn wȜḏ(=w) m myw ḥr snṯr smn(=w) ḥr ḏb.t n(y).t sjn wȜḏ(=w) ø ḫt=w / Traduction : Que l’on récite cette formule sur un Anubis d’argile crue mélangée à de l’encens fixé sur une brique d’argile crue (et) est gravée

extrait du chapitre 137 A (suite 8) du Papyrus de Nouou , BM EA 10477 dans le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, translittération et traduction de M. Claude Carrier, p. 529, édit. CYBELE 2009 

 

 

Le terme « Ţīnin » / طين signifiant argile, boue, glaise qu’on trouve à lire plusieurs fois au sein du Liber Sacer des musulmans ne vient pas d’une « langue arabe très claire » dans laquelle l’Al Qoran dit de lui-même qu’il a été révélé au prophète de l’Islam par l’Esprit digne de confiance (dans la tradition musulmane l’Ange Gabriel est ainsi désigné), (Réf. Coran 26,الشعراء / As-Shuaraa/ Les Poètes , Versets 193-195 :

‎نَزَلَ بِهِ ٱلرُّوحُ ٱلْأَمِينُ

‎عَلَىٰ قَلْبِكَ لِتَكُونَ مِنَ ٱلْمُنذِرِينَ

‎بِلِسَانٍ عَرَبِىٍّۢ مُّبِينٍۢ / translitération : Nazala Bihi Ar-Rūĥu Al-‘Amīnu/`Alá Qalbika Litakūna Mina Al-Mundhirīna/Bilisānin `Arabīyin Mubīnin/ (traduction : et l’Esprit fidèle est descendu avec cela/sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs,/en une langue arabe très claire.) et pas dans une langue étrangère, barbare( Réf. Coran : «Si Nous avions fait de [cette Révélation] une prédication en [langue] barbare [Qur’ānāan ‘A`jamīyāan] ils auraient dit : « Pourquoi ces aya n’ont-elles pas été rendues intelligibles? Pourquoi [sont-elles en langues] barbare [‘A’a`jamīyun] alors que [notre idiome)] est arabe? […] »» . Coran 41 : 44 ). Pourtant avec ce terme «طين» /Ţīnin» très important dans le lexique coranique nous n’avons pas affaire ici à un mot issu véritablement d’une langue arabe claire (بِلِسَانٍ عَرَبِىٍّۢ مُّبِينٍۢ /Bilisānin `Arabīyin Mubīnin) mais à de l’ancien égyptien, à un héritage linguistique des Per-aaw ( Ceux de la Grande Maison, Les Pharaons tant honnis dans les textes des religions abrahamiques). Comment ce mot fort ancien de l’antique Égypte s’est retrouvé dans le Liber Sacer de l’Islam? Sans doute hérité du contenu du Livre sacré des Yahoudaé, dans le Tanakh. Il a dû venir sûrement dans la langue arabe par le biais de l’Araméen. Ce vocable se rencontre dans les Ketouvim, dans le Livre de Daniel 2-41.43.  
Le terme « Sîn/ סִין / ou tin/teen/טִין »- en araméen Seyân-qui signifie « Boue, argile ou falaise » et aussi « épine » en hébreu et désignait aussi une cité de la Basse-Egypte antique (l’actuelle Tell el-Farama située à l’extrémité Nord-Est du Delta du Nil à une trentaine de kilomètre de Port Saïd). En Grec ancien cette cité était dénommée « Πηλούσιον/ Pelousion » ayant le même sens que le terme « Sîn/סִין« en hébreu.

« Pelousion » en grec ancien dérivant de « pêlós. » (πηλός ) qui signifie aussi « argile, boue, fange« .

Le préfixe « Pélo» sert d’ailleurs en langue française à former les mots ayant un rapport avec l’argile, la boue comme par exemple le mot « pélothérapie », la thérapie par les boues médicinales.

Le mot « Ţīnin » / طين, (argile, boue) est cité plusieurs fois dans l’Al Qoran désignant « la matière » à partir de quoi  » Allah », le Potier divin, le FĀṬIR (Le Créateur- Le Terme FĀṬIR comme nous avons eu dans un de nos articles à le traiter est aussi un héritage de l’ancien égyptien. Il vient du nom du dieu égyptien « Ptah » ) aurait créé l’Homme (Khalaqa Al-‘Insāna).

Voici quelques références coraniques où ce mot hérité de l’ancien égyptien est mis à profit :

Dans la Sourate 3, آل عمران / Al-Imran/ La famille d’Imran, verset 49 :

وَرَسُولًا إِلَىٰ بَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ أَنِّى قَدْ جِئْتُكُم بِـَٔايَةٍۢ مِّن رَّبِّكُمْ ۖ أَنِّىٓ أَخْلُقُ لَكُم مِّنَ ٱلطِّينِ كَهَيْـَٔةِ ٱلطَّيْرِ فَأَنفُخُ فِيهِ فَيَكُونُ طَيْرًۢا بِإِذْنِ ٱللَّهِ ۖ وَأُبْرِئُ ٱلْأَكْمَهَ وَٱلْأَبْرَصَ وَأُحْىِ ٱلْمَوْتَىٰ بِإِذْنِ ٱللَّهِ ۖ وَأُنَبِّئُكُم بِمَا تَأْكُلُونَ وَمَا تَدَّخِرُونَ فِى بُيُوتِكُمْ ۚ إِنَّ فِى ذَٰلِكَ لَءَايَةًۭ لَّكُمْ إِن كُنتُم مُّؤْمِنِينَ

Translittération française :  

«Wa Rasūlāan ‘Ilá Banī ‘Isrā’īla ‘Annī Qad Ji’tukum Bi’āyatin Min Rabbikum ‘Annī ‘Akhluqu Lakum Mina Aţ-Ţīni Kahay’ati Aţ-Ţayri Fa’anfukhu Fīhi Fayakūnu Ţayrāan Bi’idhni Allāhi Wa ‘Ubri’u Al-‘Akmaha Wa Al-‘Abraşa Wa ‘Uĥyi Al-Mawtá Bi’idhni Allāhi Wa ‘Unabbi’ukum Bimā Ta’kulūna Wa Mā Taddakhirūna Fī Buyūtikum ‘Inna Fī Dhālika La’āyatan Lakum ‘In Kuntum Mu’uminyna»

Traduction française : « et Il sera le messager aux enfants d’Israʾil (Israël), [et leur dira]: « En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans: et, par la permission d’Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d’Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !»

Dans la Sourate 32,السجدة / Al-Sajda/ La Prosternation, au verset 7 :

‎ٱلَّذِىٓ أَحْسَنَ كُلَّ شَىْءٍ خَلَقَهُۥ ۖ وَبَدَأَ خَلْقَ ٱلْإِنسَٰنِ مِن طِينٍۢ

Translittération : «Al-Ladhī ‘Aĥsana Kulla Shay’in Khalaqahu Wa Bada’a Khalqa Al-‘Insāni Min « Ţīnin« .» /Traduction : «qui a bien fait tout ce qu’Il a créé. Et Il a commencé la création de l’homme à partir de « l’argile, ».»

Dans la Sourate 38/ ص/ Sad, au verset 71 :

‎إِذْ قَالَ رَبُّكَ لِلْمَلَٰٓئِكَةِ إِنِّى خَٰلِقٌۢ بَشَرًۭا مِّن طِينٍۢ

Translittération :

‘Idh Qāla Rabbuka Lilmalā’ikati ‘Innī Khāliqun Basharāan Min « Ţīnin » /traduction : « Quand ton Seigneur dit aux Anges: « Je vais créer d’argile un être humain. »

Et toujours dans la même Sourate

‎38/ ص/Sad au verset 76 que voici :

‎قَالَ أَنَا۠ خَيْرٌۭ مِّنْهُ ۖ خَلَقْتَنِى مِن نَّارٍۢ وَخَلَقْتَهُۥ مِن طِينٍۢ

Translittération : Qāla ‘Anā Khayrun Minhu Khalaqtanī Min Nārin Wa Khalaqtahu Min « Ţīnin » /traduction : « Je suis meilleur que lui, dit [Iblîs,] Tu m’as créé de feu et tu l’as créé d’argile. »  Et au verset 61 de la Sourate 17, الإسراء/ Al-Isra/ Le Voyage nocturne :

‎وَإِذْ قُلْنَا لِلْمَلَٰٓئِكَةِ ٱسْجُدُوا۟ لِءَادَمَ فَسَجَدُوٓا۟ إِلَّآ إِبْلِيسَ قَالَ ءَأَسْجُدُ لِمَنْ خَلَقْتَ طِينًۭا / translittération : Wa ‘Idh Qulnā Lilmalā’ikati Asjudū Li’dama Fasajadū ‘Illā ‘Iblīsa Qāla ‘A’asjudu Liman Khalaqta « Ţīnāan« /

traduction : «Et lorsque Nous avons dit aux Anges: « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis, qui dit: « Me prosternerai-je devant quelqu’un que Tu as créé « d’argile ? »»

Dans une autre Sourate, celle qui porte le nom  » Les Rangés » : Sourate 37, الصافات / verset 11 nous rencontrons le mot hérité de l’ancien égyptien :

‎فَٱسْتَفْتِهِمْ أَهُمْ أَشَدُّ خَلْقًا أَم مَّنْ خَلَقْنَآ ۚ إِنَّا خَلَقْنَٰهُم مِّن طِينٍۢ لَّازِبٍۭ

Translittération : Fāstaftihim ‘Ahum ‘Ashaddu Khalqāan ‘Am Man Khalaqnā ‘Innā Khalaqnāhum Min « Ţīnin » Lāzibin ». /Traduction : « Demande-leur s’ils sont plus difficiles à créer que ceux que Nous avons créés ? Car Nous les avons créés de boue collante ! »

Ou encore dans la Sourate 28, القصص / Al-Qasas (Le Récit) verset 38 : 

وَقَالَ فِرْعَوْنُ يَٰٓأَيُّهَا ٱلْمَلَأُ مَا عَلِمْتُ لَكُم مِّنْ إِلَٰهٍ غَيْرِى فَأَوْقِدْ لِى يَٰهَٰمَٰنُ عَلَى ٱلطِّينِ فَٱجْعَل لِّى صَرْحًۭا لَّعَلِّىٓ أَطَّلِعُ إِلَىٰٓ إِلَٰهِ مُوسَىٰ وَإِنِّى لَأَظُنُّهُۥ مِنَ ٱلْكَٰذِبِينَ

Translittération française : 

« Wa Qāla Fir`awnu Yā ‘Ayyuhā Al-Mala’u Mā `Alimtu Lakum Min ‘Ilahin Ghayrī Fa’awqid Lī Yā Hāmānu `Alá Aţ-Ţīni Fāj`al Lī Şarĥāan La`allī ‘Aţţali`u ‘Ilá ‘Ilahi Mūsá Wa ‘Innī La’ažunnuhu Mina Al-Kādhibīna « 

Traduction française : « Et Fir’awn (Pharaon) dit: « Ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Hâmân, allume-moi du feu sur l’argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Musa (Moïse). Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs. » »

Dans la sourate 5 المائدة / Al-Mā’ida, La Table servie, verset 110 cet ancien mot égyptien 𓋴 𓇋 𓐎 𓈇 (translittér. «sjn/sin ») désignant l’argile, la boue y revient : 

إِذْ قَالَ ٱللَّهُ يَٰعِيسَى ٱبْنَ مَرْيَمَ ٱذْكُرْ نِعْمَتِى عَلَيْكَ وَعَلَىٰ وَٰلِدَتِكَ إِذْ أَيَّدتُّكَ بِرُوحِ ٱلْقُدُسِ تُكَلِّمُ ٱلنَّاسَ فِى ٱلْمَهْدِ وَكَهْلًۭا ۖ وَإِذْ عَلَّمْتُكَ ٱلْكِتَٰبَ وَٱلْحِكْمَةَ وَٱلتَّوْرَىٰةَ وَٱلْإِنجِيلَ ۖ وَإِذْ تَخْلُقُ مِنَ ٱلطِّينِ كَهَيْـَٔةِ ٱلطَّيْرِ بِإِذْنِى فَتَنفُخُ فِيهَا فَتَكُونُ طَيْرًۢا بِإِذْنِى ۖ وَتُبْرِئُ ٱلْأَكْمَهَ وَٱلْأَبْرَصَ بِإِذْنِى ۖ وَإِذْ تُخْرِجُ ٱلْمَوْتَىٰ بِإِذْنِى ۖ وَإِذْ كَفَفْتُ بَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ عَنكَ إِذْ جِئْتَهُم بِٱلْبَيِّنَٰتِ فَقَالَ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ مِنْهُمْ إِنْ هَٰذَآ إِلَّا سِحْرٌۭ مُّبِينٌۭ

Translittération : « ‘Idh Qāla Allāhu Yā `Īsá Abna Maryama Adhkur Ni`matī `Alayka Wa `Alá Wa A-Datika ‘Idh ‘Ayyadttuka Birūĥi Al-Qudusi Tukallimu An-Nāsa Fī Al-Mahdi Wa Kahlāan Wa ‘Idh `Allamtuka Al-Kitāba Wa Al-Ĥikmata Wa At-Tawrāata Wa Al-‘Injīla Wa ‘Idh Takhluqu Mina Aţ-Ţīni Kahay’ati Aţ-Ţayri Bi’idhnī Fatanfukhu Fīhā Fatakūnu Ţayrāan Bi’idhnī Wa Tubri’u Al-‘Akmaha Wa Al-‘Abraşa Bi’idhnī Wa ‘Idh Tukhriju Al-Mawtá Bi’idhnī Wa ‘Idh Kafaftu Banī ‘Isrā’īla `Anka ‘Idh Ji’tahum Bil-Bayyināti Faqāla Al-Ladhīna Kafarū Minhum ‘In Hādhā ‘Illā Siĥrun Mubīnun»

Traduction : « «Et quand Allah dira: « Ô ‘Isa (Jésus), fils de Maryam (Marie), rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Évangile ! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les enfants d’Israʾil (Israël) pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent: « Ceci n’est que de la magie évidente. » « 

Ce terme tant usité dans l’Al Qoran vient de l’égyptien ancien 𓋴 𓇋 𓐎 𓈇 : « Sîn» signifiait dans la langue pharaonique « argile », « boue ». Ces termes 𓋴 𓇋 𓐎 𓈇  («Sîn»), boue, argile et 𓋴 𓇋 𓆛 𓈖 𓏏 𓏥  « Sînt/ Sînet » qui signifie être cacheté, être scellé avec de l’argile ou cachet, sceau d’argile de l’ancien égyptien figurent dans les textes hiéroglyphiques de la 18ème Dynastie (-1550/-1292) compilés par le savant allemand Kurt Heinrich Sethe ( Réf. pour 𓋴 𓇋 𓐎 𓈇 , « Sîn» voir Urk. IV, 1304, 18 et 𓋴 𓇋 𓆛 𓈖 𓏏 𓏥 «Sînt» voir Urk.IV, 206,14 / Kurt Heinrich Sethe, W. Helck, Urkunden der 18 Dynastie, Leipzig). Les Yahoudaé l’écrivent « Sîn/סִין » ou « tin/teen/טִין » dans leur Sefer Torah (ספר תורה). Voici quelques références de son contenu où ce mot hérité de l’égyptien ancien se trouve employé :

Dans Ézéchiel 30 : 15 :

‎וְשָׁפַכְתִּ֣י חֲמָתִ֔י עַל־סִ֖ין מָעֹ֣וז מִצְרָ֑יִם וְהִכְרַתִּ֖י אֶת־הֲמֹ֥ון נֹֽא׃ / traduction : « Je répandrai ma fureur sur Sîn ( סִ֖ין ), la forteresse de l’Egypte, Et j’exterminerai la multitude de No. »

Au verset 12 de Nombres 33 :

‎וַיִּסְע֖וּ מִמִּדְבַּר־סִ֑ין וַֽיַּחֲנ֖וּ בְּדָפְקָֽה / traduction: « Ils partirent du désert de Sîn(סִ֑ין)et campèrent à Dophka. »

Dans Ézéchiel 30 : 16 :

‎וְנָתַ֤תִּי אֵשׁ֙ בְּמִצְרַ֔יִם ח֤וּל [תָּחִיל כ] (תָּחוּל֙ ק) סִ֔ין וְנֹ֖א תִּהְיֶ֣ה לְהִבָּקֵ֑עַ וְנֹ֖ף צָרֵ֥י יֹומָֽם׃

Traduction : « Quand je mettrai le feu en Egypte, Sîn (סִ֔ין) sera grièvement tourmentée, et No sera rompue par diverses brèches, et il n’y aura à Noph que détresses en plein jour »

Pour ce qu’est de « tin/teen/טִין » lire dans Daniel 2 : 41 :

‎וְדִֽי־חֲזַ֜יְתָה רַגְלַיָּ֣א וְאֶצְבְּעָתָ֗א [מִנְּהֹון כ] (מִנְּהֵ֞ן ק) חֲסַ֤ף דִּֽי־פֶחָר֙ [וּמִנְּהֹון כ] (וּמִנְּהֵ֣ין ק) פַּרְזֶ֔ל מַלְכ֤וּ פְלִיגָה֙ תֶּהֱוֵ֔ה וּמִן־נִצְבְּתָ֥א דִ֥י פַרְזְלָ֖א לֶֽהֱוֵא־בַ֑הּ כָּל־קֳבֵל֙ דִּ֣י חֲזַ֔יְתָה פַּ֨רְזְלָ֔א מְעָרַ֖ב בַּחֲסַ֥ף טִינָֽא׃

« Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile (טִינָא/tin/teen).

Établi par Oushébou Iry Mekhat. Pour citer le contenu de cet article de blog : Iry Mekhat.

Paris le 13 Février 2018.

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