Des traces du dieu 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (L- Régèb|Agèb) dans le Coran.

Agb-Wr (L-Régèb Our), le Grand flot. L’échanson des dieux de l’Égypte pharaonique.

Ȝgb / ر ح ب

ب / bāʾ | ح | Ha’ |ر /rā |

𓈗 (déterminatif pluriel pour eau, flots en abondance, grande quantité ou étendue d’eaux ) |𓃀 ba | 𓎼 ḥ-g | 𓄿 | l-r

𓄿 : vautour percnoptère. Translittération Ȝ .Valeur phonétique «A», l’Alef ou hamza ou L ou R de l’ancien égyptien. Correspond à l’hébreu א /Alef, à l’arabe ٲ / ʾa / Alif ou ء Hamza ou à l’arabe lam , ل ou ر / rāʾ ou à l’hébreu Lamed ל ou ר / resh. Sémitiques a, l, r. Il est important de savoir et de retenir que le signe du vautour percnoptère de l’égyptien pharaonique avait anciennement comme valeur phonétique celle de la liquide L. Ceci aurait été négligé ou soit tu par les premiers égyptologues ou par la plupart d’entre eux jusqu’à nos jours en ne retenant que la valeur phonétique A du moyen Empire et ne restreignant ce signe uniquement qu’aux valeurs sémitiques hébreu א /Alef, ou arabe ٲ / Alif ou ء Hamza . La valeur de la consonne liquide L pour ce signe est plus ancienne. Ce signe 𓄿 doit devrait s’entendre plus anciennement entre un L et R grasseyé.

𓎼 : support de jarre. Valeur phonétique G (guttural) selon les égyptologues. Équivalent aux Coptes Ⲅ/g- gamma, [g, ŋ, ɣ], ϭ/q-qima, à l’hébreu : ג /g-gimel,  ou ק / qoph-k ou כ -khaf-k, à l’arabe ج / ǧīm. Sémitique : ǧ, ḳ, k, g, ģ . Il semble que cette lettre ancienne égyptienne, une occlusive vélaire voisée pourrait aussi avoir respectivement comme équivalentes les lettres sémitiques hébreu ח / ḥēṯ , fricative pharyngale sourde et arabe ح/ ḥā’, une fricative pharyngale sourde. Il se peut aussi que l’hébreu et l’arabe en héritant dans leurs langues de cet archaïque vocable 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 ( L-Rgb /Agb) de l’égyptien pharaonique gravé dans les tombes d’Ounas et de Téti de l’Ancien empire, aient pu faire une dissimilation phonémique.

𓃀 : jambe ou lieu (bw / bou) où se tient où repose la jambe, où on demeure, se trouve. Espace, spatialité. Translittération B- valeur phonétique B. Correspond au Copte ⲡ, ⲟⲩ, ϥ, ⲙ, à l’hébreu בּ Bet / b ou ב Bet/ v, à l’arabe ب / b / bā, au phénicien 𐤁 Beth / maison. Dans les langues Mandé (Groupe Niger-Congo) comme le bambara, le mandinka ou le maninka pour dire une case, une demeure on use des termes de ou bón. Sémitiques : b, m, p.

𓊪 : siège ou socle.Valeur phonétique P . Équivalents en hébreu à פּ / p, Pe, à ف , Fa, en arabe, au phénicien 𐤐 Peh, «bouche ». Labiales sémitiques : P, F, B.

𓎡 : Corbeille à anses, valeur phonétique «K» ( équivalent en hébreu à כּ / k/ Kaf ouכ / x/ Xaf ; et en arabe à ك / k/ kāf, au phénicien 𐤊 . Sémitiques k, g, q .

𓍢 : w (u/ ou) équivalent à 𓅱 : Poussin de caille. Translittération /w/ ou /u/ équivalent à l’hébreu ו ‘w’ ou ‘v’ Vav, à l’arabe و /wāw/, au wav syriaque ܘ ou au copte ou/ⲟⲩ , ō/Ⲱ

𓀭 : homme assis portant la barbe. Déterminatif de divinité, de dieu, de roi, d’homme vénérable.

Vocables de l’égyptien pharaonique

𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régeb)- : – en tant que verbe veut inonder, et nom, débordement des flots, crue, abondance d’eau, inondation. Au sens figuré veut dire abondance de nourriture, d’aliments.

𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi) – nom- : flot, les eaux primordiales. Et aussi abondance en nourriture.

𓄿 𓎼𓃀𓅆 (lire ȝgb / L-Régeb)- cat.lexical- nom. : veut dire profusion, abondance.

𓄿 𓎼𓃀 𓎼𓃀 (lireȝgbgb/ L-Régebgeb)- nom : profusion, abondance d’aliments, de nourriture.

𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (lire ȝgb / L-Régeb ) : dieu à tête de bélier personnifiant l’inondation ou l’abondance. Dieu de l’abondance, de la profusion. Dans les Textes des Sarcophages, il assure la subsistance aux défunts en leur procurant des vivres dans l’au-delà. Il est aussi garant de l’abondance des autels en matière d’offrandes pour les autres dieux.

Métathèse de la racine lexicale :

𓃀𓅡 𓎼 𓃀 𓈗 (lire bȝg /bél/reg ; bag)- adjectif signifiant épais au sujet des liquides. Et verbe : coaguler, devenir épais.

𓎡𓊪 𓍢 (lire Kpw /Képou ) : variante orthographique du nom désignant le dieu bélier Ȝgb ( L-Rgb /Agb) avec en métathèse la consonne occlusive vélaire sourde K à la place de celle vélaire voisée G, celle occlusive bilabiale sourde P se substituant à celle bilabiale voisée B sous-entendant sans doute Gbw (Gébou) pour L-rgbw (L-régebou).

Démotique :ʿkf (ākèf/ ʿgb / Āgèb) : être froid.

Copte

ⲰϬⲂ (dialecte sahidique), ⲰϪⲈⲂ (dialecte bohaïrique)-cat.lexicale- verbe : veut dire être froid, avoir froid et ⲞϬⲂ (dialecte sahidique) et ⲞϪⲈⲂ (dialecte bohaïrique) voulant dire froid, frisson. Venant de l’ancien égyptien 𓄿 𓎼𓃀 𓎼𓃀 (lire  ȝgbgb / L-Régèbgèb) avec le sens de frissonner, de frémir. Ces mots en Copte sont tous liés  aux termes 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régèb : débordement des flots, crue, abondance d’eau, inondation. Au sens figuré veut dire abondance, profusion.) et ȝkb (lire L-Rkb : inonder). 

Ge’ez : ( ርሑብ / rəḥubə ) : adjectif masculin- veut dire large, immense, très grand.

( ባሕር / baḥərə )  : étendue d’eau salée de moindre ou grande envergure, mer, océan.

Vocables de la langue arabe

( رَحُبَ /raḥuba– يَرْحُبُ / yarḥubu) : être large, vaste, spacieux, ample, libéral, prodigue, généreux, d’une patience tolérante, être mis à l’aise. 

Catégorie verbale : 

( رَحُبَ /raḥuba– يَرْحُبُ / yarḥubu) : être large, vaste, spacieux, ample, libéral, prodigue, généreux, d’une patience tolérante, être mis à l’aise. 

(رَحَّبَ /raḥḥaba / يُرَحِّبُ  / yuraḥḥibu)- Verbe- Forme II : accueillir, faire bonne accueil, recevoir gracieusement.

 ( رَحِبَ / raḥiba) : être vaste, spacieux

( رَحَّبَ / raḥḥaba )  : rendre vaste, spacieux,  élargir, rendre un endroit plus large, accueillir quelqu’un avec des mots de bienvenue,  faire bon accueil à quelqu’un.

( مَرْحَبَ / marḥaba ) : souhaiter la bienvenue à quelqu’un, recevoir gracieusement quelqu’un, faire  abondance à quelqu’un (en lui faisant faire bonne chère ), lui faire du bien-être.

Catégorie nominale : 

( رُحْب  / ruḥb / nom verbal de رَحُبَ / raḥuba), forme 1 ) : grandeur, immensité,  envergure, amplitude, largeur, océan.

( رَحْبَة /  raḥْbaẗ ) : immensité.

( رَحَبَة  / raḥabaẗ ) : parvis.

 ( مَرْحَب  /  maḥab ) : espace, largeur, ampleur, espace élargi.

 ( مَرْحَبًا /  marḥaban)  : bienvenue.

Catégorie adjectivale, adverbiale : 

( رَحْب / raḥb )  : étendu, large, spacieux, immense , grand, ample, indéfini.

( مُرَحَّب /muraḥḥab) : reçu, accueilli de façon aimable, 

 ( مُرَحِّب / muraḥḥab ) : hospitalier,  accueillant, aimable.

Métathèse : 

( ب ح ر /-rā -ha’-bāʾ)

Catégorie verbale : 

( بَحَرَ / baḥara) : veut dire couper, fendre, diviser, creuser la terre, labourer, amerrir.

( بَحِرَ / baḥira) : être stupéfait, frappé de stupeur, être débordé hors de soi,  étonné, surpris; être assoiffé, avoir soif.

Catégorie nominale : 

( البح / al-bḥr ) / (بَحْر / bḥr /nom verbal de بَحَرَ . Pluriel : (بِحَار / biḥār  ou بُحُور / buḥūr) ou أَبْحُر /ʾabḥur ) : grande masse ou étendue d’eau, mer, océan, mers. Au sens figuré : donné comme nom à un homme grand, noble de par sa sagesse et l’étendue de son savoir, de ses connaissances.

( بَحْرَة / baḥْraẗ ) : grande étendue d’eau, mer, flots, fleuve, étang, lac, grande rivière.

( بُحَيْرَة / buḥaīْraẗ) : canal, affluent.

( بَحْرِيَّة /baḥْriyãẗ) : la marine.

( بَحْرِيّ / bَhْrِy) : veut dire matelot, marin, navigateur.

Catégorie adjectivale : 

( بحر / bḥr ) : veut dire prodigue, généreux.

( بَحْرِيّ /bَhْrِy )  : marin, maritime, naval.

Vocables de la langue hébraïque

רחב

( רָחַב / rachab– phonétique : raw-khab’)- Catégorie lexicale-verbe : être ou devenir large, s’élargir, être dilaté, élargi, rendre large ou spacieux, mettre au large, agrandir, élargir.

( רַחַב /rachab phonétique : rakh’- ab)- catégorie lexicale- nom masculin- veut dire largeur, une large étendue. 

( רָחָב  / racháv– catégorie lexicale- adjectif masculin) ; ( רְחָבָה /r’chavá – adjectif- féminin) : large d’un coté à l’autre, vaste.

(מֶרְחָב  / merchab -catégorie lexicale- nom masculin-translit.-merchab. Phonétique- mer-khawb’ ) : vaste, vastes étendues, endroit large ou spacieux, mis au large, vastes plaines.

(רְחֹב / rechob– catégorie lexicale-nom féminin- Transl.rechob-phonétique-rekh-obe’) : veut dire une place, un endroit large ou ouvert.

(רֹחַב / rochab-phonétique-ro’- khab-catégorie lexicale-nom masculin) : veut dire largeur, large, étendue, espace, épaisseur.

par ⲑⲟⲟⲩⲧ !

r Ȝgbj tp(y) mȜs.t=f r bny.wt jm(y).t ḫfʿ=f

plus que le flot qui est au-dessus de son genou (et ) plus que les dattes qui sont dans sa poigne ! »

ḏd mdw j ḥr(y).w st jr(w).w Ȝgb

-Formule à réciter- Ô Ceux qui ont autorité sur les produits cuits (et) qui ont préparé l’abondance,

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de l’antichambre, localisation T/A/E colonne 44-45,  Spruch {403} à {206} paragraphe 701 c à 123 f. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 350-351, édit. CYBELE 2009.

L’échanson des dieux

ʿʿ (w ) r=f Ȝgb wdpw n(y) Rʿ ḥr(y) wdḥw n(y) N tn

Que se lève donc Ageb, l’échanson de Rê, qui se tient sur les offrandes de ladite N

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT III, Spell [215] (suite) (support du texte : sarcophage B3C [femme]), page 186, section b.Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 520-521. Éditions du Rocher, 2004.

𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régèb) ou 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 ((lire ȝgb/ (L-Régèb / Ageb ) ou 𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régèbi), ces vocables-ci font partie du fond le plus archaïque de la langue pharaonique ! Leurs traces écrites les plus anciennes remontent aux Textes des pyramides d’Ounas / 𓃹𓈖𓇋 𓋴 et de Téti / 𓏏 𓏏 𓇋, respectivement pharaon de la Ve dynastie et VIe dynastie de l’Ancien empire. Dans leurs sémantiques ce sont des termes en ancien égyptien qui étaient liés à l’eau du Nil comme offrande, au Nil dans sa crue, dans son débordement, aux flots vivificateurs et nourriciers du Nil pour la terre des pharaons d’ Égypte. Et le dieu qui personnifiait l’inondation des flots nourriciers du Nil s’appelait 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (lire ȝgb/ L-Régèb / Ageb ), le dieu à tête de bélier Ageb-Our, nom qui signifiait pour les anciens égyptiens « le Grand (wr /our) et flot (Ageb) :

jnk Ḥʿp(y) m Ȝgb wr

sṯȜ(w) n Ḥʿp(y)

Je suis Hâpy en tant que grand flot

qui coule pour Hâpy.

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT IV, Spell [318](support du texte : sarcophage B2L), page 137, section b,c. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 762-763, Éditions du Rocher, 2004.

jnk js Ȝgb n(j) jr.t Tm

ḥʿ(w) (m) mw ḫpr ḏ

sȜ wḥʿ Gb m Ȝgb wr ʿȜ

Je suis en vérité l’inondation de l’œil d’Atoum

qui se réjouit (dans) l’eau quand les humeurs surviennent.

C’est le fils qui a détaché Geb au moyen du flot grand (et) imposant.

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT IV, Spell [318](support du texte : sarcophage B2L), page 140, 141, section d, e,a. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 762-763, Éditions du Rocher, 2004.

Au sein des Textes de la Pyramide de 𓃹𓈖𓇋 𓋴  / Téti, comme archétype ou modèle de l’échanson des dieux, figure la mention du nom de ce dieu Ȝgb wr qui était la personnification des flots nourriciers, vivificateurs du Nil dans sa crue, son débordement cyclique qui fertilisait les terres cultivables aux abords du Nil en les approvisionnant en limon noir :

[ j(n) ḏ-ḥr=k Ȝgb wr]

[ẖnmw] nṯr.w sšmw n(y) ḥnmm.t

[Salut à toi, Grand Flot,]

[échanson] des dieux, guide du peuple du soleil ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de la chambre funéraire, localisation T/F/E sup, colonne 42,  Spruch {348} paragraphe 565 a à 565 b. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 222-223, édit. CYBELE 2009.

Chez les anciens égyptiens le dieu 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (lire ȝgb / L-Régèb ) faisait partie des quatre maitres de l’autel divin, veillant à y assurer l’abondance, la profusion d’offrandes. Les notions d’abondance, de profusion, de libéralité, de générosité étaient aussi formulées par les anciens égyptiens avec le même vocable divin 𓄿 𓎼𓃀𓅆 (lire ȝgb / L-Régèb) et la surabondance, la profusion de nourriture, de victuailles, 𓄿 𓎼𓃀 𓎼𓃀 (lireȝgbgb / L-Régèbgèb).

Jusqu’à l’époque romaine le dieu à tête de bélier, Ageb-Our, faisait partie encore du collège des dieux maîtres d’autel avec comme tâche de servir le repas quotidien des dieux. Ageb-Our était aussi le dieu-échanson censé transmettre les offrandes du pharaon au dieu d’un temple.

Les racines lexicales de l’hébreu (lire de gauche à droite) Bèt /ב- Het/ח – Resh/ ר et de l’arabe ب / bāʾ / ح / Ha’ /ر /rā ( lire de gauche à droite) avec leurs charges sémantiques somme toute remontent au nom de cet ancien dieu de l’Égypte pharaonique 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 ((lireȝgb / L-Régèb ). Pour l’une et pour l’autre de ces racines lexicales, le premier radical qu’est la liquide ר (r), ر (r) correspond au vieux phonème hiéroglyphique de l’ancien égyptien 𓄿 qui recouvrait à lui seul les valeurs consonantiques L-R-A, auquel les égyptologues attribuent communément en général la valeur phonétique א /Alef / A ; ا /Alif /A ou ء Hamza. Et les lettres sémitiques ח / ḥēṯ pour l’hébreu et ح/ ḥā’ pour l’arabe, des consonnes fricatives pharyngales sourdes sont une substitution au deuxième radical de l’ancien égyptien 𓎼 (G), une occlusive vélaire voisée figurée par un support de jarre. Il y a eu sans doute une mutation phonétique opérée en hébreu et en arabe. Ce signe 𓎼 (G) décrit comme un support de jarre participe à la sémantique de la racine Ageb de l’ancien égyptien, une jarre étant un récipient de grande taille dont la fonction première était de servir primitivement comme contenant pour conserver de l’eau en grande quantité, un autre produit liquide comme l’huile ou des vivres.

Les valeurs sémantiques génériques que l’hébreu et l’arabe donnent à ces racines lexicales soit ب ح ر /-rā -ha’-bāʾ pour l’arabe et Bèt /ב- Het/ח – Resh/ ר pour l’hébreu sont largement des héritages significatifs qui viennent de l’ancien égyptien 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (lireȝgb / L-Régèb). Il faut mentionner au passage que cette racine lexicale qu’on trouve en hébreu et en arabe, n’existe pas originellement dans une langue proto-sémitique comme l’Akkadien, aussi loin qu’on y remonte. Et sa métathèse en arabe ب ح ر /-rā -ha’-bāʾ (lire de gauche à droite) ne figure pas dans la Torah des Yehoudim. Sa métathèse à partir de laquelle l’arabe a tiré le nom désignant la mer, البح / al-bḥr, ou une grande étendue d’eau. Au sein de la Bible hébraïque c’est uniquement le vocable יָם (yām) qui s’y trouve y désignant la mer, soit la mer des joncs, ים סוף / yām sōf ou mer rouge, soit celle de la Méditerranée ou soit la mer morte, yām ha-melaḥ.

Ce terme en hébreu יָם (yām) et en arabe يَمّ (yamm) emprunté par l’arabe à l’hébreu et que d’autres langues sémitiques ou non ont en partage, remonte aussi d’ailleurs à l’ancien égyptien jm(w), vocable existant dans ses textes les plus anciens, et qui signifiait aussi les flots, l’inondation (𓇋𓐝𓅓𓈗𓈘, lire imou) ou un bateau (𓇋𓐝𓅓𓊛𓏤 lire imou). Le Coran use de ce terme pour nommer le Nil au sein de certains passages des récits relatifs à Moïse. On s’est refusé d’ailleurs à accepter que cet « Jm(w) » en ancien égyptien y soit originel le renvoyant à un hypothétique emprunt à une langue jusque là inconnue de tous.

La métathèse comme dit précédemment, de la racine lexicale en arabe ب ح ر /-rā –ha’-bāʾ (lire de droite à gauche) a servi à forger le nom désignant une grande masse ou étendue d’eau, la mer, l’océan qu’est البح / al-bḥr , pluriel بِحَار / biḥār ou بُحُور / buḥūr ou أَبْحُر /ʾabḥur. C’est une métathèse de l’ancien égyptien 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régeb), de ȝgb), ( sa métathèse 𓈗 /𓃀 b / 𓎼 ḥ-g / 𓄿/ l-r-a), qui signifiait originellement dans la langue ancienne pharaonique le débordement des flots, la crue, l’abondance d’eau, l’inondation mais uniquement relevant du Nil. Et le(s) flot(s), les eaux (𓈖𓍇𓏌𓏲𓇋𓇋𓈗 , nwy / nouii) céleste(s) dans leur immensité, leur vastitude, leur infinité étaient dénommés aussi par les anciens égyptiens dans leurs textes les plus anciens, 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régeb) ou 𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi) : smȜ(w)=sn jm=j r tȜ smȜ(w) tȜ ḥr qȜȜ.w / sḏm=j ḫrw Ȝgb r rȜ [n(y)] jȜb.t p.t / pẖr=j ḥr gs jm(y)-wr.t ʿȜ.t n(y).t p.t / dbn=j ḥr gs tȜ-wr ʿȜ n(y).t p.t / Qu’ils s’assemblent sur terre avec moi qui aborde les hauts-fonds / quand j’entends la voix du Flot à l’entrée [de] l’Orient du ciel, / quand je circule sur le côté du grand tribord du ciel / (et) quand je fais le tour sur le côté du grand bâbord du ciel ! in Les Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT IV, Spell [344](support du texte : sarcophage B9C), page 368, section a,b,c,d. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 858-859, Éditions du Rocher, 2004.

Ce sont les significations liées à ces vocables de l’ancien égyptien dont l’hébreu et l’arabe ont hérité. Le locuteur ou scribe initial sémite arabe tout en gardant ces significations premières fondamentales pour désigner une grande étendue d’eau comme la mer, le fleuve, le lac, un étang ou une grande rivière, a procédé à une métathèse sur l’ancienne racine lexicale de l’égyptien pharaonique. Mais le vocable ancien égyptien 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régeb) ne désignait ni à l’origine une mer ou un océan mais les flots du Nil sacré dans sa crue, son débordement et au sens symbolique dans la croyance des anciens égyptiens 𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi) dénommait les eaux, les flots (𓈖𓍇𓏌𓏲𓇋𓇋𓈗 , nwy / nouii) primordiaux (pȝwtyw / paoutyou), célestes (pḏt /pedjet) dans leur immensité, le 𓏌𓏌𓏌𓇯𓏏 𓈗 (nnw /nenou), l’infinité liquide des anciens égyptiens à l’origine de toute vie. Les significations de large, de vaste, de spacieux, d’ample et au sens figuré de libéral, de prodigue, de généreux entre autres, que porte cette racine lexicale de l’arabe ب ح ر /-rā -ha’-bāʾ, ont été abstraites du 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régèb) de la langue pharaonique.

𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi), le Ξένιος / Xénios (le dieu hospitalier) des anciens égyptiens pour les défunts dans l’au-delà :

ʿʿ (w ) rf Ȝgby ḥr wḏḥ.w Ȝgb (w )

j~n=j ḫr=k ẖnm n(y) Rʿ j~n=j ḫr=k

ḥt(w) n=k ḥr n(y) Rʿ

ḥḏ(w) n=k ḥr  n(y) Psḏ.ty

rd~n=k n=j t ḥnq.t

jw=j ḥqr=k(w)

jw=j jb=k(w)

Qu’Ageb se tienne donc debout sur les autels débordant (de nourriture) !

Si je suis venu près de toi, échanson de Rê, si je suis venu près de toi 

pour qui le visage de Rê est bienveillant 

(et) pour qui le visage des (deux) Ennéades est brillant, 

c’est (parce que ) tu m’as donné du pain (et) de la bière

(lorsque) j’étais affamé

(et) assoiffé ! 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT III, Spell [167](support du texte : sarcophage S2C), page 17,18,19, section c,a,b,c,a,b,d. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 416-417, Éditions du Rocher, 2004.

مَرْحَبًا / marḥaban !

De nos jours le locuteur arabe qui use du terme مَرْحَبًا / marḥaban de la racine lexicale بحر /-rā -ha’-bāʾ pour souhaiter la bienvenue à ses invités, ses visiteurs avec les significations d’hospitalité, d’accueil, d’amabilité, de générosité, qu’il promet, ignore qu’il provient du fond linguistique archaïque des pharaons d’Égypte, et qu’il remonte jusqu’au nom de l’échanson des dieux de l’Égypte antique, 𓄿 𓎼 𓃀 𓈗 𓀭 (L-Régèb / Ageb ), dieu de l’abondance, de la profusion, garant de celles-ci en matière d’offrandes pour l’autel des dieux de l’Égypte ancienne, chargé de les approvisionner en victuailles dans la croyance des premiers anciens égyptiens, en terre d’Afrique de l’Est. 𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi) était aussi pour les anciens égyptiens le dieu hospitalier censé leur assurer la subsistance dans le séjour des morts.

Le terme مَرْحَبًا / marḥaban sous-entend ce qui devrait suivre généreusement en matière d’accueil, d’hospitalité qu’est le boire et le manger à suffisance et que tout bon hôte se devrait d’assurer à ses invités pour être considéré, gratifié de مُرَحِّب / muraḥḥab (hospitalier, accueillant, aimable). On a réduit couramment le sens de ce terme مَرْحَبًا / marḥaban jusqu’à une simple « salutation » qu’on émet dans un coin de rue à une connaissance qu’on croise, l’appauvrissant ainsi par ignorance.

Ces deux racines lexicales de l’arabe dont l’une est la métathèse de l’autre que sont  bāʾ  /ب – ha’/ح-rā /ر (lire de droite à gauche) et  rā /ر -ha’/ح- bāʾ/ ب (lire de droite à gauche) avec les valeurs sémantiques qu’elles impliquent et qui figurent au sein du corpus coranique sont un lointain héritage de l’ancien égyptien :

La racine lexicale bāʾ  /ب – ha’/ح-rā /ر (lire de droite à gauche) présente quatre occurrences dans le Coran : 

رحبت 

Vaste

لَقَدْ نَصَرَكُمُ ٱللَّهُ فِى مَوَاطِنَ كَثِيرَةٍۢ ۙ وَيَوْمَ حُنَيْنٍ ۙ إِذْ أَعْجَبَتْكُمْ كَثْرَتُكُمْ فَلَمْ تُغْنِ عَنكُمْ شَيْـًۭٔا وَضَاقَتْ عَلَيْكُمُ ٱلْأَرْضُ بِمَارَحُبَتْ ثُمَّ وَلَّيْتُم مُّدْبِرِينَ 

Laqad Naşarakumu Allāhu Fī Mawāţina Kathīratin Wa Yawma Ĥunaynin ‘Idh ‘A`jabatkum Kathratukum Falam Tughni `Ankum Shay’āan Wa Đāqat `Alaykumu Al-‘Arđu Bimā Raĥubat Thumma Wallaytum Mudbirīna 

Traduction de M. Maurice Gloton : Allâh vous a certes assistés en de nombreux lieux.

Lors, le jour de Ḥunayn, quand votre grand nombre vous remplissait d’admiration sans que cela vous serve en rien, bien qu’elle fut vaste, la terre vous parut resserrée. Aussi vous vous êtes repliés en fuyant.

Sourate 9, التوبة /At-Tawbah / Le Repentir, verset 25, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 190, AlBouraq, 2018.

وَعَلَى ٱلثَّلَٰثَةِ ٱلَّذِينَ خُلِّفُوا۟ حَتَّىٰٓ إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ ٱلْأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّوٓا۟ أَن لَّا مَلْجَأَ مِنَ ٱللَّهِ إِلَّآ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُوٓا۟ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ هُوَ ٱلتَّوَّابُ ٱلرَّحِيمُ 

Wa `Alá AthThalāthati Al-Ladhīna Khullifū Ĥattá ‘Idhā Đāqat `Alayhimu Al-‘Arđu Bimā RaĥubatWa Đāqat `Alayhim ‘Anfusuhum Wa Žannū ‘An Lā Malja’a Mina Allāhi ‘Illā ‘Ilayhi Thumma Tāba `Alayhim Liyatūbū ‘Inna Allāha Huwa At-Tawwābu Ar-Raĥīmu 

(Allâh a fait retour aussi) vers les trois (hommes) restés en arrière jusqu’au moment où, bien qu’elle fut vaste, la terre se ressert sur eux, et où leurs âmes se resserrèrent. Et ils furent convaincus qu’il n’existait de refuge contre Allâh que vers Lui. Puis, Il fit retour vers eux pour qu’ils fassent retour (vers Lui).

Vraiment, Allâh, Lui, Celui qui fait toujours retour, le Très-Rayonnant d’Amour !

Sourate 9, التوبة /At-Tawbah / Le Repentir, verset 118, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 206, AlBouraq, 2018.

مرحبا

Accueil

هَٰذَا فَوْجٌۭ مُّقْتَحِمٌۭ مَّعَكُمْ ۖ لَا مَرْحَبًۢا بِهِمْ ۚ إِنَّهُمْ صَالُوا۟ ٱلنَّارِ 

dhā Fawjun Muqtaĥimun Ma`akum LāMarĥabāan Bihim ‘Innahum Şālū An-Nāri 

Voici une foule qui se précipite aveuglement avec vous (dans la Géhenne). Ce lieu n’est pas d’un bon accueil pour eux. Vraiment, les voilà brûlant dans le feu.

Sourate 38, ص /Sad, verset 59,  Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 456, AlBouraq, 2018.

مرحبا

Accueillant

قَالُوا۟ بَلْ أَنتُمْ لَا مَرْحَبًۢا بِكُمْ ۖ أَنتُمْ قَدَّمْتُمُوهُ لَنَا ۖ فَبِئْسَ ٱلْقَرَارُ 

Qālū Bal ‘Antum Lā Marĥabāan Bikum ‘Antum Qaddamtumūhu Lanā Fabi’sa Al-Qarāru 

Ils dirent : « Bien plutôt ! Ce n’est pas pour vous un lieu accueillant ! C’est vous qui avez préparé cela pour nous. »

Sourate 38, ص /Sad, verset 60, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 456, AlBouraq, 2018.

Et la racine rā /ر -ha’/ح- bāʾ/ ب (lire de droite à gauche) s’y trouve reprise quarante deux fois sous forme nominale. Nous avons sélectionné quelques versets la contenant. Mais comme nous l’avions mentionné au début, les vocables de l’ancien égyptien 𓄿 𓎼𓃀 𓈗 (lire ȝgb / L-Régeb) ou 𓄿 𓎼𓃀 𓇋 𓈗 (lire ȝgbi/ L-Régebi) dont cette racine de l’arabe rā /ر -ha’/ح- bāʾ/ ب (lire de droite à gauche) est la métathèse et l’héritière, servaient à désigner dans la langue pharaonique le débordement des flots, la crue, l’inondation du Nil, ou dans la croyance religieuse des anciens les eaux primordiales à l’origine de toute vie. Ces vocables en ancien égyptien ne nommaient ni la mer ni l’océan, les anciens égyptiens avaient d’autres vocables spécifiques pour ceux-là. Dans les traductions en français ou dans d’autres langues occidentales il semble qu’abusivement les traducteurs en général rendent par le mot mer ou océan certains de ces vocables nominaux ou sinon presque tous, issus de cette racine rā /ر -ha’/ح- bāʾ/ ب (lire de droite à gauche) en spéculant sur les portées significatives dans le contexte de certains versets pour apporter de l’eau au moulin de leur propagande religieuse et pour argumenter en le magnifiant sur le contenu miraculeux du Coran auprès de beaucoup d’ignorants. Nous avons évidemment préféré les traductions de M. Maurice Gloton, un traducteur savant et fort honnête du texte coranique :

ٱلْبَحْرَ

ٱلْبَحْرُ

بَحِيرَةٍ

Flots 

Mer(s) 

Étendue d’eau

L’eau

وَإِذْ فَرَقْنَا بِكُمُ ٱلْبَحْرَ فَأَنجَيْنَٰكُمْ وَأَغْرَقْنَآ ءَالَ فِرْعَوْنَ وَأَنتُمْ تَنظُرُونَ 

Wa ‘Idh Faraqnā Bikumu Al-Baĥra Fa’anjaynākum Wa ‘Aghraqnā ‘Āla Fir`awna Wa ‘Antum Tanžurūna 

Lors, devant vous, Nous avons scindé les flots : Nous vous avons alors sauvés et Nous avons noyé les sujets de Pharaon tandis que vous observiez dans l’expectative.

Sourate 2 البقرة / Al-Baqara / La Vache, verset 50, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 8, AlBouraq, 2018.

أُحِلَّ لَكُمْ صَيْدُ ٱلْبَحْرِ وَطَعَامُهُۥ مَتَٰعًۭا لَّكُمْ وَلِلسَّيَّارَةِ ۖ وَحُرِّمَ عَلَيْكُمْ صَيْدُ ٱلْبَرِّ مَا دُمْتُمْ حُرُمًۭا ۗ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ ٱلَّذِىٓ إِلَيْهِ تُحْشَرُونَ 

‘Uĥilla Lakum Şaydu Al-Baĥri Wa Ţa`āmuhu Matā`āan Lakum Wa Lilssayyārati Wa Ĥurrima `Alaykum Şaydu Al-Barri Mā Dumtum Ĥurumāan Wa Attaqū Allāha Al-Ladhī ‘Ilayhi Tuĥsharūna 

La pêche en mer et la nourriture qu’elle offre vous ont été rendues licites pour votre bien-être et celui des voyageurs. Et la chasse sur la terre ferme vous a été interdite tant que vous êtes en état de sacralisation. Prenez garde à Allâh vers Lequel vous serez rassemblés !

Sourate 5, المائدة  / Al-Maidah/ La Table servie, verset 96, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 124, AlBouraq, 2018.

وَجَٰوَزْنَا بِبَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ ٱلْبَحْرَ فَأَتَوْا۟ عَلَىٰ قَوْمٍۢ يَعْكُفُونَ عَلَىٰٓ أَصْنَامٍۢ لَّهُمْ ۚ قَالُوا۟ يَٰمُوسَى ٱجْعَل لَّنَآ إِلَٰهًۭا كَمَا لَهُمْ ءَالِهَةٌۭ ۚ قَالَ إِنَّكُمْ قَوْمٌۭ تَجْهَلُونَ 

Wa Jāwaznā Bibanī ‘Isrā’īla Al-Baĥra Fa’ataw `Alá Qawmin Ya`kufūna `Alá ‘Aşnāmin Lahum Qālū Yā Mūsá Aj`al Lanā ‘Ilahāan Kamā Lahum ‘Ālihatun Qāla ‘Innakum Qawmun Tajhalūna 

Et Nous fîmes traverser la mer aux Fils d’israël. Ils arrivèrent alors auprès de tenants qui se vouaient à leurs idoles. Ils dirent : « Ô Moïse ! Établis pour nous une divinité semblable à leurs divinités ! » Il dit : « Vous êtes bien des tenants ignorants ! »

Sourate 7, الأعراف / Al-Araf/ Les Crêtes, verset 138, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 167, AlBouraq, 2018.

وَلَوْ أَنَّمَا فِى ٱلْأَرْضِ مِن شَجَرَةٍ أَقْلَٰمٌۭ وَٱلْبَحْرُ يَمُدُّهُۥ مِنۢ بَعْدِهِۦ سَبْعَةُ أَبْحُرٍۢ مَّا نَفِدَتْ كَلِمَٰتُ ٱللَّهِ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٌۭ 

Wa Law ‘Annamā Fī Al-‘Arđi Min Shajaratin ‘Aqlāmun Wa Al-Baĥru Yamudduhu Min Ba`dihi Sab`atu ‘Abĥurin Mā Nafidat Kalimātu Allāhi ‘Inna Allāha `Azīzun Ĥakīmun 

Si tous les arbres sur terre devaient être des calames et si, après cela, la mer grossissait de sept mers (d’encre), les paroles d’Allâh ne s’épuiseraient pas.

Vraiment Allâh, Inaccessible, Sage !

Sourate 31, لقمان / Luqmân, verset 27,  Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 413, AlBouraq, 2018.

وَسْـَٔلْهُمْ عَنِ ٱلْقَرْيَةِ ٱلَّتِى كَانَتْ حَاضِرَةَ ٱلْبَحْرِ إِذْ يَعْدُونَ فِى ٱلسَّبْتِ إِذْ تَأْتِيهِمْ حِيتَانُهُمْ يَوْمَ سَبْتِهِمْ شُرَّعًۭا وَيَوْمَ لَا يَسْبِتُونَ ۙ لَا تَأْتِيهِمْ ۚ كَذَٰلِكَ نَبْلُوهُم بِمَا كَانُوا۟ يَفْسُقُونَ 

Wa As’alhum `Ani Al-Qaryati Allatī Kānat Ĥāđirata Al-Baĥri ‘Idh Ya`dūna Fī As-Sabti ‘Idh Ta’tīhim Ĥītānuhum Yawma Sabtihim Shurra`āan Wa Yawma Lā Yasbitūna Lā Ta’tīhim Kadhālika Nablūhum Bimā Kānū Yafsuqūna 

Et interroge-les sur la cité au bord de l’étendue d’eau quand ses résidants transgressaient le Sabbat. En effet, en leur jour de Sabbat, les poissons venaient à eux, à découvert, alors que pendant un jour non sabbatique ils ne venaient pas à eux ! C’est ainsi que Nous les avons éprouvés pour s’être dévoyés. 

Sourate 7, الأعراف / Al-Araf/ Les Crêtes, verset 163, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 171, AlBouraq, 2018.

وَجَٰوَزْنَا بِبَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَٱلْبَحْرَ فَأَتْبَعَهُمْ فِرْعَوْنُ وَجُنُودُهُۥ بَغْيًۭا وَعَدْوًا ۖ حَتَّىٰٓ إِذَآ أَدْرَكَهُ ٱلْغَرَقُ قَالَ ءَامَنتُ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱلَّذِىٓ ءَامَنَتْ بِهِۦ بَنُوٓا۟ إِسْرَٰٓءِيلَ وَأَنَا۠ مِنَ ٱلْمُسْلِمِينَ 

Wa Jāwaznā Bibanī ‘Isrā’īla Al-Baĥra Fa’atba`ahum Fir`awnu Wa Junūduhu Baghyāan Wa`adwan Ĥattá ‘Idhā ‘Adrakahu Al-Gharaqu Qāla ‘Āmantu ‘Annahu Lā ‘Ilāha ‘Illā Al-Ladhī ‘Āmanat Bihi Banū ‘Isrā’īla Wa ‘Anā Mina Al-Muslimīna 

Nous fîmes franchir l’étendue d’eau aux fils d’Israël. Alors, Pharaon et ses troupes les suivirent avec acharnement et inimitié jusqu’au moment où la noyade l’eut atteint.

Il dit : « J’ai mis en oeuvre le Dépôt confié, et me voici parmi ceux qui se soumettent ! »

Sourate 10, يونس / Yunus/ Jonas, verset 90, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 219, AlBouraq, 2018.

فَلَمَّا بَلَغَا مَجْمَعَ بَيْنِهِمَا نَسِيَا حُوتَهُمَا فَٱتَّخَذَ سَبِيلَهُۥ فِىٱلْبَحْرِ سَرَبًۭا 

Falammā Balaghā Majma`a Baynihimā Nasiyā Ĥūtahumā Fa Attakhadha Sabīlahu Fī Al-Baĥri Sarabāan 

Alors, quand ils eurent tous deux atteint le confluent séparant celles-ci, ils oublièrent leur gros poisson sauteur qui prit alors son chemin au fil de l’eau.

Sourate18 الكهف / Al-Kahf/ La Caverne, verset 61, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 300, AlBouraq, 2018.

فَأَوحَينا إِلىٰ موسىٰ أَنِ اضرِب بِعَصاكَ البَحرَ ۖ فَانفَلَقَ فَكانَ كُلُّ فِرقٍ كَالطَّودِ العَظيمِ

fa-ʾawḥaynā ʾilā mūsā ʾani ḍrib bi-ʿaṣāka l-baḥrafa-nfalaqa fa-kāna kullu firqin ka-ṭ-ṭawdi l-ʿaẓīmi

Alors Nous inspirâmes à Moïse : « Frappe de ton bâton l’étendue d’eau. » Elle se laissa fendre. Chaque versant devint comme une immense dune.

Sourate 26 الشعراء / As-Shuʿarāʾ, Les Poètes, verset 63, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 370, éditions Albouraq 2018.

ٱلْبَحْرَيْنِ

ٱلْبَحْرَانِ

Les deux grandes eaux

Les deux étendues d’eau, les deux grandes eaux.

وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِفَتَىٰهُ لَآ أَبْرَحُ حَتَّىٰٓ أَبْلُغَ مَجْمَعَٱلْبَحْرَيْنِ أَوْ أَمْضِىَ حُقُبًۭا 

Wa ‘Idh Qāla Mūsá Lifatāhu Lā ‘Abraĥu Ĥattá ‘Ablugha Majma`a Al-Baĥrayni ‘Aw ‘Amđiya Ĥuqubāan 

Lors, Moïse dit à son jeune engagé : « je n’aurai de cesse d’atteindre le confluent des deux étendues d’eau, dussé-je y passer des années ! »

Sourate 18, الكهف / Al-Kahf/ La Caverne, verset 60,  Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, édition bilingue: arabe-français, page 300, AlBouraq, 2018.

وَمَا يَسْتَوِى ٱلْبَحْرَانِهَٰذَا عَذْبٌۭ فُرَاتٌۭ سَآئِغٌۭ شَرَابُهُۥ وَهَٰذَا مِلْحٌ أُجَاجٌۭ ۖ وَمِن كُلٍّۢ تَأْكُلُونَ لَحْمًۭا طَرِيًّۭا وَتَسْتَخْرِجُونَ حِلْيَةًۭ تَلْبَسُونَهَا ۖ وَتَرَى ٱلْفُلْكَ فِيهِ مَوَاخِرَ لِتَبْتَغُوا۟ مِن فَضْلِهِۦ وَلَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ 

Wa Mā Yastawī Al-Baĥrānidhā `Adhbun Furātun Sā’ighun Sharābuhu Wa Hadhā Milĥun ‘Ujājun Wa Min Kullin Ta’kulūna Laĥmāan Ţarīyāan Wa Tastakhrijūna Ĥilyatan Talbasūnahā Wa Tará Al-Fulka Fīhi Mawākhira Litabtaghū Min Fađlihi Wa La`allakum Tashkurūna 

Or, les deux étendues d’eau ne sont pas équivalentes : celle-ci est douce et facile à boire et celle-là salée et saumâtre. Et tirée de chacune, vous mangez une chair fraîche, et vous cherchez à extraire un ornement dont vous vous parez. En chacune, tu vois le vaisseau fendre les vagues avec bruit pour que vous recherchiez de Sa faveur.

Puissiez-vous être reconnaissants !

Sourate 35, فاطر  / Fâṭir / Différenciateur originel, verset 12, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 436, éditions Albouraq 2018.

مَرَجَ ٱلْبَحْرَيْنِيَلْتَقِيَانِ 

Maraja Al-Baĥrayni Yaltaqiyāni

Il a fait confluer les deux étendues d’eau qui se côtoient.

Sourate 55, الرحمن / Ar-Rahman / Le Tout-Rayonnant d’amour, verset 19, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 532, éditions Albouraq 2018.

بَحِيرَةٍۢ

la chamelle à l’oreille fendue ayant produit cinq fois

مَا جَعَلَ ٱللَّهُ مِنۢ بَحِيرَةٍۢوَلَا سَآئِبَةٍۢ وَلَا وَصِيلَةٍۢ وَلَا حَامٍۢ ۙ وَلَٰكِنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ يَفْتَرُونَ عَلَى ٱللَّهِ ٱلْكَذِبَ ۖ وَأَكْثَرُهُمْ لَا يَعْقِلُونَ

Mā Ja`ala Allāhu Min Baĥīratin Wa Lā Sā’ibatin Wa Lā Waşīlatin Wa Lā Ĥāmin Wa Lakinna Al-Ladhīna Kafarū Yaftarūna `Alá Allāhi Al-Kadhiba Wa ‘Aktharuhum Lā Ya`qilūna 

Ce n’est pas Allâh qui a disposé, ni la chamelle à l’oreille fendue ayant produit cinq fois, ni la chamelle consacrée laissée en liberté, ni la brebis très féconde, ni le chameau étalon.

Sourate 5, المائدة / Al-Maidah / La Table servie, verset 103, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 124, éditions Albouraq 2018.

La racine lexicale bāʾ /ب – ha’/ح-rā /ر (lire de droite à gauche) que l’arabe partage avec l’hébreu Bèt /ב- Het/ח – Resh/ ר (lire de droite à gauche) avec les significations y attachées, pour l’hébreu est particulièrement abondante dans le Livre sacré des Yahoudaés. Quelques références où cette racine Bèt /ב- Het/ח – Resh/ ר (lire de droite à gauche) figure :

(רָחַב /rachab/raw-khab’ ) : être, devenir large,  rendre large, être élargi, dilaté, agrandir, élargir, pâturage large ou spacieux.

וַיַּעְתֵּ֣ק מִשָּׁ֗ם וַיַּחְפֹּר֙ בְּאֵ֣ר אַחֶ֔רֶת וְלֹ֥א רָב֖וּ עָלֶ֑יהָ וַיִּקְרָ֤א שְׁמָהּ֙ רְחֹבֹ֔ות וַיֹּ֗אמֶר כִּֽי־עַתָּ֞ה הִרְחִ֧יב יְהוָ֛ה לָ֖נוּ וּפָרִ֥ינוּ בָאָֽרֶץ׃

way·ya’·têq miš·šām way·yaḥ·pōr bə·’êr ’a·ḥe·reṯ wə·lō rā·ḇū ‘ā·le·hā way·yiq·rā šə·māh rə·ḥō·ḇōṯ way·yō·mer kî-‘at·tāh hir·ḥîḇ Yah·weh lā-nū ū·p̄ā·rî·nū ḇā·’ā·reṣ

Traduction Louis Segond Bible : Il se transporta de là, et creusa un autre puits, pour lequel on ne chercha pas querelle; et il l’appela Rehoboth, car, dit-il, l’Eternel nous a maintenant mis au large, et nous prospérerons dans le pays.

Genèse 26 : 22, Bible.

כִּֽי־אֹורִ֤ישׁ גֹּויִם֙ מִפָּנֶ֔יךָ וְהִרְחַבְתִּ֖י אֶת־גְּבוּלֶ֑ךָ וְלֹא־יַחְמֹ֥ד אִישׁ֙ אֶֽת־אַרְצְךָ֔ בַּעֲלֹֽתְךָ֗ לֵרָאֹות֙ אֶת־פְּנֵי֙ יְהוָ֣ה אֱלֹהֶ֔יךָ שָׁלֹ֥שׁ פְּעָמִ֖ים בַּשָּׁנָֽה׃

kî-’ō·w·rîš gō·w·yim mip·pā·ne·ḵā wə·hir·ḥaḇ·tî ’êṯ gə·ḇū·lə·ḵā wə·lō yaḥ·mōḏ ’îš ’êṯ ’ar·ṣe·ḵā ba·’ă·lō·ṯə·ḵā lê·rā·’ō·wṯ ’êṯ pə·nê Yah·weh ĕ·lō·he·ḵā šā·lōš pə·’ā·mîm baš·šā·nāh

Traduction de la Bible de Jérusalem : Je déposséderai les nations devant toi et j’élargirai tes frontières, et nul ne convoitera ta terre quand tu monteras te présenter devant Yahvé ton Dieu, trois fois l’an. 

Exode 34 : 24. Bible.

כִּֽי־יַרְחִיב֩יְהוָ֨ה אֱלֹהֶ֥יךָ אֶֽת־גְּבֽוּלְךָ֮ כַּאֲשֶׁ֣ר דִּבֶּר־לָךְ֒ וְאָמַרְתָּ֙ אֹכְלָ֣ה בָשָׂ֔ר כִּֽי־תְאַוֶּ֥ה נַפְשְׁךָ֖ לֶאֱכֹ֣ל בָּשָׂ֑ר בְּכָל־אַוַּ֥ת נַפְשְׁךָ֖ תֹּאכַ֥ל בָּשָֽׂר׃

kî-yar·ḥîḇ Yah·weh ’ĕ·lō·he·ḵā ’êṯ gə·ḇū·lə·ḵā ka·’ă·šer dib·ber lāḵ wə·’ā·mar·tā ’ō·ḵə·lāh ḇā·śār kî-ṯə·’aw·weh nap̄·še·ḵā le·’ĕ·ḵōl bā·śār bə·ḵōl ’aw·waṯ nap̄·še·ḵā ṯō·ḵal bā·śār

Traduction La Bible de Jérusalem : Lorsque Yahvé ton Dieu aura agrandi ton territoire, comme il te l’a dit, et que tu t’écrieras :  » Je voudrais manger de la viande « , si tu désires manger de la viande, tu pourras le faire autant que tu voudras.

Deutéronome 12 : 20, Bible.

וְנָתַן֩ מְטַ֨ר זַרְעֲךָ֜ אֲשֶׁר־תִּזְרַ֣ע אֶת־הָאֲדָמָ֗ה וְלֶ֙חֶם֙ תְּבוּאַ֣ת הָֽאֲדָמָ֔ה וְהָיָ֥ה דָשֵׁ֖ן וְשָׁמֵ֑ן יִרְעֶ֥ה מִקְנֶ֛יךָ בַּיֹּ֥ום הַה֖וּא כַּ֥ר נִרְחָֽב׃

wə·nā·ṯan-mə·ṭar-zar·’ă·ḵā ’ă·šer tiz·ra’’êṯ hā·’ă·ḏā·māh wə·le·ḥem tə·ḇū·’aṯ hā·’ă·ḏā·māh wə·hā·yāh ḏā·šên wə·šā·mên yir·’eh miq·ne·ḵā bay·yō·wm ha·hū kar nir·ḥāḇ

Traduction Louis Segond Bible : Alors il répandra la pluie sur la semence que tu auras mise en terre, Et le pain que produira la terre sera savoureux et nourrissant; En ce même temps, tes troupeaux paîtront dans de vastes pâturages.

Ésaïe 30 : 23, Bible.

כִּֽי־עָר֤וּךְ מֵֽאֶתְמוּל֙ תָּפְתֶּ֔ה גַּם־ [הוּא כ] (הִ֛יא ק) לַמֶּ֥לֶךְ הוּכָ֖ן הֶעְמִ֣יק הִרְחִ֑ב מְדֻרָתָ֗הּ אֵ֤שׁ וְעֵצִים֙ הַרְבֵּ֔ה נִשְׁמַ֤ת יְהוָה֙ כְּנַ֣חַל גָּפְרִ֔ית בֹּעֲרָ֖ה בָּֽהּ׃ סh. 

kî-‘ā·rūḵ mê·’eṯ·mūl tā·p̄ə·teh gam- [hūḵā] (hîq) lam·me·leḵ hū·ḵān he’·mîq hir·ḥîḇ mə·ḏu·rā·ṯāh ’êš wə·’ê·ṣîm har·bêh niš·maṯ Yah·weh kə·na·ḥal gā·p̄ə·rîṯ bō·’ă·rāh bāh.s

Traduction Louis Segond Bible : Depuis longtemps un bûcher est préparé, Il est préparé pour le roi, Il est profond, il est vaste ; Son bûcher, c’est du feu et du bois en abondance; Le souffle de l’Eternel l’enflamme, comme un torrent de soufre.

Ésaïe 30 : 33, Bible. 

אָ֤ז תִּרְאִי֙ וְנָהַ֔רְתְּ וּפָחַ֥ד וְרָחַ֖ב לְבָבֵ֑ךְ כִּֽי־יֵהָפֵ֤ךְ עָלַ֙יִךְ֙ הֲמֹ֣ון יָ֔ם חֵ֥יל גֹּויִ֖ם יָבֹ֥אוּ לָֽךְ׃

’āz tir·’î wə·nā·hart ū·p̄ā·ḥaḏ wə·rā·ḥaḇ lə·ḇā·ḇêḵ kî-yê·hā·p̄êḵ ‘ā·la·yiḵ hă·mō·wn yām, ḥêl-gō·w·yim yā·ḇō·’ū lāḵ.

Traduction Louis Segond Bible : Tu tressailliras alors et tu te réjouiras, Et ton coeur bondira et se dilatera, Quand les richesses de la mer se tourneront vers toi, Quand les trésors des nations viendront à toi.

Ésaïe 60 : 5, Bible.

( רַחַב /rachab / rakh’- ab) : largeur, large étendue, mettre au large :

וְאַ֤ף הֲסִיתְךָ֨ ׀ מִפִּי־צָ֗ר רַ֭חַב לֹא־מוּצָ֣ק תַּחְתֶּ֑יהָ וְנַ֥חַת לְחָנְךָ֗ מָ֣לֵא דָֽשֶׁן׃

wə·’ap̄ hă·sî·ṯə·ḵā mip·pî-ṣār ra·ḥaḇ lō mū·ṣāq taḥ·te·hā wə·na·ḥaṯ lə·ḥā·nə·ḵā mā·lê ḏā·šen 

Traduction Louis Segond : Il te retirera aussi de la détresse, Pour te mettre au large, en pleine liberté, Et ta table sera chargée de mets succulents.Job 36 : 16 Bible,

הִ֭תְבֹּנַנְתָּ עַד־רַחֲבֵי־אָ֑רֶץ הַ֝גֵּ֗ד אִם־יָדַ֥עְתָּ כֻלָּֽהּ׃

hiṯ·bō·nan·tā ‘aḏ ra·ḥă·ḇê-’ā·reṣ hag·gêḏ ’im-yā·ḏa’·tā ḵul·lāh

Traduction Louis Segond Bible : As-tu embrassé du regard l’étendue de la terre ? Parle, si tu sais toutes ces choses.

Job 38 : 18, Bible.

(מֶרְחָב / merchab)- nom masculin venant de רָחַב ((rachab) : étendues, vastes plaines, vastes étendues, endroit large ou spacieux : 

כִּֽי־הִנְנִ֤י מֵקִים֙ אֶת־הַכַּשְׂדִּ֔ים הַגֹּ֖וי הַמַּ֣ר וְהַנִּמְהָ֑ר הַֽהֹולֵךְ֙ לְמֶרְחֲבֵי־אֶ֔רֶץ לָרֶ֖שֶׁת מִשְׁכָּנֹ֥ות לֹּא־לֹֽו׃

kî-hin·nî mê·qîm ’êṯ hak·kaś·dîm hag·gō·w ham·mar wə·han·nim·hār ha·hō·lêḵ lə·mer·ḥă·ḇê-’e·reṣ lā·re·šeṯ miš·kā·nō·wṯ lō lōw

Traduction Louis Segond Bible : Voici, je vais susciter les Chaldéens, Peuple furibond et impétueux, Qui traverse de vastes étendues de pays, Pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui.

Habacuc 1 : 6, Bible.

(רֹחַב / rochab)- nom masculin venant de de רָחַב ((rachab) : étendue, large, largeur :

וְזֶ֕ה אֲשֶׁ֥ר תַּֽעֲשֶׂ֖ה אֹתָ֑הּ שְׁלֹ֧שׁ מֵאֹ֣ות אַמָּ֗ה אֹ֚רֶךְ הַתֵּבָ֔ה חֲמִשִּׁ֤ים אַמָּה֙ רָחְבָּ֔הּ וּשְׁלֹשִׁ֥ים אַמָּ֖ה קֹומָתָֽהּ׃

wə·zeh ’ă·šer ta·’ă·śeh ’ō·ṯāh šə·lōš mê·’ōwṯ ’am·māh ’ō·reḵ hat·tê·ḇāh ḥă·miš·šîm ’am·māh rā·ḥə·bāh ū·šə·lō·šîm ’am·māh qō·w·mā·ṯāh

Traduction Louis Segond : Voici comment tu la feras: l’arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.

Genèse 6 : 15, Bible.

Quelques références extraites de corpus de l’Égypte ancienne contenant les vocables Ȝgb ou Ȝgbj :

ḏd mdw j ḥr(y).w s.t

jr(w).w Ȝgb

Formule à réciter – Ô ceux qui ont autorité sur les offrandes cuites,

ceux qui préparent les offrandes liquides

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de la chambre funéraire , localisation W/ F/E sup, colonne 9 à 10, Spruch {205}, paragraphe 120 a. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 44-45, édit. CYBELE 2009

Ȝgb n(y) W m sḫt Ḥtp

ʿȜb.t=f

m-m=ṯn nṯr.w mw nw W m jrp mj Rʿ

l’abondance d’Ounas est dans le champ de Hotep

ses provisions 

sont parmi vous, les dieux (et) l’eau d’Ounas est du vin comme (celui) de Rê

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de la chambre funéraire , localisation W/ F/E sup, colonne 28 à 29, Spruch {210}, paragraphe 130 b à 130 c. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 48-49, édit. CYBELE 2009

j~n W mjn m-ḫnt mḥ.t Ȝgbj

(Si) Ounas est venu aujourd’hui, c’est parmi le flot de l’inondation,

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre , localisation W/C post/W, colonne 11, Spruch {317}, paragraphe 507 a. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 182-183, édit. CYBELE 2009

j~n W r mr.w=f jm(y).w jdb Ȝgb m mḥ.t wr.t

(Si) Ounas est venu vers ses canaux qui sont dans la rive de l’inondation, c’est avec le grand flot

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre , localisation W/ C post/ W, colonne 14 Spruch {317}, paragraphe 508 a. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 182-183, édit. CYBELE 2009

W pj r sšrw sȜȜ ( w) jʿr.wt

grḥ pw

n(y) Ȝgbj wr pr(=w) m Wr.t

(et) que ledit Ounas devient l’ornement de lin que protègent les cobras

cette nuit

du grand flot sorti de la Grande ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/ A/ W sup, colonne 16 à 17 Spruch {249}, paragraphe 265 d à 265 e. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 110-111, édit. CYBELE 2009

ḏd~n=k rn=k pw n(y) Ȝgbwr pr(=w) m Wr.t

(car) tu as dit ce nom qui est tien de «Grand Flot sorti de la Grande».

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/ A/ N, colonne 42, Spruch {311}, paragraphe 499 a. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 178-179, édit. CYBELE 2009

[ḏd] mdw ḥqr m jw jr T

js r=k jr nnw šm { Ȝ } r=k

jr Ȝgbj

Formule à réciter – Affamé, ne viens pas vers Téti ! 

Va donc vers le Noun ! Pars donc

vers le Flot

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de la chambre funéraire, localisation T/F/E sup, colonne 1-2,  Spruch {338} paragraphe 551 a à 551 b. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 214-217, édit. CYBELE 2009.

Ȝgb T m Sḫ.t Ḥtp

ʿȜb.t T m-m= ṯn nṯr.w

mw T m jrp mj R ʿ

dbn T p.t mj R ʿ ḫns T p.t mj Ḏḥwty

l’abondance de Téti est dans le Champ de Hotep,

ses provisions sont parmi vous, les dieux

(et) l’eau de Téti est du vin comme (celui de ) Rê

(car) Téti parcourt le ciel comme Rê (et) Téti traverse le ciel comme Thot. 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de la chambre funéraire, localisation T/F/E sup, colonne 20-21,  Spruch {210} paragraphe 130 b à 130 d. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 216-217, édit. CYBELE 2009.

[ j(n) ḏ-ḥr=k Ȝgb wr]

[ẖnmw] nṯr.w sšmw n(y) ḥnmm.t

[Salut à toi, Grand Flot,]

[échanson] des dieux, guide du peuple du soleil ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de la chambre funéraire, localisation T/F/E sup, colonne 42, Spruch {348} paragraphe 565 a à 565 b. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 222-223, édit. CYBELE 2009.

jn n=k jrṯ.t Ȝs.t n T Ȝgbj Nb.t-ḥw.t

pẖrw š ḥ(w)y n(y) wȜḏ-wr

ʿnḫ wḏȜ snb

Apporte donc à Téti le lait d’Isis, le flot de Nephthys,

le déversement (?) du lac, le débordement de la Grande verte, 

la vie, la santé, la force, 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de l’antichambre , localisation T/A/E, colonne 47,  Spruch {406} paragraphe 707 a à 707 c. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 350-351, édit. CYBELE 2009.

r Ȝgbj tp(y) mȜs.t=f r bny.wt jm(y).t ḫfʿ=f

plus que le flot qui est au-dessus de son genou (et ) plus que les dattes qui sont dans sa poigne ! »

ḏd mdw j ḥr(y).w st jr(w).w Ȝgb

-Formule à réciter- Ô Ceux qui ont autorité sur les produits cuits (et) qui ont préparé l’abondance,

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de Téti. Textes de la Pyramide de Téti, textes de l’antichambre, localisation T/A/E colonne 44-45, Spruch {403} à {206} paragraphe 701 c à 123 f. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 350-351, édit. CYBELE 2009.

jnk ḏȜ(w) n Wsjr m Ȝgb

hrw msy=f jm=f

rd~n n=j ḥsp.w jspw.w ḥr snb.w ṯbw.ty=j

C’est moi qui ai traversé pour Osiris dans le flot

le jour où il y a été mis au monde

(car) les jardins (et) les surfaces à grain ont poussé pour moi à cause des battements de mes sandales !

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 1, CT IV, Spell [318](support du texte : sarcophage B2L), page 139, section a,b,c. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 762-763, Éditions du Rocher, 2004.

hȜp(w)=t [wr] Ȝgbw

Puisses-tu cacher [ l’importance ] de l’écoulement

Maîtresse des trônes,

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 3, CTVII, Spell [828] (support du texte : sarcophage T3Be) page 28, section p et q. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, page 1810-181, Éditions du Rocher, 2004.

ʿȜ ḥr=f ḥtp(w)=f n.t jm(y.t) njw.t ṯn sȜw Ȝgb

(afin) qu’il puisse apaiser les eaux qui sont dans cette cité est « Celle qui protège le flot« . 

Le Livre de l’Amdouat du Papyrus T.71 de Leyde, Partie E, Textes des Heures, (3), Neuvième heure. Translittération et traduction de M. Claude Carrier, éditions CYBELE, 2011. 

Agb-Wr | L-Régèb Our, le Grand-Flot, le Maître d’autel divin, le dieu de l’abondance et de la profusion des anciens égyptiens.

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