𓄡𓂧𓃀𓌪𓂡 (lire ẖdb /ẖedeb) : tuer, massacrer, abattre (gens, animaux).

 עֲקֵדַת יִצְחַק (Akedát Yitzhák) | La ligature d’Isaac- Le Caravage.

Correspondances : 

𓄡 () : ح (ḥāʾ /

𓄡 () : ח (het / ħ /x)

𓂧 (d) : ذ (ḏāl / ) / d : ḏ (même si rare)

𓂧 (d) : ט (tèt / ṭ) ; 𓂧 (d) : ז (zayin / z) (même si rare).

𓃀 (b) : ب (bāʾ / b)

𓃀 (b) : ב (beth /b)

Phonèmes de l’égyptien pharaonique : 

𓄡 / / – fricative palatale sourde :

Correspond en Copte à  : 

  • / /khori (ḫori) [ḫ ] /kh en Akhmîmique.
  • Ϩ /ϩ / hōri / h / [ h ] (le hori) en Sahidique, Fayoumique et Akhmîmique2.
  • Ϧ / ϧ / ḫai / / khai / [x] en Bohaïrique.
  • Ϩ /ϩ / hōri / h / [ h ] (le hori) dérive du ẖ et du  ḥ pharaonique- ce phonème est comme une spirante glottale.

Correspond ici à l’arabe : ح (ḥāʾ / ḥ).

Correspond ici à l’hébreu  : ח (het / ħ /x)

Sémitiques : ẖ , ḥ, ġ.

𓂧 / d / – occlusive dentale faible :  main avec le pouce accolé aux autres doigts . Lettre D ancien égyptien (venant d’un ancien mot égyptien désignant la main , « Id ». Comparez avec le יָד /Yad [yawd] hébreu, main et arabe يَد / Yad / main ). Équivalant aux lettres en hébreu דּ ‘d̪’ dāl ou ט ‘t’ tet ; ici à celle arabe ذ (ḏāl /) même si rare. Sémitiques : d, ḏ, ṭ, t.

𓃀 : /b /- occlusive bilabiale sonore correspond en copte à : 

  • /b/ : (Ⲃ/ⲃ : bēta / b / [b, v, w]) ;  
  • /m/ :  (Ⲙ / ⲙ : mē /m / [m]) ;
  • /p/ : (Ⲡ / ⲡ : pi / p / [p] ) ; 
  • /w/ :  (Ⲩ / ⲩ : he / u / [u, w] / [u, w, i, v]) .

Correspond à l’hébreu ב (beth /b), à l’arabe ب (bāʾ / b).

Sémitiques :  b, m, p.

Déterminatif :

𓀜 : Homme frappant avec un bâton tenu à deux mains. Déterminatif de force, violence, de ce qui demande un effort, d’enseigner.

𓌪 : couteau. Idéogramme ou déterminatif de couteau. Déterminatif d’immoler, de couper, de tailler, d’être aiguisé.

𓂡 : avant-bras, la main tenant un bâton. Déterminatif de tout acte demandant un effort, d’examiner, de fort.

𓀒 : Homme tombant- déterminatif de tomber, de renverser et d’ennemi. 

Vocable de l’égyptien pharaonique : 

𓄡𓂧𓃀𓀜 (lire  ẖdb /ẖedeb) -verbe. : tuer, massacrer, abattre (gens, animaux). Autre variante d’écriture du vocable avec les mêmes acceptions : 𓄡𓂧𓃀𓌪𓂡 (lire  ẖdb /ẖedeb).

𓄡𓏏𓃀𓀒𓂡 (lire ẖtb / ẖeteb)- verbe. : veut dire renverser, abattre, ruiner. Le vocable a aussi le sens de verser une préparation dans un liquide.

Démotique :

ẖtb : tuer.

Copte :

Ϩ /ϩ / hori / h / [ h ]

Ϧ / ϧ / ḫai / ḫ / [x]

Ⲱ / ⲱ / ō / ō / [oː]

Ⲟ / ⲟ : ou / o / [o]

Ⲉ /ⲉ : ei /e /[e]

Ⲁ / ⲁ: alpha = a / [a, ʕ, ʔ]

Ⲧ / ⲧ : tau / t / [t] / [t, d]

Ⲃ/ⲃ : bēta / b / [b, v, w]

ϩⲱⲧⲃ (dialecte satirique), ϩⲱⲧⲉⲃ (dialecte bohaïrique)- verbe : tuer.

ϩⲁⲧⲃⲉ (s) , ϩⲟⲧⲃⲉ (dialecte satirique) : meurtre.

ϩⲱⲧⲃⲉ- (dialecte S ) -non : meurtrier.

ϩⲉⲧⲃⲉ (dialecte sahidique)- : victime, celui qui a été tué.

Vocables de l’hébreu : 

(זָבַח / zabach / phonétique : zaw-bakh’ )- verbe : tuer, abattre, sacrifier, immoler, offrir en sacrifice, présenter, abattre pour le sacrifice, pour la nourriture.

(זֶבַח / zebach / phonétique : zeh’- bakh) – nom masculin : victime, victime sacrifiée, sacrifices de justice, de lutte, sacrifice de l’alliance, sacrifice annuel, offrande de remerciement, la pâque.

(טָבַח / tabach / phonétique : taw-bakh’)- verbe : abattre, massacrer, tuer, tuer impitoyablement.

(טֶבַח /tebach / phonétique : teh’- bakh)- nom masculin : abattage, massacre, abattage d’animaux, boucherie -Vient de (טָבַח / tabach / phonétique : taw-bakh’)- verbe : abattre, massacrer, tuer, tuer impitoyablement.

Vocables de l’arabe :

(ذَبَحَ /ḏabaḥa ; يَذْبَحُ  / yaḏbaḥu)- verbe Forme I : tuer, abattre , égorger, sacrifier, immoler, saigner, assassiner, massacrer.

(ذابِح /ḏābiḥ)- nom. : dénomme un tueur, un boucher.

(مَذْبَح /maḏbaḥ)- nom : abattoir, boucherie, autel sacrificiel.

(ذِبْح /ḏibḥ) -nom. : victime que l’on égorge, victime sacrificielle, sacrifice de sang.

(ذَبْح /ḏabḥ)- nom verbal de ( ذَبَحَ /ḏabaḥa) : veut dire abattage, décollage, égorgement.

(مَذْبَحَة / maḏbaḥa) : massacre, boucherie, carnage, hécatombe.

(ذَبِيح /ḏabīḥ ) : égorgé, immolé.

𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (Ḏḥwty íḳr | Djehouty L’Excellent !

וַיַּ֨רְא יֹוסֵ֣ף אִתָּם֮ אֶת־בִּנְיָמִין֒ וַיֹּ֙אמֶר֙ לַֽאֲשֶׁ֣ר עַל־בֵּיתֹ֔ו הָבֵ֥א אֶת־הָאֲנָשִׁ֖ים הַבָּ֑יְתָה וּטְבֹ֤חַ 

טֶ֙בַח֙ וְהָכֵ֔ן כִּ֥י אִתִּ֛י יֹאכְל֥וּ הָאֲנָשִׁ֖ים בַּֽצָּהֳרָֽיִם׃

way·yar yō·w·sêp̄  ’it·tām  ’êṯ bin·yā·mîn way·yō·mer la·’ă·šer  ‘al-bê·ṯōw hā·ḇê  ’êṯ hā·’ă·nā·šîm hab·bā·yə·ṯāh ū·ṭə·ḇō·aḥ ṭe·ḇaḥ wə·hā·ḵên kî- ’it·tî yō·ḵə·lū hā·’ă·nā·šîm baṣ·ṣā·ho·rā·yim

Traduction Martin Bible : 

Alors Joseph vit Benjamin avec eux, et dit à son maître d’hôtel : Mène ces hommes dans la maison, et tue quelque bête, et l’apprête; car ils mangeront à midi avec moi.

Genèse 43 : 16, Bible. 

فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ ٱلسَّعْىَ قَالَ يَٰبُنَىَّ إِنِّىٓ أَرَىٰ فِى ٱلْمَنَامِ أَنِّىٓ أَذْبَحُكَ فَٱنظُرْ مَاذَا تَرَىٰ قَالَ يَٰٓأَبَتِ ٱفْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِىٓ إِن شَآءَ ٱللَّهُ مِنَ ٱلصَّٰبِرِينَ

Falammā Balagha Ma`ahu As-Sa`ya Qāla Yā Bunayya ‘Innī ‘Ará Fī Al-Manāmi ‘Annī ‘Adhbaĥuka Fānžur Mādhā Tará Qāla Yā ‘Abati Af`al Mā Tu’umaru Satajidunī ‘In Shā’a Allāhu Mina Aş-Şābirīna

Alors, quand celui-ci eut atteint l’âge de s’activer avec lui, il (Abraham) dit : « Ô mon fils ! Vraiment, moi, je vois en songe que je t’immole. Considère alors ta façon de voir ! » Il dit : « Ô mon père ! Fais ce qui t’es commandé, tu me trouveras, si Allâh veut, parmi les endurants. »

Sourate 37, الصافات / Aṣ-Ṣâffât, Celles qui se tiennent en rangs, verset 102, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 450, éditions Albouraq 2018.

Dans le Psaume du serviteur souffrant

Le vocable « sabachthani » dans ces mots « Eloï, Eloï, lama sabachthani ? » que Jésus aurait crié en Araméen peu avant de mourir sur la Croix selon Marc et Matthieu dans les Évangiles synoptiques, qui se trouvent justement bien avant dans l’ancien Testament dans les Tehilim, les Psaumes du Roi David, numéro 22, a été sans doute sciemment mal traduit. « sabachthani« , ce mot en Araméen ne signifie pas « abandonné », il signifie « sacrifié », « immolé ». Que le Christ a été sacrifié, immolé et non abandonné par son « Dieu » . On trouve l’emploi de cette racine en langue arabe dans le passage coranique relatif au sacrifice d’Abraham qui se serait vu précédemment en songe sacrifiant, immolant son fils (que le Coran, les croyants musulmans identifient à Ismaël) : 

 فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ ٱلسَّعْىَ قَالَ يَٰبُنَىَّ إِنِّىٓ أَرَىٰ فِى ٱلْمَنَامِ أَنِّىٓ أَذْبَحُكَ فَٱنظُرْ مَاذَا تَرَىٰ قَالَ يَٰٓأَبَتِ ٱفْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِىٓ إِن شَآءَ ٱللَّهُ مِنَ ٱلصَّٰبِرِينَ

Falammā Balagha Ma`ahu As-Sa`ya Qāla Yā Bunayya ‘Innī ‘Ará Fī Al-Manāmi ‘Annī ‘Adhbaĥuka Fānžur Mādhā Tará Qāla Yā ‘Abati Af`al Mā Tu’umaru Satajidunī ‘In Shā’a Allāhu Mina Aş-Şābirīna

Alors, quand celui-ci eut atteint l’âge de s’activer avec lui, il (Abraham) dit : « Ô mon fils ! Vraiment, moi, je vois en songe que je t’immole. Considère alors ta façon de voir ! » Il dit : « Ô mon père ! Fais ce qui t’es commandé, tu me trouveras, si Allâh veut, parmi les endurants. »

Sourate 37, الصافات / Aṣ-Ṣâffât, Celles qui se tiennent en rangs, verset 102, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 450, éditions Albouraq 2018.

Les mots tenus par Jésus devraient plutôt être traduits de l’Araméen ainsi en Français : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu sacrifié (tué en sacrifice, immolé ) ? » Pas abandonné ! L’équivalent de la racine du terme Araméen « SaBaCHTani » en Arabe est ذبح / ḏ-b-ḥ qui a donné à l’Arabe son verbe (ذَبَحَ /ḏabaḥa) voulant dire tuer, abattre, égorger, sacrifier, immoler, saigner, assassiner, massacrer.

L’équivalent du terme verbal en hébreu est זָבַח /zavákh qui veut dire sacrifier, abattre pour un sacrifice, pour sacrifier. 

Ces vocables verbaux טֶבַח /tebach / phonétique : teh’- bakh ou זָבַח / zabach / phonétique : zaw-bakh’ ) et de l’arabe (ذَبَحَ /ḏabaḥa) impliquant les mêmes acceptions, anciennement peuvent être remontés à ceux de l’égyptien pharaonique hiéroglyphique 𓄡𓂧𓃀𓀜 (lire  ẖdb /ẖedeb) voulant dire tuer, massacrer, abattre (gens, animaux) et 𓄡𓏏𓃀𓀒𓂡 (lire ẖtb / ẖeteb) voulant dire abattre, ruiner et à ceux du Copte, dernier stade de la langue, ϩⲱⲧⲃ (dialecte sahidique), ϩⲱⲧⲉⲃ (dialecte bohaïrique) avec les mêmes portées sémantiques. L’égyptien pharaonique (en écriture hiéroglyphique- 𓄡𓂧𓃀𓀜- ẖdb /ẖedeb- ou  𓄡𓏏𓃀𓀒𓂡 – lire ẖtb / ẖeteb ou en Démotique ẖtb) et le Copte dernier stade de la langue  (ϩⲱⲧⲃ ; ϩⲱⲧⲉⲃ ) sont une métathèse de la racine des vocables verbaux de l’hébreu et de l’arabe. Les correspondances des phonèmes étant les suivantes :

𓂧 (d) : ذ (ḏāl / ) même si rare ou 𓂧 (d) : ט (tèt /) même si rare ou 𓂧 (d) : ז (zayin / z) même si rare.

𓃀 (b) : ب (bāʾ / b) ; 𓃀 (b) : ב (beth / b)

𓄡 () : ח (het / ħ /x) ; 𓄡 () : ح (ḥāʾ / )

𓏏 (t) : ט (tèt /)

Les premiers radicaux de l’hébreu ( ט /tèt /ou  ז /zayin / z)  et de l’arabe (ذ /ḏāl / ) correspondent au deuxième radical de l’égyptien pharaonique 𓂧 (d), le troisième radical ח (het / ħ /x) de l’hébreu et de l’arabe  ح (ḥāʾ / ) à son premier radical 𓄡 () et enfin le deuxième radical ב (beth /b) de l’hébreu et celui  ب (bāʾ / b) de l’arabe  au troisième radical du mot de la langue pharaonique. Si nous inversons les vocables de l’égyptien pharaonique nous avons ça :

  • Pour 𓄡𓂧𓃀𓀜 (lire  ẖdb /ẖedeb) sa métathèse est 𓂧𓄡𓃀𓀜 (lire dbẖ).
  • Pour 𓄡𓏏𓃀𓀒𓂡 – lire ẖtb / ẖeteb  (ou en Démotique ẖtb) sa métathèse est 𓏏𓃀𓄡𓀒𓂡 (lire tbẖ).

Vous trouverez dans des textes du Moyen empire égyptien (2033 à 1786 av. J.-C) l’emploi du terme de l’égyptien pharaonique 𓄡𓂧𓃀𓀜 (lire  ẖdb /ẖédèb). Dans Les Aventures de Sinouhé par exemple avec la signification de « tuer »  :

𓅱𓂧𓏴𓁷𓏤𓊪𓅱 𓌳𓁹𓄿𓆑𓍋𓃀𓏏𓏴𓂋𓈙𓂉𓆑𓊪𓏲𓉔

wd ḥr pw mȜ.f íȜbt rš.f pw

c’en est un au visage volontaire lorsqu’il contemple l’Orient : c’est sa joie

𓄿𓏏𓂻𓆑𓂋𓏤 𓌒𓌙𓀀𓏥𓅷𓄿𓄿𓀜𓆑𓇋𓆎𓅓𓄛𓏤𓏏𓆑𓏏𓇋𓏏𓇋𓂻𓆑𓂜

hȜt.f r-pḏt(y)w  ṯȜȜ.f  íkm.f títí.f n

que de charger les barbares ! Il saisit son bouclier pour piétiner (l’adversaire), et ne 

𓄙𓅓𓈖𓆑 𓂝𓏤 𓄡𓂧𓃀𓀜𓆑𓂜𓈖𓃹𓈖𓂋𓅱𓇋𓂻𓂚𓅱𓌕𓆑𓂜𓈖

wḥm.n.f-ʿ ẖdb.f nn wn rwí(w) ʿḥȜw.f nn

saurait s’y reprendre à deux fois quand il tue ! Nul ne peut éviter sa flèche, ni

Les Aventures de Sinouhé, B60  à B62, pages 38-39, Cahier de l’Association d’Égyptologie Isis numéro 4, texte hiéroglyphique, translittération et traduction commentée par Patrice Le Guilloux,  seconde édition, Angers 2005.

Le vocable figure aussi dans ces passages de «La prophétie d’Ipou-Our » 5, 12 et 13, 5 :

𓐍𓈖𓌰𓅓𓏲𓂉 𓏛 𓅓𓋴𓐍𓏏 𓀜𓈖𓏏 𓆱𓏏𓏤

 ḫnmw m sḫt nt  ḫt

on (l’) accable de coups de bâton,

𓄡𓂧𓃀𓏲𓌪𓂡𓅓𓈖𓆑𓅪𓏥

ẖdbw m nf

on (le) tue au moyen d’un crime.

La prophétie d’Ipou-Our, 5, 12 in Les Prophéties de l’Égypte ancienne, textes traduits et commentés par André Fermat et Michel Lapidus, pages 124-125., édit. MdV. 

𓈖𓈟𓅓𓀜 𓈖𓏏𓏭 𓁷𓏤𓆑

nḥm.n. tw ḥr .f

on vole (ce qu’il a) sur lui,

𓐍𓈖𓌰𓅓𓂉 𓏛 𓅓𓋴𓐍𓏴 𓀜𓈖𓏏 𓆱𓏏𓏤

ḫnm m sḫt nt  ḫt

et roué de coups !

𓄡𓂧𓃀𓏲𓌪𓂡𓅓𓈖𓆑𓄿𓅪

ẖdbw m nfȜ 

et tué injustement.

La prophétie d’Ipou-Our, 13, 5 in Les Prophéties de l’Égypte ancienne, textes traduits et commentés par André Fermat et Michel Lapidus, pages 124-125., édit. MdV. 

Et ailleurs employé avec le sens de « massacrer » dans les Extraits du Texte des Reliefs, de la Bataille de Qadech. Reliefs : KRI II, 131-133 (§ 11) : 

PȜ jj.t jr(w.t)-n pȜ Nˁrn n(y) Pr-ˁȜ, ˁ.w.s., m pȜ  tȜ  n(y) Jmwr. Gm-n=sn jnḥ pȜ ḫrw n(y) nȜ n(y) ḫrw.w n(y.w) ḪtȜ jhy n(y) Pr-ˁȜ, ˁ.w.s., ḥr tȜy=f wȜ.t jmnt(y) .t, jw ḥm=f ḥms(=w) wˁ(=w) n mšˁ=f ḥnˁ =f, jw jnḥ pȜ ḫrw nȜ n(y)  ḥtr.w (…) , jj=y pȜy(…) nȜy=f mšˁ.w, jw bw jr=tw pȜ mšˁ n(y) Jmn nty  Pr-ˁȜ, ˁ.w.s., jm=f, qn wȜḥ jhy. Ḫr jw pȜ mšˁ n(y) Rˁ ḥnˁ pȜ mšˁ n(y) Ptḥ ḥr mšˁ, bw jjt=w, pȜy=sn wˁw.w m pȜ ḫ t n (y)  R(Ȝ)bȜwj, jw pȜ Nˁrn ḥr šˁf pȜ ḫrw n(y) ḫr(w) ẖsy n(y) ḪtȜ, jw=sn ḥr ˁq r jhy, jw nȜ n(y) sḏm.w-ˁš n(y.w) Pr-ˁȜ, ˁ.w.s., ḥr ẖdb=sn, bw dd=w wh(.t) wˁ jm=sn.

« Venue des Nˁrn de Pharaon, v.p.s., de la terre d’Amourrou. Ils constatèrent que les hommes des ennemis de Hatti avaient encerclé le camp de Pharaon, v.p.s., sur son côté ouest, alors que sa majesté s’était retrouvée isolée, sans sa division avec elle, et que les ennemis de la charrerie (hittite) avaient encerclé […], son […] est venu […] ses soldats, alors que la division d’Amon, avec laquelle se trouvait Pharaon, v.p.s., n’avait pas terminé de dresser le camp. Or, la division de Rê et la division de Ptah étaient en train d’avancer et, alors qu’ils n’étaient pas (encore) arrivés, leurs soldats se trouvant dans le bois de Robaouy, les Nˁrn prenaient de plein fouet les hommes du vil ennemi de Hatti, tandis qu’ils entraient dans le camp, les serviteurs de Pharaon, v.p.s., les massacrant et n’en laissant échapper aucun. » Extraits du Texte des Reliefs, Bataille de Qadech. Reliefs : KRI II, 131-133 (§ 11). Traduction de Frédéric Servajean in Quatre études sur la bataille de Qadesh, Cahiers «Egypte» Nilotique et Méditerranéenne, Montpellier 2012.

Au sein du corpus biblique figurent de multiples occurrences verbales et nominales à la fois de la racine √ ז (zayin) – ב (beth)- ח (het) et  √ ט (tet) – ב (beth) – ח (het). Quelques occurrences données en références de lecture ici :

– √ ז (zayin)- ב (beth)- ח (het)

Sacrifice, victimes, sacrifier, immoler : 

וַיִּשְׁלַ֗ח אֶֽת־נַעֲרֵי֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וַיַּֽעֲל֖וּ עֹלֹ֑ת וַֽיִּזְבְּח֞וּ זְבָחִ֧ים שְׁלָמִ֛ים לַיהוָ֖ה פָּרִֽים׃

way·yiš·laḥ ’êṯ na·’ă·rê bə·nê yiś·rā·’êl way·ya·’ă·lū ‘ō·lōṯ way·yiz·bə·ḥūzə·ḇā·ḥîm šə·lā·mîm Yah·weh pā·rîm

Traduction Louis Segond : Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Eternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

Exode 24 : 5, Bible.

וְשָׁמְע֖וּ לְקֹלֶ֑ךָ וּבָאתָ֡ אַתָּה֩ וְזִקְנֵ֨י יִשְׂרָאֵ֜ל אֶל־מֶ֣לֶךְ מִצְרַ֗יִם וַאֲמַרְתֶּ֤ם אֵלָיו֙ יְהוָ֞ה אֱלֹהֵ֤י הָֽעִבְרִיִּים֙ נִקְרָ֣ה עָלֵ֔ינוּ וְעַתָּ֗ה נֵֽלֲכָה־נָּ֞א דֶּ֣רֶךְ שְׁלֹ֤שֶׁת יָמִים֙ בַּמִּדְבָּ֔ר וְנִזְבְּחָ֖ה לַֽיהוָ֥ה אֱלֹהֵֽינוּ׃

wə·šā·mə·’ū lə·qō·le·ḵā ū·ḇā·ṯā ’āt·tāh wə·ziq·nê yiś·rā·’êl ’el-me·leḵ-miṣ·ra·yim wa·’ă·mar·tem ’ê·lāw Yah·weh ’ĕ·lō·hê hā·’iḇ·rî·yîm niq·rāh ‘ā·lê·nū wə·’at·tāh nê·lă·ḵāh nā de·reḵ šə·lō·šeṯ yā·mîm bam·miḏ·bār wə·niz·bə·ḥāh Yah·weh ’ĕ·lō·hê·nū

Traduction Louis Segond :  Ils écouteront ta voix; et tu iras, toi et les anciens d’Israël, auprès du roi d’Egypte, et vous lui direz: L’Eternel, le Dieu des Hébreux, nous est apparu. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert, pour offrir des sacrifices à l’Eternel, notre Dieu.

Exode 3 : 18, Bible.

וַיְהִ֗י כִּֽי־הִקְשָׁ֣ה פַרְעֹה֮ לְשַׁלְּחֵנוּ֒ וַיַּהֲרֹ֨ג יְהֹוָ֤ה כָּל־בְּכֹור֙ בְּאֶ֣רֶץ מִצְרַ֔יִם מִבְּכֹ֥ר אָדָ֖ם וְעַד־בְּכֹ֣ור בְּהֵמָ֑ה עַל־כֵּן֩ אֲנִ֨י זֹבֵ֜חַ לַֽיהוָ֗ה כָּל־פֶּ֤טֶר רֶ֙חֶם֙ הַזְּכָרִ֔ים וְכָל־בְּכֹ֥ור בָּנַ֖י אֶפְדֶּֽה׃

way·hî, kî-hiq·šāh p̄ar·’ōh lə·šal·lə·ḥê·nū way·ya·hă·rōḡ Yah·weh kāl-bə·ḵōr bə·’e·reṣ-miṣ·ra·yim, mib·bə·ḵō·wr bə·hê·māh ‘al-kên ’ă·nî zō·ḇê·aḥ Yah·weh kāl-pe·ṭer re·ḥem haz·zə·ḵā·rîm wə·ḵāl bə·ḵōr bā·nay ’ep̄·deh

Traduction Louis Segond : et, comme Pharaon s’obstinait à ne point nous laisser aller, l’Eternel fit mourir tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, depuis les premiers-nés des hommes jusqu’aux premiers-nés des animaux.Voilà pourquoi j’offre en sacrifice à l’Eternel tout premier-né des mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils.

Exode 13 : 15, Bible.

וַאֲכַלְתֶּם־חֵ֣לֶב לְשָׂבְעָ֔ה וּשְׁתִ֥יתֶם דָּ֖ם לְשִׁכָּרֹ֑ון מִזִּבְחִ֖י אֲשֶׁר־זָבַ֥חְתִּי לָכֶֽם׃

wa·’ă·ḵal·tem ḥê·leḇ lə·śā·ḇə·’āh ū·šə·ṯî·ṯem dam lə·šik·kā·rō·wn miz·ziḇ·ḥî ’ă·šer zā·ḇaḥ·tî lā-ḵem.

Traduction Louis Segond : Vous mangerez de la graisse jusqu’à vous en rassasier, Et vous boirez du sang jusqu’à vous enivrer, A ce festin de victimes que j’immolerai pour vous

Ezéchiel 39 : 19, Bible.

Tuer : 

וְלָאִשָּׁ֤ה עֵֽגֶל־מַרְבֵּק֙ בַּבַּ֔יִת וַתְּמַהֵ֖ר וַתִּזְבָּחֵ֑הוּ וַתִּקַּח־קֶ֣מַח וַתָּ֔לָשׁ וַתֹּפֵ֖הוּ מַצֹּֽות׃

wə·lā·’iš·šāh ‘ê·ḡel mar·bêq bab·bā·yiṯ wat·tə·ma·hêr wat·tiz·bā·ḥê·hū wat·tiq·qaḥ qe·maḥ wat·tā·lāš wat·tō·p̄ê·hū maṣ·ṣō·wṯ

Traduction Louis Segond : La femme avait chez elle un veau gras, qu’elle se hâta de tuer ; et elle prit de la farine, la pétrit, et en cuisit des pains sans levain.

1Samuel 28 : 24, Bible.

 – √ ט (tet) – ב (beth) – ח (het)

Tuer, égorger, massacrer :

וַיַּ֨רְא יֹוסֵ֣ף אִתָּם֮ אֶת־בִּנְיָמִין֒ וַיֹּ֙אמֶר֙ לַֽאֲשֶׁ֣ר עַל־בֵּיתֹ֔ו הָבֵ֥א אֶת־הָאֲנָשִׁ֖ים הַבָּ֑יְתָה וּטְבֹ֤חַ 

טֶ֙בַח֙ וְהָכֵ֔ן כִּ֥י אִתִּ֛י יֹאכְל֥וּ הָאֲנָשִׁ֖ים בַּֽצָּהֳרָֽיִם׃

way·yar yō·w·sêp̄  ’it·tām  ’êṯ bin·yā·mîn way·yō·mer la·’ă·šer  ‘al-bê·ṯōw hā·ḇê  ’êṯ hā·’ă·nā·šîm hab·bā·yə·ṯāh ū·ṭə·ḇō·aḥ ṭe·ḇaḥ wə·hā·ḵên kî- ’it·tî yō·ḵə·lū hā·’ă·nā·šîm baṣ·ṣā·ho·rā·yim

Traduction Martin Bible : 

Alors Joseph vit Benjamin avec eux, et dit à son maître d’hôtel : Mène ces hommes dans la maison, et tue quelque bête, et l’apprête; car ils mangeront à midi avec moi.

Genèse 43 : 16, Bible.

חֶ֤רֶב ׀ פָּֽתְח֣וּ רְשָׁעִים֮ וְדָרְכ֪וּ קַ֫שְׁתָּ֥ם לְ֭הַפִּיל עָנִ֣י וְאֶבְיֹ֑ון לִ֝טְבֹ֗וחַ יִשְׁרֵי־דָֽרֶךְ׃

ḥe-reḇ pā-ṯə-ḥū rə-šā-‘îm wə-ḏā-rə-ḵū qaš-tām lə-hap-pîl ‘ā-nî wə-’eḇ-yō-wn; liṭ-ḇō-w-aḥ, yiš-rê-

ḏā-reḵ.

Traduction Louis Segond : Les méchants tirent le glaive, Ils bandent leur arc, Pour faire tomber le malheureux et l’indigent, Pour égorger ceux dont la voie est droite.

Psaumes 37 : 14, Bible.

לְמַ֣עַן ׀ לָמ֣וּג לֵ֗ב וְהַרְבֵּה֙ הַמִּכְשֹׁלִ֔ים עַ֚ל כָּל־שַׁ֣עֲרֵיהֶ֔ם נָתַ֖תִּי אִבְחַת־חָ֑רֶב אָ֛ח עֲשׂוּיָ֥ה לְבָרָ֖ק מְעֻטָּ֥ה לְטָֽבַח׃

lə·ma·’an lā-mūḡ lêḇ, wə-har-bêh ham-miḵ-šō-lîm, ‘al kāl-ša-‘ă-rê-hem,

nā-ṯat-tî ’iḇ-ḥaṯ-ḥā-reḇ; ’āḥ ‘ă-śū-yāh lə-ḇā-rāq mə-‘uṭ-ṭāh lə-ṭā-ḇaḥ.

Traduction Louis Segond : Pour jeter l’effroi dans les coeurs, Pour multiplier les victimes, A toutes leurs portes je les menacerai de l’épée. Ah! elle est faite pour étinceler, Elle est aiguisée pour massacrer.

Ézéchiel 21: 15, Bible.

Dans le Coran ne figurent que neuf occurrences de la racine √ ذ (ḏāl /) – ب (bāʾ / b) – ح (ḥāʾ / ). Nous en avons choisi six occurrences dans ces versets coraniques traduits par M. Maurice Gloton : 

Offrande sacrificielle, immoler : 

وَفَدَيْنَٰهُبِذِبْحٍ عَظِيمٍ

Wa Fadaynāhu Bidhibĥin `Ažīmin

Nous l’avons racheté par une offrande sacrificielle sans commune mesure.

Sourate 37, الصافات / Aṣ-Ṣâffât, Celles qui se tiennent en rangs, verset 107, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 450, éditions Albouraq 2018.

وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِقَوْمِهِۦٓ إِنَّ ٱللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَنتَذْبَحُوا۟بَقَرَةً قَالُوٓا۟ أَتَتَّخِذُنَا هُزُوًا قَالَ أَعُوذُ بِٱللَّهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ ٱلْجَٰهِلِينَ

Wa ‘Idh Qāla Mūsá Liqawmihi ‘Inna Allāha Ya’murukum ‘An Tadhbaĥū Baqaratan Qālū ‘Atattakhidhunā Huzūan Qāla ‘A`ūdhu Billāhi ‘An ‘Akūna Mina Al-Jāhilīn

Dès lors, Moïse dit à ses tenants : « Vraiment, Allâh vous ordonne d’immoler une vache. » Ils dirent : « Te moques-tu de nous? » Il dit : « Je cherche refuge auprès d’Allâh pour ne pas être parmi les ignorants. »

Sourate 2 البقرة , Al-Baqara, La Vache, verset 67, in Le Coran, page 10,  essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, éditions Albouraq 2018.

قَالَ إِنَّهُۥ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ لَّا ذَلُولٌ تُثِيرُ ٱلْأَرْضَ وَلَا تَسْقِى ٱلْحَرْثَ مُسَلَّمَةٌ لَّا شِيَةَ فِيهَا قَالُوا۟ ٱلْـَٰٔنَ جِئْتَ بِٱلْحَقِّ فَذَبَحُوهَا وَمَا كَادُوا۟ يَفْعَلُونَ

Qāla ‘Innahu Yaqūlu ‘Innahā Baqaratun Lā Dhalūlun Tuthīru Al-‘Arđa Wa Lā Tasqī Al-Ĥartha Musallamatun Lā Shiyata Fīhā Qālū Al-‘Āna Ji’ta Bil-Ĥaqqi Fadhabaĥūhā Wa Mā Kādū Yaf`alūna

Il (Moïse) dit : « Il (Allâh) dit : « Ce sera une vache non asservie au labour de la terre, ni à l’arrosage des champs, saine et sans bigarrures. » Ils dirent : « Maintenant tu es venu avec la Vérité ! » Alors ils l’immolèrent. Or, ils avaient failli ne pas s’exécuter.

Sourate 2 البقرة , Al-Baqara, La Vache, verset 71, in Le Coran, page 11,  essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, éditions Albouraq 2018.

وَتَفَقَّدَ ٱلطَّيْرَ فَقَالَ مَا لِىَ لَآ أَرَى ٱلْهُدْهُدَ أَمْ كَانَ مِنَ ٱلْغَآئِبِينَ

Wa Tafaqqada Aţ-Ţayra Faqāla Mā Lī Lā ‘Ará Al-Hud/huda ‘Am Kāna Mina Al-Ghā’ibīna

Et il inspecta les oiseaux. Alors, il dit : « Pourquoi moi, ne vois-je pas la huppe (hudhud)? Est-elle parmi les absents?

لَأُعَذِّبَنَّهُۥعَذَابًاشَدِيدًاأَوْلَأَا۟ذْبَحَنَّهُۥٓأَوْلَيَأْتِيَنِّىبِسُلْطَٰنٍمُّبِينٍ

La’u`adhibannahu `Adhābāan Shadīdāan ‘Aw La’adhbaĥannahu ‘Aw Laya’tiyanī Bisulţānin Mubīnin

Sûrement, je lui infligerai une ferme correction, ou je l’immolerai, ou elle viendra à moi avec un argument explicite. »

Sourate 27 النمل An-Naml, Les Fourmis, verset 20, 21, page 378, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, éditions Albouraq 2018.

إِنَّفِرْعَوْنَعَلَافِىٱلْأَرْضِوَجَعَلَأَهْلَهَاشِيَعًايَسْتَضْعِفُطَآئِفَةًمِّنْهُمْيُذَبِّحُأَبْنَآءَهُمْوَيَسْتَحْىِۦنِسَآءَهُمْإِنَّهُۥكَانَمِنَٱلْمُفْسِدِينَ

‘Inna Fir`awna `Alā Fī Al-‘Arđi Wa Ja`ala ‘Ahlahā Shiya`āan Yastađ`ifu Ţā’ifatan Minhum Yudhabbiĥu ‘Abnā’ahum Wa Yastaĥyī Nisā’ahum ‘Innahu Kāna Mina Al-Mufsidīna

Vraiment, Pharaon était hautain sur terre. Il avait réparti ses sujets en groupes dont il méprisait une partie. Il immolait leurs fils et forçait leurs femmes à vivre honteusement. Vraiment, il était parmi, ceux qui sèment la corruption.

Sourate 28, القصص / Al-Qaṣaṣ / Le Récit, verset 4, in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, édition bilingue : Arabe- Français, page 385, éditions Albouraq 2018.

Relief du Ramesséum représentant la bataille de Ramsès contre les Hittites à Qadesh sur les bords de l’Oronte.

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