𓂝𓈎𓄿 𓍱 (lire  ÊżážłÈœ | Êżql | Ăąql | Ăąqa)

Űčَقْل (Ăąql)

De la corde Ă  l’intelligence, Ă  la raison, Ă  la sagesse. Lier, attacher, entraver, joindre, faire le lien, lier les faits, les idĂ©es entre elles dans le but de comprendre, de concevoir, faire preuve d’intelligence, user de son intelligence.

Corde de chanvre

𓏏𓅝𓏭𓀭 (ណងwty) !

𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭 𓍱 đ“€ (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql / Ăąqa), autre variante d’écriture 𓂝𓈎𓄿 𓍱 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql /Ăąql) : nom dĂ©signant en ancien Ă©gyptien une corde ou un cordage.

𓂝 /  – 𓈎 / ážł-Q / 𓄿 / L-R-A  (𓍱 : corde. DĂ©terminatif de corde, de nouer, d’encercler, de trainer).

(L / lamĂšd / ڜ-Q / Qoph / ڧ -Â / ÊżAyin / Śą). Lire cela de droite Ă  gauche. 

(L / lam / ل-Q / ឳāf /ق- Â / Êżayn / ﻉ). Lire cela de droite Ă  gauche. 

𓂝 : avant-bras. TranslittĂ©ration Â«Êż », a long, aĂŻn, prononciation : Ăą, ĂĄ, ā . Equivalent Ă  l’arabe Űčين, Êżayn/ ﻉ (ayn), fricative pharyngale sonore (/ʕ/) ou Űșين, ÄĄayn ou ghayn, fricative uvulaire sonore (/ÉŁ/), ; Ă  l’hĂ©breu Śą (‘ayn ), fricative pharyngale sourde; au phĂ©nicien đ€ (ÊżAyin /oeil) , Ă  la sixiĂšme lettre de l’alphabet syriaque Ü„ (ÊżÄ’). IdĂ©ogramme de bras, de main. SĂ©mitiques :  » Êż « , áž„, ÄĄ, ឥ.

𓈎  : dune de sable, flanc de colline/ ážł / Voir ážł3. t (qĂ©l.t/ hauteur, Ă©minence, ce qui est en hauteur, lien avec ce qui est haut)- nom fĂ©minin ou ážł33 (qĂ©lel / colline, terre haute. Comme en bambara -Niger-Congo- «  KĂčlu  » : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, mĂšche de cheveux au dessus de la tĂȘte, huppe (oiseau) ). Valeur phonĂ©tique : «q». Équivalent aux Coptes kⁱ, q/ÏŹ , k/âȔ , kh/ âČŹ ; Ă  l’hĂ©breu ڧ ‘k’ Qoph ; Ă  l’arabe ق /q/ (ឳāf). SĂ©mitiques :   ážł, k , q, g, ÄŁ.

𓄿  (Ȝ) : /l/, /r/,  /a/ : 

  • Copte : âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j] ; âȞ / âȟ : ou / o / [o];  âȈ /âȉ : ei /e /[e]; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i] ; âȱ / ƍ / ƍ / [oː] 
  • hĂ©breu : ڐ /ah/ Alef.
  • Arabe : / ŰŁ / (Aleph), ŰĄ  /ʔ/ Hamza.
  • SĂ©mitiques : ˀ , r , l.

𓏏 :  Galette de pain . UnilitĂšre. Equivalant Ă  l’hĂ©breu ŚȘÖŒ ‘t’ Tav, Ă  l’arabe ŰȘ ‘t’ tā’ ;  Ű· / áč­ÄÊŸ, au phĂ©nicien T Taw avec ‘Croix’, 𐀈 Teth. SĂ©mitique t, d, áč­ .

𓂭 : doigt vertical- variante d’écriture 𓌙 . IdĂ©ogramme de doigt. DoublĂ© 𓂭 𓂭, Ă©quivalent du bĂąton de jet doublĂ© 𓌙 qui est un dĂ©terminatif entre autres de distinguer, d’examiner, d’aborder,  de s’amarrer, de piquet d’amarrage, de chercher, de rechercher. Ce bĂąton de jet ou boomerang doublĂ© 𓌙 𓌙 est le dĂ©terminatif de prĂ©cis, d’exact et le doigt doublĂ© est sa variante d’écriture avec les mĂȘmes significations.

𓍱 : corde. DĂ©terminatif de corde, de nouer, d’encercler, de trainer. À ne pas confondre avec ce signe đ“Č (w / ou ou u) qui est un Ă©quivalent de ce signe đ“…±  (Poussin de caille ), translitterĂ© /w/ ou /u/, un Ă©quivalent Ă  l’hĂ©breu Ś• ‘w’ ou ‘v’ Vav ou Ă  l’arabe و /wāw/, au wav syriaque ܘ ou au copte ou/âȟâČ© , ƍ/âȰ.

𓏜 : rouleau de papyrus reliĂ© et scellĂ©. DĂ©terminatif de ciseau, d’écriture, de notions abstraites, de total.

đ“€ :  trait droit, «  wÊż  », variante de 𓀀. 1, un, objet qui est au dessous.

Les vocables en ancien Ă©gyptien issus de cette racine 𓂝𓈎𓄿 ( ÊżážłÈœ / Êżql /Ăąql/ Ăąqa) :

𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭 𓍱 đ“€ (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql), autre variante d’écriture 𓂝𓈎𓄿 𓍱 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql /Ăąql / Ăąqa) : nom dĂ©signant en ancien Ă©gyptien une corde ou un cordage.

𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭𓏜 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql  / Ăąql / Ăąqa) – employĂ© comme verbe ou adjectif : veut dire redresser, rendre sans anomalie, rendre droit, rectifier, corriger une faute, appliquer correctement une rĂšgle de conduite, pratiquer la MaĂąt. – Comme adjectif : veut dire ĂȘtre exact, Ă©quitable, prĂ©cis, loyal. Comme nom, signifie la droiture, la rectitude, la loyautĂ©, la franchise.

𓂝𓈎𓄿  𓇌𓂭 𓂭𓏛 (lire ÊżážłÈœy / Ăąqly /Ăąqay) : veut dire un homme loyal ou franc.

𓂝𓈎𓄿  𓇌𓏏𓂭𓂭𓏛 (lire ÊżážłÈœyt / Ăąqlyt / Ăąqay.t) – nom – : Ă©quilibre, droiture, stabilitĂ©.

 Les expressions employĂ©es en Égypte ancienne avec cette racine 𓂝𓈎𓄿 ( ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql / Ăąqa) :

-ÊżážłÈœ- Ă­b ou ÊżážłÈœ-ងȜty (Ăąqel-ib / Ăąqa-ib / Ăąqel-hĂ©l(r)ety / Ăąqa-haty): rectitude de l’esprit, de la pensĂ©e, du coeur.

-m-ÊżážłÈœ (m-Ăąqel / m-Ăąqa) 𓐙𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭 𓈅 :  selon, d’aprĂšs, conformĂ©ment Ă .

 -sip ÊżážłÈœÈœ (sip Êżqll / sip āqelel / Ăąqaa) : avoir la maitrise de soi.

Arabe : 

(Űčَقَلَ/Êżaqala – يَŰčْقِلُ / yaÊżqilu ) – verbe- : 1- au sens propre attacher avec la corde, boitiller- 2 – ĂȘtre raisonnable, faire sens, entendre, comprendre, connaĂźtre.

(Űčَقِلَ / Êżaqila – يَŰčْقَلُ / yaÊżqalu)  : avoir une torsion Ă  la patte arriĂšre, avoir le pied dĂ©formĂ©, ĂȘtre sage (pour le lien entre la sagesse et le fait de boiter, de claudiquer se rĂ©fĂ©rer aux lĂ©gendes patriarcales juives sur tel ou tel personnage biblique prophĂ©tique infligĂ© de ce dĂ©faut comme NoĂ© ou Jacob -le talon /aquĂȘb- au sortir de son combat avec l’ange. Voir aussi dans la mythologie greco-romaine cette tare prĂ©sente chez certains personnages dieux, demi-dieux ou hĂ©ros)

( Űčَقَّلَ/ Êżaqqala – يُŰčَقِّلُ  / yuÊżaqqilu)- verbe- Forme II : assagir, rendre plus raisonnable, plus responsable, plus sage.

(ŰȘَŰčَقُّل  / taÊżaqqul) : sagesse.

( ŰčÙÙ‚ÙŽŰ§Ù„ / Êżiqāl – pluriel- : Űčُقُل /Êżuqul) – nom . : corde (e) tenant quelque chose en place. Corde (e) pour entraver un chameau. Lien(s), entrave(s).

( Űčَقْل / Êżaql – pluriel : Űčُقُول / ÊżuqĆ«l ) – nom : raison, intelligence, comprĂ©hension, bon jugement, sagesse.

(ŰčŰ§Ù‚ÙÙ„ / ÊżÄqil) : qui est sage, raisonnable, sensĂ©, judicieux, prudent.

HĂ©breu : 

(ŚąÖžŚ§Ö·Śœ / ‘aqal)- verbe . Veut dire plier, tordre, courber. Être tordu, dĂ©formĂ©, avoir subi une dĂ©formation (Pual)

(ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖ°Ś§ÖžŚœ / ‘aqalqal)- adjectif. – dĂ©tournĂ©, tordu, tortueux, qui s’enroule.

(ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖžÖŒŚȘŚ•Ö覟 / ‘aqallathown) -adjectif : tordu, tortueux.

jw áčŻs~n W  Êżq3.w

ĆĄmĆĄm.t

sm3s~n W p.wt sឫm(w) W m t3.w

rs(y).w mងty.w

jm(y).w-b3áž„ náčŻr

Ounas a tressé les cordes de chanvre

(et) Ounas a liĂ© les cieux (de sorte) qu’Ounas ait pouvoir sur les terres mĂ©ridionales (et) septentrionales

Primordiales du dieu

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide d’Ounas, textes du couloir, localisation W/C post /E sup, colonne 10, 11, 12, spruch {319}, paragraphes 514 a, b, c, pp. 186-187, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009. 

Ś•Ö°Ś”Ö·ŚžÖ·ÖŒŚ˜ÖŽÖŒÖ€Ś™Ś ŚąÖ·ÖœŚ§Ö·ŚœÖ°Ś§Ö·ŚœÖčÖŒŚ•ŚȘÖžÖ—Ś Ś™ÖčŚ•ŚœÖŽŚ™Ś›Ö”ÖŁŚ Ś™Ö°Ö­Ś”Ś•ÖžŚ” ڐֶŚȘÖŸŚ€ÖčÖŒŚąÖČŚœÖ”ÖŁŚ™ Ś”ÖžŚÖžÖ‘Ś•Ö¶ŚŸ ڜÖčÖ—Ś•Ś ŚąÖ·ŚœÖŸŚ™ÖŽŚ©Ö°Ś‚ŚšÖžŚÖ”ÖœŚœŚƒ

wə·ham·maáč­Â·áč­Ăźm ‘a·qal·qal·lĆÂ·w·áčŻÄm yĆÂ·w·lß·បĂȘm yĆÂ·w·lß·បĂȘm Yah·weh ’eáčŻ-pĆÂ·â€™ÄƒÂ·lĂȘ hā·’ā·wen lĆÂ·wm ‘al-yiƛ·rā·’ĂȘl

Traduction Louis Segond : Mais ceux qui s’engagent dans des voies dĂ©tournĂ©es, Que l’Eternel les dĂ©truise avec ceux qui font le mal! Que la paix soit sur IsraĂ«l!

Psaume 125 : 5, Bible.

Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Űą ŰŁÙŽÙ†ŰČَلْنَٰهُ Ù‚ÙŰ±Ù’ŰĄÙŽÙ°Ù†Ù‹Ű§ ŰčÙŽŰ±ÙŽŰšÙÙŠÙ‹Ù‘Û­Ű§ لَّŰčَلَّكُمْ ŰȘَŰčْقِلُونَ

‘Innā ‘Anzalnāhu Qur’ānāan `ArabÄ«yāan La`allakum Ta`qilĆ«na 

Vraiment, Nous l’avons fait descendre dans l’instant en tant que Qur’ ñn arabe.

Puissiez-vous faire le lien !

Sourate 12, ÙŠÙˆŰłÙ / YĂ»suf / Joseph, verset 2, page 235, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Vous trouverez au sein du corpus coranique cette racine trilitĂšre √L / lam / ل-Q / ឳāf /ق-  / Êżayn / ﻉ (lire de droite Ă  gauche) quarante-neuf fois formant le verbe Űčَقَلَ / Êżaqala avec l’acception de faire le lien, de comprendre, d’ĂȘtre raisonnable. Au sens propre et premier, cette racine lexicale √L / lam / ل-Q / ឳāf /ق-  / Êżayn / ﻉ (lire de droite Ă  gauche) exprime l’action de lier, d’attacher avec une corde. C’est Ă  partir de cette racine lexicale √L / lam / ل-Q / ឳāf /ق-  / Êżayn / ﻉ (lire de droite Ă  gauche) qu’est issu le nominatif ( Űčَقْل / Êżaql – pluriel : Űčُقُول / ÊżuqĆ«l ) de l’arabe, fort usitĂ© dans la plupart des langues d’Afrique noire, traduit en langue française par intelligence ou comprĂ©hension ou raison, bon jugement, sagesse. La racine est prĂ©sente dans une autre langue sĂ©mitique qu’est l’hĂ©breu : L / lamĂšd / ڜ-Q / Qoph / ڧ - / ÊżAyin /Śą (lire de droite Ă  gauche) forgeant en hĂ©breu le vocable verbal ŚąÖžŚ§Ö·Śœ / ‘aqal voulant dire plier, tordre, courber, ĂȘtre tordu, dĂ©formĂ©, avoir subi une dĂ©formation. De mĂȘme dans la mĂȘme langue nous avons les vocables adjectival et nominal issus de la mĂȘme racine que sont respectivement ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖ°Ś§ÖžŚœ / ‘aqalqal pour dire ce qui est « dĂ©tournĂ© », « tordu », « tortueux » ou « qui s’enroule » et ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖžÖŒŚȘŚ•Ö覟 / ‘aqallathown avec le sens de tordu, de tortueux. Cette racine lexicale bien que commune Ă  ces deux langues sĂ©mitiques, est absente primitivement dans une langue proto-sĂ©mitique comme l’akkadien.

Il nous faudra remonter une fois de plus aux Ă©crits les plus anciens des premiers habitants de la vallĂ©e du Nil, 𓆎𓅓𓏏𓊖 (kmt), la terre noire, chez les anciens Ă©gyptiens, pour attester des premiĂšres traces Ă©crites de cette racine lexicale, car c’est en Ă©criture hiĂ©roglyphique dans l’antichambre et le couloir de la derniĂšre demeure tombale du pharaon Ounas, qu’elle apparaĂźt gravĂ©e il y a 4500 ans, pour la premiĂšre fois. C’est avec le nom dĂ©signant la corde en chanvre qu’elle s’y trouve gravĂ©e en Ă©criture hiĂ©roglyphique : 𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭 𓍱 đ“€ (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql /āql / Ăąqa), autre variante d’écriture 𓂝𓈎𓄿 𓍱 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql /āql / Ăąqa) : nom dĂ©signant en ancien Ă©gyptien une corde ou un cordage. Voici les passages dans les Textes de la Pyramide d’Ounas, ceux de l’antichambre et du couloir oĂč figure cette racine lexicale dans l’un des mots les plus archaĂŻques de la langue des pharaons d’Égypte, ici translitĂ©rĂ© et qu’en Ă©criture hiĂ©roglyphique s’écrivait ainsi, 𓂝 / Â- 𓈎 / ážł-Q / 𓄿 / L-R-A ( 𓍱 : corde. DĂ©terminatif de corde, de nouer, d’encercler, de trainer) : 

W p(j) nb  áž„tp.t áčŻs(w)Êżq3 

Ledit Ounas est un possesseur de provisions d’offrandes qui a nouĂ© la corde -Ăąqa

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/A/E sup, colonne 13, spruch {273}, paragraphe 399 c, pp. 146-147, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.

jw áčŻs~n W Êżq3.w

ĆĄmĆĄm.t

sm3s~n W p.wt sឫm(w) W m t3.w

rs(y).w mងty.w

jm(y).w-b3áž„ náčŻr

Ounas a tressé les cordes de chanvre

(et) Ounas a liĂ© les cieux (de sorte) qu’Ounas ait pouvoir sur les terres mĂ©ridionales (et) septentrionales

Primordiales du dieu

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide d’Ounas, textes du couloir, localisation W/C post /E sup, colonne 10, 11, 12, spruch {319}, paragraphes 514 a, b, c, pp. 186-187, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

Il faut se rappeler Ă  l’esprit que le signe hiĂ©roglyphique du Vautour percnoptĂšre ici 𓄿 couvre les phonĂšmes sĂ©mitiques,  ڜ /lamed, Śš / resh et  ڐ/ Aleph de l’hĂ©breu et ل / Lam, ۱ / rāʟ et ۧ /Alif de l’arabe et lire le mot « Êżq3  » oĂč l’hiĂ©roglyphe du Vautour percnoptĂšre, translittĂ©rĂ© par ce signe 3, occupe la place du troisiĂšme radical, comme Ăąql.  Dans les rĂ©fĂ©rences que nous avons donnĂ©es ci-dessus le traducteur nous donne Ă  le lire comme Ăąqa , optant pour la valeur A, le plus souvent communĂ©ment assignĂ©e Ă  ce signe hiĂ©roglyphique 𓄿 de l’ancien Ă©gyptien qui ne se rĂ©duit uniquement pas dans sa correspondance phonĂ©tique Ă  l’Aleph / ڐ de l’hĂ©breu ou l’Alif / ۧ de l’arabe.

Cette racine lexicale 𓂝 /  – 𓈎 / ážł-Q / 𓄿 / L-R-A (lire de gauche Ă  droite) figure de mĂȘme dans les Textes de la Pyramide de TĂ©ti, successeur du Pharaon Ounas, au sein des Ă©crits gravĂ©s dans son antichambre tombale, servant Ă  nommer un cordage : 

T pw nb  nb  áž„tp.t áčŻs(w) ÊżqȜ

C’est le ledit TĂ©ti, possesseur d’offrandes, qui a nouĂ© le cordage,

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes de l’antichambre, localisation T/A/W , colonne 7, 8, spruch {254}, paragraphe 288 a,b, pp. 294-295, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009. 

Ce nom de la corde en ancien Ă©gyptien gravĂ© il y a quatre mille cinq cents ans dans l’antichambre tombale du pharaon de la cinquiĂšme dynastie de l’Ancien empire, Ounas, est le mĂȘme vocable que l’on retrouve au sein de la lange arabe :  ŰčÙÙ‚ÙŽŰ§Ù„ / Êżiqāl – pluriel- : Űčُقُل / Êżuqul)  qui dĂ©signe la corde pour tenir quelque chose en place, pour entraver par exemple les pattes d’un chameau. ŰčÙÙ‚ÙŽŰ§Ù„ / Êżiqāl  signifiant lien, entrave. La racine lexicale de l’ancien Ă©gyptien 𓂝 /  – 𓈎 / ážł-Q / 𓄿 / L-R-A (lire de droite Ă  gauche) sous sa forme verbale qu’était 𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭𓏜 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql) munie du dĂ©terminatif figurant deux doigts verticaux 𓂭 𓂭  (la prĂ©cision, l’exactitude) et celui symbolisant des notions abstraites 𓏜  (dĂ©terminatif de ciseau, d’écriture), renvoyait Ă  l’action de rendre sans anomalie, de redresser, d’ajuster, de rectifier, de corriger une faute, d’appliquer correctement une rĂšgle de conduite, de pratiquer en somme la MaĂąt (la vĂ©ritĂ©, la rectitude, l’exactitude, la droiture). Et en tant que servant d’adjectif, arborait le sens de ce qui est exact, Ă©quitable, prĂ©cis, loyal. Ces actions s’exerçant sur les plans matĂ©riel, physique ou intellectuel et spirituel. Et comme nom, 𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭𓏜 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql) dĂ©signait ce qui relevait de la rectitude, de la droiture, de la franchise et de la loyautĂ© sur les plans moral ou spirituel.

Ces mots ou expressions en Ă©gyptien pharaonique 𓂝𓈎𓄿  𓇌𓏏𓂭𓂭𓏛 (lire ÊżážłÈœyt / Ăąqly.t – nom – : Ă©quilibre, droiture, stabilitĂ©),  ÊżážłÈœ- Ă­b / Ăąqel ib (rectitude de l’esprit, de la pensĂ©e, du coeur), sip ÊżážłÈœÈœ / sip Êżqll / sip Ăąqelel (avoir la maitrise de soi) qui renvoient aux qualitĂ©s liĂ©es Ă  l’esprit d’un humain rĂ©flĂ©chi, sensĂ©, raisonnable, Ă  la sagesse et au sage rejoignent sĂ©mantiquement ceux que portent les vocables en arabe :  ŰčŰ§Ù‚ÙÙ„ /  ÊżÄqil (qui est sage, raisonnable, sensĂ©, judicieux, rĂ©flĂ©chi, prudent) ou Űčَقِلَ / Êżaqila (ĂȘtre sage) ou (ŰȘَŰčَقُّل  / taÊżaqqul (sagesse).

Quelques rĂ©fĂ©rences extraites de corpus textuels de l’Égypte pharaonique oĂč nous rencontrons ces valeurs sĂ©mantiques que cette racine lexicale de l’égyptien ancien avec des adjonctions diffĂ©rentes de dĂ©terminatifs est chargĂ©e positivement d’exprimer car en aucun cas dans ses emplois par les anciens Ă©gyptiens elle n’implique de connotations d’ordre nĂ©gatif comme plus tard on la retrouvera en exprimer dans la langue hĂ©braĂŻque au sein de la Bible ou dans la langue arabe qui en use dans certaines de ses formes verbales, nominales ou adjectivales mais en dehors du lexique coranique oĂč elle ne revient en charge que pour signifier la capacitĂ© Ă  faire le lien par l’esprit, Ă  utiliser le concours de l’opĂ©ration intellectuelle : 

Exactitude, droiture : 

sតmyw áž„r áž«np Ă­áčŻ.f sĂ­3ty pw n mdt m Êżážł3.s áž„r

les juges volent. Et celui qui devrait emprisonner l’homme qui triche avec l’exactitude de la parole est en train [
]

Le Conte du Paysan Éloquent B1-130, DeuxiĂšme supplique, page 45, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

nw áž„r  Ă­rt nwdwÊżážł3 ky áž„r ឫȜbb

la faiblesse est en train de commettre des entorses ? La droiture de l’un devient sinueuse

Le Conte du Paysan Éloquent B1-138, DeuxiĂšme supplique, page 45, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

Êżážł3 ns.k Ă­m.k tnmw t3mw

Puisse ta langue ĂȘtre loyale ! Puisses-tu ne pas suivre la mauvaise piste

Le Conte du Paysan Éloquent B1-162, DeuxiĂšme supplique, page 49, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

La droiture du pays / Êżážł3yt nt t3 :

áž„3.k r.k nfrytÊżážł3yt nt t3

Ă  ne pas couler Ă  cause de la  corde du gouvernail ! La  droiture du pays,

Le Conte du Paysan Éloquent B1-189, TroisiĂšme supplique, page 53, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

Loyal, loyautĂ© : 

áș–nty ត3(w) nb hmt Êżážł3y

Un passeur qui fait traverser n’importe qui, (pourvu qu’il) paye, un (homme) loyal

Êżážł3.f fdážłw mk tw m áž„ry ĆĄnÊżw

dont la loyautĂ© n’est que partielle ! Te voici (devenu) comme un responsable de magasin

Le Conte du Paysan Éloquent B1-203, 204, TroisiĂšme supplique, page 55, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

ÉgalitĂ© :

wgyt ĆĄwt mÊżážł3

(ĂŽ) mĂąchoire exempte d’égalitĂ© !

Le Conte du Paysan Éloquent B1-284, CinquiĂšme supplique, page 69, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

Ă­w h3w.k m nwdw Êżážł3 n bw-nbw

et tes affaires sont (pleines) d’entorses Ă  la loyautĂ© pour tout un chacun, 

Le Conte du Paysan Éloquent B1-293, CinquiĂšme supplique, page 69, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e  de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

Le vocable verbal en arabe (Űčَقَلَ / Êżaqala – يَŰčْقِلُ / yaÊżqilu ) ayant pour signification l’action d’attacher avec une corde, d’entraver un animal comme les bĂ©douins le font avec leurs chameaux pour qu’ils restent sagement sur place au lieu de prendre la clĂ© des sables, d’errer par-ci par lĂ , de se perdre, n’a-t-il certainement pas Ă©tĂ© Ă©tendu ensuite au sens figurĂ© au cas de l’humain ? Les contraintes, les prescriptions et proscriptions et autres interdits d’ordre moral et lĂ©gal Ă©tant perçus sans doute comme entraves, comme moyens de coercition des dĂ©sirs et des passions humains pour en conjurer les dĂ©-chaĂźnements, les excĂšs, les dĂ©-mesures, afin de les maĂźtriser justement, de rendre l’animal humain plus raisonnable, plus rĂ©flĂ©chi et sage?

Le nom verbal de Űčَقَلَ / Êżaqala (l’action de lier, d’attacher) qu’est Űčَقْل Êżaql – pluriel : Űčُقُول / ÊżuqĆ«l et qu’on traduit communĂ©ment en français par intelligence, comprĂ©hension ( acte de prendre, de saisir-prehensio- avec-cum- ensemble par l’esprit ), bon jugement, sagesse, Ă©voque les opĂ©rations mentales accomplies par l’esprit qui perçoit, qui raisonne en Ă©tablissant entre des choses, des faits ou des idĂ©es des liens nĂ©cessaires. Le Űčَقْل Êżaql est l’aptitude d’établir des liens nĂ©cessaires entre des choses, des faits, des formes, des idĂ©es en vue de la comprĂ©hension, de la connaissance.

On donne comme Ă©tymologie au mot en français intelligence comme venant lui du latin intellegentia, terme dĂ©rivĂ© dans la mĂȘme langue de intellego avec le prĂ©fixe inter (entre, parmi) et le radical lego (cueillir, choisir), ce qui veut dire choisir entre plusieurs donnĂ©es. Mais ce radical lego en latin peut aussi renvoyer entre autres sens (pas que seulement Ă  l’action d’amasser, d’assembler, de recueillir ) Ă  l’action de tirer vers soi, de hĂąler, de tirer en pliant, d’enrouler comme on le fait par exemple avec un cordage pour remorquer, amarrer un bateau pour le dĂ©placer ou le maintenir sur place. Le verbe en latin legƍ Ă©tait usitĂ© dans ce sens dans le registre du langage maritime en l’occurrence (le vocable ancien Ă©gyptien 𓂝𓈎𓄿 𓍱 – lire ÊżážłÈœ / Êżql /Ăąql / Ăąqa), dĂ©signe lui aussi le filin, le cordage : amarres, drisses, grelins
). Il est employĂ© par exemple dans ce sens autant dans les Textes des Pyramides que dans d’autres anciens corpus de l’Égypte pharaonique en lien avec les prĂ©paratifs et la navigation de la Barque solaire, celle du dieu RĂȘ :

j~n=j jm

gm~n(=j) ÊżqȜ swȜ(=w)

Si je suis venu lĂ ,

c’est que (j’) ai trouvĂ© le cordage cassĂ©

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, Tome 1, CTII, Spell [144] (support du texte : papyrus P.Gard.II ) page 178, section c, d. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 338-339. Éditions du Rocher, 2004.

nn áčŻs(w)=áčŻn ÊżqȜ.w

nn smȜ(w)=áčŻn máș–n.wt

vous ne nouerez plus les amarres

(et) vous ne préparez plus les bacs !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, Tome 1, CTII, Spell [146] (support du texte : sarcophage B1C ) page 191, section a,c. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 344-345. Éditions du Rocher, 2004.

Ȝmj-kȜ=t(w) t ងត

swត-kȜ=t(w) jwÊżw r nm.t-náčŻr

áčŻs-kȜ=t(w) ÊżqȜ.w

smȜ-kȜ =t(w) máș–n.wt

sqd-kȜ =t(w) wjȜ pw n RÊż jn js.ty jptw.ty n(y).t Jáž«mw-sk.w Jáž«m.w-wrត.w

On préparera le pain blanc,

on livrera du jarret Ă  la salle d’exĂ©cution divine, 

on nouera les cordages

on préparera des bacs

(et) cette barque de RĂȘ sera convoyĂ©e par ces deux Ă©quipages des Étoiles Indestructibles (et) des Étoiles Infatigables. 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT II, Spell [146] (suite 2 et fin) (support du texte : sarcophage B1C), page 197, 198, section d, a, b .TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 346-347. Éditions du Rocher, 2004.

Ăž áčŻs(=w)ÊżqȜ.w n(y.w) RÊż m p.t

smȜ=f tȜ r jmn.t nfr.t

Ăž áčŻs(=w)ÊżqȜ.w=j m p.t mj RÊż

smȜ (w)(=j) tȜ r <jmn.t> nfr.t

(De mĂȘme que) les cordages de RĂȘ sont attachĂ©s dans le ciel 

(à chaque fois qu’)il aborde vers le Bel Occident,

(de mĂȘme) mes cordages sont attachĂ©s dans le ciel comme (ceux de) RĂȘ

pour que (je) puisse aborder vers le Bel <Occident>. 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT III, Spell [188] et (suite) (support du texte : sarcophage B9C), page 95, section b,c,d,e .TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 462, 463, 464, 465. Éditions du Rocher, 2004.

Dans la Bible hĂ©braĂŻque nous comptons trĂšs peu la prĂ©sence de cette racine ڜ-lamĂšd-ڧ-qoph-ayin-Śą. On ne la trouve employĂ©e que quatre fois par le scribe qui en use nĂ©gativement en lien sĂ©mantique avec ce qui a subi une dĂ©formation, qui a Ă©tĂ© dĂ©formĂ©, qui est tordu. Ici pour le jugement non fondĂ© sur l’équitĂ©, non conforme Ă  l’équitĂ©, le 𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭𓏜 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql) des anciens Ă©gyptiens :

ŚąÖ·ŚœÖŸŚ›Ö”ÖŒŚŸÖ™ ŚȘÖžÖŒŚ€ÖŁŚ•ÖŒŚ’ ŚȘÖčÖŒŚ•ŚšÖžÖ”Ś” Ś•Ö°ŚœÖčÖœŚÖŸŚ™Ö”ŚŠÖ”Ö„Ś ŚœÖžŚ Ö¶Ö–ŚŠÖ·Ś— ŚžÖŽŚ©Ö°ŚŚ€ÖžÖŒÖ‘Ś˜ Ś›ÖŽÖŒÖ€Ś™ ŚšÖžŚ©ÖžŚŚąÖ™ ŚžÖ·Ś›Ö°ŚȘÖŽÖŒÖŁŚ™Śš ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·ŚŠÖ·ÖŒŚ“ÖŽÖŒÖ”Ś™Ś§ ŚąÖ·ŚœÖŸŚ›Ö”ÖŒÖ›ŚŸ Ś™Ö”ŚŠÖ”Ö„Ś ŚžÖŽŚ©Ö°ŚŚ€ÖžÖŒÖ–Ś˜ ŚžÖ°ŚąÖ»Ś§ÖžÖŒÖœŚœŚƒ

‘al-kĂȘn áčŻÄÂ·pÌ„Ć«ážĄ tĆÂ·w·rāh wə·lƍ yĂȘ·áčŁĂȘ lā·ne·áčŁaáž„ miƥ·pāáč­ kĂź-rā·ƥā’ maប·tĂźr ’ĂȘáčŻ haáčŁÂ·áčŁad·dĂźq ‘al-kĂȘn yĂȘ·áčŁĂȘ miƥ·pāáč­ mə·’uq·qāl 

Traduction Louis Segond : Aussi la loi n’a point de vie, La justice n’a point de force; Car le mĂ©chant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques.

Habacuc 1 : 4, Bible.

Pour un chemin qui n’est pas direct, en ligne droite, qui n’est pas sans dĂ©tour, qui est tordu, tortueux (ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖžÖŒŚȘŚ•Ö覟/‘aqallathown), le contraire de la signification induite de  l’𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭𓏜 (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql /Ăąql/ Ăąqa) de l’ancien Ă©gyptien :

Ś‘ÖŽÖŒŚ™ŚžÖ”ÖžŚ™ Ś©Ö·ŚŚžÖ°Ś’Ö·ÖŒÖ€Śš Ś‘Ö¶ÖŒŚŸÖŸŚąÖČŚ ÖžŚȘ֙ Ś‘ÖŽÖŒŚ™ŚžÖ”ÖŁŚ™ Ś™ÖžŚąÖ”Ö”Śœ Ś—ÖžŚ“Ö°ŚœÖ–Ś•ÖŒ ŚÖłŚšÖžŚ—ÖčÖ‘Ś•ŚȘ ڕְڔÖčŚœÖ°Ś›Ö”ÖŁŚ™ Ś Ö°ŚȘÖŽŚ™Ś‘Öč֔ڕŚȘ Ś™Ö”ŚœÖ°Ś›Ö•Ś•ÖŒ ŚÖłŚšÖžŚ—ÖčÖ–Ś•ŚȘ ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖ°Ś§Ö·ŚœÖčÖŒÖœŚ•ŚȘڃ

bß·mĂȘ ĆĄam·gar bĂȘn-‘ă·nāáčŻ bß·mĂȘ yā·‘ĂȘl ងā·តə·lĆ« ’o·rÄÂ·áž„ĆÂ·wáčŻ wə·hĆÂ·lə·បĂȘ nə·áčŻĂźÂ·áž‡ĆÂ·wáčŻ yĂȘ·lə·បƫ ’o·rÄÂ·áž„ĆÂ·wáčŻ â€˜ÄƒÂ·qal·qal·lĆÂ·wáčŻ

Traduction Louis Segond : Au temps de Schamgar, fils d’Anath, Au temps de JaĂ«l, les routes Ă©taient abandonnĂ©es, Et ceux qui voyageaient prenaient des chemins dĂ©tournĂ©s.

Juges 5 : 6 , Bible.

Qui fait des tours et des dĂ©tours, qui s’enroule comme cela se fait avec une corde 𓂝𓈎𓄿 𓂭 𓂭 𓍱 đ“€ (lire  ÊżážłÈœ /  Êżql / Ăąql / Ăąqa), ici le LĂ©viathan, de forme reptilienne, un rampant. Fourbe, perfide, rusĂ©, retors. À la fois Ă©voquant un crocodile, rappelant celui du Nil, une rĂ©miniscence de l’ancienne Égypte ? ( ŚȘÖŽÖŒŚžÖ°Ś©ÖčŚÖŁŚšÖ° ŚœÖŽŚ•Ö°Ś™ÖžŚȘÖžÖŁŚŸ Ś‘Ö°ÖŒŚ—Ö·Ś›ÖžÖŒÖ‘Ś” Ś•ÖŒÖŚ‘Ö°Ś—Ö¶Ö—Ś‘Ö¶Śœ ŚȘÖ·ÖŒŚ©Ö°ŚŚ§ÖŽÖ„Ś™ŚąÖ· ڜְکÖčŚŚ ÖčÖœŚ•Śƒ / timÂ·ĆĄĆáž” liw·yā·áčŻÄn bə·ងak·kāh ƫ·ជə·ងe·ជel taƥ·qß·a’ lÉ™Â·ĆĄĆÂ·nƍw / Traduction Louis Segond : Prendras-tu le crocodile Ă  l’hameçon? Saisiras-tu sa langue avec une corde?) ou ici un serpent ou ailleurs un dragon (se rĂ©fĂ©rer Ă  d’autres passages bibliques l’évoquant) ? Personnifiant ou symbolisant le Mal, le Chaos, le cataclysme qui frapperait, anĂ©antirait le monde : 

Ś‘Ö·ÖŒŚ™ÖčÖŒÖŁŚ•Ś Ś”Ö·Ś”ÖĄŚ•ÖŒŚ Ś™ÖŽŚ€Ö°Ś§ÖčÖŁŚ“ Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžŚ”Ö© Ś‘Ö°ÖŒŚ—Ö·ŚšÖ°Ś‘ÖčÖšŚ• Ś”Ö·Ś§ÖžÖŒŚ©ÖžŚÖœŚ” Ś•Ö°Ś”Ö·Ś’Ö°ÖŒŚ“ÖčŚ•ŚœÖžÖŁŚ” Ś•Ö°Ś”Ö·ÖœŚ—ÖČŚ–ÖžŚ§ÖžÖ—Ś” ŚąÖ·Ö€Śœ ŚœÖŽŚ•Ö°Ś™ÖžŚȘÖžŚŸÖ™ Ś ÖžŚ—ÖžÖŁŚ©Ś Ś‘ÖžÖŒŚšÖŽÖ”Ś—Ö· Ś•Ö°ŚąÖ·ŚœÖ™ ŚœÖŽŚ•Ö°Ś™ÖžŚȘÖžÖ”ŚŸ Ś ÖžŚ—ÖžÖ–Ś©Ś ŚąÖČŚ§Ö·ŚœÖžÖŒŚȘÖčÖ‘Ś•ŚŸŚ•Ö°Ś”ÖžŚšÖ·Ö„Ś’ ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·ŚȘÖ·ÖŒŚ ÖŽÖŒÖ–Ś™ŚŸ ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ„Śš Ś‘Ö·ÖŒŚ™ÖžÖŒÖœŚŚƒ ŚĄ

bay·yĆÂ·wm ha·hĆ« yip̄·qƍᾏ Yah·weh bə·ងarÂ·áž‡Ćw haq·qā·ƥāh wə·hag·gÉ™Â·ážĆÂ·w·lāh ‘al-liw·yā·áčŻÄn nā·ងāƥ bā·rß·aáž„ wə·’al liw·yā·áčŻÄn nā·ងāƥ ‘ă·qal·lā·áčŻĆÂ·wn wə·hā·raឥ ’ĂȘáčŻ hat·tan·nĂźn â€™ÄƒÂ·ĆĄer bay·yām s

Traduction Louis Segond : En ce jour, l’Eternel frappera de sa dure, grande et forte Ă©pĂ©e le 

Léviathan, serpent fuyard, le Léviathan, serpent tortueux ; Et il tuera le monstre qui est dans la mer.

EsaĂŻe 27 : 1 , Bible.

Au sein du Livre sacrĂ© de l’Islam la racine L / lam / ل-Q / ឳāf /ق- Ā / Êżayn / ﻉ (lire de droite Ă  gauche) est dĂ©nombrable quarante-neuf fois sous la forme I du verbe  Êżaqalu (Űčَقَلُ) . La plupart des traducteurs dans des langues occidentales en l’occurrence en langue française rendent par raisonner, comprendre ce qui en rĂ©alitĂ© devrait ĂȘtre traduisible par l’action de faire le lien, de saisir par l’esprit de nouer des idĂ©es, des formes, des faits, des choses entre eux en vue d’en tirer connaissance et comprĂ©hension. Nous avons eu une fois de plus Ă  avoir recours aux traductions de M. Maurice Gloton. Quelques rĂ©fĂ©rences sĂ©lectionnĂ©es au sein du corpus coranique oĂč figure cette racine L / lam / ل-Q / ឳāf /ق- Ā / Êżayn / ﻉ (lire de droite Ă  gauche) dont l’origine remonte jusqu’à l’égyptien ancien 𓂝𓈎𓄿 𓍱 ( ÊżážłÈœ / Êżql / Ăąql / Ăąqa) dont les traces ont Ă©tĂ© gravĂ©es il y a 4500 ans dans la Pyramide d’Ounas : 

Faire le lien : 

ŰŁÙŽŰȘÙŽŰŁÙ’Ù…ÙŰ±ÙÙˆÙ†ÙŽ Ù±Ù„Ù†ÙŽÙ‘Ű§ŰłÙŽ ŰšÙÙ±Ù„Ù’ŰšÙŰ±ÙÙ‘ وَŰȘÙŽÙ†ŰłÙŽÙˆÙ’Ù†ÙŽ ŰŁÙŽÙ†ÙÙŰłÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙ†ŰȘُمْ ŰȘَŰȘْلُونَ ٱلْكِŰȘÙŽÙ°ŰšÙŽ  ۚ ŰŁÙŽÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰȘَŰčْقِلُونَ 

‘Ata’murĆ«na An-Nāsa Bil-Birri Wa Tansawna ‘Anfusakum Wa ‘Antum TatlĆ«na Al-Kitāba ‘Afalā Ta`qilĆ«na 

Ordonneriez-vous aux humains la vertu fonciĂšre alors que vous, vous oubliez vos propres Ăąmes. Pourtant  vous, vous transmettez l’Écriture? 

Alors, ne faites vous pas le lien ?

Sourate 2 Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© /AL-BAQARA/ La Vache, verset 44, page 7, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe-Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Ű„ÙŰ°ÙŽŰ§ Ù„ÙŽÙ‚ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙŽÙ†ÙŽÙ‘Ű§ ÙˆÙŽŰ„ÙŰ°ÙŽŰ§ ŰźÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰšÙŽŰčÙ’Ű¶ÙÙ‡ÙÙ…Ù’ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰Ù° ŰšÙŽŰčÙ’Ű¶ÙÛą Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰŁÙŽŰȘÙŰ­ÙŽŰŻÙÙ‘Ű«ÙÙˆÙ†ÙŽÙ‡ÙÙ… ŰšÙÙ…ÙŽŰ§ فَŰȘÙŽŰ­ÙŽ ٱللَّهُ Űčَلَيْكُمْ Ù„ÙÙŠÙŰ­ÙŽŰąŰŹÙÙ‘ÙˆÙƒÙÙ… ŰšÙÙ‡ÙÛŠ ŰčÙÙ†ŰŻÙŽ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ÙƒÙÙ…Ù’  ۚ ŰŁÙŽÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰȘَŰčْقِلُونَ 

Wa ‘Idhā LaqĆ« Al-LadhÄ«na ‘ĀmanĆ« QālĆ« ‘Āmannā Wa ‘Idhā Khalā Ba`đuhum ‘IlĂĄ Ba`đin QālĆ« ‘AtuÄ„addithĆ«nahum Bimā FataÄ„a Allāhu `Alaykum LiyuĄājjĆ«kum Bihi `Inda Rabbikum ‘Afalā Ta`qilĆ«na 

Et lorsqu’ils rencontrĂšrent ceux qui ont mis en oeuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ©, ils dirent : «  Nous avons mis en oeuvre le dĂ©pĂŽt confiĂ© !  »

Et lorsqu’ils se retirĂšrent entre eux, ils dirent : «  Allez-vous les entretenir de ce Ă  quoi AllĂąh vous a donnĂ© accĂšs  afin qu’ils en tirent argument contre vous auprĂšs de votre Enseigneur?  »

Alors, ne faites-vous pas le lien ?

Sourate 2 Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© /AL-BAQARA/ La Vache, verset 76, page 11, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰ„ÙŰ°ÙŽŰ§ قِيلَ لَهُمُ Ù±ŰȘÙŽÙ‘ŰšÙŰčÙÙˆŰ§ÛŸ Ù…ÙŽŰą ŰŁÙŽÙ†ŰČَلَ ٱللَّهُ Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆŰ§ÛŸ ŰšÙŽÙ„Ù’ نَŰȘÙŽÙ‘ŰšÙŰčُ Ù…ÙŽŰą ŰŁÙŽÙ„Ù’ÙÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽŰ§ Űčَلَيْهِ ŰĄÙŽŰ§ŰšÙŽŰąŰĄÙŽÙ†ÙŽŰą  ۗ ŰŁÙŽÙˆÙŽÙ„ÙŽÙˆÙ’ ÙƒÙŽŰ§Ù†ÙŽ ŰĄÙŽŰ§ŰšÙŽŰąŰ€ÙÙ‡ÙÙ…Ù’ Ù„ÙŽŰ§ÙŠÙŽŰčْقِلُونَ ŰŽÙŽÙŠÙ’Ù€Ù‹Û­Ù”Ű§ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ يَهْŰȘÙŽŰŻÙÙˆÙ†ÙŽ

Wa ‘Idhā QÄ«la Lahum Attabi`Ć« Mā ‘Anzala Allāhu QālĆ« Bal Nattabi`u Mā ‘Alfaynā `Alayhi ‘Ābā’anā ‘Awalaw Kāna ‘Ābā’uuhum Lā Ya`qilĆ«na Shay’āan Wa Lā YahtadĆ«na 

Or, lorsqu’on leur dit : «  Suivez ce qu’allĂąt a fait descendre.  » Ils dirent : «  Non point ! Nous suivons ce que nous avons trouvĂ© chez nos pĂšres !  » Et si leurs pĂšres n’avaient en rien fait le lien et ne s’étaient pas laissĂ©s guider ?

Sourate 2 Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© /AL-BAQARA/ La Vache, verset 170,  page 26, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙƒÙŽŰ°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ ÙŠÙŰšÙŽÙŠÙÙ‘Ù†Ù ٱللَّهُ لَكُمْ ŰĄÙŽŰ§ÙŠÙŽÙ°ŰȘِهِۊ لَŰčَلَّكُمْ ŰȘَŰčْقِلُونَ 

Kadhālika Yubayyinu Allāhu Lakum ‘Āyātihi La`allakum Ta`qilĆ«na 

C’est ainsi qu’Allñh vous rend explicites Ses signes.

Puissiez-vous faire le lien

Sourate  2 Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© /AL-BAQARA/ La Vache, verset 242, page 39,  essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe-Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ Ù±Ù„Ù’Ű­ÙŽÙŠÙŽÙˆÙ°Ű©Ù Ù±Ù„ŰŻÙÙ‘Ù†Ù’ÙŠÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ لَŰčÙŰšÙŒÛ­ وَلَهْوٌۭ  ۖ ÙˆÙŽÙ„ÙŽÙ„ŰŻÙŽÙ‘Ű§Ű±Ù Ù±Ù„Ù’ŰĄÙŽŰ§ŰźÙŰ±ÙŽŰ©Ù ŰźÙŽÙŠÙ’Ű±ÙŒÛ­ Ù„ÙÙ‘Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ يَŰȘَّقُونَ  ۗ ŰŁÙŽÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ŰȘَŰčْقِلُونَ 

Wa Mā Al-Ä€ayāatu Ad-Dunyā ‘Illā La`ibun Wa Lahwun Wa Lalddāru Al-‘Ākhiratu Khayrun LilladhÄ«na YattaqĆ«na ‘Afalā Ta`qilĆ«na

La Vie ici-bas n’est que jeu et distraction alors que certes la Demeure ultime est meilleure pour ceux qui prennent garde.

Alors, ne faites-vous pas le lien?

Sourate 6, Ű§Ù„ŰŁÙ†ŰčŰ§Ù… / AL-ANAM, Les Bestiaux, verset 32, page 131, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ ŰŽÙŽŰ±ÙŽÙ‘ Ù±Ù„ŰŻÙŽÙ‘ÙˆÙŽŰąŰšÙÙ‘ ŰčÙÙ†ŰŻÙŽ ٱللَّهِ Ù±Ù„Ű”ÙÙ‘Ù…ÙÙ‘ Ù±Ù„Ù’ŰšÙÙƒÙ’Ù…Ù Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ Ù„ÙŽŰ§ يَŰčْقِلُونَ 

‘Inna Sharra Ad-Dawābbi `Inda Allāhi Aß-ƞummu Al-Bukmu Al-LadhÄ«na Lā Ya`qilĆ«na 

Vraiment, les pires des ĂȘtres abĂȘtis chez AllĂąh sont les sourds, les muets, qui ne font pas le lien.

Sourate 8, Ű§Ù„ŰŁÙ†ÙŰ§Ù„ /AL-ANFAL/ le Butin, verset 22, page 179,  essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

يَٰقَوْمِ Ù„ÙŽŰą ŰŁÙŽŰłÙ’Ù€ÙŽÙ”Ù„ÙÙƒÙÙ…Ù’ Űčَلَيْهِ ŰŁÙŽŰŹÙ’Ű±Ù‹Ű§  ۖ Ű„ÙÙ†Ù’ ŰŁÙŽŰŹÙ’Ű±ÙÙ‰ÙŽ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ Űčَلَى Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙ‰ ÙÙŽŰ·ÙŽŰ±ÙŽÙ†ÙÙ‰Ù“  ۚ ŰŁÙŽÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰȘَŰčْقِلُونَ 

Yā Qawmi Lā ‘As’alukum `Alayhi ‘Ajrāan ‘In ‘Ajriya ‘Illā `AlĂĄ Al-LadhÄ« FaĆŁaranÄ« ‘Afalā Ta`qilĆ«na 

Ô mes tenants ! Pour cela je ne vous demande aucune rĂ©tribution. Ma seule rĂ©tribution incombe Ă  Celui qui m’a originellement diffĂ©renciĂ©.

Alors, ne faites-vous pas le lien !

Sourate 11, Ù‡ÙˆŰŻ /HĂ»d /HĂ»d , verset 51, page 227,  essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Űą ŰŁÙŽÙ†ŰČَلْنَٰهُ Ù‚ÙŰ±Ù’ŰĄÙŽÙ°Ù†Ù‹Ű§ ŰčÙŽŰ±ÙŽŰšÙÙŠÙ‹Ù‘Û­Ű§ لَّŰčَلَّكُمْŰȘَŰčْقِلُونَ

‘Innā ‘Anzalnāhu Qur’ānāan `ArabÄ«yāan La`allakum Ta`qilĆ«na 

Vraiment, Nous l’avons fait descendre dans l’instant en tant que Qur’ ñn arabe.

Puissiez-vous faire le lien !

Sourate 12, ÙŠÙˆŰłÙ / YĂ»suf / Joseph, verset 2, page 235, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

وَŰȘِلْكَ Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽÙ…Ù’Ű«ÙŽÙ°Ù„Ù Ù†ÙŽŰ¶Ù’Ű±ÙŰšÙÙ‡ÙŽŰ§ Ù„ÙÙ„Ù†ÙŽÙ‘Ű§ŰłÙ  ۖ ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ يَŰčÙ’Ù‚ÙÙ„ÙÙ‡ÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ٱلْŰčَٰلِمُونَ 

Wa Tilka Al-‘Amthālu Nađribuhā Lilnnāsi Wa Mā Ya`qiluhā ‘Illā Al-`ĀlimĆ«na 

Et telles sont les paraboles que Nous proposons aux humains. Or, seuls les savants font le lien entre elles !

Sourate 29, Ű§Ù„ŰčÙ†ÙƒŰšÙˆŰȘ / AL-ANKABUT/ L’ARAIGNÉE, verset 43, page 401, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Comprendre : 

ŰŁÙŽÙÙŽŰȘÙŽŰ·Ù’Ù…ÙŽŰčُونَ ŰŁÙŽÙ† ÙŠÙŰ€Ù’Ù…ÙÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ لَكُمْ ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ’ ÙƒÙŽŰ§Ù†ÙŽ ÙÙŽŰ±ÙÙŠÙ‚ÙŒÛ­ مِّنْهُمْ ÙŠÙŽŰłÙ’Ù…ÙŽŰčُونَ كَلَٰمَ ٱللَّهِ Ű«ÙÙ…ÙŽÙ‘ ÙŠÙŰ­ÙŽŰ±ÙÙ‘ÙÙÙˆÙ†ÙŽÙ‡ÙÛ„ Ù…ÙÙ†Ûą ŰšÙŽŰčÙ’ŰŻÙ Ù…ÙŽŰ§Űčَقَلُوهُ وَهُمْ يَŰčْلَمُونَ 

‘AfataĆŁma`Ć«na ‘An Yu’uminĆ« Lakum Wa Qad Kāna FarÄ«qun Minhum Yasma`Ć«na Kalāma Allāhi Thumma YuÄ„arrifĆ«nahu Min Ba`di Mā `AqalĆ«hu Wa Hum Ya`lamĆ«na 

DĂ©sirez-vous alors ardemment qu’ils mettent en oeuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ© en accord avec vous, tandis que certains d’entre eux ont certes entendu la parole d’AllĂąh, puis  continuent Ă  l’altĂ©rer sciemment aprĂšs l’avoir compris ?

Sourate 2 Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© /AL-BAQARA/ La Vache, verset 75, page 11, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰŁÙŽÙÙŽÙ„ÙŽÙ…Ù’ ÙŠÙŽŰłÙÙŠŰ±ÙÙˆŰ§ÛŸ فِى Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù فَŰȘَكُونَ لَهُمْ Ù‚ÙÙ„ÙÙˆŰšÙŒÛ­ يَŰčْقِلُونَ ŰšÙÙ‡ÙŽŰą ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰĄÙŽŰ§Ű°ÙŽŰ§Ù†ÙŒÛ­ ÙŠÙŽŰłÙ’Ù…ÙŽŰčُونَ ŰšÙÙ‡ÙŽŰ§  ۖ ÙÙŽŰ„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙŽŰ§ Ù„ÙŽŰ§ ŰȘَŰčْمَى Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰšÙ’Ű”ÙŽÙ°Ű±Ù وَلَٰكِن ŰȘَŰčْمَى Ù±Ù„Ù’Ù‚ÙÙ„ÙÙˆŰšÙ ٱلَّŰȘِى فِى Ù±Ù„Ű”ÙÙ‘ŰŻÙÙˆŰ±Ù 

‘Afalam YasÄ«rĆ« FÄ« Al-‘Arđi FatakĆ«na Lahum QulĆ«bun Ya`qilĆ«na Bihā ‘Aw ‘Ādhānun Yasma`Ć«na Bihā Fa’innahā Lā Ta`mĂĄ Al-‘Abßāru Wa Lakin Ta`mĂĄ Al-QulĆ«bu AllatÄ« FÄ« Aß-ƞudĆ«ri 

Alors, n’ont-ils pas parcouru la terre avec des coeurs pour comprendre ou des oreilles pour entendre? Ce ne sont certes pas les regards qui sont aveugles, mais sont aveugles les coeurs dans le siùge des souffles.

Sourate 22 , Ű§Ù„Ű­ŰŹ / Al-កajj / La QuĂȘte ( le PĂšlerinage), verset 46, page 337, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Pour le vocable dĂ©signant la corde ou le cordage dans la langue des pharaons d’Égypte nous avons glanĂ© pour vous une somme de rĂ©fĂ©rences dans Les Textes des Pyramides et ceux des Sarcophages du Moyen Empire : 

Corde & Cordage et mouillage :

W p(j) nb áž„tp.t áčŻs(w) Êżq3

Ledit Ounas est un possesseur de provisions d’offrandes qui a nouĂ© la cordeĂąqa

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/A/E sup, colonne 13, spruch {273}, paragraphe 399 c, pp. 146-147, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

jw áčŻs~n WÊżq3.w

ĆĄmĆĄm.t

sm3s~n W p.wt sឫm(w) W m t3.w

rs(y).w mងty.w

jm(y).w-b3áž„ náčŻr

Ounas a tressé les cordes de chanvre

(et) Ounas a liĂ© les cieux (de sorte) qu’Ounas ait pouvoir sur les terres mĂ©ridionales (et) septentrionales

Primordiales du dieu

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide d’Ounas, textes du couloir, localisation W/C post /E sup, colonne 10, 11, 12, spruch {319}, paragraphes 514 a, b, c, pp. 186-187, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

T pw nb  nb  áž„tp.t áčŻs(w)ÊżqȜ

C’est le ledit TĂ©ti, possesseur d’offrandes, qui a nouĂ© le cordage,

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes de l’antichambre, localisation T/A/W , colonne 7, 8, spruch {254}, paragraphe 288 a,b, pp. 294-295, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

dwn(w)=j ÊżqȜ[=j]

smȜ (w)=j máș–n.wt

wតȜ(w)=j m jmn.t p.t

Je veux tendre [mon] cordage

(et) je veux préparer les bacs

(afin) que je puisse traverser depuis l’Ouest du ciel !

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT III, Spell [218](support du texte : sarcophage B5C), page 197, 198, section f,g,a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 526-527, Éditions du Rocher, 2004.

áčŻs(w)=jÊżqȜ

spy(=j) máș–n.t

តȜ ( w )=j ĆĄ.w Ȝឫ.t

Je veux attacher le cordage 

(et) (je) veux calfater le bac 

(afin) que je puisse traverser les lacs de l’horizon, 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT III, Spell [219](support du texte : sarcophage B3L), page 199, section i,j,k. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 528-529, Éditions du Rocher, 2004.

áčŻnw-nw-rȜ pw

gm~n=jÊżqȜ wážÊż(=w) (j)nk áčŻs(w) sw

gm~n=j máș–n.t jw=t(j) (m) máž„=s jnk jn(w) s(y) r tȜ

C’est une mise au point Ă  propos du fait 

que j’ai trouvĂ© la corde coupĂ©e (et que) c’est moi qui l’ai rattachĂ©e,

que j’ai trouvĂ© le bac qui Ă©tait Ă©chouĂ© (dans) son flot (et que) c’est moi qui l’ai ramenĂ© Ă  terre. 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT II, Spell [136] (support du texte : sarcophage B2L), page 163, section d,e,f.TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 318-319. Éditions du Rocher, 2004.

Mouillage :

smȜ~n(=j) máș–n.t

sb~n=j ÊżqȜ.w

j’ai prĂ©parĂ© le bac,

j’ai atteint le mouillage 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 3, CT VII, Spell [875] (support du texte : sarcophage S2Ca), page 81, section i,j.

TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 1890-1891, Éditions du Rocher, 2004.

Se faire des noeuds au cerveau.

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