Tomber, chuter, sâeffondrer, tomber Ă terre, Ă la guerre, dĂ©truire, flĂ©chir, se prosterner.

«Seule une chute interrompue
peut sâincurver en demeure ou refuge
pour retarder une autre chute.
Si les dieux existaient,
seul un dieu qui fut tombé
pourrait soutenir lâhomme.
Comme seul un homme qui tombe
pourrait soutenir un dieu.»
Roberto Juarroz.
đ (áž« / áž” – kh ou x) đ (r,l,n ) đ (Homme tombant- dĂ©terminatif de tomber, renverser et d âennemi.)
( r – rÄÊŸ-۱ – r – rÄÊŸ-۱ – áž” – khÄ- Űź) – lire de droite Ă gauche.
đ (áž« / áž” – kh ou x) : ( Űź / áž” – kh)
đ (r ) : (۱ / rÄÊŸ/ r).
đ : Crible ou placenta humain. Phonogramme unilitĂšre.Valeur phonĂ©tique : « áž«/kh », fricative vĂ©laire sourde áž” . Ăquivalent des Coptes ϧ / áž«Äj /x ou áș, Ï© / hĆri / h , âČ /kij / kh , âČ / Kabba/ k , ÏŁ / ĆĄay/sh ; de lâhĂ©breu Ś / âhĂšt /x/ ou Ś Khaf /x/ ou Śą (âayn ), de lâarabe Űź /áž«ÄÊŸ, khÄÊŸ ou xÄ ou Ű/áž„ÄÊŸ ou Ù /kÄf/k/ ou plus rare de lâarabe ŰčÙÙ, Êżayn/ ï» ou ŰșÙÙ / ÄĄayn / ghayn . SĂ©mitiques: x, k, áș, ĆĄ, Êż , ÄĄ, ឥ , h, áž„ . Niger-Congo : K, x,g.
đ : translittĂ©ration R. Correspond aux lettres hĂ©braĂŻques Śš / r, Resh et Ś / l, Lamed, au phĂ©nicien đ€ Resh /TĂȘte/ Ă lâarabe ۱ / rÄÊŸ. SĂ©mitiques : r, l, n. Niger-Congo : R, l.
đ ± : Poussin de caille. TranslittĂ©ration /w/ ou /u/ Ă©quivalent Ă lâhĂ©breu Ś âwâ ou âvâ Vav, Ă lâarabe Ù /wÄw/, au wav syriaque Ü ou au copte ou/âČâČ© , Ć/âȰ . Niger-Congo : O, OuâŠ
đŽ : linge ou Ă©toffe pliĂ©(e), translittĂ©ration s, Ć . Similaire aux lettres en hĂ©breu Ś©Ś /Ê/sh/ Shin, Ś©Ś Â« s » / Sin, aux lettres arabes s Űł / Sin, s ; Ű” / áčŁÄd, áčŁ ; Ű« /áčŻÄÊŸ, áčŻ ; au phĂ©nicien đ€ . SĂ©mitiques : áčŻ, s, ĆĄ, Ć. Niger-Congo : S.
đ : Homme tombant- dĂ©terminatif de tomber, renverser et dâennemi.
đ : plan de maison. IdĂ©ogramme de maison. DĂ©terminatif de maison, dâĂ©difice, de sortir.
Vocables constitués ci-dessous par les éléments précédemment agencés ci-dessus :
đđđ (lire áž«r /បÚr ou khĂšr)- verbe- : voulant dire tomber, sâabattre, sâeffondrer, faire tomber, tomber Ă la guerre.
đ đ đ đ đŽđĄ (lire áž«ráž«r / បÚrបÚr / khĂšrkhĂšr)-verbe. : veut dire dĂ©truire. En bambara on dit kĂĄrikĂĄri (casser, briser, dĂ©truire, rompre plusieurs fois en plusieurs morceaux)
đŽ đđđ (sáž«r /séបÚr / sĂ©kher)- Verbe causatif se terminant par une consonne non redoublĂ©e- : voulant dire renverser, terrasser, abattre, jeter Ă bas, jeter Ă terre. Dans lâacception mĂ©dicale, soigner une partie malade, rĂ©duire une fracture, remettre en place un os dĂ©boĂźtĂ©.
đđđ ± đ (lire áž«rw /បÚrou / khĂ©rou) -nom. : ennemi Ă abattre. Le terme abrĂ©gĂ© đ.
đđđ đŸđđ€ (áž«r t3 /បÚr tA / khĂšr tA) : soumettre un pays.
đđđ (lire áž«r /បÚr / khĂšr) – nom. : veut dire tombe, nĂ©cropole.
Copte :
âČŹ / âČ : kʰi, kʰ, [kʰ] , [kʰ, Ï, Ê ]
âȰ : âȱ, Ć, Ć, [oË]
âČą / âČŁ : rĆ, r, [ r ]
âČâȱâČŁ (dialecte bohaĂŻrique) -vb : veut dire dĂ©truire vient de đđđ (lire áž«r / kr / khĂšr) voulant dire tomber, sâabattre, sâeffondrer, sâĂ©crouler, faire tomber, tomber Ă la guerre.
Langues Niger-Congo :
Langues Mandé :
- Soninké :
( nà à ) kårå : casser, briser, détruire, rompre.
(nĂ n) kĂ rĂĄ : mourrir, sâĂ©teindre, ĂȘtre mort, Ă©teint.
– Bambara :
kĂĄri – verbe. : casser, briser, craquer, plier
sĂłkari (maison-casser)- verbe : veut dire dĂ©truire, rĂ©duire quelquâun Ă la misĂšre.
– Maninka :
KĂĄri :v: casser, replier.
KĂčru- verbe- : plier, pencher, corner, se pencher, se courber.
Arabe :
(ŰźÙ۱ÙÙ /áž”arra), (ŰźÙ۱ÙÙ /yaáž”irru) / (ÙÙŰźÙ۱ÙÙ / yaáž”urru) – Verbe Forme I : tomber, chuter, sâeffondrer, tomber Ă terre, flĂ©chir, se prosterner.
(ŰźÙŰ±Ù / áž”arr)- nom verbal. : trou, fente, mort, dĂ©cĂšs.
sous les auspices de âČâČâČâČ©âȧ !
đđđđđąđđđ°đđđđŻđżđ đđąđđčđđ đŁđ€ đđđąđđ «đ đȘđđ
áž«r.tw n áž„nt wÈ(.w) Ăw Êżwn-Ăb ĆĄw.f m sp
on tombe bien bas (en agissant) en faveur de la cupiditĂ© ! Lâavide, il manque toute occasion,
Le Conte du Paysan Ă©loquent B1 322, HuitiĂšme Supplique, textes hiĂ©roglyphiques , translittĂ©ration et traduction commentĂ©e (DeuxiĂšme Ă©dition), Patrice Le Guilloux, Cahier de lâAssociation dâĂgyptologie Isis n°2, p p. 74-75, Angers 2005.
đđ ± đ±đđ€ đ„ đđđđŽđ đ„
jw ឫt.w ឫr=sn
(alors que mĂȘme) les arbres tombent.
Le Désillusionné et son Ba du Papyrus de Berlin 3024, Col. 21, page 46.
ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ÙÙ۶ÙÙÙÙÙۧ ŰčÙÙÙÙÙÙÙ Ù±ÙÙÙ ÙÙÙŰȘÙ Ù Ùۧ ŰŻÙÙÙÙÙÙÙ Ù ŰčÙÙÙÙÙ° Ù ÙÙÙŰȘÙÙÙÛŠÙ Ű„ÙÙÙÙۧ ŰŻÙ۹ۚÙÙŰ©Ù Ù±ÙÙŰŁÙ۱ÙŰ¶Ù ŰȘÙŰŁÙÙÙÙÙ Ù ÙÙŰłÙŰŁÙŰȘÙÙÙÛ„ Û ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ŰźÙ۱ÙÙ ŰȘÙŰšÙÙÙÙÙÙŰȘÙ Ù±ÙÙŰŹÙÙÙÙ ŰŁÙÙ ÙÙÙÙÙ ÙÙۧÙÙÙŰ§Û ÙÙŰčÙÙÙÙ ÙÙÙÙ Ù±ÙÙŰșÙÙÙŰšÙ Ù Ùۧ ÙÙŰšÙŰ«ÙÙŰ§Û ÙÙÙ Ù±ÙÙŰčÙ۰ÙŰ§ŰšÙ Ù±ÙÙÙ ÙÙÙÙÙÙ
FalammÄ QaÄaynÄ `Alayhi Al-Mawta MÄ Dallahum `AlĂĄ Mawtihi ‘IllÄ DÄbbatu Al-‘ArÄi Ta’kulu Minsa’atahu FalammÄ Kharra Tabayyanati Al-Jinnu ‘An Law KÄnĆ« Ya`lamĆ«na Al-Ghayba MÄ LabithĆ« FÄ« Al-`AdhÄbi Al-MuhÄ«ni
Quand alors Nous eĂ»mes dĂ©cidĂ© sa mort, pour les avertir de celle-ci, il nây eut que la bĂȘte de la terre qui rongea son sceptre.
Quand alors il sâeffondra, les djinns eurent la preuve que, sâils avaient connu le mystĂšre, ils nâauraient pas subi aussi longtemps cette correction humiliante.
Sourate 34, ۳ۣۚ / SabĂąâ / Les SabĂąâ, verset 14, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 429, AlBouraq, 2018.
Vous trouverez au sein du corpus coranique cette racine lexicale trilitĂšre ( r – rÄÊŸ-۱– r – rÄÊŸ-۱ – áž” – khÄ- Űź) – lire de droite Ă gauche, dont le troisiĂšme radical est gĂ©minĂ© Ă partir du second (khÄ rÄ rÄ). Ă lâorigine elle Ă©tait bilitĂšre et remonte Ă la langue des pharaons dâĂgypte. Au sein des Mdw neter (appelĂ©s par les grecques hiĂ©roglyphes) elle Ă©tait Ă©crite par le scribe ancien Ă©gyptien ainsi đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) et pour lui confĂ©rer lâacception spĂ©cifique de tomber, de sâabattre, de sâeffondrer, de faire tomber, de tomber Ă la guerre, il lui joignait ce dĂ©terminatif đ figurant un homme tombant. Ce dĂ©terminatif dans les vocables de lâancien Ă©gyptien signifiait lâaction de tomber, de renverser et Ă©tait employĂ© pour reprĂ©senter lâennemi, entre autres graphies le dĂ©peignant.
Cette racine lexicale de la langue arabe ( r – rÄÊŸ-۱ – r – rÄÊŸ-۱ – áž” – khÄ- Űź) – lire de droite Ă gauche, apparait douze fois dans le Coran sous la forme verbale I (ŰźÙ۱ÙÙ /kharra) avec les mĂȘmes acceptions que celles soutenues par lâancien Ă©gyptien đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) munie du dĂ©terminatif đ de choir, de tomber, de sâeffondrer, de renverser et dâennemi. Le vocable verbal đđđ (lire áž«r / áž”r / khĂšr) signifiait tomber, sâabattre, sâeffondrer, faire tomber, tomber Ă la guerre.
Pour signifier une tombe (ce qui est un trou, une fosse creusĂ©s dans la terre) ou un nĂ©cropole, les anciens tmw/tĂ©mou ( đ đ đ đ ± đ đ đș đș đș lire tmw/tĂ©mou, les humains) de la vallĂ©e du Nil, joignaient Ă cette racine lexicale đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) de leur langue, la graphie dâun plan de maison đ pour former le nominatif đđđ (lire áž«r / áž”r / khĂšr). Pour dĂ©nommer un ennemi Ă abattre, Ă tuer, ils avaient le vocable đđđ ± đ (lire áž«rw /khĂ©rou).
Cette racine lexicale đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) avec lâacception de tomber figure dans les textes religieux les plus anciens de lâhumanitĂ© que sont les premiers Textes des Pyramides, ceux dâOunas /đčđđ đŽ ( pharaon de la Ve dynastie- 2353 Ă -2323 selon J. P. Allen) et de đ đ đ / TĂ©ti (pharaon de la VIe dynastie, -2374 Ă -2354 dâaprĂšs J.P.Allen) :
Au sein des textes de lâantichambre tombale dâOunas (đčđđđŽ – lire wnys / Ounis ) :
On trouvera repris aussi ces passages dans les Textes de lâantichambre de la Pyramide de TĂ©ti avec lâusage de ce mĂȘme vocable « áž«r / khĂšr » avec la mĂȘme signification.
áž«r ( w ) កr n jr.t=f sbn kÈ n áșr.wy=f
j-ឫr sbn
(Si) Horus tombe Ă cause de son Ćil, le taureau sâĂ©cartera de ses testicules !
Tombe ! Ăcarte-toi !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, localisation W/A/E inf., colonne 1, Spruch {277} paragraphe 418 a, b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 152-153, Ă©dit. CYBELE 2009.
ážd mdw áž«r( w ) KÈ n sážáž„áž„ áž«r( w ) sážáž„ n KÈ
j-ឫr sbn
-Formule à réciter- (Si) le serpent tombe à cause du serpent sédjeh, le serpent-sédjeh tombera à cause du serpent-ka !
Tombe ! Ăcarte-toi !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf, colonne 11, Spruch {289} paragraphe 430 a, b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 154-155, Ă©dit. CYBELE 2009.
ážd mdw áž«r( w ) áž„r áž„r áž„r
– Formule Ă rĂ©citer – Quâun visage tombe sur (autre) visage !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, localisation W/A/E inf., colonne 11, Spruch {290} paragraphe 431 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 154-155, Ă©dit.CYBELE 2009.
mÈ( w ) áčŻw mw.t=k Nw.t
Tombe ! Couche-toi ! Rampe !
Que ta mĂšre Nout te voie !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf., colonne 21, 22, Spruch {297} paragraphe 441 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 158-159, Ă©dit. CYBELE 2009.
Dans lâantichambre tombale du Pharaon TĂ©ti (đ đ đ ) :
mÈÈ( w ) T n Êżnáž«( w )=f
j-áž«r ( w ) áž„r n(y) T áž„r=f n áčŻs( w ) Ăž tp=f
Celui que TĂ©ti regarde, il nâest pas question quâil vive !
Celui sur lequel tombe le regard de TĂ©ti, on ne peut rattacher sa tĂȘte!
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de lâantichambre , localisation T / A / E, colonne 22, Spruch {389} paragraphe 682 d, 682 f. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pp.336-337, Ă©dit. CYBELE 2009.
Au sein du corpus coranique le vocable verbal ŰźÙ۱ÙÙ / kharra prĂ©sente une charge sĂ©mantique Ă la fois nĂ©gative et positive . Celle positive est attachĂ©e Ă lâaction de la prosternation, ŰłÙŰŹÙŰŻÙ / sajada, acte fort dâhumilitĂ©, de soumission et dâadoration Ă lâĂ©gard du divin prĂŽnĂ© au sein du liber sacer de la religion musulmane. Le vocable verbal de ce fait est soit directement invoquĂ© soit liĂ© dans ce sens positif toujours au thĂšme de la prosternation :
ÙÙÙÙŰźÙ۱ÙÙÙÙÙ ÙÙÙÙŰŁÙ۰ÙÙÙۧÙÙ ÙÙŰšÙÙÙÙÙÙ ÙÙÙÙŰČÙÙŰŻÙÙÙÙ Ù ŰźÙŰŽÙÙŰčÙÛۧ
WaYakhirrĆ«na Lil’adhqÄni YabkĆ«na Wa YazÄ«duhum KhushĆ«`Äan
Ils tombent face contre terre en pleurant et cela accroit leur humilité.
Sourate 17, ۧÙۄ۳۱ۧۥ / Al-IsrĂąâ / Le Voyage nocturne, verset 109, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 293, AlBouraq, 2018.
ÙÛÙÙÙ°ÙŰŠÙÙÙ Ù±ÙÙÙ۰ÙÙÙÙ ŰŁÙÙÙŰčÙÙ Ù Ù±ÙÙÙÙÙÙ ŰčÙÙÙÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙ Ù±ÙÙÙÙŰšÙÙÙÙÛŠÙÙ Ù ÙÙ Ű°Ù۱ÙÙÙÙÙŰ©Ù ŰĄÙۧۯÙÙ Ù ÙÙÙ ÙÙ ÙÙÙÙ ŰÙÙ ÙÙÙÙÙۧ Ù ÙŰčÙ ÙÙÙŰÙÛą ÙÙÙ ÙÙ Ű°Ù۱ÙÙÙÙÙŰ©Ù Ű„ÙŰšÙ۱ÙÙ°ÙÙÙÙ Ù ÙÙŰ„ÙŰłÙ۱ÙÙ°ÙŰĄÙÙÙÙ ÙÙÙ ÙÙ ÙÙÙÙ ÙÙŰŻÙÙÙÙÙۧ ÙÙÙ±ŰŹÙŰȘÙŰšÙÙÙÙÙŰą Û Ű„Ù۰Ùۧ ŰȘÙŰȘÙÙÙÙÙ° ŰčÙÙÙÙÙÙÙÙ Ù ŰĄÙۧÙÙÙ°ŰȘÙ Ù±Ù۱ÙÙŰÙÙ ÙÙ°ÙÙ ŰźÙ۱ÙÙÙŰ§Û ŰłÙŰŹÙÙŰŻÙÛۧ ÙÙŰšÙÙÙÙÙÙÛۧ
‘ĆȘlÄ’ika Al-LadhÄ«na ‘An`ama AllÄhu `Alayhim Mina An-NabÄ«yÄ«na Min DhurrÄ«yati ‘Ädama Wa Mimman Ä€amalnÄ Ma`a NƫĄin Wa Min DhurrÄ«yati ‘IbrÄhÄ«ma Wa ‘IsrÄ’Ä«la Wa Mimman HadaynÄ Wa AjtabaynÄ ‘IdhÄ TutlĂĄ `Alayhim ‘ÄyÄtu Ar-RaÄ„mÄni KharrĆ« SujjadÄan Wa BukÄ«yÄan
VoilĂ ceux auxquels AllĂąh a accordĂ© Ses bienfaits parmi les ProphĂštes, et la descendance dâAdam, et ceux que Nous avons transportĂ©s avec NoĂ©, et la descendance dâAbraham et dâIsraĂ«l, et ceux que Nous avons guidĂ©s et Ă©lus.
Lorsque les Signes du Tout-rayonnant dâAmour leur Ă©taient communiquĂ©s, ils tombaient en prosternation et pleuraient.
Sourate 19, Ù Ű±ÙÙ / Maryam / Marie, verset 58, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 309, AlBouraq, 2018.
Ű„ÙÙÙÙÙ Ùۧ ÙÙŰ€ÙÙ ÙÙÙ ŰšÙÙÙÙۧÙÙÙ°ŰȘÙÙÙۧ Ù±ÙÙÙ۰ÙÙÙÙ Ű„Ù۰Ùۧ ۰ÙÙÙÙ۱ÙÙŰ§Û ŰšÙÙÙۧ ŰźÙ۱ÙÙÙŰ§Û ŰłÙŰŹÙÙŰŻÙÛۧ ÙÙŰłÙŰšÙÙŰÙÙŰ§Û ŰšÙŰÙÙ ÙŰŻÙ Ű±ÙŰšÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙÙ Ù ÙÙۧ ÙÙŰłÙŰȘÙÙÙŰšÙ۱ÙÙÙÙ
‘InnamÄ Yu’uminu Bi’ÄyÄtinÄ Al-LadhÄ«na ‘IdhÄ DhukkirĆ« BihÄ KharrĆ« SujjadÄan Wa SabbaĄƫ BiÄ„amdi Rabbihim Wa Hum LÄ YastakbirĆ«na
Quand Nos Signes sont rappelĂ©s, ne tombent en prosternation, grĂące Ă eux, que ceux qui mettent en oeuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ©, et qui se sont immergĂ©s dans lâInsondable sous lâeffet de la Louange de leur Enseigneur, et ne sâautomagnifient pas.
Sourate 32, ۧÙ۳ۏۯ۩ / As-Sajda / La Prosternation, verset 15, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 416, AlBouraq, 2018.
Ou le vocable verbal ŰźÙ۱ÙÙ / kharra est employĂ© pour signifier la consĂ©quence de lâeffet de lâexpression de la manifestation divine dans son action sur une entitĂ© de sa crĂ©ation, ici dans le cas prĂ©cis de MoĂŻse sâeffondrant face Ă un tel pouvoir de manifestation comme rapportĂ© ici dans ce passage du rĂ©cit coranique le concernant oĂč la montagne est pulvĂ©risĂ©e par lâimpact de la manifestation divine, Ă la vue duquel MoĂŻse chuta comme ayant subi un foudroiement :
ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ŰŹÙŰąŰĄÙ Ù ÙÙŰłÙÙÙ° ÙÙÙ ÙÙÙÙÙ°ŰȘÙÙÙۧ ÙÙÙÙÙÙÙÙ ÙÙÙÛ„ ۱ÙŰšÙÙÙÙÛ„ ÙÙۧÙÙ Ű±ÙŰšÙÙ ŰŁÙ۱ÙÙÙÙÙ ŰŁÙÙŰžÙŰ±Ù Ű„ÙÙÙÙÙÙÙ Û ÙÙۧÙÙ ÙÙÙ ŰȘÙ۱ÙÙÙ°ÙÙÙ ÙÙÙÙÙ°ÙÙÙÙ Ù±ÙŰžÙŰ±Ù Ű„ÙÙÙÙ Ù±ÙÙŰŹÙŰšÙÙÙ ÙÙŰ„ÙÙÙ Ù±ŰłÙŰȘÙÙÙ۱ÙÙ Ù ÙÙÙۧÙÙÙÙÛ„ ÙÙŰłÙÙÙÙÙ ŰȘÙ۱ÙÙÙ°ÙÙÙ Û ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ŰȘÙŰŹÙÙÙÙÙÙ° ۱ÙŰšÙÙÙÙÛ„ ÙÙÙÙŰŹÙŰšÙÙÙ ŰŹÙŰčÙÙÙÙÙÛ„ ŰŻÙÙÙÙÛۧ ÙÙŰźÙ۱ÙÙÙ ÙÙŰłÙÙÙ° Ű”ÙŰčÙÙÙÛۧ Û ÙÙÙÙÙ ÙÙŰą ŰŁÙÙÙۧÙÙ ÙÙۧÙÙ ŰłÙŰšÙŰÙÙ°ÙÙÙÙ ŰȘÙŰšÙŰȘÙ Ű„ÙÙÙÙÙÙÙ ÙÙŰŁÙÙÙŰ§Û ŰŁÙÙÙÙÙÙ Ù±ÙÙÙ ÙŰ€ÙÙ ÙÙÙÙÙÙ
Wa LammÄ JÄ’a MĆ«sĂĄ LimÄ«qÄtinÄ Wa Kallamahu Rabbuhu QÄla Rabbi ‘ArinÄ« ‘AnĆŸur ‘Ilayka QÄla Lan TarÄnÄ« Wa Lakini AnĆŸur ‘IlĂĄ Al-Jabali Fa’ini Astaqarra MakÄnahu Fasawfa TarÄnÄ« FalammÄ TajallĂĄ Rabbuhu Liljabali Ja`alahu DakkÄan Wa Kharra MĆ«sĂĄ Ća`iqÄan FalammÄ ‘AfÄqa QÄla SubÄ„Änaka Tubtu ‘Ilayka Wa ‘AnÄ ‘Awwalu Al-Mu’uminÄ«na
Traduction : Et quand Moïse vint à Notre rendez-vous et que son Enseigneur lui parla, il dit : « Mon Enseigneur ! Fais-Toi voir à moi pour que je Te regarde ! »
Il (Allùh) dit : « Jamais tu ne Me verras, mais regarde la Montagne, et si elle reste stable à sa place, alors tu Me verras ! »
Alors, quand son Enseigneur Se manifesta pleinement Ă la Montagne, Il la pulvĂ©risa et MoĂŻse sâeffondra foudroyĂ©.
Alors, quand il eut repris connaissance, il dit : « Immersion insondable en Toi ! Je fais retour vers Toi et je suis le premier de ceux qui mettent en oeuvre le DépÎt confié ! »
Sourate 7, ۧÙŰŁŰčŰ±Ű§Ù / Al-AÉrĂąfâ / Les CrĂȘtes, verset 143, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 167, AlBouraq, 2018.
Pour les autres emplois lexicaux coraniques de la racine ( r – rÄÊŸ-۱ – r – rÄÊŸ-۱ – áž” – khÄ- Űź) toujours dans une forme verbale, câest lâacception nĂ©gative qui prime . Elle se charge de signifier lâaction de chuter, de sâeffondrer dans un contexte Ă©minemment sinistre, morbide ou qui relĂšverait dâun chĂątiment divin.
Dans ce verset 31 de la Sourate 22 du Coran qui suit juste ci-dessous aprĂšs, nous subodorons comme une rĂ©miniscence littĂ©raire sous la plume du ou des scribe(s) du Coran, du cĂ©lĂšbre mythe dâIcare des grecs, Icare qui sâenvola Ă lâinstar des oiseaux, et qui ayant voulu dans lâivresse de son envol sâapprocher trop prĂšs du soleil, dâ áŒÎ»ÎčÎżÏ / HĂȘlios, le dieu du soleil, (comme trop prĂšs du divin ? Pour sây Ă©galer ? Rivaliser avec lui en matiĂšre de transcendance ? Rapport agonistique avec la transcendance divine ? Le traducteur use dâun terme dans ce passage, terme quâil semble beaucoup chĂ©rir dans son entreprise de traduction, et ce dans maints passages du Coran, câest le terme « codĂ©ifier », co-dĂ©ifier. Le sens de ce nĂ©ologisme quâil emploie dans un effort scrupuleux de traduction renvoie Ă lâassociationnisme, le ŰŽÙ۱ÙÙ / shirk, qui est de vouloir sâassocier ou se comparer au divin pour sâen faire lâĂ©gal, se dĂ©ifier soi-mĂȘme Ă son Ă©gard, ou lâassocier Ă une autre entitĂ© rivale, une mĂ©prise, une prĂ©tention dĂ©mesurĂ©e dans lâun ou lâautre cas qui semble fort risquĂ©e et trĂšs dangereuse comme dans le vol ambitieux quâIcare paya dâune chute vertigineuse en voulant sâapprocher trop prĂšs du dieu-flambeau du jour. ) sâeffondra de trĂšs haut dans le vide pour sombrer dans les profondeurs abyssales de la mer quâon situe dans le sud-est de la GrĂšce actuelle et qui porta dĂ©sormais son nom, la mer icarienne :
ŰÙÙÙÙÙŰąŰĄÙ ÙÙÙÙÙÙÙ ŰșÙÙÙŰ±Ù Ù ÙŰŽÙ۱ÙÙÙÙÙÙ ŰšÙÙÙÛŠ Û ÙÙÙ ÙÙ ÙÙŰŽÙ۱ÙÙÙ ŰšÙÙ±ÙÙÙÙÙÙ ÙÙÙÙŰŁÙÙÙÙÙ Ùۧ۟Ù۱ÙÙÙ ÙÙÙ Ù±ÙŰłÙÙÙ ÙŰąŰĄÙ ÙÙŰȘÙŰźÙŰ·ÙÙÙÙÙ Ù±ÙŰ·ÙÙÙÙŰ±Ù ŰŁÙÙÙ ŰȘÙÙÙÙÙÙ ŰšÙÙÙ Ù±Ù۱ÙÙÙŰÙ ÙÙÙ Ù ÙÙÙۧÙÙÛą ŰłÙŰÙÙÙÙÛą
Ä€unafÄ’a LillÄhi Ghayra MushrikÄ«na Bihi Wa Man Yushrik BillÄhi Faka’annamÄ Kharra Mina As-SamÄ’i FatakhĆŁafuhu AĆŁ-Ćąayru ‘Aw TahwÄ« Bihi Ar-RīĄu FÄ« MakÄnin SaĄīqin
[âŠ] en thĂ©otropes pour AllĂąh sans le codĂ©ifier ! Et qui Le codĂ©ifirait, câest comme sâil chutait du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le faisait choir en un lieu trĂšs profond.
Sourate 22, ۧÙŰŰŹ / Al-កajj / La QuĂȘte (Le PĂšlerinage), verset 31, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 336, AlBouraq, 2018.
ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ÙÙ۶ÙÙÙÙÙۧ ŰčÙÙÙÙÙÙÙ Ù±ÙÙÙ ÙÙÙŰȘÙ Ù Ùۧ ŰŻÙÙÙÙÙÙÙ Ù ŰčÙÙÙÙÙ° Ù ÙÙÙŰȘÙÙÙÛŠÙ Ű„ÙÙÙÙۧ ŰŻÙ۹ۚÙÙŰ©Ù Ù±ÙÙŰŁÙ۱ÙŰ¶Ù ŰȘÙŰŁÙÙÙÙÙ Ù ÙÙŰłÙŰŁÙŰȘÙÙÙÛ„ Û ÙÙÙÙÙ ÙÙۧ ŰźÙ۱ÙÙ ŰȘÙŰšÙÙÙÙÙÙŰȘÙ Ù±ÙÙŰŹÙÙÙÙ ŰŁÙÙ ÙÙÙÙÙ ÙÙۧÙÙÙŰ§Û ÙÙŰčÙÙÙÙ ÙÙÙÙ Ù±ÙÙŰșÙÙÙŰšÙ Ù Ùۧ ÙÙŰšÙŰ«ÙÙŰ§Û ÙÙÙ Ù±ÙÙŰčÙ۰ÙŰ§ŰšÙ Ù±ÙÙÙ ÙÙÙÙÙÙ
FalammÄ QaÄaynÄ `Alayhi Al-Mawta MÄ Dallahum `AlĂĄ Mawtihi ‘IllÄ DÄbbatu Al-‘ArÄi Ta’kulu Minsa’atahu FalammÄ Kharra Tabayyanati Al-Jinnu ‘An Law KÄnĆ« Ya`lamĆ«na Al-Ghayba MÄ LabithĆ« FÄ« Al-`AdhÄbi Al-MuhÄ«ni
Quand alors Nous eĂ»mes dĂ©cidĂ© sa mort, pour les avertir de celle-ci, il nây eut que la bĂȘte de la terre qui rongea son sceptre.
Quand alors il sâeffondra, les djinns eurent la preuve que, sâils avaient connu le mystĂšre, ils nâauraient pas subi aussi longtemps cette correction humiliante.
Sourate 34, ۳ۣۚ / SabĂąâ / Les SabĂąâ, verset 14, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 429, AlBouraq, 2018.
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TakÄdu As-SamÄwÄtu YatafaĆŁĆŁarna Minhu Wa Tanshaqqu Al-‘ArÄu Wa Takhirru Al-JibÄlu HaddÄan
Peu sâen faut que les cieux ne se fendent Ă cause de cela, et que la terre ne se fissure, et que les montagnes ne sâeffondrent
Sourate 19, Ù Ű±ÙÙ / Maryam / Marie, verset 90, Le Coran, essai de traduction et annotations par Maurice Gloton, Ă©dition bilingue: arabe-français, page 311, AlBouraq, 2018.
Le vocable verbal ancien Ă©gyptien đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) đ (Homme tombant- dĂ©terminatif de tomber, de renverser et dâennemi, de belligĂ©rant) quâon retrouve dans le dernier stade de la langue ancienne Ă©gyptienne quâest le Copte sous la forme verbale âČâȱâČŁ / khĆr (dialecte bohaĂŻrique) avec lâacception de dĂ©truire, est prĂ©sent dans les langues MandĂ© (Niger-Congo) envers lesquelles gĂ©nĂ©ralement les Ă©gyptologues se refusent toujours dâadmettre un quelconque lien susceptible avec lâancien Ă©gyptien. Dans ces langues nous voudrions bien qu’un linguiste sâaventure dans ce cas prĂ©cis Ă objecter que la prĂ©sence de ces vocables ne serait due quâĂ un emprunt Ă je ne sais quelle autre langue en lien avec lâĂ©gyptien pharaonique. Nous parierons fermement quâil lui serait bien difficile de le prouver. Ces mots des langues MandĂ© du Groupe Niger-Congo bien propres Ă elles, sur les plans phonĂ©tique et sĂ©mantique ne jurent aucunement pas avec lâancien vocable đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) đ de lâĂgyptien pharaonique et dâavec celui dans son dernier stade quâest le Copte, âČâȱâČŁ / khĆr (dialecte bohaĂŻrique) voulant dire « dĂ©truire » :
Langues Niger-Congo :
Langues Mandé :
- Soninké :
( nà à ) kårå : casser, briser, détruire, rompre.
(nĂ n) kĂ rĂĄ : mourrir, sâĂ©teindre, ĂȘtre mort, Ă©teint.
kĂrĂŹ-nom-dispute, altercation.
Ou kare-verbe intransitif voulant dire ĂȘtre brisĂ©, ĂȘtre dĂ©truit.
Ou kari et keri -verbes transitifs signifiant occire.
Et toujours en Soninké variante dialectale :
kalla-verbe intransitif. : mourir.
kalli- verbe transitif- : tuer.
– Bambara :
kĂĄri – verbe. : casser, briser, craquer, plier
sĂłkari (maison-casser)- verbe : veut dire dĂ©truire, rĂ©duire quelquâun Ă la misĂšre.
– Maninka :
KĂĄri :v: casser, replier.
KĂčru- verbe- : plier, pencher, corner, se pencher, se courber.
Dans la mĂȘme continuitĂ©, Ă partir de cette racine lexicale đ (áž«/ áž” – kh ou x) đ (r ) (Il y a dâautres significations qui y sont relatives que lâAncien Ăgyptien a en commun avec les langues MandĂ© sans que ces derniĂšres les aient empruntĂ©es historiquement au passage Ă une langue sĂ©mitique vivante. Nous les traiterons ailleurs Ă une autre occasion) de lâĂgyptien ancien, enjointe dâautres dĂ©terminatifs nous avons nombre de vocables dont on retrouve les Ă©quivalents dans les langues MandĂ© de la grande famille Niger-Congo. Il faut noter et en insistant lĂ -dessus quâon ne retrouve pas avec autant de pertinence, dâĂ©vidence et dâexigence en matiĂšre linguistique les Ă©quivalents de ces vocables dans des langues apparentĂ©es au sĂ©mitique comme lâhĂ©breu, lâaramĂ©en ou lâarabe. Comment se fait-il que ces vocables en Langues MandĂ© dâAfrique noire rĂ©pondent concurremment et parfaitement sur les plans phonĂ©tique et sĂ©mantique Ă ces Ă©lĂ©ments lexicaux exposĂ©s ci-dessous de la langue pharaonique sans quâon puisse objecter un quelconque emprunt Ă une quelconque langue sĂ©mitique rĂ©cente ? Les liens phonĂ©tiques et sĂ©mantiques sont Ă©videmment frappants ! Ainsi nous avons donc ceux-ci :
Ăgyptien pharaonique :
đ đ đđ đđ (lire (lire áž«ry.t /khĂ©ry.t)- nom dĂ©sigant la bĂȘte Ă boucherie, lâimmolation ( entendre ce qui tombe, ce quâon fait tomber pour le tuer, lâimmoler)`.
đ đ đđ đ đ„đ (lire áž«ry.t / khĂ©ry.t)- nom fĂ©minin – : veut dire sacrifice, abattage dâanimaux, bĂȘtes de sacrifice.
Langue Mandé-Soninké de la famille Niger-Congo :
kĂĄrĂ -verbe. Veut dire tuer, sacrifier, immoler-
KĂĄrĂŹndĂ©- nom- : tuerie, action de faire, dâaccomplir un sacrifice, immolation, sacrifice.
KĂ rĂyĂš : le fait de tuer, de sacrifier, dâimmoler.
Langue-Mandé-Maninka :
L : R.
kĂ lo – nom. : agonie.
Ăgyptien pharaonique :
đ€đ ± đđ đ ± đĄ đ„ (lire áž«rwjw /khĂ©rouyou) : guerre, combat.
đ€ đČ đđ đ đĄ đ„ (lire áž«rwj.t / khĂ©rouy.t) – nom fĂ©minin. : veut dire guerre, hostilitĂ©, combat.
đ€ đČ đđ đĄ đ (lire áž«rwj / khĂ©rouy) : ennemi- autre avariante d âĂ©criture đ€đđđđ (lire áž«rwj / khĂ©rouy).
Langue Mandé-Soninké de la famille Niger-Congo :
Kuré- nom singulier (pluriel Kuru-kourou): vocable désignant une armée, une bataille, la guerre.
KĂčrĂ (nan) -verbe. : guerroyer.
KĂčrĂč-gĂčmĂ©- nom-. : chef de guerre.
Langue-Mandé Bambara et Maninka :
Les vocables ici sont les mĂȘmes que pour le SoninkĂ© sur les plans sĂ©mantiques et phonĂ©tique, le Bambara en Ă©tant un rejeton.
Dans la structure biconsonantique des vocables concernĂ©s la liquide « L » du terme en bambara dĂ©signant la guerre ou combattre, guerroyer, sâest substituĂ© Ă celle « R » du SoninkĂ©.
Ainsi on a en Bambara les vocables similaires ainsi quâen Maninka :
KÉÌlÉ -verbe. : veut dire guerroyer, combattre, attaquer, faire la guerre
KÉÌlÉ- nom. : signifie guerre, armĂ©e.
kÉÌlÉ (baa)-nom dâagent occasionnel dĂ©sigant un combattant.
kÉÌlÉkÉden (mot composĂ© de KÉÌlÉ- guerre, combat, lutte, hostilitĂ©- et de « den » qui veut dire enfant)- nom dĂ©signant un soldat, un jeune militaire.
KÉÌlÉkÉla – nom. : arme, instrument de guerre.
KÉÌlÉlan-nom-nom. : arme, armement.
kÉÌlÉtii – nom. : chef de guerre.
kÉÌlÉkuntigi – nom. : chef de guerre.
Pour ce qui est de la racine lexicale de lâĂ©gyptien pharaonique concernĂ©e, nous avons rĂ©uni ici pour vous quelques rĂ©fĂ©rences tirĂ©es des corpus de lâancien et du moyen Ă©gyptien oĂč elle figure sous forme ou dâexpression verbale :
áž«r ( w ) កr n jr.t=f sbn kÈ n áșr.wy=f
j-ឫr sbn
(Si) Horus tombe Ă cause de son Ćil, le taureau sâĂ©cartera de ses testicules !
Tombe ! Ăcarte-toi !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf., colonne 1, Spruch {277} paragraphe 418 a, b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 152-153, Ă©dit. CYBELE 2009.
ážd mdw áž«r( w ) KÈ n sážáž„áž„ áž«r( w ) sážáž„ n KÈ
j-ឫr sbn
-Formule à réciter- (Si) le serpent tombe à cause du serpent sédjeh, le serpent-sédjeh tombera à cause du serpent-ka !
Tombe ! Ăcarte-toi !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf., colonne 11, Spruch {289} paragraphe 430 a, b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 154-155, Ă©dit. CYBELE 2009.
ážd mdw áž«r( w ) áž„r áž„r áž„r
– Formule Ă rĂ©citer – Quâun visage tombe sur (autre) visage !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf., colonne 11, Spruch {290} paragraphe 431 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 154-155, Ă©dit. CYBELE 2009.
j-áž«r sážr sbn
mÈ( w ) áčŻw mw.t=k Nw.t
Tombe ! Couche-toi ! Rampe !
Que ta mĂšre Nout te voie !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre , localisation W/A/E inf., colonne 21, 22, Spruch {297} paragraphe 441 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 158-159, Ă©dit. CYBELE 2009.
sáčŻp jr.t កr áž«r ( w ) m pf gs n(y) Mr Náž«È
jnáž( w )=s áž.t=s m-Êż StĆĄ
(Si) lâOeil de Horus a sautĂ© quand il (= Horus) est tombĂ©
câest (afin) quâil puisse se protĂ©ger lui-mĂȘme de la main de Seth !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes du passage entre la chambre funĂ©raire et lâantichambre , localisation T / F-A / N, colonne 1, 2, Spruch {359} paragraphe 594 b, 594 c. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 274-275, Ă©dit. CYBELE 2009.
đđđđđąđđđ°đđđđŻđżđ đđąđđčđđ đŁđ€ đđđąđđ «đ đȘđđ
áž«r.tw n áž„nt w3(.w ) Ăw Êżwn-Ăb ĆĄw.f m sp
on tombe bien bas (en agissant) en faveur de la cupiditĂ© ! Lâavide, il manque toute occasion,
Le Conte du Paysan Ă©loquent B1 322, HuitiĂšme Supplique, textes hiĂ©roglyphiques , translittĂ©ration et traduction commentĂ©e (DeuxiĂšme Ă©dition), Patrice Le Guilloux, Cahier de lâAssociation dâĂgyptologie Isis n°2, p p. 74-75, Angers 2005.
đđđđđ¶ đ đđČđ§đ»đȘđ ŻđżđđđžđȘđąđđȘđ Żđżđđđžđđđđđđđ¶ đđđȘđąđžđđ đđđ đđđčđđđ¶đ€ đđđđđđđđŸđ€đ
(n(y)) ážnnt.f jwd p3ážłt pw r p3ážłt n(y)t ážnnt.f zpw mn( w ) m áž„Êżw n(yw) tp.f nj áž«r.n(.sn) r t3
du crĂąneââ, il faut comprendre quâil existe une solution de continuitĂ© au niveau de lâĂ©caille du crĂąne et que les parties (dâos) fixĂ©es aux chairs de l a tĂȘte ne sont pas tombĂ©es au sol
Le papyrus mĂ©dical Edwin Smith, chirurgie et magie en Ăgypte antique, II-9, page 97, translittĂ©ration et traduction de François Resche, Ă©dit. LâHarmattan, 2017.
jn sÊżážłt n(j) ážłmÈt áž„Êżw.f jr jwty sfáž« tp n(y) ÈmÊż( w )t n(y) ážłÊżáž„.f áž„nÊż m { jwty} {n(y)ty} áž«rÊżnt.f m-áž„r(y)-jb n(y) d(r)t.f ážd.f tm.n.f rdj( w ) tpj n(y) ÈmÊż( w )t n(y)t ážłÊżáž„.f áž„nÊż {tm} áž«rÊżnt.f m-áž„r(y)-jb n(y) d(r)t.f
en vĂ©ritĂ© ce qui entre nâest pas ce que crĂ©ent les chairs. Concernant « celui qui ne dĂ©lie pas le sommet de la pince de son coude et dont le pouce tombe au milieu de la main » , il (le maĂźtre) dĂ©clare : « il a cessĂ© de dĂ©placer lâextrĂ©mitĂ© de la pince de son coude et son pouce est tombĂ© au milieu de sa main ».
Le papyrus mĂ©dical Edwin Smith, chirurgie et magie en Ăgypte antique, IV-17, IV-18, pp. 113-114, translittĂ©ration et traduction de François Resche, Ă©dit. LâHarmattan, 2017.
đđąđđ« đŽđđ đđ đ€ đđđ đđđđčđ đđđđąđđđ€đđŽđđ đđ đ€ đđ
ĆĄz3w (n(y)w) sáž„m m áčŻz n(y) náž„bt.f jr áž«3Ă.k z n(y) sáž„m m m áčŻz n(y)
Instructions pour un Ă©crasement dâune vertĂšbre du cou. Si tu es conduit Ă examiner un homme prĂ©sentant un Ă©crasement dâune vertĂšbre du
đ đđđđčđ đ đ đ đąđđąđđđđđ€đ || đđđđŽđąđđąđ§đŒđ đđ đșđđđ§đą
náž„bt.f gmm.k sw áž«r áčŻz m sn-nw.f jsk sw dgm.y nj mdw
cou, que tu le trouves en permanence avec une vertĂšbre tombĂ©e dans la suivante, tandis quâil est inconscient et quâil ne parle pas
đđđđđđđđđđ đ đŽđđ§đđ§đĄđđđŽđđ đđđ€ đ || đđ đ đ đ đą
.n.f jn áž«r.f m jsáž«dáž«d dd sáž„m (m) m áčŻz m sn-nw.f gmm.k
Ă cause de sa chute la tĂȘte en bas qui a crĂ©e lâĂ©crasement dâune vertĂšbre dans la suivante, et que tu constates (Ă©galement)
Le papyrus mĂ©dical Edwin Smith, chirurgie et magie en Ăgypte antique, XI-9, XI-10, XI-11, p.147, translittĂ©ration et traduction de François Resche, Ă©dit. LâHarmattan, 2017.
Réduire une fracture :
r dwn g(È)b.f { y } r áž«r áž„zb pf m st.f jrĂ.jn.k n.f zĆĄwy n(ywy) áž„bsw wdĂ
pour allonger son bras et pour réduire cette fracture. Tu lui confectionnera une double attelle de toile ; tu placeras
Le papyrus mĂ©dical Edwin Smith, chirurgie et magie en Ăgypte antique, XII-12, p. 153, translittĂ©ration et traduction de François Resche, Ă©dit. LâHarmattan, 2017.
KRI II, 133, 5 (§ 12) :
PÉ jj.t jr(w.t)~n áčŻÉty r És pÉ mĆĄÊż n(y) Ptáž„ ážd(=w) n=sn : «ƥm.w n áž„r=áčŻn, Pr-ÊżÉ, Êż.w.s., pÉ(y)=áčŻn nb Êżáž„Êż(=w) m pÉ áž«rw! »
Traduction : « Venue du vizir pour accĂ©lĂ©rer la marche de la division de Ptah. Il leur a Ă©tĂ© dit : «HĂątez-vous, Pharaon, v.p.s., votre seigneur, se trouve (seul) au milieu de lâennemi ! »

Sebastiano Ricci, đ đđŸđđđđ đŸđđ¶đđŸđđ đ·đ¶đđđđđ đčđ đđ¶ đ»đŸđ đčđ đłđ±đŒđŒá” đđ đčđ đčĂ©đ·đđ đčđ đłđ±đŒđŒđŒá” đđŸĂšđžđđ.

