đŸđđżđ áž„ážłÈ / áž„eqa
Gouverner â le sceptre, la loi, la vĂ©ritĂ©
Du sceptre-héqa pharaonique à la racine ង-q-q du droit sémitique
Ăgyptien pharaonique · Copte · HĂ©breu · Arabe · GuĂšze · AramĂ©en
Sous les auspices de đ đđđ đđđđ (ážáž„wty Ăážłr | Djehouty L’Excellent) ! Ù Ű± ŰĄ
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Introduction â du bĂąton qui gouverne Ă la loi qui est vraie
Il existe, dans la main du pharaon, un objet dont le nom a peut-ĂȘtre irriguĂ© tout le vocabulaire sĂ©mitique du droit et de la vĂ©ritĂ© : le sceptre-hĂ©qa, đŸ, cette houlette Ă l’extrĂ©mitĂ© recourbĂ©e en crosse que le souverain tient serrĂ©e contre sa poitrine. Son nom, đŸđđżđ (áž„ážłÈ / áž„eqa), est aussi le verbe gouverner, rĂ©gner, ĂȘtre le maĂźtre. Tenir la crosse et gouverner sont un seul et mĂȘme mot.
Nous soutiendrons que ce mot est Ă l’origine de la racine sĂ©mitique áž„-q-q â celle qui, en hĂ©breu, dit Ă la fois graver, la loi, le lĂ©gislateur et le sceptre (áž„Äqaq, áž„Ćq, mÉáž„ĆqÄq) ; celle qui, en arabe, dit le vrai, le droit, le juste (áž„aqq, áž„aqÄ«qa) ; celle qui, en guĂšze, dit tout simplement la loi (áž„Ég). Le lien n’est pas fortuit : la loi antique se grave, et celui qui la grave tient le sceptre. Le pharaon porteur de la crosse Ă©tait juge, modĂ©rateur, recteur et lĂ©gislateur â le pĂątre de son peuple.
Nous procĂ©derons dans l’ordre : d’abord le mot Ă©gyptien et l’objet qu’il nomme, puis sa descendance dans chaque langue sĂ©mitique, en appuyant chaque Ă©tape sur les textes â le Livre des Morts pour l’Ăgypte, la Bible hĂ©braĂŻque, le Coran.
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I. Les signes
Le mot s’Ă©crit đŸđđżđ. Le premier signe porte Ă lui seul l’essentiel.
1.1 đŸ â le sceptre-hĂ©qa (ងឳÈ)
C’est un phonogramme trilitĂšre valant áž„ážłÈ : il figure la crosse mĂȘme, la houlette de berger Ă sommet recourbĂ©. Signe et sens coĂŻncident â l’objet du pouvoir et le mot du pouvoir sont un.
1.2 đ â la mĂšche de lin tressĂ© (áž„)
Valeur phonĂ©tique áž„, fricative pharyngale sourde. Correspond au copte Ï© (hori) [h, ħ] et âł (kha) ; Ă l’hĂ©breu Ś (áž„et) â et, dans de rares cas, Śą (Êżayin) ; Ă l’arabe Ű (áž„ÄÊŸ) et Űč (Êżayn). SĂ©mitiques : áș, áž«, áž„, Ë, Êż. Langues MandĂ© : k.
1.3 đ â le flanc de colline (q / ážł)
Occlusive vĂ©laire (ou uvulaire) sourde q / ážł. On la retrouve dans ážłÈ.t (qĂ©l.t : hauteur, Ă©minence) et ážłÈÈ (qĂ©lel : colline, terre haute) â Ă comparer, en bambara (Niger-Congo), avec kĂčlu : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, huppe d’oiseau. Copte âČ [k] et Ï [áž”] ; hĂ©breu ڧ (qof) ; arabe Ù (qÄf). SĂ©mitiques : ážł, k, q, g, ǧ.
1.4 đż â le vautour percnoptĂšre (È)
TranslittĂ©rĂ© È, ce signe valait anciennement la liquide L â valeur plus ancienne que le /a/ retenu par les premiers Ă©gyptologues â, d’oĂč les rĂ©alisations /l/, /r/, /a/. Copte âČ, âČ, âČ, âČ, âȱ ; hĂ©breu Ś (aleph) ; arabe ŰŁ (alif) / ŰĄ (hamza). SĂ©mitiques : Ë, r, l, w, Êż (rare).
1.5 đ / đ â le rouleau de papyrus
DĂ©terminatif des notions abstraites, de l’Ă©crit, du total ; idĂ©ogramme d’Ă©crire. Sa prĂ©sence dans áž„ážłÈ classe le mot du cĂŽtĂ© de ce qui s’Ă©nonce et se prescrit.
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II. Le mot Ă©gyptien â le sceptre et le gouvernement
La famille lexicale de áž„ážłÈ dĂ©ploie, autour d’un seul noyau, l’objet, la fonction et l’homme qui l’exerce.
đŸđđżđ (áž„ážłÈ / áž„eqa) â verbe : gouverner, diriger, rĂ©gner sur, ĂȘtre le maĂźtre de.
đŸđđđ (ងឳÈt / áž„eqat) â nom : autoritĂ©, souverainetĂ©, pouvoir.
đŸđđżđ (áž„ážłÈ / áž„eqa) â nom : dirigeant, souverain, chef.
đŸđđđđ (ងឳÈ-áž„wt / áž„eqa-áž„out) â nom : gouverneur de district.
đŸđđđœ (ងឳÈt / áž„eqat) â nom : le boisseau, mesure de capacitĂ© (â 4,769 dmÂł, soit 1/30 de coudĂ©e cube).
L’objet-source est le sceptre-hĂ©qa : la houlette Ă crosse recourbĂ©e que le pharaon serre sur sa poitrine, souvent associĂ©e au flagellum (le fouet-nekhakha). Ce n’est pas un ornement mais un instrument sĂ©mantique : porter la crosse, c’est gouverner. De lĂ , le nom du sceptre en vient Ă dire « l’action de gouverner, de diriger, de rĂ©gner, d’ĂȘtre le maĂźtre » â et le porteur, le pharaon, devient le pĂątre, le guide et le mĂ©diateur de son peuple, cumulant les fonctions de juge, de modĂ©rateur, de recteur et de lĂ©gislateur.
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III. L’attestation royale â le Livre des Morts
Le sceptre-hĂ©qa đŸ apparaĂźt dans les mains des dieux et des rois justifiĂ©s. Ainsi, au chapitre 182 du Livre des Morts, dĂ©crivant Osiris souverain de l’Occident :
« Le souverain de l’Occident qui a pris possession du ciel en tant que justifiĂ©, Ă la Couronne-atef fermement Ă©tablie, apparu avec la Couronne Blanche, qui a saisi pour lui le sceptre-hĂ©qat (et) le flagellum, Ă la grande puissance, »
Livre des Morts de l’Ăgypte ancienne, chapitre 182, verset 14. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, p. 821, Ă©d. CYBELE, 2009.
Le texte montre le mot Ă l’Ćuvre dans sa double valeur : áž„ážłÈ Â« le souverain » et ងឳÈ.t « le sceptre » qu’il saisit â l’homme et l’objet nouĂ©s dans une mĂȘme racine.
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IV. L’hĂ©ritage copte
Le copte a conservĂ© la racine sous la forme Ï©âČâČ (hak, dialecte sahidique) â adjectif : sobre, modĂ©rĂ©, lĂ©gitime. Le glissement de sens est Ă©loquent : de « celui qui gouverne selon la juste mesure » à « le modĂ©rĂ©, le lĂ©gitime ». La retenue du bon gouvernant devient une qualitĂ© morale. La racine, de áž„ážłÈ Â« gouverner », y garde le noyau de la mesure juste â celui-lĂ mĂȘme qui, en sĂ©mitique, deviendra le droit et le vrai.
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V. La descendance hĂ©braĂŻque â Ś-ڧ-ڧ
C’est en hĂ©breu que la parentĂ© se lit le plus clairement, car la racine áž„-q-q y noue ensemble, en un seul faisceau, tout ce que le sceptre Ă©gyptien portait : graver, la loi, le lĂ©gislateur, le sceptre.
ŚÖžŚ§Ö·Ś§ / áž„Äqaq â verbe : graver, tailler, tracer, inscrire une loi, dĂ©crĂ©ter, ordonner, gouverner. C’est le geste premier : graver la loi dans la pierre.
ŚÖ茧 / áž„Ćq â nom : loi, statut, rĂšgle, dĂ©cret, prĂ©cepte, ordonnance, droit, portion assignĂ©e.
ŚÖ°ŚÖčŚ§Ö”Ś§ / mÉáž„ĆqÄq â le lĂ©gislateur, mais aussi le bĂąton souverain, le sceptre, et le gouverneur. Un seul mot pour le sceptre et pour celui qui lĂ©gifĂšre â exactement comme áž„ážłÈ nommait Ă la fois la crosse et le souverain.
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VI. La descendance arabe â Ű-Ù-Ù
En arabe, la mĂȘme racine áž„-q-q s’est spĂ©cialisĂ©e vers le vrai et le droit â deux notions que le français sĂ©pare mais que l’arabe tient ensemble sous ŰÙÙÙ (áž„aqq).
ŰÙÙÙÙ / áž„aqqa ; ÙÙŰÙÙÙÙ / yaáž„iqqu (forme I) â verbe : ĂȘtre vrai, ĂȘtre certain, ĂȘtre juste, ĂȘtre obligatoire, ĂȘtre nĂ©cessaire, ĂȘtre adĂ©quat, ĂȘtre convenable.
ŰÙÙÙ / áž„aqq â nom : vĂ©ritĂ©, Ă©quitĂ©, droiture, exactitude, rĂ©alitĂ©, droit, possession lĂ©gitime. Adjectif : rĂ©el, vrai, authentique, juste.
ŰÙÙÙÙÙ / áž„uqĆ«q â pluriel : droits, revendications lĂ©gales. Les droits divins se disent ŰÙÙÙ Ű§ÙÙÙ / áž„uqĆ«qu-llÄh.
ŰÙÙÙÙÙÙŰ© / áž„aqÄ«qa â nom : vĂ©ritĂ©, vĂ©racitĂ©, rĂ©alitĂ©, fait.
Le lien avec la loi gravĂ©e est direct : al-áž„aqq, communĂ©ment traduit « la VĂ©ritĂ© », dit d’abord ce qui est fixĂ©, Ă©tabli, dĂ» â la rĂšgle qui oblige. La vĂ©ritĂ©, ici, n’est pas une adĂ©quation abstraite mais ce qui tient parce que cela a Ă©tĂ© fixĂ© â comme la loi gravĂ©e dans la pierre.
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VII. GuÚze et araméen
La racine se retrouve aux deux extrémités du monde sémitique.
GuĂšze (Ă©thiopien classique) : áá / áž„Ég â nom : la loi, le commandement, le mandat divin. Le verbe áž„aqaqa y signifie Ă©galiser, lier, fixer.
AramĂ©en / syriaque : áž„uqqÄ â nom : ligne, rĂšgle. On y reconnaĂźt le mĂȘme noyau : tracer une ligne, fixer une rĂšgle â le geste du graveur de lois.
D’un bout Ă l’autre â Nil, Canaan, Arabie, Ăthiopie â, c’est la mĂȘme image qui gouverne : fixer, graver, tenir le sceptre. De ce geste unique procĂšdent la loi (áž„Ćq, áž„Ég), le droit et le vrai (áž„aqq), le lĂ©gislateur et son sceptre (mÉáž„ĆqÄq).
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VIII. Attestations bibliques
La racine áž„-q-q irrigue toute la Bible hĂ©braĂŻque, dans les registres exacts que nous avons distinguĂ©s : la loi, le lĂ©gislateur, le sceptre, l’acte de graver et de gouverner. Les versets sont restituĂ©s intĂ©gralement (traduction Louis Segond).
8.1 Loi et préceptes
lÉ·ងĆq
« Joseph fit de cela une loi, qui a subsistĂ© jusquâĂ ce jour, et dâaprĂšs laquelle un cinquiĂšme du revenu des terres de lâĂgypte appartient Ă Pharaon… »
GenĂšse 47:26, Bible.
áž„uq·qÄw
« …si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai dâaucune des maladies dont jâai frappĂ© les Ăgyptiens ; car je suis lâĂternel, qui te guĂ©rit. »
Exode 15:26, Bible.
ha·ងuq·qßm
« Tu te souviendras que tu as Ă©tĂ© esclave en Ăgypte, et tu observeras et mettras ces lois en pratique. »
Deutéronome 16:12, Bible.
8.2 Le législateur
mÉ·ងĆ·qĂȘq
« Il a choisi les prĂ©mices du pays, car lĂ est cachĂ© lâhĂ©ritage du lĂ©gislateur ; il a marchĂ© en tĂȘte du peuple, il a exĂ©cutĂ© la justice de lâĂternel, et ses ordonnances envers IsraĂ«l. »
Deutéronome 33:21, Bible.
8.3 Statuts, droit
áž„uq·qe·បÄ
« Jâincline mon cĆur Ă pratiquer tes statuts, toujours, jusquâĂ la fin. »
Psaumes 119:112, Bible.
ងķqÉÂ·áž”Ä / wÉ·ងÄq
« Vous le mangerez dans un lieu saint ; câest ton droit et le droit de tes fils sur les offrandes consumĂ©es par le feu devant lâĂternel ; car câest lĂ ce qui mâa Ă©tĂ© ordonnĂ©. »
Lévitique 10:13, Bible.
8.4 Tailler, tracer
ងƷqɷqß
« …Il se creuse un sĂ©pulcre sur la hauteur, il se taille une demeure dans le roc ! »
ĂsaĂŻe 22:16, Bible.
bÉ·ងƫ·qĆw
« Lorsquâil disposa les cieux, jâĂ©tais lĂ ; lorsquâil traça un cercle Ă la surface de lâabĂźme, »
Proverbes 8:27, Bible.
8.5 Le sceptre
ƫ·mÉ·ងĆ·qĂȘq
« Le sceptre ne sâĂ©loignera point de Juda, ni le bĂąton souverain dâentre ses pieds, jusquâĂ ce que vienne le Schilo, et que les peuples lui obĂ©issent. »
GenĂšse 49:10, Bible.
bim·ងĆ·qĂȘq
« Puits, que des princes ont creusé, que les grands du peuple ont creusé, avec le sceptre, avec leurs bùtons ! Du désert ils allÚrent à Matthana ; »
Nombres 21:18, Bible.
mÉ·ងĆ·qÉ·qĂź
« Ă moi Galaad, Ă moi ManassĂ© ; ĂphraĂŻm est le rempart de ma tĂȘte, et Juda, mon sceptre ; »
Psaumes 108:8, Bible.
8.6 Gouverneurs et princes
lÉ·ងĆ·wq·qĂȘ
« Mon cĆur est aux gouverneurs dâIsraĂ«l, Ă ceux du peuple qui se sont montrĂ©s prĂȘts Ă combattre. BĂ©nissez lâĂternel ! »
Juges 5:9, Bible.
mÉ·ងĆ·qÉ·qĂźm
« …De Makir vinrent des gouverneurs, et de Zabulon des commandants (tenant) le bĂąton du scribe. »
Juges 5:14, Bible.
8.7 Ordonner
yÉ·ងĆ·qÉ·qĆ«
« Par moi les rois rÚgnent, et les princes ordonnent ce qui est juste ; »
Proverbes 8:15, Bible.
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IX. Attestations coraniques
La racine Ű-Ù-Ù figure 287 fois dans le Coran. Les vocables qui en sont tirĂ©s â au premier chef al-áž„aqq, « la VĂ©ritĂ© » â remontent, selon notre thĂšse, Ă l’Ă©gyptien ងឳÈ, « gouverner, rĂ©gner, ĂȘtre le maĂźtre ». En voici quelques attestations (traductions d’A. Penot).
Wa qul jÄÊŸa l-áž„aqqu wa zahaqa l-bÄáčilu, ÊŸinna l-bÄáčila kÄna zahĆ«qan
« Dis : La VĂ©ritĂ© est venue et lâerreur sâest dissipĂ©e, car lâerreur est vouĂ©e Ă disparaĂźtre. »
Sourate 17 (Al-IsrÄÊŸ, Le Voyage nocturne), verset 81.
Huwa lladhÄ« ÊŸarsala rasĆ«lahu bi-l-hudÄ wa dÄ«ni l-áž„aqqi liyuáșhirahu ÊżalÄ d-dÄ«ni kullihi wa law kariha l-mushrikĆ«na
« Câest Lui qui a envoyĂ© Son ProphĂšte avec la guidante et la religion de la VĂ©ritĂ© afin de la faire prĂ©valoir sur toutes les autres, nâen dĂ©plaise aux polythĂ©istes. »
Sourate 9 (At-Tawba, Le Repentir), verset 33.
Wa ÊŸadhinat li-rabbihÄ wa áž„uqqat
« Se soumettant à bon droit à son Seigneur, »
Sourate 84 (Al-InĆĄiqÄq, La FĂȘlure), verset 2.
Wa qÄlĆ« l-áž„amdu lillÄhi lladhÄ« hadÄnÄ li-hÄdhÄ wa mÄ kunnÄ li-nahtadiya lawlÄ ÊŸan hadÄnÄ llÄhu, laqad jÄÊŸat rusulu rabbinÄ bi-l-áž„aqqi
« Et ils diront : Louange Ă AllĂąh qui nous a guidĂ©s en cela ; nous nâaurions pas Ă©tĂ© guidĂ©s si AllĂąh ne nous avait pas guidĂ©s. Les messagers de notre Seigneur sont venus avec la VĂ©ritĂ©. »
Sourate 7 (Al-AÊżrÄf, Les Remparts), verset 43.
Wa nÄdÄ ÊŸaáčŁáž„Äbu l-jannati ÊŸaáčŁáž„Äba n-nÄri ÊŸan qad wajadnÄ mÄ waÊżadanÄ rabbunÄ áž„aqqan, fahal wajadtum mÄ waÊżada rabbukum áž„aqqan, qÄlĆ« naÊżam
« Les hĂŽtes du Paradis interpelleront ceux de lâEnfer : Nous avons trouvĂ© vĂ©ritables les promesses de notre Seigneur ; avez-vous trouvĂ© vĂ©ritable ce que le vĂŽtre vous avait promis ? Ils diront : Oui. »
Sourate 7 (Al-AÊżrÄf, Les Remparts), verset 44.
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Conclusion
Un objet, une main, un geste : la crosse đŸ serrĂ©e sur la poitrine du pharaon, et le geste de fixer la rĂšgle. De ce noyau unique â ងឳÈ, gouverner et le sceptre qui gouverne â procĂšde, de proche en proche, tout un pan du vocabulaire sĂ©mitique du droit et du vrai.
L’hĂ©breu en a gardĂ© la trace la plus fidĂšle, en nommant d’un seul mot, mÉáž„ĆqÄq, le sceptre et le lĂ©gislateur â comme l’Ă©gyptien nommait d’un seul mot la crosse et le souverain. De lĂ , la loi qui se grave (áž„Äqaq, áž„Ćq), le droit et la vĂ©ritĂ© qui tiennent parce qu’ils sont fixĂ©s (áž„aqq), la loi Ă©thiopienne (áž„Ég), la rĂšgle aramĂ©enne (áž„uqqÄ). Ce que nous appelons « vĂ©ritĂ© » n’Ă©tait, Ă l’origine, rien d’autre que ce qui a Ă©tĂ© gravĂ© par celui qui tient le sceptre â la loi du pĂątre sur son peuple.
đ đđđ đđđđ ážáž„wty Ăážłr â Djehouty L’Excellent