Des termes حساب « ḥisāb » signifiant compte, calcul, estimation et حَاسَبَ ḥasaba calculer, compter, estimer, mesurer, penser, concevoir dans l’Al Qoran des musulmans hérités de l’ancien égyptien :

‎וְתֹכֵ֖ן לִבֹּ֣ות יְהוָֽה׃ Translittération : ’îš yā·šār bə·‘ê·nāw wə·ṯō·ḵên lib·bō·wṯ Yah·weh Traduction Bible de Jérusalem : "Toutes les voies de l'homme sont droites à ses yeux, mais Yahvé pèse les cœurs" Proverbes 21 : 2 , Bible.
Jnpw(Anubis) sous la balance de la Vérité procédant à la pesée du Cœur .

כָּֽל־דֶּרֶךְ־אִ֭ישׁ יָשָׁ֣ר בְּעֵינָ֑יו וְתֹכֵ֖ן לִבֹּ֣ות יְהוָֽה׃

Translittération : ’îš yā·šār bə·‘ê·nāw wə·ṯō·ḵên lib·bō·wṯ Yah·weh

Traduction Bible de Jérusalem : « Toutes les voies de l’homme sont droites à ses yeux, mais Yahvé pèse les cœurs »

Proverbes 21 : 2 , Bible.

« Le tribunal qui juge l’oppresseur sache qu’il ne fléchit pas, ce jour-là où on juge le misérable, à l’heure d’accomplir ce qui est de règle. Un accusateur qui se trouve être une personne avisée est quelqu’un d’incommode. Ne compte pas sur la longueur des années, une existence n’est qu’une heure aux yeux des juges. (Après la mort de l’homme), ses actions ont été mises en tas à côté de lui. Au demeurant être là-bas relève de l’éternité. Celui qui fait ce qu’ils réprouvent est un insensé. Quant à celui qui les rejoint sans avoir fait de mal, c’est comme un dieu qu’il sera là-bas, allant à son gré comme les maîtres de l’éternité. »
— Enseignement pour Mérikarê (extrait). Traduction de Pascal Vernus

« وَنَضَعُ ٱلْمَوَٰزِينَ ٱلْقِسْطَ لِيَوْمِ ٱلْقِيَٰمَةِ فَلَا تُظْلَمُ نَفْسٌۭ شَيْـًۭٔا ۖ وَإِن كَانَ مِثْقَالَ حَبَّةٍۢ مِّنْ خَرْدَلٍ أَتَيْنَا بِهَا ۗ وَكَفَىٰ بِنَا حَٰسِبِينَ

Translittération : Wa Nađa`u Al-Mawāzīna Al-Qisţa Liyawmi Al-Qiyāmati Falā Tužlamu Nafsun Shay’āan Wa ‘In Kāna Mithqāla Ĥabbatin Min Khardalin ‘Ataynā Bihā Wa Kafá Binā Ĥāsibīna / Traduction : Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde que Nous ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes  Coran, Sourate 21/ الأنبياء / Al-Anbiya/ Les Prophètes, verset 47. 

«(25) « sš jr=k twk/ Traduction : Passe donc(puisque)tu »(26) « rḫ=tw Wsjr sš ḥsb/ Traduction : sais, Osiris, scribe du décompte. »»

Extrait du Livre des Morts de l’Égypte ancienne, in Chapitre (Introduction A – suite 3 et fin)124 du Papyrus de Nouou, BM EA 10477. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, Édit. CYBELE, 2009

=f r wjȜ n(y) Rʿ m ẖr.t hrw n(y).t rʿ nb jw ḥsb(w) sw Ḏḥwty m pr.t 

Traduction : «dans la barque de Rê tout au long de chaque jour (et) Thot tiendra compte de lui pour monter» 

Chapitre 100 suite 1 ( Papyrus de Nouou, BM EA 10477 / ca. 1550-1300 avant notre ère, XVIIIe dynastie ) du Livre Des Morts De L’Égypte Ancienne, translittération et traduction de M. Claude Carrier, p.358, édit. CYBELE 2009. 

«(2) ḥsb(w)=tw(=j) m ẖr.t-nṯr r kȜ.wt <nb.wt> jsṯ ḥ(w)=tw / Traduction : on (me) demande des comptes dans la nécropole pour <toutes sortes> de travaux, alors on infligera (3) sdbw.w jm m s r ẖr=f r sdr / Traduction : des peines là comme un homme à sa tâche pour cultiver »

extrait du Chapitre 151 A (suite 5) du Papyrus de Mouthétepi, BM EA 10010) in Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, p. 642, translittération et traduction de M. Claude Carrier, édit. CYBELE 2009.

15) «ḏd~jn {jw} ḫm(w) pn ḥsb / traduction : Alors « Celui qui ne sait pas compter » dit : 

«ˁnḫ(w)= k jr=f m jšst m tȜ pn j(w)~n=k r=f Ȝḫ(w)=k/ traduction : « De quoi donc vivras-tu dans ce pays vers lequel tu es venu (afin) que tu puisses devenir Bienheureux ? «  » 

Extrait du Chapitre 189 (suite 3) du Papyrus de Nouou, BM EA 10477 in Le Livre des Morts de L’Égypte Ancienne, p. 846, translittération et traduction de M. Claude Carrier, édit. CYBELE 2009.

ṯȜw.w r šr.t=jr.ty=j mȜȜ=sn m-m nw n(y.w) m-m jm(y).w Ȝḫ.t hrw pwy n(y) ḥsb ˓ wȜ

Traduction : «Les souffles étant à  ma narine ! Ce sont mes deux yeux qui verront parmi Ceux qui sont dans l’horizon ce jour de « Décompter le(s) méfait(s)

Chapitre 71, suite 3 et fin ( Papyrus de Nebseny, BM EA 9900 / ca. 1550-1300 avant notre ère, XVIIIe dynastie ) du Livre Des Morts De L’Égypte Ancienne, translittération et traduction de M. Claude Carrier, p.260, édit. CYBELE 2009. 

 

Vers la fin d’un précédent article de ce blog nous évoquions un terme au sein du Livre sacré de l’Islam dans un verset de l’une de ses Sourates, celle dénommée Les Bestiaux (Réf. Sourate 6, الأنعام , Al-Anam/ Les Bestiaux, verset 96 :‎فَالِقُ ٱلْإِصْبَاحِ وَجَعَلَ ٱلَّيْلَ سَكَنًۭا وَٱلشَّمْسَ وَٱلْقَمَرَ حُسْبَانًۭا ۚ ذَٰلِكَ تَقْدِيرُ ٱلْعَزِيزِ ٱلْعَلِيمِtranslittération : Fāliqu Al-‘Işbāĥi Wa Ja`ala Al-Layla  Sakanāan Wa Ash-Shamsa Wa Al-Qamara « Ĥusbānāan » Dhālika Taqdīru Al-`Azīzi Al-`Alīmi / traduction de Kasimirski : « Il fait poindre l’aurore ; il a établi la nuit pour le repos, et le soleil et la lune pour le comput des temps. Tel est l’arrêt du Sage, du Savant ») en affirmant qu’il serait un héritage de la langue pharaonique. Et c’est bien le cas ! Comme promis nous partageons avec vous notre petite découverte.

Ces termes du vocabulaire coranique حساب « ḥisāb » signifiant compte, calcul, estimation et حَاسَبَ ḥasaba : calculer, compter, estimer, mesurer, penser, concevoir dans l’Al Qoran des musulmans qui sont un héritage de la langue pharaonique ne se trouvent pas qu’uniquement dans cette Sourate 6, الأنعام , Al-Anam/ Les Bestiaux , on les rencontre plusieurs fois dans le corpus coranique dans d’autres versets d’autres sourates ! Ils constituent des termes très importants dans le vocabulaire technique du Coran. Le lexique eschatologique du Coran et de la théologie musulmane y a abondamment recours. La fameuse expression de « Jour de la reddition des Comptes/ yawm al-ḥisāb » après la résurrection, le jour du jugement dernier (yawm al-dīn) dans la croyance religieuse musulmane où les créatures humaines sont censées rendre compte au Dieu musulman avec la pesée (al wazn) eschatologique des actes (croyance héritée de l’Egypte antique, jugement du « Ba », de l’âme du défunt et pesée de son cœur) accomplis par elles durant leur sejour terrestre doit une fière chandelle à la langue des « maudits pharaons ! ». Ce mot qui a fini par faire partie de la langue arabe et hébraïque, qu’on peut ouïr de nos jours dans les langues sémitiques parlées, nous pouvons nous risquer à avancer que son origine doit bien remonter jusqu’à l’Egypte ancienne prédynastique. Car ces plus vieux textes religieux de l’Humanité que sont Les Textes des Pyramides des anciens égyptiens gravés pour la première fois dans le complexe funéraire du dernier souverain de la Vème dynastie de l’Ancien empire égyptien (2350 à 2150 avant J.-C), le Roi Wnjs (Ounas), ont existé antérieurement au règne de ce dernier. Ils furent sans doute personnalisés sous son règne avec une version adjonctive de son nom dans ce corpus textuel funéraire conçu et rédigé par les prêtres héliopolitains et dont l’ancienneté doit bien remonter encore avant l’époque des premières dynasties égyptiennes dans une langue déjà constituée où le mot qu’on trouve dans le corpus coranique était usité, parlé et écrit par les premiers grands ainés de l’humanité bien avant l’existence de la Bible et du Coran.

Il y a une semaine de cela, tard dans la soirée, nous parcourions la Sourate 2 البقرة / Al Baqarah/ La Vache, et arrivé au verset 202, nous bloquions sur cette expression coranique « Wa Allāhu Sarī`u Al-Ĥisābi/ Allah est prompt “à rendre compte”.» parce que nous y découvrions sous nos yeux encore par hasard au sein du corpus coranique un mot dont l’existence est attestée dans les plus anciens textes de l’humanité que sont les Textes des Pyramides des Anciens égyptiens. Nous n’en croyions pas nos yeux de voir ce que nous lisions là dans la Sourate Al Baqarah, un mot dont on a trouvé plusieurs occurrences dans le Coran et qui était usité dans la langue pharaonique avec les mêmes valeurs sémantiques que du temps de l’époque la plus ancienne de l’Egypte antique ! Ce morphème qu’on trouve dans le Coran a été gravé il y a 4500 ans en écriture hiéroglyphique sur l’une des parois de l’antichambre funéraire du Roi Wnjs/Ounas (Réf : Textes des Pyramides Ouest/Antérieure/ Est, partie supérieure, colonne 22; paragraphes 409 a ; 409 b ; 409 c : «409 a : <jw wḥm-n Wnjs ḫʿ . w m p.t jw=f sbn(=w) m nb 3ḫ.t> / 409 b : <jw « ḥsb-n »=f ṯs.w bqs.w>/ 409 c : <jw jṯ-n=f ḥ3ty nṯr.w>/ traduction : 409 a : <Ounas a renouvelé les apparitions dans le ciel ( et ) il a été couronné en tant que Seigneur de l’horizon.> / 409 b : <Il a « compté » les colonnes vertébrales.> / 409 c : <(et) il s’est approprié les cœurs des dieux. >)[1] et a subsisté jusqu’ à nous parvenir dans la langue hébraïque et dans celle arabe pour finir par se retrouver plusieurs fois dans l’Al Qoran. Et il est aujourd’hui employé dans le parler courant de ces deux langues (il est usité en syriaque aussi) toujours dans le sens de dénombrer, de compter, de calculer, d’imputer, d’estimer, de penser, de concevoir, d’inventer… Il s’agit bien en arabe de حساب « ḥisāb » signifiant : Compte, addition, calcul, estimation, conception et حسب ḥasaba : calculer, compter, estimer, mesurer, penser, concevoir. Et dans la langue hébraïque de חֲשַׁב /chashab (prononcez khash-ab’ ), compte, valeur et de חָשַׁב /chashab (prononcez : khaw-shab) au sens de penser, de projeter, d’estimer, de calculer, de concevoir, d’inventer, de porter un jugement, d’imaginer, de compter, d’imputer, de considérer, d’être attentif à, d’être considéré. En Syriaque de Hshab [Pe] (compter), de ’etHsheb [Etpe] (être compté), de Hasheb [Pa] (énumérer), de ’etHashab [Etpa] (imputer) et de ’aHsheb [Aph] (penser).

Ces anciens mots égyptiens «ḥsb/heseb» (signifiant dans la langue des pharaons, compter, calculer, estimer, fractionner) et « Hsbw/hésèbou» qui avait les sens de « compte, de calcul, d’estimation, de bilan », nous pensons sûrement qu’ils sont arrivés dans la langue coranique par un emprunt au Syriaque. Ces termes dont l’origine remonte du fond des âges nous viennent bien de l’Egypte ancienne, usités sans doute déjà à l’époque prédynastique. Ce vocable de l’ancien égyptien qui se trouve à l’intérieur de l’antichambre du Roi Wnjs/Ounas comme nous l’avons référencé un peu plus haut avait la même signification qu’il a de nos jours en hébreu et dans la langue arabe. Cet ancien mot égyptien figure aussi en écriture hiéroglyphique sur l’une des parois de l’antichambre tombale de Ttj/ Téti, premier roi et fondateur de la VIème dynastie de l’ancienne Egypte, avec le sens de briser, de fracturer. Voici le passage : «Textes des Pyramides, T/A/E, colonne 37, paragraphe 409 B : <jw ḥsb-n Ttj ṯs.w bqsw>/ traduction : « Ttj/ Téti a fracturé les vertèbres de la colonne vertébrale. »[2]

Ce terme « ḥsb » de l’ancien égyptien signifiant « compter » est lisible aussi sur le Papyrus d’Ani datant de la XVIIIe dynastie ( -1550/ -1292 ) :
61- « ŠtȜw jrw.w wnn jnḥ.wy=fy m ˁ. wy mḫȜ.t grḥ [pwy n(y) ḥsb ] ˁ wa » / Traduction :  » aux formes mystérieuses (et) dont les sourcils sont les deux bras de la balance, [cette] nuit [ de « Demander des comptes au ] voleur » et 62- « jr grt grḥ pf n(y) ḥsb ˁwȜ grḥ pw n(y) nsr .t n ḫry.w dd(w) spḥw m jsfty.w r nm.t=f» / Traduction : « Mais quand à cette nuit-là de « Demander des comptes au voleur « , c’est la nuit de la flamme contre les délinquants qui place le lasso sur les malfaiteurs pour sa salle d’abattage.» extraits du Papyrus d’Ani chapitre 17 passages 61 et 62  in Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, translittération et traduction de M. Claude Carrier, édit. CYBELE, 2009.

Cet ancien mot de la langue pharaonique, «ḥsb/heseb» avait le sens littéral de « casser, de briser, de cassure, de fracture » et au sens figuré l’acception de compter, de dénombrer, de calculer, de fractionner. Il était usité dans le langage mathématique des anciens égyptiens. Le terme «ḥsb/heseb » servait à désigner une fraction, la portion, la partie d’un tout. La fraction ¼ ; la mesure de surface équivalent à un 1/4 d’aroure, soit 683, 82 m2 était dénommée en ancien égyptien «ḥsb/Heseb».  En ancien égyptien la méthode pour calculer s’appelait « tp n(y)  ḥsb » et année (de règne) se disait «ḥsbt/ hesébèt». Les phonèmes «ḥsb/heseb », « Hsbw/hésèbou» figurent aussi sur les papyrus de Heqanakht, des lettres et comptes administratifs rédigés au nom de Heqanakht, un prêtre funéraire, datés du Moyen empire égyptien du début du règne de Sésostris 1er (-1962/-1928) découverts dans la tombe d’un serviteur du Vizir Ipi.

Ce terme «ḥsb/heseb» qui fait florès dans le corpus sacré de l’Islam qu’est l’Al Qoran et dans la théologie musulmane a dû certainement et indirectement être hérité de la langue hébraïque où subsiste de l’ancien égyptien. On en trouve de multiples occurrences dans la Torah. En hébreu le terme s’écrit חָשַׁב /chashab / phonétique : khaw-shab (penser, projeter, estimer, calculer, concevoir, inventer, porter un jugement, imaginer, compter, imputer, compter, ce qui est pensé, être estimé, considérer, être attentif à, être considéré) ; חֲשַׁב /chashab / phonétique : khash-ab’ (penser, compte, valeur. ). Du côté des Yahoudaé voici donc quelques références où on a ce terme hérité de l’ancien égyptien :

Lévitique 25 : 27 :

וְחִשַּׁב֙ אֶת־שְׁנֵ֣י מִמְכָּרֹ֔ו וְהֵשִׁיב֙ אֶת־הָ֣עֹדֵ֔ף לָאִ֖ישׁ אֲשֶׁ֣ר מָֽכַר־לֹ֑ו וְשָׁ֖ב לַאֲחֻזָּתֹֽו׃ / Traduction : «il comptera ( וְחִשַּׁב֙ / wə·ḥiš·šaḇ ) les années depuis la vente, restituera le surplus à l’acquéreur, et retournera dans sa propriété. »

Lévitique 27 : 23 :

וְחִשַּׁב־לֹ֣ו הַכֹּהֵ֗ן אֵ֚ת מִכְסַ֣ת הָֽעֶרְכְּךָ֔ עַ֖ד שְׁנַ֣ת הַיֹּבֵ֑ל וְנָתַ֤ן אֶת־הָעֶרְכְּךָ֙ בַּיֹּ֣ום הַה֔וּא קֹ֖דֶשׁ לַיהוָֽה׃ / Traduction : «le sacrificateur en évaluera (וְחִשַּׁב֙ / wə·ḥiš·šaḇ ) le prix d’après ton estimation jusqu’à l’année du jubilé, et cet homme paiera le jour même le prix fixé, comme étant consacré à l’Eternel.»

Nombres 18 : 27 :

וְנֶחְשַׁ֥ב לָכֶ֖ם תְּרוּמַתְכֶ֑ם כַּדָּגָן֙ מִן־הַגֹּ֔רֶן וְכַֽמְלֵאָ֖ה מִן־הַיָּֽקֶב׃ /Traduction : «et votre offrande vous sera comptée (וְנֶחְשַׁ֥ב / wə·neḥ·šaḇ ) comme le blé qu’on prélève de l’aire et comme le moût qu’on prélève de la cuve.»

Avec le sens de « valeur » :

Esaïe 2 : 22 :

חִדְל֤וּ לָכֶם֙ מִן־הָ֣אָדָ֔ם אֲשֶׁ֥ר נְשָׁמָ֖ה בְּאַפֹּ֑ו כִּֽי־בַמֶּ֥ה נֶחְשָׁ֖ב הֽוּא׃ פ /Traduction : «Cessez de vous confier en l’homme, Dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle : Car de quelle valeur (נֶחְשָׁ֖ב / neḥ·šāḇ ) est-il?»

2 Rois 12 : 15 :

וְלֹ֧א יְחַשְּׁב֣וּ אֶת־הָאֲנָשִׁ֗ים אֲשֶׁ֨ר יִתְּנ֤וּ אֶת־הַכֶּ֙סֶף֙ עַל־יָדָ֔ם לָתֵ֖ת לְעֹשֵׂ֣י הַמְּלָאכָ֑ה כִּ֥י בֶאֱמֻנָ֖ה הֵ֥ם עֹשִֽׂים׃ /Traduction : «On ne demandait pas de compte ( יְחַשְּׁב֣וּ / yə·ḥaš·šə·ḇū ) aux hommes entre les mains desquels on remettait l’argent pour qu’ils le donnassent à ceux qui faisaient l’ouvrage, car ils agissaient avec probité.»

Dans le sens de planifier, de penser à, avoir le dessein de .. :

1 Samuel 18 : 25 :

וַיֹּ֨אמֶר שָׁא֜וּל כֹּֽה־תֹאמְר֣וּ לְדָוִ֗ד אֵֽין־חֵ֤פֶץ לַמֶּ֙לֶךְ֙ בְּמֹ֔הַר כִּ֗י בְּמֵאָה֙ עָרְלֹ֣ות פְּלִשְׁתִּ֔ים לְהִנָּקֵ֖ם בְּאֹיְבֵ֣י הַמֶּ֑לֶךְ וְשָׁא֣וּל חָשַׁ֔ב לְהַפִּ֥יל אֶת־דָּוִ֖ד בְּיַד־פְּלִשְׁתִּֽים׃ / Traduction Martin Bible : «Et Saül dit : Vous parlerez ainsi à David : Le Roi ne demande d’autre douaire, que cent prépuces de Philistins, afin que le Roi soit vengé de ses ennemis. Or Saül avait dessein ( חָשַׁ֔ב / ḥā·šaḇ ) de faire tomber David entre les mains des Philistins.»

Dans le Liber sacer de l’Islam le terme est  employé à foison ! Voici quelques références coraniques où cet ancien mot de la langue pharaonique est mis à profit :

Sūratu-l-’ Anbiyā’ 21 / الأنبياء (Les prophètes), Verset 1 : « ٱقْتَرَبَ لِلنَّاسِ حِسَابُهُمْ وَهُمْ فِى غَفْلَةٍۢ مُّعْرِضُونَ / translittération : « Aqtaraba Lilnnāsi « Ĥisābuhum« Wa Hum Fī Ghaflatin Mu`riđūna»/ traduction : « [L’échéance] du règlement de leur compte approche pour les hommes, alors que dans leur insouciance ils s’en détournent. »

Sourate 2 البقرة / Al Baqarah/ La Vache, verset 202 :

أُو۟لَٰٓئِكَ لَهُمْ نَصِيبٌۭ مِّمَّا كَسَبُوا۟ ۚ وَٱللَّهُ سَرِيعُ ٱلْحِسَابِ / Translittération : ‘Ūlā’ika Lahum Naşībun Mimmā Kasabū Wa Allāhu Sarī`u Al-Ĥisābi/ Traduction : «Ceux-là auront une part de ce qu’ils auront acquis. Et Allah est prompt à faire « rendre compte« .» Encore dans la même Sourate 2 البقرة / Al Baqarah/ La Vache, on retrouve le même terme au verset 212 :

زُيِّنَ لِلَّذِينَ كَفَرُوا۟ ٱلْحَيَوٰةُ ٱلدُّنْيَا وَيَسْخَرُونَ مِنَ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ ۘ وَٱلَّذِينَ ٱتَّقَوْا۟ فَوْقَهُمْ يَوْمَ ٱلْقِيَٰمَةِ ۗ وَٱللَّهُ يَرْزُقُ مَن يَشَآءُ بِغَيْرِ حِسَابٍۢ / Translittération : «Zuyyina Lilladhīna Kafarū Al-Ĥayāatu Ad-Dunyā Wa Yaskharūna Mina Al-Ladhīna ‘Āmanū Wa Al-Ladhīna Attaqaw Fawqahum Yawma Al-Qiyāmati Wa Allāhu Yarzuqu Man Yashā’u Bighayri « Ĥisābin« .» / Traduction : «On a enjolivé la vie présente à ceux qui ne croient pas, et ils se moquent de ceux qui croient. Mais les pieux seront au-dessus d’eux, au Jour de la Résurrection. Et Allah accorde Ses bienfaits à qui Il veut, sans « compter« .»

Toujours dans la Sourate 2 البقرة / Al Baqarah/ La Vache, ce terme hérité de l’ancien égyptien y est réemployé au verset 284 :

لِّلَّهِ مَا فِى ٱلسَّمَٰوَٰتِ وَمَا فِى ٱلْأَرْضِ ۗ وَإِن تُبْدُوا۟ مَا فِىٓ أَنفُسِكُمْ أَوْ تُخْفُوهُ يُحَاسِبْكُم بِهِ ٱللَّهُ ۖ فَيَغْفِرُ لِمَن يَشَآءُ وَيُعَذِّبُ مَن يَشَآءُ ۗ وَٱللَّهُ عَلَىٰ كُلِّ شَىْءٍۢ قَدِيرٌ Translittération : «Lillāhi Mā Fī As-Samāwāti Wa Mā Fī Al-‘Arđi Wa ‘In Tubdū Mā Fī ‘Anfusikum ‘Aw Tukhfūhu « Yuĥāsibkum » Bihi Allāhu Fayaghfiru Liman Yashā’u Wa Yu`adhibu Man Yashā’u Wa Allāhu `Alá Kulli Shay’in Qadīrun.» / Traduction : «C’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous « en demandera compte« . Puis Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut. Et Allah est Omnipotent.»

Dans la Sourate 38, ص au verset 16 :

وَقَالُوا۟ رَبَّنَا عَجِّل لَّنَا قِطَّنَا قَبْلَ يَوْمِ ٱلْحِسَابِ Translittération : « Wa Qālū Rabbanā `Ajjil Lanā Qiţţanā Qabla « Yawmi Al-Ĥisābi« .»/ Traduction : «Et ils disent: « Seigneur, hâte-nous notre part avant « le jour des Comptes« »

Le même terme est repris dans le verset 53 de la même Sourate 38, ص :

هَٰذَا مَا تُوعَدُونَ لِيَوْمِ ٱلْحِسَابِ

Translittération : «Hādhā Mā Tū`adūna Liyawmi « Al-Ĥisābi« .»/ Traduction : «Voilà ce qui vous est promis pour le Jour des « Comptes« .»

Toujours dans la même Sourate 38, ص , au verset 26 nous retrouvons le terme :

يَٰدَاوُۥدُ إِنَّا جَعَلْنَٰكَ خَلِيفَةًۭ فِى ٱلْأَرْضِ فَٱحْكُم بَيْنَ ٱلنَّاسِ بِٱلْحَقِّ وَلَا تَتَّبِعِ ٱلْهَوَىٰ فَيُضِلَّكَ عَن سَبِيلِ ٱللَّهِ ۚ إِنَّ ٱلَّذِينَ يَضِلُّونَ عَن سَبِيلِ ٱللَّهِ لَهُمْ عَذَابٌۭ شَدِيدٌۢ بِمَا نَسُوا۟ يَوْمَ ٱلْحِسَابِ

Translittération : « Yā Dāwūdu ‘Innā Ja`alnāka Khalīfatan Fī Al-‘Arđi Fāĥkum Bayna An-Nāsi Bil-Ĥaqqi Wa Lā Tattabi`i Al-Hawá Fayuđillaka `An Sabīli Allāhi ‘Inna Al-Ladhīna Yađillūna `An Sabīli Allāhi Lahum `Adhābun Shadīdun Bimā Nasū Yawma « Al-Ĥisābi« .»/Traduction : «Ô Dawud (David), Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion: sinon elle t’égarera du sentier d’Allah. » Car ceux qui s’égarent du sentier d’Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le Jour des « Comptes. »». Dans le verset 39 de la même Sourate 38, ص :

هَٰذَا عَطَآؤُنَا فَٱمْنُنْ أَوْ أَمْسِكْ بِغَيْرِ حِسَابٍۢ

Translittération : «Hādhā `Aţā’uunā Fāmnun ‘Aw ‘Amsik Bighayri « Ĥisābin« .»/ Traduction : « « Voilà Notre don; distribue-le ou retiens-le sans avoir à en rendre « compte« .»

Dans le verset 12 de la Sourate 17, الإسراء / Al-Isra / Le Voyage nocturne avec le sens de calcul du temps :

وَجَعَلْنَا ٱلَّيْلَ وَٱلنَّهَارَ ءَايَتَيْنِ ۖ فَمَحَوْنَآ ءَايَةَ ٱلَّيْلِ وَجَعَلْنَآ ءَايَةَ ٱلنَّهَارِ مُبْصِرَةًۭ لِّتَبْتَغُوا۟ فَضْلًۭا مِّن رَّبِّكُمْ وَلِتَعْلَمُوا۟ عَدَدَ ٱلسِّنِينَ وَٱلْحِسَابَ ۚ وَكُلَّ شَىْءٍۢ فَصَّلْنَٰهُ تَفْصِيلًۭا

Translittération : «Wa Ja`alnā Al-Layla Wa An-Nahāra ‘Āyatayni Famaĥawnā ‘Āyata Al-Layli Wa Ja`alnā ‘Āyata An-Nahāri Mubşiratan Litabtaghū Fađlāan Min Rabbikum Wa Lita`lamū `Adada As-Sinīna Wa « Al-Ĥisāba » Wa Kulla Shay’in Faşşalnāhu Tafşīlāan.»/ Traduction : « Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour, pour que vous recherchiez des grâces de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et « le calcul du temps ». Et Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée.»

Dans le verset 14 de la même Sourate 17 au sens de « Comptable » :

ٱقْرَأْ كِتَٰبَكَ كَفَىٰ بِنَفْسِكَ ٱلْيَوْمَ عَلَيْكَ حَسِيبًۭا

Translittération : «Iqra’ Kitābaka Kafá Binafsika Al-Yawma `Alayka « Ĥasībāan« .» / Traduction : « Lis ton écrit. Aujourd’hui, tu te suffis d’être ton propre « comptable« . »

Dans la Sourate 14, إبراهيم / Ibrahim au verset 41 :

رَبَّنَا ٱغْفِرْ لِى وَلِوَٰلِدَىَّ وَلِلْمُؤْمِنِينَ يَوْمَ يَقُومُ ٱلْحِسَابُ

Translittération : «Rabbanā Aghfir Lī Wa Liwālidayya Wa Lilmu’uminīna Yawma Yaqūmu « Al-Ĥisābu« . » / Traduction : «Ô notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère et aux croyants, « le jour de la reddition des comptes« . »

Dans la Sourate 24, النور , An-Nur/ La Lumière au verset 39 :

وَٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟ أَعْمَٰلُهُمْ كَسَرَابٍۭ بِقِيعَةٍۢ يَحْسَبُهُ ٱلظَّمْـَٔانُ مَآءً حَتَّىٰٓ إِذَا جَآءَهُۥ لَمْ يَجِدْهُ شَيْـًۭٔا وَوَجَدَ ٱللَّهَ عِندَهُۥ فَوَفَّىٰهُ حِسَابَهُۥ ۗ وَٱللَّهُ سَرِيعُ ٱلْحِسَابِ

Translittération : «Wa Al-Ladhīna Kafarū ‘A`māluhum Kasarābin Biqī`atin Yaĥsabuhu Až-Žam’ānu Mā’an Ĥattá ‘Idhā Jā’ahu Lam Yajid/hu Shay’āan Wa Wajada Allāha `Indahu Fawaffāhu Ĥisābahu Wa Allāhu Sarī`u « Al-Ĥisābi« .» /Traduction : «Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau. Puis quand il y arrive, il s’aperçoit que ce n’était rien; mais y trouve Allah qui lui règle son compte en entier, car Allah est prompt à « compter« .»

Dans la même Sourate 24, النور , An-Nur/ La Lumière au verset 38 :

لِيَجْزِيَهُمُ ٱللَّهُ أَحْسَنَ مَا عَمِلُوا۟ وَيَزِيدَهُم مِّن فَضْلِهِۦ ۗ وَٱللَّهُ يَرْزُقُ مَن يَشَآءُ بِغَيْرِ حِسَابٍۢ

Liyajziyahumu Allāhu ‘Aĥsana Mā `Amilū Wa Yazīdahum Min Fađlihi Wa Allāhu Yarzuqu Man Yashā’u Bighayri « Ĥisābin« .» / Traduction : «Afin qu’Allah les récompense de la meilleure façon pour ce qu’ils ont fait [de bien]. Et Il leur ajoutera de Sa grâce. Allah attribue à qui Il veut sans « compter« .»

Dans le sens de penser :

Sourate 104, الهُمَزَة / Al-Humazah/ Les Calomniateurs, verset 3 :

يَحْسَبُ أَنَّ مَالَهُۥٓ أَخْلَدَهُۥ

Translittération française : «Yaĥsabu ‘Anna Mālahu ‘Akhladahu»

Traduction : « pensant que sa fortune l’immortalisera. »

Sourate 23, المؤمنون / Al-Muminune/ Les Croyants verset 115 :

أَفَحَسِبْتُمْ أَنَّمَا خَلَقْنَٰكُمْ عَبَثًۭا وَأَنَّكُمْ إِلَيْنَا لَا تُرْجَعُونَ

Translittération :

Afaĥasibtum ‘Annamā Khalaqnākum `Abathāan Wa ‘Annakum ‘Ilaynā Lā Turja`ūna / Traduction: «Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ? »

Toujours dans la même Sourate, Les Croyants :

Sourate 23, المؤمنون / Al-Muminune/ Les Croyants, verset 117 :

وَمَن يَدْعُ مَعَ ٱللَّهِ إِلَٰهًا ءَاخَرَ لَا بُرْهَٰنَ لَهُۥ بِهِۦ فَإِنَّمَا حِسَابُهُۥ عِندَ رَبِّهِۦٓ ۚ إِنَّهُۥ لَا يُفْلِحُ ٱلْكَٰفِرُونَ

Translittération : Wa Man Yad`u Ma`a Allāhi ‘Ilahāan ‘Ākhara Lā Burhāna Lahu Bihi Fa’innamā [Ĥisābuhu] `Inda Rabbihi ‘Innahu Lā Yufliĥu Al-Kāfirūna/ Traduction : «Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente [de son existence], aura à en « rendre compte » à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas.»

Dans la Sourate dite des Poètes :

Sourate 26, الشعراء / As- Shuaraa, Les Poètes, verset 113 :

إِنْ حِسَابُهُمْ إِلَّا عَلَىٰ رَبِّى ۖ لَوْ تَشْعُرُونَ

Translittération :

‘In [Ĥisāb]uhum ‘Illā `Alá Rabbī Law Tash`urūna / Traduction : « [Leur compte]n’incombe qu’à mon Seigneur. Si seulement vous êtes conscients.»

Dans la Sourate 55, الرحمن / Ar-Rahman, verset 5 dans le sens de calcul :

ٱلشَّمْسُ وَٱلْقَمَرُ بِحُسْبَانٍۢ

Translittération :  AshShamsu Wa Al-Qamaru « Biĥusbānin » / Traduction : « Le soleil et la lune [évoluent] selon « un calcul » [minutieux].»

Encore une fois nous tenons à préciser que la reconduction de ces termes arabes حساب « ḥisāb » signifiant : Compte, addition, calcul, estimation et حَاسَبَ ḥasaba : calculer, compter, estimer, mesurer, penser dans l’Al Qoran censé avoir été révélé dans une langue arabe claire, évidente ou pure à leur origine ancienne égyptienne n’avait jamais été faite. Cette dé-couverte est celle d’Iry Mekhat. Encore nous insistons bien là-dessus, cette découverte est bien la nôtre.

Paris le 2 Mars 2018.

Iry Mekhat.

[1] Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne, Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti, translittération et traduction de Claude Carrier, page 148 édit. CYBELE 2009.

[2] Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne, Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti, translittération et traduction de Claude Carrier, page 344, édit. CYBELE 2009.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Louis dit :

    Il n’y a pas que des traces de l’Egypte antique dans le vocabulaire coranique, mais aussi des traces, plus proches dans le temps et l’espace, du monde hellénique, comme le montre cet article de Gilbert Grandguillaume (EHESS) sur « Les cultures oubliées du Coran » : https://www.cairn.info/revue-diogene-2009-2-page-58.htm
    Par exemple « Kawthar » viendrait du grec « katharos », pur, ce qu’affirme aussi Youssef Sedik dans son ouvrage « Nous n’avons jamais lu le Coran ».

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