𓃀 𓂓𓇳𓐅 : lire bkȝ | bĂ©kĂšr

𓏏𓅝𓏭𓀭 (ណងwty) !

𓃀 – b | 𓂓-kl-krka | 𓇳 (đ“‡łđ“€  | rÊż |Ăą)

(rāʟ |۱- kāf | ك – bā |Űš)

𓃀b | 𓏘– q |𓄿– l-r-a ( đ“‡¶đ“„)

(r | rÄÊŸŰ±- q | ឳāf-ق – b | bā-Űš)

𓃀 : jambe ou lieu, endroit (bw) oĂč se tient la jambe- concept de lieu, d’espace. Phonogramme unilitĂšre.TranslittĂ©ration b .Valeur phonĂ©tique [B]. Correspond au Copte âČĄ, âȟâČ©, Ï„, âș, Ă  l’hĂ©breu Ś‘ÖŒ Bet ‘b’ ou Ś‘ Bet â€˜v’, Ă  l’arabe Űš ‘b’ bā’, au phĂ©nicien 𐀁 Beth /maison. SĂ©mitiques :  b, m, p.

𓂡 : avant-bras tenant un bĂąton. Effort, force, violence. DĂ©terminatif de tout acte qui requiert un effort, un examen.

𓄿  (Ȝ) : /l/, /r/,  /a/ : 

  • Copte : âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j] ; âȞ / âȟ : ou / o / [o];  âȈ /âȉ : ei /e /[e]; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i] ; âȱ / ƍ / ƍ / [oː] 
  • hĂ©breu : ڐ /ah/ Alef.
  • Arabe : / ŰŁ / (Aleph), ŰĄ  /ʔ/ Hamza.
  • SĂ©mitiques : ˀ , r , l.

𓅡 : oiseau jabiru (b3 ). IdĂ©ogramme de  « b3 Â» , Ăąme. Phonogramme bilitĂšre « b3 / bel / bĂšr/ bù».

𓂓 : deux bras levĂ©s (kȝ , k)-  Phonogramme bilitĂšre  kȝ (kĂšl/ kir). IdĂ©ogramme du kȝ (kel/ker/ka), de l’énergie, de la force vitale ou de la puissance crĂ©atrice, mis en lien avec le soleil, l’énergie, la puissance crĂ©atrice solaire, flambeau du jour. Le phonĂšme K de kȝ correspond Ă  l’arabe kāf / ك Ă©quivalent Ă  l’hĂ©breu Ś› / khaf ou kaph /  [x] ou [k].

𓈎  : dune de sable, flanc de colline/ ážł / Voir ážł3. t (qĂ©l.t/ hauteur, Ă©minence, ce qui est en hauteur, lien avec ce qui est haut)- nom fĂ©minin ou ážł33 (qĂ©lel / colline, terre haute. Comme en bambara -Niger-Congo- «  KĂčlu  » : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, mĂšche de cheveux au dessus de la tĂȘte, huppe (oiseau) ). Valeur phonĂ©tique : «q». Équivalent aux Coptes kⁱ, q/ÏŹ , k/âȔ , kh/ âČŹ ; Ă  l’hĂ©breu ڧ ‘k’ Qoph ; Ă  l’arabe ق /q/ (ឳāf). SĂ©mitiques :   ážł, k , q, g, ÄŁ.

𓇳 : soleil. IdĂ©ogramme de soleil (đ“‡łđ“€ / rÊż /rĂą). DĂ©terminatif d’actions du soleil,  de lumiĂšre, de jour, de notion, de divisions de temps, de saisons.

𓇳𓐅 : 𓇳 sur deux traits horizontaux 𓐅 : dĂ©terminatif de divisions du temps. EmployĂ© par le scribe ancien Ă©gyptien pour renvoyer Ă  une pĂ©riode diurne et temporelle, celle de l’aube, du matin.

𓇶 : soleil rayonnant. DĂ©terminatif d’éclairer, de briller.

𓁒 : reprĂ©sentant une femme en train d’accoucher; dĂ©terminatif de donner naissance.

𓏏 : galette de pain (t, it) . TranslittĂ©ration T, Ă©quivalant Ă  l’hĂ©breu ŚȘÖŒ ‘t’ Tav, Ă  l’arabe ŰȘ ‘t’ tā’ , au phĂ©nicien T Taw avec ‘Croix’, 𐀈 Teth. SĂ©mitique t, d, áč­ . Il sert de marque du fĂ©minin Ă  la fin des vocables de l’égyptien pharaonique.

Vocables en ancien Ă©gyptien : 

𓃀 𓂓𓇳𓐅 ( lire bkȝ / bkr/ bĂ©kĂšr) : le matin, demain, le lendemain.  Autre variante d’écriture : đ“ƒ€đ“…Ąđ“‚“đ“‡Œ (lire bȝkȝ / bĂ©kĂšr). Ce vocable ancien Ă©gyptien est Ă©crit avec le phonogramme  𓂓 : deux bras levĂ©s (kȝ , k), avec la prononciation sans doute du moyen empire : ka si on lit le mot « bka / bĂ©ka Â» Cette transcription ȝ est celle du vautour percnoptĂšre 𓄿 dont les valeurs phonĂ©tiques [l], [r] sont plus anciennes. Ce vocable ancien Ă©gyptien 𓃀 𓂓𓇳𓐅 devrait ĂȘtre lu anciennement comme bkȝ / bkr. Le phonĂšme K dans ce mot  bkȝ /bkr/ bĂ©kĂšr s’écrit avec le phonogramme ancien Ă©gyptien 𓎡 , transcription k, translittĂ©ration k, valeur phonĂ©tique [K] qui correspond Ă  l’ hĂ©breu Ś›ÖŒ [k] ou Ś› [x ], Ă   l’arabe ك ‘k’ kāf. SĂ©mitiques : k, g, q. L’arabe ŰšÙŽÙƒÙŽŰ±ÙŽ / bakara (se lever tĂŽt), ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ© /  bukْraáș— (l’aube) ou ŰšŰ§ÙƒÙŰ±Ù‹Ű§ / bākirrā  (dĂšs l’aube, de bonne heure) sont Ă  remonter Ă  ce vocable de l’égyptien pharaonique de l’ancien empire.

đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ bĂ©qer) : le matin. Vous remarquerez que ce mot avec ce phonogramme unilitĂšre 𓏘,  transcription ážł, translittĂ©ration q avec valeur phonĂ©tique [q] est l’équivalent du Copte kⁱ, q/ÏŹ , k/âȔ , kh/ âČŹ ; de l’hĂ©breu ڧ ‘k’ Qoph ; de l’arabe ق / q (ឳāf). SĂ©mitiques :  ážł, k , q, g, ÄŁ. Ce vocable de l’égyptien ancien est le mĂȘme que le mot en hĂ©breu Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš (boqer) : arrivĂ©e de l’aurore,  matin, point du jour, commencement du jour, demain, jour suivant, lendemain.

L’unilitĂšre 𓄿 correspond aux sĂ©mitiques l, r, a. Les valeurs phonĂ©tiques [l], [r] sont plus anciennes.

𓋮𓃀𓂓𓁑 (sbkȝ / sĂ©bĂ©kĂšr) : verb-causatif. : fĂ©conder.

𓃀𓂓𓁐 ou đ“ƒ€đ“‚“đ“€đ“‘ ( bkȝ / bĂ©kĂšr) : verbe- voulant dire « ĂȘtre enceinte Â». Le vocable s’emploie aussi pour les animaux. Pour une vache gravide par exemple : đ“ƒ€đ“…Ąđ“„żđ“‚“đ“€đ“‘đ“ƒ’ ( bkȝ / bĂ©kĂšr)

𓃀𓂓 𓏏𓁐 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t) : nom fĂ©minin dĂ©signant une femme enceinte.

𓃀𓂓 𓏏𓁒 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t) : nom fĂ©minin dĂ©signant une panicule de jonc (inflorescence en grappes du jonc). Comparez avec l’hĂ©breu (Ś‘ÖžÖŒŚ›Ö·Śš /bakar) pour les fruits d’une plante. Ici ce sont les jeunes fleurs fraiches du jonc qui sont dĂ©signĂ©es par ce vocable en ancien Ă©gyptien. Comparez Ă  l’arabe (ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ© / baqarat) -nom fĂ©minin dĂ©signant une gĂ©nisse, une jeune vache qui n’a pas encore eu de veau. À l’hĂ©breu (Ś‘Ö·ÖŒŚ§ÖžÖŒŚš/ baqĂĄr) : bovin, boeuf. Et Ă  l’arabe (ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr  / pluriel : ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± / ÊŸabkār  ) : nouveau, premier-nĂ©, puceau, pucelle, vierge, cĂ©libataire.

Copte : 

âȂ/âȃ : bēta / b / [b, v, w]

âȞ / âȟ : ou / o / [o]

âȔ / âȕ : kappa / k / [k]

âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j]

âȃâȟâȕâȓ (dialecte bohaĂŻrique)- adjectif- : enceinte, le mot vient de l’ancien Ă©gyptien 𓃀𓂓𓁐 ou đ“ƒ€đ“‚“đ“€đ“‘ ( bkȝ / bĂ©kĂšr) voulant dire « ĂȘtre enceinte Â» ou rendre enceinte.

Vocables de l’hĂ©breu :

(Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš / boqer) : arrivĂ©e de l’aurore, matin, point, commencement du jour, demain, jour suivant, lendemain.

( Ś‘ÖžÖŒŚ§ÖžŚš/baqar / phonĂ©tique : baw-kawr’) : gĂ©nisse, brebis, jeune veau ou jeune taureau. Ou bĂ©tail, troupeau, tĂȘte de bĂ©tail (en la comptant individuellement). Ces deux premiers mots ci-dessus sont Ă  mettre en lien avec ce vocable de l’égyptien pharaonique : đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ bĂ©qer) : le matin. Vous remarquerez que ce mot avec ce phonogramme unilitĂšre 𓏘,  transcription ážł, translittĂ©ration q avec valeur phonĂ©tique [q] est l’équivalent du Copte kⁱ, q/ÏŹ , k/âȔ , kh/ âČŹ ; de l’hĂ©breu ڧ ‘k’ Qoph ; de l’arabe ق / q (ឳāf). SĂ©mitiques :  ážł, k , q, g, ÄŁ. Ce vocable de l’égyptien ancien est le mĂȘme que le mot en hĂ©breu Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš (boqer) : arrivĂ©e de l’aurore,  matin, point du jour, commencement du jour, demain, jour suivant, lendemain. Comparez Ă  l’arabe (ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ© / baqarat) -nom fĂ©minin dĂ©signant une gĂ©nisse, une jeune vache qui n’a pas encore eu de veau. Ce mot en arabe doit provenir sans doute de l’hĂ©breu.

(Ś‘Ö°ÖŒŚ›Ś•Ö茚 / bekowr) : premier-nĂ© ou aĂźnĂ© de l’humain ou des animaux.

(Ś‘ÖžÖŒŚ›Ö·Śš /bakar) : ĂȘtre nĂ© le premier ou de maniĂšre prĂ©coce, enfanter tĂŽt ou la premiĂšre fois, nouveau fruit d’une plante, donner le droit d’ainesse. 

Vocables de l’arabe : 

(rāʟ/۱- kāf / ك – bā /Űš)

(ŰšÙŽÙƒÙŽŰ±ÙŽ /bakara)- (ÙŠÙŽŰšÙ’ÙƒÙŰ±Ù /yabkuru) -verbe forme I : se lever tĂŽt, arriver tĂŽt, ĂȘtre en avance.

(ŰšŰ§ÙƒÙŰ±Ù‹Ű§ /bĂąkiran) : de bonne heure, dĂšs la pointe du jour, dĂšs l’aube.

(ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ© / bukra) : l’aube.

(Ű§Ù„Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± /aleِbْkَar) : le matin.

( Ű„ÙŰšÙ’ÙƒŰ§Ű± /eِbْkar) : ce qui est prĂ©coce, prĂ©cocitĂ©.

(ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr  / pluriel : ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± / ÊŸabkār  ) : nouveau, premier-nĂ©, puceau, pucelle, cĂ©libataire.

(ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙÙŠÙ‘ / bِkْrِy) : premier-nĂ©, aĂźnĂ©.

(ŰšÙŽÙƒÙ’Ű± /bakr) : prĂ©nom masculin.

Ś•Ö°Ś”Ö¶ÖšŚ‘Ö¶Śœ Ś”Ö”Ś‘ÖŽÖ„Ś™Ś Ś’Ö·ŚÖŸŚ”Ö›Ś•ÖŒŚ ŚžÖŽŚ‘Ö°ÖŒŚ›Ö茚ÖčÖ„Ś•ŚȘ ŚŠÖčŚŚ ÖčÖ–Ś• Ś•ÖŒŚžÖ”ÖœŚ—Ö¶ŚœÖ°Ś‘Ö”Ś”Ö¶Ö‘ŚŸ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒÖŁŚ©Ö·ŚŚą Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžÖ”Ś” ŚÖ¶ŚœÖŸŚ”Ö¶Ö–Ś‘Ö¶Śœ Ś•Ö°ŚÖ¶ŚœÖŸŚžÖŽŚ Ö°Ś—ÖžŚȘÖčÖœŚ•Śƒ

wə·he·ជel hĂȘ·ជß ឥam-hĆ« mib·bÉ™Â·áž”ĆÂ·rĆÂ·wáčŻ áčŁĆÂ·nƍw ƫ·mĂȘ·ងel·ជĂȘ·hen way·yi·ƥa‘ Yah·weh ’el-he·ជel wə·’el-min·ងā·áčŻĆw
Et-Habel fit-aller, aussi-lui des-prĂ©mices du-monde-Ă -lui ; et-de-la-quintessence (de la qualitĂ© Ă©minente)-Ă -eux : et-il-se-montra-sauveur, IHÔAH, envers-Habel, et-envers-l’offrande-sienne.
Traduction d’Antoine Fabre d’Olivet, Genùse 4 : 4, Bible.

Ś•Ö·ÖœŚ™Ö°Ś”ÖŽÖ–Ś™ ŚžÖŽŚ§Ö”ÖŒÖŁŚ„ Ś™ÖžŚžÖŽÖ‘Ś™Ś Ś•Ö·Ś™ÖžÖŒŚ‘Ö”ÖšŚ Ś§Ö·ÖœŚ™ÖŽŚŸ ŚžÖŽŚ€Ö°ÖŒŚšÖŽÖ§Ś™ Ś”ÖžÖœŚÖČŚ“ÖžŚžÖžÖ›Ś” ŚžÖŽŚ Ö°Ś—ÖžÖ–Ś” ŚœÖ·ÖœŚ™Ś”Ś•ÖžÖœŚ”

way·hĂź- miq·qĂȘáčŁ yā·mĂźm way·yā·ជĂȘ qa·yin mip·pə·rĂź hā·’ă·តā·māh min·ងāh Yah·weh

Traduction Louis Segond : Au bout de quelque temps, CaĂŻn fit Ă  l’Eternel une offrande des fruits de la terre;

Ś•Ö°Ś”Ö¶ÖšŚ‘Ö¶Śœ Ś”Ö”Ś‘ÖŽÖ„Ś™Ś Ś’Ö·ŚÖŸŚ”Ö›Ś•ÖŒŚ ŚžÖŽŚ‘Ö°ÖŒŚ›Ö茚ÖčÖ„Ś•ŚȘ ŚŠÖčŚŚ ÖčÖ–Ś• Ś•ÖŒŚžÖ”ÖœŚ—Ö¶ŚœÖ°Ś‘Ö”Ś”Ö¶Ö‘ŚŸ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒÖŁŚ©Ö·ŚŚą Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžÖ”Ś” ŚÖ¶ŚœÖŸŚ”Ö¶Ö–Ś‘Ö¶Śœ Ś•Ö°ŚÖ¶ŚœÖŸŚžÖŽŚ Ö°Ś—ÖžŚȘÖčÖœŚ•

wə·he·ជel hĂȘ·ជß ឥam-hĆ« mib·bÉ™Â·áž”ĆÂ·rĆÂ·wáčŻ áčŁĆÂ·nƍw ƫ·mĂȘ·ងel·ជĂȘ·hen way·yi·ƥa‘ Yah·weh ’el-he·ជel wə·’el-min·ងā·áčŻĆw

Traduction Louis Segond : et Abel, de son cĂŽtĂ©, en fit une des premiers-nĂ©s de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande;

GenĂšse 4 : 3-4 Bible.

𓃀 𓂓𓇳𓐅 (b /𓃀 – 𓂓 / kl ou kr -𓇳 𓐅 : lire bkȝ/bĂ©kel/bĂ©ker/bĂ©kA) ! AssurĂ©ment l’un des mots les plus archaĂŻques de l’ancienne langue des pharaons d’Égypte ! Ses traces Ă©crites les plus reculĂ©es dans le temps figurent, comme il se doit lorsqu’il s’agit des vocables les plus anciens de l’égyptien pharaonique, dans les premiers Textes des Pyramides de l’Égypte antique que sont ceux d’Ounas /đ“ƒč𓈖𓇋 𓋮 (pharaon de la Ve dynastie- 2353 Ă  -2323 selon J. P. Allen) et ceux de 𓏏 𓏏 𓇋 / TĂ©ti (pharaon de la Vie dynastie, -2374 Ă  -2354 d’aprĂšs J.P.Allen). Le nom du matin, du lendemain en Ă©gyptien ancien s’écrit Ă  partir de cette racine lexicale b-k-ȝ/bĂ©kel/bĂ©ker/bĂ©kA avec le phonogramme bilitĂšre 𓂓 figurant deux bras levĂ©s (kȝ/kel/kĂšr/ kA), « kA » si l’on suit la prononciation du Moyen empire, et le dĂ©terminatif sĂ©mantique de lumiĂšre, de temps, de saisons, reprĂ©sentĂ© par un disque solaire, 𓇳, le soleil Ă©tant nommĂ© dans la langue des pharaons (đ“‡łđ“€ / rÊż /rĂą).

Dans une autre variante d’écriture dĂ©signant le matin en Ă©gyptien pharaonique qu’est celle-ci đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ bĂ©qer), nous avons la graphie du vautour percnoptĂšre 𓄿 dont la transcription ȝ a pour valeurs phonĂ©tiques [l], [r], [A],-la premiĂšre dans l’ordre Ă©tant la plus ancienne- et une fois de plus nous y avons la graphie du soleil (rÊż /rĂą), rayonnant cette fois-ci. Ces vocables de l’égyptien pharaonique𓃀 𓂓𓇳𓐅 (lire bkȝ / bĂ©kel / bĂ©kĂšr/ bĂ©kA) ou đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ phonĂ©tique : bĂ©qer), ou đ“ƒ€đ“…Ąđ“‚“đ“‡Œ(lire bkȝ / bkr/ bĂ©kĂšr) devaient ĂȘtre lus anciennement comme bkȝ/bĂ©kĂšr .

L’arabe ŰšÙŽÙƒÙŽŰ±ÙŽ /bakara (se lever tĂŽt), ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ© /bukْraáș— (l’aube) ou ŰšŰ§ÙƒÙŰ±Ù‹Ű§ /bākirrā (dĂšs l’aube, de bonne heure) sont Ă  remonter Ă  ces vocables de l’égyptien pharaonique recouvrant les mĂȘmes valeurs sĂ©mantiques. L’hĂ©breu (Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš / boqer) signifiant l’arrivĂ©e de l’aurore, le matin, le point ou commencement du jour, demain, jour suivant, lendemain, rejoint le mot ancien Ă©gyptien đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ phonĂ©tique :  bĂ©qer) qui dĂ©signe aussi le matin, le commencement du jour et qui s’écrit avec ce signe  𓏘 avec la transcription ážł et comme valeur phonĂ©tique [q] Ă©quivalant Ă  l’hĂ©breu (ڧ / Qoph / k) et Ă  l’arabe (ق /ឳāf).

La racine lexicale de l’Égyptien ancien  qu’est b /𓃀 – 𓂓 / kl ou kr munie de l’idĂ©ogramme du disque solaire 𓇳 et de deux traits horizontaux 𓐅 , dĂ©terminatif de divisions du temps, dĂ©signant « le lendemain Â» est lisible dans les Textes des Pyramides du pharaon TĂ©ti / 𓏏 𓏏 𓇋 / (pharaon de la Vie dynastie, -2374 Ă  -2354 d’aprĂšs J.P.Allen) dans les  textes du passage entre la chambre funĂ©raire et l’antichambre de sa pyramide appelĂ©e đ“Šœđ“Ššđ“Ššđ“‰Žđ“č 𓏏 𓏏 𓇋 đ“ș , « ážŽd-s.wt Ttj / Djed-sout TĂ©ti Â», « Les demeures de TĂ©ti sont stables Â» : 

jw nw pn bkȜ nw n(y) d(j)-nw

quand vient le moment du lendemain, le moment du cinquiĂšme jour,

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes du passage entre la chambre funĂ©raire et l’antichambre, localisation T/F-A/S, colonne 19, spruch {264}, paragraphe 345 a, p.282-283, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.

jw nw pn bkȜ nw n(y) Ȝ-nw

nw n(y) 4-nw

quand vient le moment du lendemain, le moment du troisiĂšme jour

(et) le moment du quatriĂšme jour, 

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes du passage entre la chambre funĂ©raire et l’antichambre, localisation T/F-A/S, colonne 20, spruch {264}, paragraphe 346 c, p.284-285, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

La racine lexicale b /𓃀 – 𓂓 /𓇳𓐅 (lire bĂ©kel ou bĂ©ker /bĂ©kA) recouvrant la signification de « demain Â» figure dans le Livre des Morts de l’Égypte ancienne : 

jnk sf <dwȜ> bkȜ áž„ry ms.wt m ky sp sĆĄtȜ.w bȜ jr(w) náčŻr.w dd(w) áž„tp.t n náčŻr.w dwȜty.w

« M’appartient cet hier,<aube> de demain, qui dirige les naissances pour une autre fois, au ba mystĂ©rieux, crĂ©ateur des dieux, qui donne des offrandes aux dieux de la Douat

Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, Chapitre 64-a ( Papyrus de Nouou, 64 long, BM EA 10477), (2), page 223.

Translittération et traduction M. Claude Carrier, édit. CYBELE, 2009

jnk n(y) sf dwȜ bkȜ rwty

« C’est moi celui Ă  qui appartient hier, aube de demain, indĂ©pendamment 

Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, Chapitre 64-b ( Papyrus de Nebseny, 64, BM EA 9900), (39), page 231.

TranslittĂ©ration et traduction M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE, 2009. 

La racine lexicale (rāʟ/۱- kāf / ك – bā /Űšde la langue arabe dont on rencontre douze occurrences au sein du corpus coranique et les vocables issus d’elle comme celui nommant l’aube (ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ© / bukra) ou le matin (Ű§Ù„Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± / aleِbْkَar), celui dĂ©signant le premier-nĂ©, l’aĂźnĂ© (ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙÙŠÙ‘ / bِkْrِy) ou celui dĂ©signant le pucelage, la virginitĂ©, le fait d’ĂȘtre vierge,  puceau, pucelle ou cĂ©libataire, (ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr /pluriel : ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± / ÊŸabkār  ) ou celui pour dire la prĂ©cocitĂ©, tout ce qui est prĂ©coce ( Ű„ÙŰšÙ’ÙƒŰ§Ű± / eِbْkar) et tout le reste des vocables similaires liĂ©s Ă  cette racine remontent originellement et assez fidĂšlement Ă  l’Égyptien pharaonique, suis generis Ă  des vocables qu’ont trouve dĂ©jĂ  anciennement prĂ©sents dans les strates les plus anciennes de la langue des pharaons d’Égypte. 

Les significations de pucelage, de virginitĂ©, de puceau, de pucelle ou de cĂ©libataire, que portent ces mots en arabe (ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr /pluriel : ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± /ÊŸabkār ) ou celles pour dire la prĂ©cocitĂ©, tout ce qui est prĂ©coce ( Ű„ÙŰšÙ’ÙƒŰ§Ű± /eِbْkar) sont attachĂ©es Ă  la symbolique de l’aurore, de l’aube (de alba, en latin blanc), du matin, du premier moment du jour, de la premiĂšre lueur virginale du jour naissant et ses promesses, auxquels les anciens Ă©gyptiens ont donnĂ© le nom de 𓃀 𓂓𓇳𓐅 ( lire bkȝ / bĂ©kĂšr), le matin, le lendemain.  Autre variante d’écriture : đ“ƒ€đ“…Ąđ“‚“đ“‡Œ (lire bȝkȝ / bkr / bĂ©kĂšr) du mĂȘme vocable.

Traditionnellement dans toutes les cultures du monde on associe en gĂ©nĂ©ral, l’aurore, l’aube, le matin ou le premier moment du jour naissant Ă  la naissance, au renouveau, Ă  la renaissance, Ă  la puretĂ©, Ă  l’innocence, Ă  la fraĂźcheur, Ă  la candeur (du latin candela, blancheur), Ă  l’enfance, Ă  l’ingĂ©nuitĂ© ou Ă  la virginité 

La signification de « demain ou de lendemain Â» donnĂ©e Ă  ce vocable 𓃀 𓂓𓇳𓐅 ( lire bkȝ / bĂ©kĂšr) renvoie aussi Ă  ce qui n’est pas encore arrivĂ©, Ă  ce qui devrait suivre plus ou moins immĂ©diatement, Ă  ce qui est Ă  venir ou qui est en gestation. Les vocables issus de la racine lexicale en arabe portent tous les charges sĂ©mantiques de ce mot 𓃀 𓂓𓇳𓐅 ( lire bkȝ / bĂ©kĂšr)  de l’ Ă©gyptien pharaonique.

Tenez par exemple en Ă©gyptien pharaonique un certain nombre de mots issus de la racine lexicale de l’ancien Ă©gyptien tel que 𓃀𓂓  (bkl / bkr/ bkA), tel qu’aussi𓃀𓂓 𓏏𓁒 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t), nom fĂ©minin dĂ©signant une panicule de jonc (inflorescence en grappes du jonc) ou 𓃀𓂓𓁐 ou đ“ƒ€đ“‚“đ“€đ“‘ ( bkȝ / bĂ©kĂšr) voulant dire « ĂȘtre enceinte Â», terme qui s’emploie aussi pour les animaux, pour une vache gravide par exemple : đ“ƒ€đ“…Ąđ“„żđ“‚“đ“€đ“‘đ“ƒ’ ( bkȝ / bĂ©kĂšr) ou 𓃀𓂓 𓏏𓁐 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t), nom fĂ©minin dĂ©signant une femme enceinte, somme toute, avec leurs charges sĂ©mantiques Ă©voquent les lexĂšmes en arabe ( Ű„ÙŰšÙ’ÙƒŰ§Ű± /eِbْkar) voulant dire ce qui est prĂ©coce ou (ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr  / pluriel : ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű± / ÊŸabkār  ) avec les significations de nouveau, de premier-nĂ©, de puceau, de pucelle ou pour nommer le premier-nĂ©, l’aĂźnĂ© qu’est (ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙÙŠÙ‘ / bِkْrِy). Vous aurez remarquĂ© du cĂŽtĂ© des termes 𓃀𓂓 𓏏𓁒 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t) ou 𓃀𓂓 𓏏𓁐 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t) en caractĂšres hiĂ©roglyphiques,  l’emploi fait par le scribe de graphies reprĂ©sentant soit une femme enceinte  (𓁑) ou en train d’accoucher (𓁒) utilisĂ©es en tant que dĂ©terminatives pour nous renseigner sur leurs valeurs sĂ©mantiques.

Comparez le terme de l’égyptien ancien 𓃀𓂓 𓏏𓁒 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t, nom fĂ©minin dĂ©signant une panicule de jonc (inflorescence en grappes du jonc) aussi avec ceux de l’hĂ©breu (Ś‘ÖŽÖŒŚ›ÖŒŚ•ÖŒŚš /bikkuwr) nommant les prĂ©mices ou les premiers fruits d’une plante ; (Ś‘ÖŽÖŒŚ›ÖŒŚ•ÖŒŚšÖžŚ” /bakkurah)-nom fĂ©minin dĂ©signant les premiers fruits d’une plante, des primeurs ou des prĂ©mices ou (Ś‘ÖŽÖŒŚ›Ö°ŚšÖžŚ” /bikrah)- nom fĂ©minin pour une jeune chamelle, ou (Ś‘Ö”ÖŒŚ›Ö¶Śš /beker)-nom masculin pour un jeune chameau et (Ś‘ÖžÖŒŚ›Ö·Śš /bakar) avec la signification d’ĂȘtre nĂ© le premier, d’ĂȘtre nĂ© de façon prĂ©coce, d’enfanter tĂŽt ou pour la premiĂšre fois ou enfin (Ś‘Ö°ÖŒŚ›Ś•Ö茚 /bekowr) nommant le premier-nĂ© des humains ou des animaux. Avec ce mot de l’Égyptien pharaonique 𓃀𓂓 𓏏𓁒 (lire  bkȝ.t / bĂ©kĂšr.t), ici, ce sont les jeunes fleurs du jonc (Cyperus papyrus, le papyrus du Nil) qui sont dĂ©signĂ©es. Le dĂ©terminatif 𓁒 reprĂ©sentant une femme en train d’accoucher, est celui de donner naissance, ici il est mis pour signifier l’inflorescence de la plante. Pour l’arabe on a le terme (ŰšÙÙƒÙ’Ű± /bikr) pour une femme qui accouche pour la premiĂšre fois. Pour dĂ©signer un jeune chameau le mot (Ű§Ù„ŰšÙƒŰ± / al-bkr) et pour la feuille de vigne (ÙƒŰ± ŰšÙƒŰ± / bkr bkr).

Il y a fort Ă  parier aussi que le vocable en hĂ©breu ( Ś‘ÖžÖŒŚ§ÖžŚš/baqar / phonĂ©tique : baw-kawr’ : gĂ©nisse, brebis, jeune veau ou jeune taureau) et celui de l’arabe (ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ© / baqarat, nom de la deuxiĂšme sourate du Coran, dĂ©signant sans doute Ă  l’origine un jeune animal, un veau, une gĂ©nisse ou une jeune vache qui n’a pas encore vĂȘlĂ©. L’accent devant ĂȘtre mis sur la jeunesse de l’animal) remontent, en Ă©tant issu de la mĂȘme racine, au vocable ancien Ă©gyptien đ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ bĂ©qer) dĂ©nommant la pointe du jour, le matin, l’aube, le jour dans son commencement, comme le mot en hĂ©breu Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš (boqer) qui dĂ©signe l’ arrivĂ©e de l’aurore, matin, point du jour, demain, jour suivant, lendemain. Il y aurait eu sans doute aprĂšs des dĂ©veloppements sĂ©mantiques faits par l’hĂ©breu et l’arabe Ă  partir de ces vocables de l’égyptien ancienđ“ƒ€đ“˜đ“„żđ“‡¶đ“„ (lire bÈážłÈ/ bĂ©qer) ou 𓃀 𓂓𓇳𓐅 ( lire bkȝ / bkr/ bĂ©kĂšr) qui partagent les mĂȘmes acceptions.

Le lien susceptible d’ĂȘtre Ă©tabli entre l’astre du jour, l’apparition de la lumiĂšre, le point du jour, le matin et la vache ou le taureau, pourrait trouver Ă  s’appuyer sur le fait qu’existait dĂ©jĂ  anciennement dans l’Égypte pharaonique l’association soit de l’astre diurne (soleil) ou nocturne (lune) avec ces animaux lĂ . Entre les cornes de l’ancien dieu Ă©gyptien, le taureau Apis, Ă©tait toujours figurĂ© un disque solaire lumineux ou un croissant lunaire. Le taureau Apis symbolisait pour les anciens Ă©gyptiens la fĂ©conditĂ©, la renaissance, le renouveau et la force. Le taureau qui Ă©tait censĂ© reprĂ©senter, incarner le dieu Apis Ă©tait soigneusement examinĂ© et devait rĂ©pondre Ă  certains critĂšres sur lesquels veillaient scrupuleusement les prĂȘtres anciens Ă©gyptiens, il devait ĂȘtre blanc tachetĂ© de dessins noirs particuliers sur le dos, au cou et au front. Sans doute est-ce de cela que la racine b-q-r est venue aussi Ă  recouvrir les significations d’examiner, de considĂ©rer, de chercher, de rĂ©flĂ©chir avec le vocable verbal en hĂ©breu,Ś‘ÖžÖŒŚ§Ö·Śš / baqar. Les prĂȘtres des Yehoudims procĂ©daient de mĂȘme pour le choix cette fois-ci de l’animal Ă  sacrifier dans le culte judaĂŻque, qui devait lui aussi rĂ©pondre Ă  des critĂšres bien Ă©tablis. RĂ©miniscence d’une pratique religieuse de l’Égypte ancienne liĂ©e au culte du dieu Apis, dans l’examen et le choix de l’animal taurin qui devait servir de rĂ©ceptacle divin ? Ce passage coranique par exemple, relatif Ă  l’histoire de MoĂŻse est assez Ă©difiant concernant ce choix et cet examen de l’animal qui devait ĂȘtre sacrifiĂ©, immolĂ©, passage qui fait Ă©cho Ă  celui biblique de Nombres 19 : 2 (Ś–Öč֚ڐŚȘ Ś—Ö»Ś§Ö·ÖŒÖŁŚȘ ڔַŚȘÖčÖŒŚ•ŚšÖžÖ”Ś” ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚšÖŸŚŠÖŽŚ•ÖžÖŒÖ„Ś” Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžÖ–Ś” ŚœÖ”ŚŚžÖčÖ‘Śš Ś“Ö·ÖŒŚ‘Ö”ÖŒÖŁŚš Ś€ ŚÖ¶ŚœÖŸŚ‘Ö°ÖŒŚ Ö”ÖŁŚ™ Ś™ÖŽŚ©Ö°Ś‚ŚšÖžŚÖ”Ö—Śœ Ś•Ö°Ś™ÖŽŚ§Ö°Ś—ÖŁŚ•ÖŒ ŚÖ”ŚœÖ¶Ś™ŚšÖžÖ© Ś€ÖžŚšÖžÖšŚ” ڐÖČŚ“Ö»ŚžÖžÖŒÖœŚ” ŚȘÖ°ÖŒŚžÖŽŚ™ŚžÖžÖ—Ś” ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ€Śš ŚÖ”ÖœŚ™ŚŸÖŸŚ‘ÖžÖŒŚ”ÖŒÖ™ ŚžÖ”Ś•ÖŒŚ ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ›Śš ڜÖčŚÖŸŚąÖžŚœÖžÖ„Ś” ŚąÖžŚœÖ¶Ö–Ś™Ś”Öž ŚąÖčÖœŚœŚƒ / zƍáčŻ áž„uq·qaáčŻ hat·tĆÂ·w·rāh â€™ÄƒÂ·ĆĄer áčŁiw·wāh Yah·weh lĂȘ·mƍr dab·bĂȘr ’el-bə·nĂȘ yiƛ·rā·’ĂȘl wə·yiq·ងƫ ’ĂȘ·le·បā p̄ā·rāh ’ă·តum·māh áčŻÉ™Â·mß·māh â€™ÄƒÂ·ĆĄer ’ĂȘn bāh mĆ«m,â€™ÄƒÂ·ĆĄer lƍ-‘ā·lāh ‘ā·le·hā ‘ƍl / Traduction Louis Segond : Voici ce qui est ordonnĂ© par la loi que l’Eternel a prescrite, en disant: Parle aux enfants d’IsraĂ«l, et qu’ils t’amĂšnent une vache rousse, sans tache, sans dĂ©faut corporel, et qui n’ait point portĂ© le joug)

Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±ŰŻÙ’Űčُ Ù„ÙŽÙ†ÙŽŰ§ Ű±ÙŽŰšÙŽÙ‘ÙƒÙŽ ÙŠÙŰšÙŽÙŠÙÙ‘Ù† Ù„ÙŽÙ‘Ù†ÙŽŰ§ Ù…ÙŽŰ§ Ù„ÙŽÙˆÙ’Ù†ÙÙ‡ÙŽŰ§ Ûš Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ يَقُولُ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙŽŰ§ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ©ÙŒÛ­Ű”ÙŽÙÙ’Ű±ÙŽŰąŰĄÙ ÙÙŽŰ§Ù‚ÙŰčٌۭ Ù„ÙŽÙ‘ÙˆÙ’Ù†ÙÙ‡ÙŽŰ§ ŰȘÙŽŰłÙŰ±ÙÙ‘ Ù±Ù„Ù†ÙŽÙ‘Ù°ŰžÙŰ±ÙÙŠÙ†ÙŽ 

QālĆ« Ad`u Lanā Rabbaka Yubayyin Lanā Mā Lawnuhā Qāla ‘Innahu YaqĆ«lu ‘Innahā Baqaratun ƞafrā’u Fāqi`un Lawnuhā Tasurru An-NÄĆŸirÄ«na 

Ils dirent : « Invoque ton Enseigneur pour nous afin qu’il nous prĂ©cise quelle est sa couleur ? Â» Il dit : « vraiment, Il dit qu’il s’agit d’une vache jaune, de couleur vive trĂšs pure, agrĂ©able Ă  regarder Â»

Sourate 2, Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© / Al-Baqara / La vache,  verset 69, le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 10, Ă©ditions Albouraq 2018.

Dans Nombres 19 : 2 « la Vache » est rousse, sans tache et dans Coran 2 : 69 elle est jaune, de couleur vive pure et agrĂ©able Ă  regarder. Vous aurez remarquĂ© que l’hĂ©breu utilise tout un autre vocable pour dĂ©signer ce que le traducteur va rendre par le mot « vache » en langue française », au lieu du terme (Ś‘ÖžÖŒŚ§ÖžŚš/baqar / phonĂ©tique : baw-kawr’) dont on a l’équivalent dans le passage de Coran 2 : 69, qui est ( ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ©ÙŒÛ­ / Baqaratun), l’hĂ©breu dans le passage concernĂ© emploie le terme ((Ś€ÖžŚšÖžÖšŚ” /p̄ā·rāh) qui dĂ©signe une gĂ©nisse, une vache. Ce terme en hĂ©breu ne remonterait-il pas Ă  l’origine au vocable de l’ancien Ă©gyptien, đ“‰đ“‚‹đ“‡‹đ“‡‹đ“‚»đ“ƒ’ (lire pry /pĂ©rii) lequel dĂ©signait en rĂ©alitĂ© non guĂšre une vache ou une gĂ©nisse mais un taureau vaillant, combatif auquel pharaon Ă©tait traditionnellement comparĂ© en Égypte ancienne ? Le mot « pharaon » a un lien Ă©troit avec ce mot đ“‰đ“‚‹đ“‡‹đ“‡‹đ“‚»đ“ƒ’ (lire pry /pĂ©rii) bien qu’on donne communĂ©ment Ă  ce vocable de pharaon comme venant de l’expression « pr-Êż3″ / per-āA » voulant dire la grande maison, le palais, la demeure du roi qu’on assimile au roi. Est-ce si sĂ»r?

L’origine sĂ©mantique aussi du mot en arabe ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽ –baqara, fendre, dĂ©chirer, percer- Encorner?- est sans doute liĂ©e Ă  la vache, Ă  ses cornes perçantes, l’animal pouvant servir aussi au travail « matinal » des champs, Ă  la pointe du jour, au labour pour tirer la charrue dont le soc fend la terre, y creuse des sillons.

Pour les racines lexicales en arabe (rāʟ/۱- kāf / ك – bā /Űš) et (r / rÄÊŸŰ±- q / ឳāf-ق – b / bā-Űš) correspondant Ă  l’ancien Ă©gyptien 𓃀 – b / 𓂓-kl-kr – ka / 𓇳 (đ“‡łđ“€ / rÊż /rĂą) ouđ“ƒ€đ“…Ąđ“‚“đ“‡Œ (lire bȝkȝ / bkr / bĂ©kĂšr) autre variante d’écriture du mĂȘme vocable et 𓃀b / 𓏘– q /𓄿– l-r-a ( đ“‡¶đ“„) vous pourrez en dĂ©compter une douzaine au sein du corpus coranique : 

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŒ | bik’run | trop jeune

Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±ŰŻÙ’Űčُ Ù„ÙŽÙ†ÙŽŰ§ Ű±ÙŽŰšÙŽÙ‘ÙƒÙŽ ÙŠÙŰšÙŽÙŠÙÙ‘Ù† Ù„ÙŽÙ‘Ù†ÙŽŰ§ Ù…ÙŽŰ§ هِىَ Ûš Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ يَقُولُ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙŽŰ§ ŰšÙŽÙ‚ÙŽŰ±ÙŽŰ©ÙŒÛ­ Ù„ÙŽÙ‘Ű§ ÙÙŽŰ§Ű±ÙŰ¶ÙŒÛ­ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŒ ŰčÙŽÙˆÙŽŰ§Ù†ÙŒÛą ŰšÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽ Ű°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ Û– فَٱفْŰčÙŽÙ„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù…ÙŽŰ§ ŰȘÙŰ€Ù’Ù…ÙŽŰ±ÙÙˆÙ†ÙŽ 

QālĆ« Ad`u Lanā Rabbaka Yubayyin Lanā Mā Hiya Qāla ‘Innahu YaqĆ«lu ‘Innahā Baqaratun Lā Fāriđun Wa Lā Bikrun `Awānun Bayna Dhālika Fāf`alĆ« Mā Tu’umarĆ«na 

Ils dirent : « Invoque ton Enseigneur pour nous afin qu’Il nous prĂ©cise ce qu’elle doit ĂȘtre. Â» Il dit : « Vraiment, Lui dit qu’il s’agit d’une vache, ni marquĂ©e par la vieillesse, ni trop jeune, d’un Ăąge moyen entre les deux. Faites alors ce qui vous est ordonnĂ©. Â»

Sourate 2, Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© / Al-Baqara / La vache,  verset 68, le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 10, Ă©ditions Albouraq 2018.

 ÙˆŰŁŰšÙƒŰ§Ű±Ű§ | wa-abkāran | Vierges :

ŰčÙŽŰłÙŽÙ‰Ù° Ű±ÙŽŰšÙÙ‘Ù‡ÙÛ„Ù“ Ű„ÙÙ† Ű·ÙŽÙ„ÙŽÙ‘Ù‚ÙŽÙƒÙÙ†ÙŽÙ‘ ŰŁÙŽÙ† ÙŠÙŰšÙ’ŰŻÙÙ„ÙŽÙ‡ÙÛ„Ù“ ŰŁÙŽŰČÙ’ÙˆÙŽÙ°ŰŹÙ‹Ű§ ŰźÙŽÙŠÙ’Ű±Ù‹Û­Ű§ مِّنكُنَّ Ù…ÙŰłÙ’Ù„ÙÙ…ÙŽÙ°ŰȘÙÛą Ù…ÙÙ‘Ű€Ù’Ù…ÙÙ†ÙŽÙ°ŰȘÙÛą قَٰنِŰȘَٰŰȘÙÛą ŰȘÙŽÙ°Ù“ŰŠÙŰšÙŽÙ°ŰȘٍ ŰčÙŽÙ°ŰšÙŰŻÙŽÙ°ŰȘÙÛą ŰłÙŽÙ°Ù“ŰŠÙŰ­ÙŽÙ°ŰȘÙÛą Ű«ÙŽÙŠÙÙ‘ŰšÙŽÙ°ŰȘÙÛą ÙˆÙŽŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű±Ù‹Û­Ű§ 

`AsĂĄ Rabbuhu ‘In Ćąallaqakunna ‘An Yubdilahu ‘Azwājāan Khayrāan Minkunna Muslimātin Mu’uminātin Qānitātin Tā’ibātin `Ābidātin Sā’iĄātin Thayyibātin Wa ‘Abkārāan 

S’il vous libĂšre des liens du mariage, il se peut que son Enseigneur lui accorde en Ă©change des Ă©pouses meilleures que vous, se soumettent, mettant en oeuvre le dĂ©pĂŽt confiĂ©, orantes, faisant retour, adoratrices, itinĂ©rantes dans l’ascĂšse, ayant Ă©tĂ© mariĂ©es ou vierges

Sourate 66,  Ű§Ù„ŰȘŰ­Ű±ÙŠÙ… / At-Taáž„rĂźm / La Prohibition, verset 5, le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 66, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű±Ù‹Ű§ | abkāran | vierges :

ÙÙŽŰŹÙŽŰčÙŽÙ„Ù’Ù†ÙŽÙ°Ù‡ÙÙ†ÙŽÙ‘ŰŁÙŽŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű±Ù‹Ű§ 

Faja`alnāhunna ‘Abkārāa

Alors, Nous les avons faites vierges,

Sourate 56, Ű§Ù„ÙˆŰ§Ù‚ŰčŰ© / Al-WĂąqiɜa / L’ÉchĂ©ante , verset 36, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 56, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű±Ù |wal-ib’kāri | Ă  l’aube :

Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ Ù±ŰŹÙ’Űčَل لِّىٓ ŰĄÙŽŰ§ÙŠÙŽŰ©Ù‹Û­ Û– Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ ŰĄÙŽŰ§ÙŠÙŽŰȘُكَ ŰŁÙŽÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ŰȘُكَلِّمَ Ù±Ù„Ù†ÙŽÙ‘Ű§ŰłÙŽ Ű«ÙŽÙ„ÙŽÙ°Ű«ÙŽŰ©ÙŽ ŰŁÙŽÙŠÙŽÙ‘Ű§Ù…Ù Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ Ű±ÙŽÙ…Ù’ŰČÙ‹Û­Ű§ Û— ÙˆÙŽÙ±Ű°Ù’ÙƒÙŰ± Ű±ÙŽÙ‘ŰšÙŽÙ‘ÙƒÙŽ ÙƒÙŽŰ«ÙÙŠŰ±Ù‹Û­Ű§ ÙˆÙŽŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­Ù’ ŰšÙÙ±Ù„Ù’ŰčÙŽŰŽÙÙ‰ÙÙ‘ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽÙ°Ű±Ù

Qāla Rabbi Aj`al LÄ« ‘Āyatan Qāla ‘Āyatuka ‘Allā Tukallima An-Nāsa Thalāthata ‘Ayyāmin ‘Illā Ramzāan Wa Adhkur Rabbaka KathÄ«rāan Wa SabbiÄ„ Bil-`AshÄ«yi Wa Al-‘Ibkāri 

Il dit : « Mon Enseigneur ! Accorde-moi un signe ! Â» Il dit : « Voici ton signe : pendant trois jours, tu ne t’exprimeras auprĂšs des humains que par gestes. Et rappelle-toi abondamment ton Enseigneur et Immerge-toi dans l’Insondable au crĂ©puscule et Ă  l’aube.

Sourate 3, ŰąÙ„ ŰčÙ…Ű±Ű§Ù† / Âl-‘ImrĂąn / La Famille de ‘ImrĂąn, verset 41, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 55, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽŰ§Ű±Ù | wal-ib’kāri | au petit matin :

ÙÙŽÙ±Ű”Ù’ŰšÙŰ±Ù’ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ وَŰčÙ’ŰŻÙŽ ٱللَّهِ Ű­ÙŽÙ‚ÙŒÙ‘Û­ ÙˆÙŽÙ±ŰłÙ’ŰȘَŰșÙ’ÙÙŰ±Ù’ Ù„ÙŰ°ÙŽÙ†ÛąŰšÙÙƒÙŽ ÙˆÙŽŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­Ù’ ŰšÙŰ­ÙŽÙ…Ù’ŰŻÙ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ÙƒÙŽ ŰšÙÙ±Ù„Ù’ŰčÙŽŰŽÙÙ‰ÙÙ‘ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’Ű„ÙŰšÙ’ÙƒÙŽÙ°Ű±Ù 

Fāßbir ‘Inna Wa`da Allāhi Ä€aqqun Wa Astaghfir Lidhanbika Wa SabbiÄ„ BiÄ„amdi Rabbika Bil-`AshÄ«yi Wa Al-‘Ibkāri 

Alors, endure !

Vraiment, la promesse d’AllĂąh est VĂ©ritĂ© !

– Demande le recouvrement pour ton manquement, et immerge-toi dans l’Insondable sous l’effet de la Louange de ton Enseigneur au soir et au petit matin !

Sourate 40, ŰșŰ§ÙŰ± / Ä Ăąfir / TrĂšs-Recouvreur, verset 55, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 473, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹  | buk’ratan | au point du jour  :

ÙÙŽŰźÙŽŰ±ÙŽŰŹÙŽ Űčَلَىٰ قَوْمِهِۊ مِنَ Ù±Ù„Ù’Ù…ÙŰ­Ù’Ű±ÙŽŰ§ŰšÙ ÙÙŽŰŁÙŽÙˆÙ’Ű­ÙŽÙ‰Ù°Ù“ Ű„ÙÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡ÙÙ…Ù’ ŰŁÙŽÙ† ŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­ÙÙˆŰ§ÛŸ ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ وَŰčÙŽŰŽÙÙŠÙ‹Ù‘Û­Ű§ 

Fakharaja `AlĂĄ Qawmihi Mina Al-MiÄ„rābi Fa’awĄå ‘Ilayhim ‘An SabbiĄƫ Bukratan Wa `AshÄ«yāan 

Alors, il sortit du Sanctuaire vers ses tenants. Il (Dieu) leur inspira alors : « Immergez-vous dans l’Insondable au point du jour et Ă  la nuit tombante. Â»

Sourate 19, Ù…Ű±ÙŠÙ… / Maryam / Marie , verset 11, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 305, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | Ă  l’aube

Ù„ÙŽÙ‘Ű§ ÙŠÙŽŰłÙ’Ù…ÙŽŰčُونَ ÙÙÙŠÙ‡ÙŽŰ§ لَŰșÙ’ÙˆÙ‹Ű§ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ŰłÙŽÙ„ÙŽÙ°Ù…Ù‹Û­Ű§ Û– وَلَهُمْ Ű±ÙŰČْقُهُمْ ÙÙÙŠÙ‡ÙŽŰ§ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ وَŰčÙŽŰŽÙÙŠÙ‹Ù‘Û­Ű§

Lā Yasma`Ć«na FÄ«hā Laghwan ‘Illā Salāmāan Wa Lahum Rizquhum FÄ«hā Bukratan Wa `AshÄ«yāan 

Là ils n’entendront aucun propos futile : seulement une parole de paix ! Et là ils auront leur subsistance à l’aube et à la nuit tombante.

Sourate 19, Ù…Ű±ÙŠÙ… / Maryam / Marie , verset 62, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 309, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | au petit matin

ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰŁÙŽŰłÙŽÙ°Ű·ÙÙŠŰ±Ù Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽÙˆÙŽÙ‘Ù„ÙÙŠÙ†ÙŽ ٱكْŰȘَŰȘÙŽŰšÙŽÙ‡ÙŽŰ§ فَهِىَ ŰȘُمْلَىٰ Űčَلَيْهِ ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ ÙˆÙŽŰŁÙŽŰ”ÙÙŠÙ„Ù‹Û­Ű§ 

Wa QālĆ« ‘Asāƣīru Al-‘AwwalÄ«na Aktatabahā Fahiya TumlĂĄ `Alayhi Bukratan Wa ‘Aßīlāan 

Et ils disent : « Des mythes des Premiers qu’il s’est fait Ă©crire ! Ils lui sont dictĂ©s au petit matin et Ă  la tombĂ©e de nuit. Â»

Sourate 25, Ű§Ù„ÙŰ±Ù‚Ű§Ù† / Al-FurqĂąn / Le CritĂšre, verset 5, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 360, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | au petit matin :

ÙˆÙŽŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­ÙÙˆÙ‡ÙŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ ÙˆÙŽŰŁÙŽŰ”ÙÙŠÙ„Ù‹Ű§ 

Wa SabbiĄƫhu Bukratan Wa ‘Aßīlāan 

et immergez-vous dans l’Insondable en Lui au petit matin et au dĂ©clin du jour !

Sourate 33, Ű§Ù„ŰŁŰ­ŰČۧۚ /Al-Aáž„zĂąb / Les CoalisĂ©s , verset 42, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 423, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | au point du jour :

لِّŰȘÙŰ€Ù’Ù…ÙÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ù„ÙŽÙ‘Ù‡Ù ÙˆÙŽŰ±ÙŽŰłÙÙˆÙ„ÙÙ‡ÙÛŠ وَŰȘُŰčَŰČÙÙ‘Ű±ÙÙˆÙ‡Ù وَŰȘÙÙˆÙŽÙ‚ÙÙ‘Ű±ÙÙˆÙ‡Ù وَŰȘÙŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­ÙÙˆÙ‡Ù ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ÙˆÙŽŰŁÙŽŰ”ÙÙŠÙ„Ù‹Ű§ 

Litu’uminĆ« Billāhi Wa RasĆ«lihi Wa Tu`azzirĆ«hu Wa TuwaqqirĆ«hu Wa TusabbiĄƫhu Bukratan Wa ‘Aßīlāan 

pour que vous mettiez le DĂ©pĂŽt confiĂ© en oeuvre par AllĂąh et par Son Messager, et que vous L’assistiez, et que vous L’honoriez, et que vous vous immergiez dans l’Insondable pour Lui, au point du jour et Ă  son dĂ©clin.

Sourate 48 , Ű§Ù„ÙŰȘŰ­ / Al-Fatáž„ / L’Ouverture victorieuse, verset 9, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 511, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | au petit matin

ÙˆÙŽÙ±Ű°Ù’ÙƒÙŰ±Ù Ù±ŰłÙ’Ù…ÙŽ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ÙƒÙŽ ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹Û­ÙˆÙŽŰŁÙŽŰ”ÙÙŠÙ„Ù‹Û­Ű§ 

Wa Adhkur Asma Rabbika Bukratan Wa ‘Aßīlāan 

Et rappelle le Nom de ton Enseigneur au petit matin et au déclin du jour.

Sourate 76, Ű§Ù„Ű„Ù†ŰłŰ§Ù† / Al-InsĂąn / L’Humain, verset 25, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 579, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ | buk’ratan | au petit matin : 

ÙˆÙŽÙ„ÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ’ Ű”ÙŽŰšÙŽÙ‘Ű­ÙŽÙ‡ÙÙ… ŰšÙÙƒÙ’Ű±ÙŽŰ©Ù‹ŰčÙŽŰ°ÙŽŰ§ŰšÙŒÛ­ Ù…ÙÙ‘ŰłÙ’ŰȘÙŽÙ‚ÙŰ±ÙŒÙ‘Û­ 

 Wa Laqad ƞabbaÄ„ahum Bukratan `Adhābun Mustaqirrun 

Et déjà, au petit matin, une correction tenace les atteignit.

Sourate 54, Ű§Ù„Ù‚Ù…Ű± / Al-Qmar / La Lune, verset 38, Le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 530, Ă©ditions Albouraq 2018.

Quelques rĂ©fĂ©rences ci-dessus extraites de corpus de l’Égypte pharaonique, relatives aux vocables concernĂ©s : 

Le lendemain  | bkȜ:

jw nw pn bkȜnw n(y) d(j)-nw

quand vient le moment du lendemain, le moment du cinquiĂšme jour,

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes du passage entre la chambre funĂ©raire et l’antichambre, localisation T/F-A/S, colonne 19, spruch {264}, paragraphe 345 a, p.282-283, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.

jw nw pn bkȜ nw n(y) Ȝ-nw

nw n(y) 4-nw

quand vient le moment du lendemain, le moment du troisiĂšme jour

(et) le moment du quatriĂšme jour, 

Textes des Pyramides de l’Égypte ancienne Tome I, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti, Pyramide de TĂ©ti, textes du passage entre la chambre funĂ©raire et l’antichambre, localisation T/F-A/S, colonne 20, spruch {264}, paragraphe 346 c, p.284-285, translittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE 2009.  

Demain | bkȜ:

jnk sf <dwȜ> bkȜ áž„ry ms.wt m ky sp sĆĄtȜ.w bȜ jr(w) náčŻr.w dd(w) áž„tp.t n náčŻr.w dwȜty.w

« M’appartient cet hier,<aube> de demain, qui dirige les naissances pour une autre fois, au ba mystĂ©rieux, crĂ©ateur des dieux, qui donne des offrandes aux dieux de la Douat

Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, Chapitre 64-a ( Papyrus de Nouou, 64 long, BM EA 10477), (2), page 223.

Translittération et traduction M. Claude Carrier, édit. CYBELE, 2009

jnk n(y) sf dwȜ bkȜ rwty

« C’est moi celui Ă  qui appartient hier, aube de demain, indĂ©pendamment 

Le Livre des Morts de l’Égypte ancienne, Chapitre 64-b ( Papyrus de Nebseny, 64, BM EA 9900), (39), page 231.

TranslittĂ©ration et traduction M. Claude Carrier, Ă©dit. CYBELE, 2009. 

Femme enceinte | bkȜ.t :

[
] áž„r swr mw n bkȜ.t tf áž„(n)q.t n bkȜ.t tn áčŻs[-páș–r]

[
] en buvant de l’eau pour cette femme enceinte-là (et) de la biùre pour cette femme enceinte-ci, et vice [versa]

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 3, CT VII, Spell [996] (support du texte : papyrus P.Gard.II ), page 212, section j.

TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 2120-2121, Éditions du Rocher, 2004.

n-ntt jnk js kȜbkȜ.t m Jwnw jry 7 áž«.t sáž„ náčŻr(y)

puisque je suis en vĂ©ritĂ© le Taureau de la femme enceinte Ă  HĂ©liopolis, celui qui est associĂ© aux sept portions dans la tente divine : 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire égyptien, volume 3, CT VII, Spell [1011] (support du texte : papyrus P.Gard.II ), page 225, section p.

TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 2142-2143, Éditions du Rocher, 2004.

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