𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t | áș–Ă©nĂšmet | áș–Ă©lĂšmet | khĂ©nĂšmet |khĂ©lĂšmet) : mĂšre nourriciĂšre, nourrice sĂšche, gardienne d’enfants.

(Ű§Ù„Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…/ Al-កalÄ«m) : Le Longanime, Le plus ClĂ©ment, Le plus Indulgent, Celui qui est d’une patience tolĂ©rante.

𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent ) !

𓎾 𓏏 𓁐 : femme (𓁐, mùre, nourrice), nourriture (𓏏, pain) et ( 𓎾, boisson) .

Ś— – ڜ- Śž

Ű­ – ل- م

PhonĂšmes et dĂ©terminatifs de l’égyptien pharaonique

PhonĂšmes

𓎾 :  jarre en pierre Ă  anse  ( áș–nm , /(kh)nm ; áș–nmw/khnmou). DĂ©terminatif d’huile Ă  onction, de rĂ©cipient d’huile Ă  onction, de joindre, de Khnoum. Phonogramme trilitĂšre  «áș–nm».

𓄚 : corps de chĂšvre sans tĂȘte. DĂ©terminatif de peau. Phonogramme bilitĂšre «áș–n». Sert Ă  Ă©crire le mot « outre Â», 𓄚𓈖𓏏𓄛(áș–n.t) :  dĂ©pouille d’animal, outre, nĂ©bride.

𓌰 : couteau de boucher «nm» . IdĂ©ogramme de couteau de boucher, de couteau. Phonogramme  bilitĂšre «nm»

𓐍 /áž«/ – fricative alvĂ©olaire sourde : 

  • HĂ©breu Ś” /h/ He or Ś› Kaf /x/.
  • Arabe : Űź /kh/ Khah, SĂ©mitique áž«.
  • SĂ©mitiques : áș–, ĆĄ; Êż , h, áž„ (rare).
  • Copte : Ïš /Ï© / hƍri / h / [ h ] (le hori)  est commun Ă  tous les dialectes.
  • Ⳉ /ⳉ /khori (áž«ori) [áž« ] /kh en AkhmĂźmique. En Sahidique, en BohaĂŻrqiue, en Fayoumique et  AkhmĂźmique 2 son Ă©quivalent est Ïą / ÏŁ / ĆĄai / ĆĄ / [ ʃ ]. 
  • ÏŠ / ϧ / áž«ai / áž« / khai / [x] en BohaĂŻrique
  • Ïš /Ï© / hƍri / h / [ h ] (le hori) en Sahidique, Fayoumique,  AkhmĂźmique2

𓄡 / áș–/ – fricative palatale sourde :

Copte : 

  • Ⳉ /ⳉ /khori (áž«ori) [áž« ] /kh en AkhmĂźmique.
  • Ïš /Ï© / hƍri / h / [ h ] (le hori) en Sahidique, Fayoumique et AkhmĂźmique2.
  • ÏŠ / ϧ / áž«ai / áž« / khai / [x] en BohaĂŻrique.
  • Ïš /Ï© / hƍri / h / [ h ] (le hori) dĂ©rive du áș– et du  áž„ pharaonique- ce phonĂšme est comme une spirante glottale.

Correspond ici Ă  l’arabe :  Űź /kh/ ÂŽ(Khāʟ), Űș /ÉŁ/ (ÄĄayn)

SĂ©mitiques : áș– , áž„, ÄĄ.

𓈖 : /n/  : occlusive apico-dentale correspond en Copte Ă  :

  • /n/ (âȚ /âț : nē / n /[n])
  • /m/ :  (âȘ / âș : mē /m / [m])
  • /r/ : (âČą / âČŁ : rƍ / r / [ r ]).
  • âȖ /âȗ : laula / l / [l]

Correspond ici Ă  la 23e lettre de l’alphabet arabe ل / lām /l

𓅓 : /m/ : occlusive bilabiale nasale – elle devient en Copte Ă  la fois : 

  • /m/ :  (âȘ / âș : mē /m / [m]).
  • /b/ : (âȂ/âȃ : bēta / b / [b, v, w]).
  • /w/ :  (âČš / âČ© : he / u / [u, w] / [u, w, i, v])-.

Correspond ici Ă  la 24e lettre de l’alphabet arabe م /mÄ«m /m/

Déterminatifs

𓁐 : femme assise. IdĂ©ogramme de femme. DĂ©terminatif de toutes activitĂ©s fĂ©minines, de noms de femme.

𓅆 : faucon sur le support đ“ŠŸ . IdĂ©ogramme d’Horus. DĂ©terminatif de divinitĂ©, de roi.

𓁔 : femme accroupie donnant le sein Ă  un enfant. IdĂ©ogramme de nourrice. DĂ©terminatif d’allaiter, de nourrice, d’élever un enfant.

𓈟 : creuset plein d’eau ou sexe fĂ©minin. DĂ©terminatif de puits, de source d’eau, de bassin d’eau, de femme, de vulve, de creuset. Voir avec l’écriture du nom dĂ©signant la femme en Ancien Ă©gyptien (𓈞𓏏 𓁐) et l’utĂ©rus (𓈞𓄰đ“„č : áž„m.t / hĂ©mĂš.t) et comparez ce mot avec le nom de l’outre en peau en hĂ©breu (Ś—Ö”ŚžÖ¶ŚȘ/ chemeth) dont il n’existe que quatre occurrences dans la bible. Curieusement on fait venir ce mot hĂ©breu du nom du mur (Ś—Ś•ÖčŚžÖžŚ”/chowmah) et le nom de ce dernier qui serait issu d’une racine avec le sens de « joindre Â».

𓀔 : enfant assis un doigt dans la bouche. IdĂ©ogramme d’enfant. DĂ©terminatif d’enfant,  de jeune, d’enfance, de jeunesse, de juvĂ©nilitĂ©.

𓄚 : corps de chĂšvre sans tĂȘte. DĂ©terminatif de peau.

𓄛 : peau de vache. IdĂ©ogramme et dĂ©terminatif de peau d’un animal, de cuir, de couverture, de sac de peau.

𓈗 : Trois filets d’eau. IdĂ©ogramme de «eau». DĂ©terminatif de liquide, de boire, de laver.

𓈙 : bassin ou piĂšce d’eau.IdĂ©ogramme d’étang de point d’eau.

𓏜 : rouleau de papyrus reliĂ© et scellĂ©. DĂ©terminatif de ciseau, d’écriture, de notions abstraites, de total.

Vocables de l’égyptien pharaonique : 

𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) : veut dire mĂšre nourriciĂšre, nourrice sĂšche, gardienne (d’enfants).

𓎾𓅓𓏜 (lire áș–nm / áș–Ă©nĂšm / khĂ©nĂšm / KhĂ©lĂšm) : rejoindre, s’unir Ă , ĂȘtre rĂ©uni, s’incruster, se mĂȘler, garder, protĂ©ger, prĂ©server, mettre Ă  l’abri, ĂȘtre prĂšs de, se serrer, se blottir contre une poitrine pour un enfant contre le sein de sa mĂšre, Ă©treindre, fusionner. Aussi 𓎾𓅓 (áș–nm)- verbe transif : endurcir, endurer, solidifier.

𓎾𓊾𓈖𓅓𓀔 (lire áș–nm / áș–Ă©nĂšm / khĂ©nĂšm/ khĂ©lĂšm) : nourrisson, rejeton, jeune enfant.

𓎾𓅓𓏏𓈙 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet): puits, citerne, bassin, fontaine, point d’eau. Autres variantes d’écriture 𓎾 𓏏 𓈗  (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) ou 𓎾 𓏏𓈟 𓈗 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet).

𓎾𓅓𓏏𓁔 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) : Ă©pithĂšte de dĂ©esse comme celle de Hathor ou d’Isis) allaitant un enfant.

𓐍𓈖𓌰𓅓𓏏𓏏𓁐𓁐𓏭 (lire áž«nm-ty /khĂ©nĂšmety) : vocable nommantles deux dĂ©esses-nourrices, Isis et Nephtys. Variante d’écriture : 𓐍𓈖𓌰 𓏏 𓏏𓁔 (lire áž«nm-ty /khĂ©nĂšmety).

đ“Žžđ“…“đ“„›đ“„ (lire áž«nm / khĂ©nĂšm/ khĂ©lĂšm) : veut dire troupeau (d’animaux).

PhonĂšmes et vocables du copte :

PhonĂšmes

âČŹ / âČ­ : kʰi / kʰ / [kʰ] / [kʰ, χ, ʃ ]

Ⳉ /ⳉ /khori (áž«ori) [áž« ]

âȀ / âȁ : alpha = a / [a, ʕ, ʔ]

âȖ /âȗ : laula / l / [l]

âȘ / âș : mē /m / [m]

âȞ / âȟ : ou / o / [o]

âȈ /âȉ : ei /e /[e]

âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j]

Vocables :

âČ­âȉâȗâșâȓ (dialecte BohaĂŻrique)- fĂ©minin. : veut dire tĂ©tin du pis, de la poitrine. Le vocable vient de l’égyptien pharaonique 𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) : mĂšre nourriciĂšre, nourrice sĂšche, gardienne (d’enfants).

ⳉâȁâȗâșâȉ (copte lycopolitain)- nom fĂ©minin. : veut dire source, point d’eau.

Hébreu

(Ś—ÖžŚœÖ·Ś/khalam)- verbe : veut dire ĂȘtre sain, fortifiĂ©, gras (comme un enfant par exemple bien nourri), robuste, restaurer, recouvrir la santĂ©, se porter mieux, devenir sain, au sens figurĂ© rĂȘver, songer (dans l’acception ordinaire, profane ou prophĂ©tique), songer, rĂȘver (comme quand on s’est bien restaurĂ©, bien nourri, en Ă©tant repu on somnole, on tombe dans la songerie, on s’endort et on a tendance Ă  rĂȘver en dormant).

(Ś—ÖČŚœŚ•Ö覝/khalowm)- nom masculin : veut dire rĂȘve, songe dans l’acception ordinaire, profane ou prophĂ©tique.

Arabe

(Ű­ – ل- م  | áž„-l-m)

Vocables verbaux

(Ű­ÙŽÙ„ÙÙ…ÙŽ / áž„aluma) / (ÙŠÙŽŰ­Ù’Ù„ÙÙ…Ù /yaáž„lumu) : ĂȘtre doux, clĂ©ment, misĂ©ricordieux, avoir des maniĂšres douces, tendres, ĂȘtre patient, adoucir, atteindre la pubertĂ©, penser comme quelqu’un d’adulte, mĂ»rir mentalement.

( Ű­ÙŽÙ„ÙŽÙ…ÙŽ / áž„alama) / (ÙŠÙŽŰ­Ù’Ù„ÙÙ…Ù /yaáž„lumu) : rĂȘver quelque chose, de quelque chose, voir en songe, devenir pubĂšre (murir sexuellement), ĂȘtre doux, indulgent, longanime, ĂȘtre plein de mansuĂ©tude.

(Ű­ÙŽÙ„ÙŽÙ‘Ù…ÙŽ / áž„allama) : rendre indulgent, doux, patient, clĂ©ment, indulgent, engraisser,  remplir un rĂ©cipient d’eau.

(ŰȘÙŽŰ­ÙŽÙ„ÙŽÙ‘Ù…ÙŽ  / taáž„allama ): se montrer doux, patient, indulgent, raconter des rĂȘves qu’on n’a pas eus, ĂȘtre gras (se dit des animaux).

(Ű§ÙŰ­Ù’ŰȘَلَمَ / iáž„talama) : rĂȘver, atteindre la pubertĂ© (premiĂšre Ă©jaculation sĂ©minale chez le jeune pubĂšre)

Vocables nominaux et adjectivaux

(Ű­ÙÙ„Ù’Ù… / áž„ilm) : indulgence, tolĂ©rance, longanimitĂ©, patience, mansuĂ©tude, raison, sagesse.

(Ű­ÙÙ„ÙÙ… / áž„ouloum) : songe, rĂȘve, vision, pubertĂ©, pollution nocturne (rĂȘve Ă©rotique).

(Ű­ÙŽÙ„ÙŽÙ…ÙŽŰ© / áž„alama.t) : mamelon, tĂ©tin du pis, lobe de l’oreille, ce qui est mou et sans os, teigne qui s’engendre dans la peau de la bĂȘte. Comparez avec le Copte âČ­âȉâȗâșâȓ (dialecte BohaĂŻrique)- fĂ©minin. : veut dire tĂ©tin du pis, de la poitrine. Le vocable vient de l’égyptien pharaonique 𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) : mĂšre nourriciĂšre, nourrice sĂšche, gardienne (d’enfants). 

(Ű§Ù„Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…/ Al-កalÄ«m) : Attribut divin dans l’Islam voulant dire Le Longanime, Le plus ClĂ©ment, Le plus Indulgent, d’une Patience tolĂ©rante. Attributs ou qualitĂ©s maternels d’une nourrice affectueuse, patiente, douce, protectrice avec l’enfant dont elle a la charge de prendre soins, de nourrir, de garder. Attribut divin Ű§Ù„Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…/ Al-កalÄ«m) Ă  comparer avec celui autre Ű§Ù„Ű±Ű­Ù…Ù† (Ar-Ráž„man) Le Tout-MisĂ©ricordieux, Le Matriciant. Le nom de cet attribut divin dans sa signification vĂ©ritable provient de la racine r-ង–m Ű±Ű­Ù… qui dĂ©signe la matrice, l’utĂ©rus de la femme (riáž„m), le ventre maternel. Son Ă©quivalent en hĂ©breu « ŚšÖ·Ś—Ö·Ś /rāងam » vient de « ŚšÖ¶Ś—Ö¶Ś / ráž„m» qui signifie proprement «l’utĂ©rus». Ce terme en hĂ©breu Ă©voque ce vocable de l’ancien Ă©gyptien « 𓈞𓄰đ“„č : áž„m.t (hĂ©mĂš.t) » dont les signes hiĂ©roglyphiques comme celui-ci « đ“„č » figurant un morceau de chair sert de dĂ©terminatif pour nommer la chair, la viande, des membres ou parties du corps, le vagin. Au sens figurĂ© ces termes Ă  partir de leur signification originelle se sont vus adjoindre d’autres valeurs sĂ©mantiques renvoyant Ă  la dimension maternelle, Ă  l’amour, Ă  l’attachement d’une mĂšre vis-Ă -vis de l’enfant qu’elle porte et dont elle prend soin Ă  sa naissance, qu’elle materne, entoure de soins et d’amour et de protection chaleureuse
 Du cĂŽtĂ© de l’égyptien hiĂ©roglyphique la racine 𓎾𓅓 (áș–nm) adjoint du dĂ©terminatif d’une femme assise 𓁐 ou d’une femme accroupie donnant le sein Ă  un enfant 𓁔 (DĂ©terminatif d’allaiter, de nourrice, d’élever un enfant) est Ă  relier significativement Ă  ces vocables de l’arabe Ű§Ù„Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…/ Al-កalÄ«m, Ű§Ù„Ű±Ű­Ù…Ù† (Ar-Ráž„man) et Ă  l’hĂ©breu Â«ŚšÖ·Ś—Ö·Ś /rāងam ».

(Ű­ÙŽŰ§Ù„ÙÙ… //ងālim) : rĂȘveur, pubĂšre

(Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ… / áž„alÄ«m) : doux, tolĂ©rant, indulgent, patient.

(Ù…ÙŰ­Ù’ŰȘَلِم / muáž„talim) ) : nubile, pubĂšre, en Ăąge de procrĂ©er.

MĂ©tathĂšse de cette racine (Ű­Ù„Ù…  | áž„-l-m) qu’est (Ù„Ű­Ù… | l-áž„-m) : nourriture, collation, comestibles, viande, pain, joindre, unir, souder, joindre, attacher solidement
 

Comparez avec sa mĂ©tathĂšse qu’est la racine de l’égyptien pharaonique « áș–nm Â» (áș–lm / khlm) :  (𓎾𓅓𓏜 (lire áș–nm / áș–Ă©nĂšm / khĂ©nĂšm / KhĂ©lĂšm) : rejoindre, s’unir Ă , ĂȘtre rĂ©uni, ĂȘtre prĂšs de, serrer, ceindre, enserrer- Voir l’expression en Ă©gyptien pharaonique : áș–nm m : ĂȘtre uni Ă , se mĂȘler Ă , avec (comme dans l’amour, dans les liens amicaux, nuptiaux
 Et aussi comparez avec le nom d’une sorte de pain en Ă©gyptien pharaonique 𓐍𓈖𓌰𓅓𓏓𓏏 (lire áž«nm-t /khnm.t /khĂ©nĂšmet /khĂ©lĂšmet). La racine du mot de l’égyptien pharaonique en mĂ©tathĂšse : 𓈖 (n-l /ل) 𓐍 (áž«, x, kh /Ű­ ) –𓅓 (m/م) /n-kh-m/ l-kh-m. RĂ©fĂ©rence du terme in Papyrus Ebers 97, 11. Voir le Copte : âȗâȁâȕâș ou âȗâȁâȕâșâȉ (dialecte sahidique) ou âȗâȉâČ­âșâȓ (dialecte Fayoumique), âțâȗâȁâȕâș (dialecte Sahidique) voulant dire portion, partie, morceau, fragment. Comparez ces mots Ă  un autre mot de la langue arabe qu’est le vocable nominal ( Ù„ÙÙ‚Ù’Ù…ÙŽŰ© /luqma) / (ل- ق- م / porter Ă  la bouche, nourrir) voulant dire morceau, bouchĂ©e, portion de nourriture qu’on porte Ă  la bouche. 

HĂ©breu : (ŚœÖ¶Ś—Ö¶Ś /lekhem)-nom : aliment, nourriture, vivres, repas, pain, 

  • (Ù„ÙŽŰ­ÙŽÙ…ÙŽ / (laáž„ama / ÙŠÙŽÙ„Ù’Ű­ÙÙ…Ù / yaláž„umu)- verbe forme I : tricoter ensemble, souder, joindre solidement, joindre Ă , s’unir Ă  une famille par le mariage (mulĂąáž„ama-t), 
  • (Ù„ÙŽŰ­ÙÙ…ÙŽ /laáž„ima ; ÙŠÙŽÙ„Ù’Ű­ÙŽÙ…Ù /yaláž„amu)-verbe forme I : adhĂ©rer, ĂȘtre charnu, gras (iláž„am)-

joindre, unir (iltiងùm)

– (Ù„ÙŽŰ­Ù’Ù… /laáž„m)-nm. : chair, viande, pulpe.

– (Ù„ÙŽŰ­Ù’Ù…ÙŽŰ©ÙŒ /laáž„matun) : un morceau de chair.

– (Ù„ÙŽŰ­ÙÙ… /laáž„im) : charnu, replet, grassouillet, potelĂ© (comme un bĂ©bĂ©, un enfant bien nourri).

– (Ù„ÙŰ­Ù’Ù…ÙŽŰ©/luáž„mat) : lien, attache, liaison, affinitĂ©.

𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent ) !

(Ű­Ù„Ù…  | áž„-l-m) – MĂ©tathĂšse : (Ù„Ű­Ù… | l-áž„-m)

ឫȜw

yrw=j n 2 áž«nmt.t náčŻr 

áž«nt(y).t  áž„w.t-náčŻr

Le bol

Que j’ai prĂ©parĂ© est pour les deux nourrices du dieu

Qui président au temple.

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 3, CT VII Spell [1009] (support du texte :papyrus P.Gard. II), page 224, section e,f,g. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 2140-2141 , Éditions du Rocher, 2004.

m áș–nm.t náčŻr.w

áș–nm( w ).t náčŻr.w m ĆĄw( y ).t=sn

Traduction : 

en tant que protecteur des dieux

qui protĂšge les dieux au moyen de leur ombre !

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/A/E inf, colonne 27, Spruch {301}, paragraphe 446 b . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 160, Ă©dit. CYBELE 2009.

d(w)=k ráž«(w) Jmn.t nfr.t

sȜ=k js pw

ms(w)~n MÈœÊż.t

áș–nm(w)=s sw mr(w)=s sw

sȜ=k js <pw> sតt(y)=k js <pw> n gs=k jr(w)~n=k តs=k

Puisses-tu faire que le Bel Occident sache

que c’est ton fils

qu’a mis au monde Mañt

Afin qu’elle le protùge (et) qu’elle l’aime,

que <c’est> ton fils, que <c’est> ton enfant de ton flanc que tu as créé toi-mĂȘme !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT VII Spell [32] (support du texte :sarcophage B1P)), page 104-106, sections d, e, a, b, c. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 52-53 , Éditions du Rocher, 2004.

swr(w)=f m mw n(y).w áș–nm.t

Qu’il boive de l’eau de son puits !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, Tome 3, CTVII, Spell [908] (support du texte : sarcophage G1Be ) page 112, section p. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 1940-1941, Éditions du Rocher, 2004.

La racine verbale (Ű­ – ل- م | áž„-l-m) qui forme l’un des quatre-vingt-dix-neuf noms ou attributs divins dans la religion musulmane, Ă  savoir Ű§Ù„Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…/ Al-កalÄ«m signifiant le Longanime, le plus ClĂ©ment, le plus Indulgent, d’une Patience tolĂ©rante, figure vingt et une fois dans leur livre sacrĂ© qu’est l’Al-Qoran. Cette racine (Ű­ – ل- م | áž„-l-m) est attestĂ©e dans les autres langues sĂ©mitiques comme l’hĂ©breu, l’aramĂ©en. Mais on peut retrouver plus anciennement encore ses traces avec ses acceptions primitives dans les textes les plus anciens de l’Egypte pharaonique, que constituent les Premiers Textes des Pyramides comme ceux d’Ounas / đ“ƒč𓈖𓇋 𓋮 (neuviĂšme et dernier pharaon de la la Ve dynastie durant l’Ancien empire) et ceux du pharaon TĂ©ti / 𓏏 𓏏 𓇋, premier roi et fondateur de la VIe dynastie. La racine apparait en Ă©criture hiĂ©roglyphique sous la forme ancienne 𓐍𓈖𓌰𓅓𓏏 𓅆 (lire áž«nm.t / khĂ©nĂšmet), variante dĂ©terminatif 𓁔de áž«nm.t, avec la signification de «nourrice» : «ឫnmt.ty qmȜ=tj Wsjr /Les deux nourrices, sont les deux qui ont pleurĂ© Osiris» Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de l’antichambre, localisation T/A/W, colonne 25, Spruch {259} paragraphe 313 b, TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 304-305, Ă©dit. CYBELE 2009. Et bien avant dans les Textes des Pyramides de TĂ©ti, on trouvera mention de ce vocable de « nourrice » dans les Textes de la chambre funĂ©raire de la Pyramide d’Ounas :

W pj wnnt rd(w)=f t

n nty.w

áž«nmt.t=f pj JȜ.t

stt jr(w)=s Êżnáž«=f stt wnnt ms.t

C’est ledit Ounas vraiment qui donnera du pain

Ă  ceux qui existent

(car) c’est sa nourrice que Iat :

c’est elle qui le fera vivre (car) c’est elle vraiment qui a mis au monde

Ounas !

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de la chambre funĂ©raire, localisation W/F/E sup, colonne 31, 32, spruch {211}, paragraphe 131 c jusqu’à 131 e. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 48-49, Ă©dit. CYBELE 2009.

Le vocable avec le dĂ©terminatif figurant un faucon sur un pavois renvoie Ă  la dĂ©signation d’un roi ou d’une divinitĂ©, ici les deux nourrices divines du divin-roi Osiris. Ce vocable de l’ancien Ă©gyptien chargĂ© d’exprimer les mĂȘmes significations que sont la fonction de nourrice, de gardienne d’enfants soit avec comme dĂ©terminatif une femme assise (𓁐 ) ou une femme accroupie donnant le sein Ă  un enfant (𓁔 ), Ă©crit ici par le scribe de l’Ancien Empire avec le phonĂšme 𓐍 (x / kh), une fricative post-vĂ©laire sourde, signifiĂ© par un crible ou placenta 𓐍, s’écrit en Moyen-Égyptien avec le trilitĂšre 𓎾 (áș–nm) flanquĂ© toujours du dĂ©terminatif d’une femme assise (𓁐) ou d’une femme accroupie donnant le sein Ă  un enfant (𓁔 ) et dont le premier radical «áș–», une spirante uvulaire sourde est la translittĂ©ration du signe hiĂ©roglyphique reprĂ©sentant des parties de mammifĂšre (ventre et queue de vache). Le vocable au Moyen-Empire est donc figurĂ© 𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) -le signe 𓎾 est un trilitĂšre et se lit áș–nm- et signifiait « mĂšre nourriciĂšre », « nourrice sĂšche », « gardienne, protectrice (d’enfants) ». Quand il est Ă©crit en pĂ©riode grĂ©co-romaine avec le dĂ©terminatif d’une femme accroupie allaitant un enfant (𓁔) il est employĂ© comme Ă©pithĂšte de dĂ©esses, Isis et Hathor. Ce vocable 𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) avec l’acception de « nourrice» est Ă  l’origine du terme dĂ©signant en Copte (dernier stade de la langue pharaonique) le tĂ©tin du pis, de la poitrine, âČ­âȉâȗâșâȓ (lire áž«elmi / khelmi) (dialecte BohaĂŻrique). Vocable qu’on retrouvera plus tard en arabe sous la forme de (Ű­ÙŽÙ„ÙŽÙ…ÙŽŰ© / áž„alama.t) signifiant mamelon, tĂ©tin, lobe de l’oreille, ce qui est mou et sans os, teigne du chameau.

Beaucoup de musulmans- sinon presque tous- ignorent que le prĂ©nom de la nourrice du prophĂšte Muhammad, qui s’appelait Ű­Ù„ÙŠÙ…Ű© (កalima), Ű­Ù„ÙŠÙ…Ű©Ű§Ù„ŰłŰčŰŻÙŠŰ©)/ កalima As-Sa’diyya qui exerçait la fonction de nourrice contient Ă©tymologiquement cette signification de «nourrice» que les anciens Égyptiens appelaient par le vocable 𓎾 𓏏 𓁐 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) voulant dire «mĂšre nourriciĂšre Â», «nourrice sĂšche», «gardienne (d’enfants)». Ű­Ù„ÙŠÙ…Ű©Ű§Ù„ŰłŰčŰŻÙŠŰ©)/ កalima As-Sa’diyya, Ă©tait issue d’une tribu du Nord de l’Arabie, la tribu des Banu Sa’d dont les femmes  Ă©taient connues comme exerçant la fonction de nourrice, de gardiennes d’enfants. Les significations qualitatives qu’on donne Ă  ce prĂ©nom Ű­Ù„ÙŠÙ…Ű© / កalima , la sustentatrice, celle qui donne le sein, sont celles de la mĂšre nourriciĂšre, douce, prĂ©venante, exprimant de la tendresse, indulgente, patiente, protectrice avec l’enfant dont elle a la charge.

Dans le vocable de l’égyptien pharaonique 𓎾 𓅓 𓏏 𓁔 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet-, Ă©pithĂšte de dĂ©esse comme celle de Hathor ou d’Isis) ou le dĂ©terminatif figure une femme accroupie allaitant un enfant, cet enfant allaitĂ©, un nourrisson se dĂ©nommait en ancien Ă©gyptien 𓎾𓊾𓈖𓅓𓀔 (lireáș–nm / áș–Ă©nĂšm / khĂ©nĂšm/ khĂ©lĂšm) qui dĂ©signe aussi un rejeton, un jeune enfant.

Le vocable «áș–nm /khĂ©nĂšm /khĂ©lĂšm» Ă©tait usitĂ© aussi pour dĂ©signer un Ă©chanson (un jeune garçon ou jeune adolescent impubĂšre ou pubĂšre) dans les textes des Pyramides, ici pour dĂ©signer l’échanson divin, celui d’Horus :

[ តd mdw ] j Wr-kȜ=f

áș–nm n(y) កr sáž«m sáž„ n(y) RÊżsmsw js.t n(y.t) Ptáž„

d n T wr wnm(w) T jr dd(w)=k

[-Formule Ă  rĂ©citer -] Ô Ourkaf,

Ă©chanson de Horus, puissant du pavillon de RĂȘ, ancien du palais de Ptah, 

donne la suffisance Ă  TĂ©ti (afin) que TĂ©ti puisse manger en fonction de ce que tu lui donnes ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de la chambre funĂ©raire, localisation T/F/E sup, colonne 34,  Spruch {345} paragraphe 560 a Ă  560 c. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 220-221, Ă©dit. CYBELE 2009.

[j(n) ត-áž„r=k Ȝgb wr]

[áș–nmw] náčŻr.w sĆĄmw n(y) áž„nmm.t

[Salut Ă  toi, Grand Flot,]

[Ă©chanson] des dieux, guide du peuple du soleil ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de la chambre funĂ©raire, localisation T/F/E sup, colonne 42,  Spruch {348} paragraphe 565 a Ă  565 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 222-223, Ă©dit. CYBELE 2009.

Êż áž„ Êż (w ) rf Ȝgby áž„r wតង.w Ȝgb(w)

j~n=j áž«r=k áș–nm n(y) RÊż j~n=j áž«r=k

áž„t(w) n=k áž„r n(y) RÊż

ងត(w) n=k áž„r  n(y) Psត.ty

rd~n=k n=j t ងnq.t

jw=j ងqr=k(w)

jw=j jb=k(w)

Qu’Ageb se tienne donc debout sur les autels dĂ©bordant (de nourriture) !

Si je suis venu prĂšs de toi, Ă©chanson de RĂȘ, si je suis venu prĂšs de toi 

pour qui le visage de RĂȘ est bienveillant 

(et) pour qui le visage des (deux) EnnĂ©ades est brillant, 

c’est (parce que ) tu m’as donnĂ© du pain (et) de la biĂšre

(lorsque) j’étais affamĂ©

(et) assoiffĂ© ! 

Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT III, Spell [167](support du texte : sarcophage S2C), page 17,18,19, section c,a,b,c,a,b,d. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 416-417, Éditions du Rocher, 2004.

Comparez ce terme de l’égyptien pharaonique «áș–nm» dans ses acceptions voulant dire jeune enfant et aussi Ă©chanson avec ces autres vocables de l’hĂ©breu et de l’arabe, (ŚąÖČŚœŚ•ÖŒŚžÖŽŚ™Ś / ‘aluwm : jeunesse, jeune, force, vigueur ou ŚąÖ¶ŚœÖ¶Ś / Ă©lem, un garçon vierge, un jeune homme cĂ©libataire) et (ŰșÙÙ„Ű§ÙŽÙ… / ឥulām ou ŰșÙÙ„Ù’Ù…ÙŽŰ© / ឥilma : jeune enfant, jeunet, adolescent, jouvenceau, serviteur, page, valet portant la livrĂ©e, domestique). MĂȘme si rare, le premier radical du terme de l’égyptien pharaonique la fricative palatale sourde «áș– » pourrait bien correspondre Ă  la fricative pharyngale voisĂ©e Śą (Êżayin) de l’hĂ©breu et Ă  la fricative vĂ©laire voisĂ©e (Űș/ ÄĄayn) de l’arabe. Le deuxiĂšme radical du terme de l’égyptien pharaonique l’occlusive nasale apico-dentale /n/ correspondant Ă  la liquide voisĂ©e, dentale latĂ©rale /l/. La racine du vocable ŰșÙÙ„Ù’Ù…ÙŽŰ© / ឥilma Ă©tant en arabe Űșلم / ឥ-l-m, celle de l’égyptien pharaonique áș–-n-m. :

ÙˆÙŽÙŠÙŽŰ·ÙÙˆÙÙ Űčَلَيْهِمْ ŰșÙÙ„Ù’Ù…ÙŽŰ§Ù†ÙŒÛ­ لَّهُمْ ÙƒÙŽŰŁÙŽÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙÙ…Ù’ Ù„ÙŰ€Ù’Ù„ÙŰ€ÙŒÛ­ مَّكْنُونٌۭ

Wa YaĆŁĆ«fu `Alayhim Ghilmānun Lahum Ka’annahum Lu’ulu’uun MaknĆ«nun

Et autour d’eux circuleront des Ă©chansons pareils Ă  des perles cachĂ©es.

Sourate 52, Ű§Ù„Ű·ÙˆŰ± | Aáč­-áčŹĂ»r | Le Mont, verset 24  in Le Coran, page 524, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰŹÙŽŰąŰĄÙŽŰȘْ ŰłÙŽÙŠÙŽÙ‘Ű§Ű±ÙŽŰ©ÙŒÛ­ ÙÙŽŰŁÙŽŰ±Ù’ŰłÙŽÙ„ÙÙˆŰ§ÛŸ ÙˆÙŽŰ§Ű±ÙŰŻÙŽÙ‡ÙÙ…Ù’ ÙÙŽŰŁÙŽŰŻÙ’Ù„ÙŽÙ‰Ù° ŰŻÙŽÙ„Ù’ÙˆÙŽÙ‡ÙÛ„ Û– Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ ÙŠÙŽÙ°ŰšÙŰŽÙ’Ű±ÙŽÙ‰Ù° Ù‡ÙŽÙ°Ű°ÙŽŰ§ Űșُلَٰمٌۭ Ûš ÙˆÙŽŰŁÙŽŰłÙŽŰ±ÙÙ‘ÙˆÙ‡Ù ŰšÙŰ¶ÙŽÙ°ŰčÙŽŰ©Ù‹Û­ Ûš وَٱللَّهُ ŰčÙŽÙ„ÙÙŠÙ…ÙŒÛą ŰšÙÙ…ÙŽŰ§ يَŰčْمَلُونَ

Wa Jā’at Sayyāratun Fa’arsalĆ« Wa Aridahum Fa’adlĂĄ Dalwahu Qāla Yā BushrĂĄ Hādhā Ghulāmun Wa ‘AsarrĆ«hu Biđā`atan Wa Allāhu `AlÄ«mun Bimā Ya`malĆ«na

Or, des voyageurs vinrent, qui dĂ©pĂȘchĂšrent un des leurs qui fit descendre son outre pour puiser de l’eau. Il dit : « bonne nouvelle ! Voici un garçon ! Â» Et ils le cachĂšrent comme une marchandise. Allāh savait fort bien ce qu’ils faisaient.

Sourate 12, ÙŠÙˆŰłÙ | YĂ»suf | verset 19 in Le Coran, page 237, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŚšÖ»ÖœŚ˜ÖČŚ€Ö·ÖŁŚ©Ś Ś‘Ö°ÖŒŚ©ÖžŚ‚ŚšÖčÖŁŚ• ŚžÖŽŚ ÖčÖŒÖ‘ŚąÖ·Śš Ś™ÖžÖŚ©ŚÖ—Ś•ÖŒŚ‘ ŚœÖŽŚ™ŚžÖ”Ö„Ś™ ŚąÖČŚœŚ•ÖŒŚžÖžÖœŚ™Ś•Śƒ

ru·áč­ÄƒÂ·p̄aĆĄ bə·ƛā·rƍw min·nĆÂ·â€˜ar yā·ƥƫជ lß·mĂȘ ‘ă·lƫ·māw

Traduction Louis Segond :  Et sa chair a plus de fraĂźcheur qu’au premier Ăąge, Il revient aux jours de sa jeunesse.

Job 33 : 25, Bible.

La figure de l’échanson Ă©tant juvĂ©nile, impubĂšre ou pubĂšre, est-ce sans doute qu’on retrouve la racine en arabe (Ű­-áž„– ل-l م-m) aussi exprimant les significations y liĂ©es. Le verbe en arabe ( Ű­ÙŽÙ„ÙŽÙ…ÙŽ / áž„alama) / (ÙŠÙŽŰ­Ù’Ù„ÙÙ…Ù /yaáž„lumu) comportant entre autres les significations de devenir pubĂšre (mĂ»rir sexuellement) ou les premiers rĂȘves Ă©rotiques nocturnes qu’on attribue au jeune garçon entrant dans la pubertĂ© avec les transformations physiologiques qui l’accompagnent. L’acception de rĂȘver ou de songer attribuĂ©e Ă  cette racine (Ű­-áž„– ل-l م-m) dont l’équivalent en Ă©gyptien pharaonique sert aussi Ă  nommer un jeune enfant𓎾𓊾𓈖𓅓𓀔 (lire áș–nm / áș–Ă©nĂšm / khĂ©nĂšm/ khĂ©lĂšm) pourrait provenir du fait de l’omniprĂ©sence des songes, des rĂȘveries chez le jeune enfant, de la tendance aux rĂȘves nocturnes chez le jeune pubĂšre. Le monde de l’enfance Ă©tant celui de l’innocence, du rĂȘve, du merveilleux, du fantastique, du fantasmatique.

Dans son champ sĂ©mantique, les acceptions de rĂȘver, de songer que recouvre cette racine- (Ű­-áž„– ل-l م-m) pour l’arabe et (Ś—-kh– ڜ- l-Śž- m) pour l’hĂ©breu – font songer aux passages bibliques- ou Ă  ceux coraniques du mĂȘme personnage prophĂ©tique juvĂ©nile, que vous pouvez trouver Ă  lire dans la Sourate qui porte son nom, celle douziĂšme du Coran – oĂč intervient justement la figure juvĂ©nile de Joseph et le monde des rĂȘves, le jeune Joseph enclin lui-mĂȘme aux songes et interprĂšte de ceux des autres, notamment dans la Bible ceux du chef des Ă©chansons (áș–nmw) de pharaon et de pharaon lui-mĂȘme. Dans ces passages bibliques relatifs Ă  Joseph le terme nommant le rĂȘve ou le songe issu de la racine hĂ©braĂŻque (Ś—-kh– ڜ- l-Śž- m) y abonde particuliĂšrement : 

Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚ—ÖČŚœÖčÖ€Ś Ś™ÖčŚ•ŚĄÖ”ŚŁÖ™ Ś—ÖČŚœÖčÖ”Ś•Ś Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚ’Ö”ÖŒÖ–Ś“ ŚœÖ°ŚÖ¶Ś—ÖžÖ‘Ś™Ś• ڕַڙÖčÖŒŚ•ŚĄÖŽÖ„Ś€Ś•ÖŒ ŚąÖč֖ڕړ کְڂڠÖčքڐ ڐÖčŚȘÖčÖœŚ•Śƒ

way·ya·ងă·lƍm yĆÂ·w·sĂȘp̄ ងă·lĆÂ·wm way·yag·gĂȘត lə·’e·ងāw way·yĆÂ·w·si·pÌ„Ć« â€˜ĆÂ·wត ƛə·nƍ â€™ĆÂ·áčŻĆw

Traduction de Louis Segond : Joseph eut un songe, et il le raconta Ă  ses frĂšres, qui le haĂŻrent encore davantage.

GenĂšse 37 : 5, Bible.

ڕַڙÖčÖŒÖ–ŚŚžÖ¶Śš ڐÖČŚœÖ”Ś™Ś”Ö¶Ö‘Ś Ś©ÖŽŚŚžÖ°ŚąŚ•ÖŒÖŸŚ ÖžÖ•Ś ڔַڗÖČŚœÖčÖ„Ś•Ś Ś”Ö·Ś–Ö¶ÖŒÖ–Ś” ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ„Śš Ś—ÖžŚœÖžÖœŚžÖ°ŚȘÖŽÖŒŚ™Śƒ

way·yĆÂ·mer ’ă·lĂȘ·hem ĆĄim·’ƫ-nā ha·ងă·lĆÂ·wm haz·zeh â€™ÄƒÂ·ĆĄer ងā·lā·mə·tĂź

Traduction Louis Segond : Il leur dit: Ecoutez donc ce songe que j’ai eu!

GenĂšse 37 : 6, Bible.

Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚ—ÖČŚœÖčÖ„Ś ŚąÖčŚ•Ś“Ö™ Ś—ÖČŚœÖčÖŁŚ•Ś ŚÖ·Ś—Ö”Ö”Śš Ś•Ö·Ś™Ö°ŚĄÖ·Ś€Ö”ÖŒÖ„Śš ڐÖčŚȘÖčÖ–Ś• ŚœÖ°ŚÖ¶Ś—ÖžÖ‘Ś™Ś• ڕַڙÖčÖŒÖ—ŚŚžÖ¶Śš Ś”ÖŽŚ Ö”ÖŒÖšŚ” Ś—ÖžŚœÖ·Ö€ŚžÖ°ŚȘÖŽÖŒÖœŚ™ Ś—ÖČŚœÖčŚ•ŚÖ™ ŚąÖč֔ڕړ Ś•Ö°Ś”ÖŽŚ Ö”ÖŒÖ§Ś” Ś”Ö·Ś©Ö¶ÖŒŚÖŁŚžÖ¶Ś©Ś Ś•Ö°Ś”Ö·Ś™ÖžÖŒŚšÖ”Ö—Ś—Ö· ڕְڐַڗַրړ ŚąÖžŚ©ÖžŚ‚ŚšÖ™ Ś›ÖčÖŒÖœŚ•Ś›ÖžŚ‘ÖŽÖ”Ś™Ś ŚžÖŽÖœŚ©Ö°ŚŚȘÖ·ÖŒŚ—ÖČŚ•ÖŽÖ–Ś™Ś ŚœÖŽÖœŚ™Śƒ

way·yĆÂ·mer hin·nĂȘh ងā·lam·tĂź ងă·lĆÂ·wm â€˜ĆÂ·wត wə·hin·nĂȘh-haƥ·ƥe·meĆĄ wə·hay·yā·rĂȘ·aáž„ wə·’a·ងaត â€˜ÄÂ·Ć›Är kĆÂ·w·បā·ជßm miƥ·ta·ងă·wĂźm lĂź.

Traduction de Louis Segond : Il eut encore un autre songe, et il le raconta Ă  ses frĂšres. Il dit: J’ai eu encore un songe! Et voici, le soleil, la lune et onze Ă©toiles se prosternaient devant moi.

GenĂšse 37 : 9, Bible.

Ś•Ö·Ś™Ö°ŚĄÖ·Ś€Ö”ÖŒÖ§Śš Ś©Ö·ÖœŚ‚ŚšÖŸŚ”Ö·ŚžÖ·ÖŒŚ©Ö°ŚŚ§ÖŽÖ›Ś™Ś ڐֶŚȘÖŸŚ—ÖČŚœÖ覞ÖčÖ–Ś• ŚœÖ°Ś™ÖčŚ•ŚĄÖ”Ö‘ŚŁ ڕַڙÖčÖŒÖŁŚŚžÖ¶Śš ڜÖč֔ڕ Ś‘Ö·ÖŒŚ—ÖČŚœÖčŚ•ŚžÖŽÖ•Ś™ Ś•Ö°Ś”ÖŽŚ Ö”ÖŒŚ”ÖŸŚ’Ö¶Ö–Ś€Ö¶ŚŸ ŚœÖ°Ś€ÖžŚ ÖžÖœŚ™Śƒ

way·sap·pĂȘr ƛar-ham·maƥ·qĂźm ’ĂȘáčŻ áž„ÄƒÂ·lĆÂ·mƍw lə·yĆÂ·w·sĂȘp̄ way·yĆÂ·mer lƍw, ba·ងă·lĆÂ·w·mĂź wə·hin·nĂȘh-ឥe·p̄en lə·p̄ā·nay

Traduction de Louis Segond : Le chef des échansons raconta son songe à Joseph, et lui dit: Dans mon songe, voici, il y avait un cep devant moi.

GenĂšse 40 : 9, Bible.

Ś•Ö°Ś©ÖžŚÖšŚ ŚÖŽŚȘÖžÖŒÖœŚ Ś•ÖŒ Ś Ö·ÖŁŚąÖ·Śš ŚąÖŽŚ‘Ö°ŚšÖŽÖ—Ś™ ŚąÖ¶ÖšŚ‘Ö¶Ś“ ŚœÖ°Ś©Ö·Ś‚ÖŁŚš Ś”Ö·Ś˜Ö·ÖŒŚ‘ÖžÖŒŚ—ÖŽÖ”Ś™Ś Ś•Ö·Ś Ö°ÖŒÖšŚĄÖ·Ś€Ö¶ÖŒŚšÖŸŚœÖč֔ڕ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ€Ö°ŚȘÖžÖŒŚšÖŸŚœÖžÖ–Ś Ś•ÖŒ ڐֶŚȘÖŸŚ—ÖČŚœÖ覞ÖčŚȘÖ”Ö‘Ś™Ś Ś•ÖŒ ŚÖŽÖ„Ś™Ś©Ś Ś›Ö·ÖŒŚ—ÖČŚœÖ覞ÖčÖ–Ś• Ś€ÖžÖŒŚȘÖžÖœŚšŚƒ

wə·ƥām ’it·tā·nĆ« na·‘ar ‘iជ·rĂź ‘e·ជeត lə·ƛar haáč­Â·áč­ab·bā·ងßm wan·nə·sap·per-lƍw, way·yip̄·tār-lānĆ« ’ĂȘáčŻ áž„ÄƒÂ·lĆÂ·mĆÂ·áčŻĂȘ·nĆ« ’üơ ka·ងă·lĆÂ·mƍw pā·áčŻÄr

Traduction de Louis Segond :  Il y avait lĂ  avec nous un jeune HĂ©breu, esclave du chef des gardes. Nous lui racontĂąmes nos songes, et il nous les expliqua.

GenĂšse 41: 12, Bible.

ڕַڙÖčÖŒÖ€ŚŚžÖ¶Śš Ś€Ö·ÖŒŚšÖ°ŚąÖ覔֙ ŚÖ¶ŚœÖŸŚ™ÖčŚ•ŚĄÖ”Ö”ŚŁ Ś—ÖČŚœÖčÖŁŚ•Ś Ś—ÖžŚœÖ·Ö”ŚžÖ°ŚȘÖŽÖŒŚ™ Ś•ÖŒŚ€ÖčŚȘÖ”Ö–Śš ŚÖ”ÖŁŚ™ŚŸ ڐÖčŚȘÖčÖ‘Ś• ڕַڐÖČŚ ÖŽÖ—Ś™ Ś©ÖžŚŚžÖ·Ö€ŚąÖ°ŚȘÖŽÖŒŚ™ ŚąÖžŚœÖ¶Ö™Ś™ŚšÖžÖ™ ŚœÖ”ŚŚžÖčÖ”Śš ŚȘÖŽÖŒŚ©Ö°ŚŚžÖ·Ö„Śą Ś—ÖČŚœÖčÖ–Ś•Ś ŚœÖŽŚ€Ö°ŚȘÖčÖŒÖ„Śš ڐÖčŚȘÖčÖœŚ•Śƒ

way·yĆÂ·mer parÂ·â€™Ćh ’el-yĆÂ·w·sĂȘp̄ ងă·lĆÂ·wm ងā·lam·tĂź ƫ·pÌ„ĆÂ·áčŻĂȘr ’ĂȘn â€™ĆÂ·áčŻĆw wa·’ă·nĂź ƥā·ma’·tĂź ‘ā·le·បā lĂȘ·mƍr tiƥ·ma’ ងă·lĆÂ·wm lip̄·tƍr â€™ĆÂ·áčŻĆw

Traduction de Louis Segond Bible : Pharaon dit Ă  Joseph: J’ai eu un songe. Personne ne peut l’expliquer; et j’ai appris que tu expliques un songe, aprĂšs l’avoir entendu.

GenĂšse 41 : 15.

𓎾𓏏𓈟𓈗 (lire áș–nm-t / áș–Ă©nĂšmet / áș–Ă©lĂšmet/ khĂ©nĂšmet/ khĂ©lĂšmet) : puits, citerne, bassin, fontaine, source, point d’eau.

đ“€€đ“‡‹đ“…“đ“‹Žđ“‚§đ“đ“€œđ“·đ“€đ“‹Žđ“„Šđ“…“đ“…±đ“†°đ“„đ“Žžđ“…“đ“đ“ˆ™đ“„ 𓋮

. i im.s dr. t(i) áž„r smw( .s) áș–nmwt.s

d’elle : Ă©tant chassĂ©e des pĂąturages et des puits,

Les aventures de SinouhĂ©, B102, page 44-45, Cahier de l’association d’Égyptologie Isis numĂ©ro 4, texte hiĂ©roglyphique, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e par Patrice Le Guilloux, seconde Ă©dition, Angers 2005.

swr(w)=f m mw n(y).w (áș–)nm.t

Qu’il boive de l’eau de son puits !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, Tome 3, CTVII, Spell [908] (support du texte : sarcophage G1Be ) page 112, section p. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 1940-1941, Éditions du Rocher, 2004.

Le puits symbolise aussi le salut, la bĂ©nĂ©diction divine dans maintes traditions comme celles orientales. On peut se rappeler la figure maternelle de Hagar l’Égyptienne, la servante d’Abraham qui avait eu un enfant avec elle avec l’autorisation de son Ă©pouse Sarah qui plus tard lui demanda de la chasser elle et son fils. Hagar se retrouve errant dans le dĂ©sert et vint Ă  manquer d’eau et son enfant risquant de mourrir de soif, Hagar se lamente, pleure. Il est racontĂ© dans la Bible que Dieu face Ă  la dĂ©tresse de Hagar lui envoie un ange pour la consoler et lui fait voir un puits oĂč elle parvint Ă  remplir son outre (peau d’animal) et ainsi donner Ă  boire Ă  son enfant en le sauvant de la mort. Et c’est prĂšs d’un puits que l’ange divin auparavant avait annoncĂ© Ă  cette mĂȘme Hagar qu’elle allait avoir un enfant, un garçon en lui disant de lui donner le prĂ©nom IsmaĂ«l : 

Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚ©Ö°ŚŚ›Ö”ÖŒÖŁŚ ŚÖ·Ś‘Ö°ŚšÖžŚ”ÖžÖŁŚ Ś€ Ś‘Ö·ÖŒŚ‘ÖčÖŒÖĄŚ§Ö¶Śš Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒÖœŚ§Ö·ÖŒÖœŚ—ÖŸŚœÖ¶Ś—Ö¶ŚÖ© Ś•Ö°Ś—Ö”ÖšŚžÖ·ŚȘ ŚžÖ·ÖœŚ™ÖŽŚ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚȘÖ”ÖŒÖŁŚŸ ŚÖ¶ŚœÖŸŚ”ÖžÖ Ś’ÖžŚš Ś©ÖžŚ‚Ö§Ś ŚąÖ·ŚœÖŸŚ©ÖŽŚŚ›Ö°ŚžÖžÖ›Ś”ÖŒ ڕְڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·Ś™Ö¶ÖŒÖ–ŚœÖ¶Ś“ Ś•Ö·ÖœŚ™Ö°Ś©Ö·ŚŚœÖ°ÖŒŚ—Ö¶Ö‘Ś”Öž ڕַŚȘÖ”ÖŒÖŁŚœÖ¶ŚšÖ° ڕַŚȘ֔֌֔ŚȘÖ·Śą Ś‘Ö°ÖŒŚžÖŽŚ“Ö°Ś‘Ö·ÖŒÖ–Śš Ś‘Ö°ÖŒŚÖ”Ö„Śš Ś©ÖžÖœŚŚ‘Ö·ŚąŚƒ

way·yaƥ·kĂȘm ’aជ·rā·hām bab·bĆÂ·qer way·yiq·qaáž„ le·ងem wə·ងĂȘ·maáčŻ ma·yim way·yit·tĂȘn ’el-hā·ឥār ƛām ‘al-ĆĄiប·māh wə·’ĂȘáčŻ hay·ye·leត way·ƥal·lə·ងe·hā wat·tĂȘ·leáž” wat·tĂȘ·áčŻa’ bə·miត·bar bə-’ĂȘr ƥā·ជa’

Traduction Louis Segond : Abraham se leva de bon matin; il prit du pain et une outre d’eau, qu’il donna Ă  Agar et plaça sur son Ă©paule; il lui remit aussi l’enfant, et la renvoya. Elle s’en alla, et s’Ă©gara dans le dĂ©sert de Beer-SchĂ©ba.

GenĂšse 21 : 14, Bible.

Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ›Ö°ŚœÖ„Ś•ÖŒ Ś”Ö·ŚžÖ·ÖŒÖ–Ś™ÖŽŚ ŚžÖŽŚŸÖŸŚ”Ö·Ś—Ö”Ö‘ŚžÖ¶ŚȘ ڕַŚȘÖ·ÖŒŚ©Ö°ŚŚœÖ”ÖŁŚšÖ° ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·Ś™Ö¶ÖŒÖ”ŚœÖ¶Ś“ ŚȘÖ·ÖŒÖ–Ś—Ö·ŚȘ ڐַڗַքړ Ś”Ö·Ś©ÖŽÖŒŚ‚Ś™Ś—ÖŽÖœŚŚƒ

way·yiប·lĆ« ham·mā·yim min-ha·ងĂȘ·meáčŻ wat·taƥ·lĂȘáž” ’ĂȘáčŻ hay·ye·leត ta·ងaáčŻ â€™a·ងaត haƛ·ƛß·ងim

Traduction Louis Segond : Quand l’eau de l’outre fut Ă©puisĂ©e, elle laissa l’enfant sous un des arbrisseaux

GenĂšse 21 : 15, Bible.

ڕַŚȘÖ”ÖŒŚœÖ¶ŚšÖ°Ö© ڕַŚȘÖ”ÖŒÖšŚ©Ö¶ŚŚ‘ ŚœÖžÖœŚ”ÖŒ ŚžÖŽŚ Ö¶ÖŒÖ—Ś’Ö¶Ś“ Ś”Ö·ŚšÖ°Ś—Ö”Ś§Ö™ Ś›ÖŽÖŒŚžÖ°Ś˜Ö·Ś—ÖČŚ•Ö”ÖŁŚ™ ڧֶ֔کֶځŚȘ Ś›ÖŽÖŒÖŁŚ™ ŚÖžÖœŚžÖ°ŚšÖžÖ”Ś” ŚÖ·ŚœÖŸŚÖ¶ŚšÖ°ŚÖ¶Ö–Ś” Ś‘Ö°ÖŒŚžÖčÖŁŚ•ŚȘ Ś”Ö·Ś™ÖžÖŒÖ‘ŚœÖ¶Ś“ ڕַŚȘÖ”ÖŒÖŁŚ©Ö¶ŚŚ‘ ŚžÖŽŚ Ö¶ÖŒÖ”Ś’Ö¶Ś“ ڕַŚȘÖŽÖŒŚ©ÖžÖŒŚ‚Ö„Ś ڐֶŚȘÖŸŚ§ÖčŚœÖžÖ–Ś”ÖŒ ڕַŚȘÖ”ÖŒÖœŚ‘Ö°ŚšÖ°ÖŒŚƒ

wat·tĂȘ·leáž” wat·tĂȘ·ƥeᾇ lāh min·ne·ឥeត har·ងĂȘq kim·áč­a·ងă·wĂȘ qe·ƥeáčŻ kĂź-’ā-mə-rāh, ’al-’er·’eh bə·mĆÂ·wáčŻ hay·yā·leត wat·tĂȘ·ƥeᾇ min·ne·ឥeត wat·tiƛ·ƛā ’ĂȘáčŻ qĆÂ·lāh wat·tĂȘ·ជək

Traduction Louis Segond : et alla s’asseoir vis-Ă -vis, Ă  une portĂ©e d’arc; car elle disait: Que je ne voie pas mourir mon enfant! Elle s’assit donc vis-Ă -vis de lui, Ă©leva la voix et pleura 

GenĂšse 21 : 16, Bible.

Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ©Ö°ŚŚžÖ·ÖŁŚą ڐֱڜÖčŚ”ÖŽŚ™ŚÖź ڐֶŚȘÖŸŚ§ÖčÖŁŚ•Śœ Ś”Ö·Ś Ö·ÖŒŚąÖ·ŚšÖ’ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ§Ö°ŚšÖžŚÖ© ŚžÖ·ŚœÖ°ŚÖ·ÖšŚšÖ° ڐֱڜÖčŚ”ÖŽÖ€Ś™Ś Ś€ ŚÖ¶ŚœÖŸŚ”ÖžŚ’ÖžŚšÖ™ ŚžÖŽŚŸÖŸŚ”Ö·Ś©ÖžÖŒŚŚžÖ·Ö”Ś™ÖŽŚ ڕַڙÖčÖŒÖ„ŚŚžÖ¶Śš ŚœÖžÖ–Ś”ÖŒ ŚžÖ·Ś”ÖŸŚœÖžÖŒÖŁŚšÖ° Ś”ÖžŚ’ÖžÖ‘Śš ŚÖ·ŚœÖŸŚȘÖŽÖŒÖŁŚ™ŚšÖ°ŚÖŽÖ”Ś™ Ś›ÖŽÖŒÖœŚ™ÖŸŚ©ÖžŚŚžÖ·Ö§Śą ڐֱڜÖčŚ”ÖŽÖ›Ś™Ś ŚÖ¶ŚœÖŸŚ§ÖčÖ„Ś•Śœ Ś”Ö·Ś Ö·ÖŒÖ–ŚąÖ·Śš Ś‘Ö·ÖŒŚÖČŚ©Ö¶ŚÖ„Śš Ś”Ś•ÖŒŚÖŸŚ©ÖžÖœŚŚŚƒ

way·yiƥ·ma’’ĕ·lĆÂ·hĂźm ’ĂȘáčŻ qĆÂ·wl han·na·‘ar way·yiq·rā mal·’aáž” ’ĕ·lĆÂ·hĂźm ’el-hā·ឥār min-haƥ·ƥā·ma·yim way·yĆÂ·mer lāh mah-lāប hā·ឥār ’al-tß·rə·’ß kĂź-ƥā·ma’’ĕ·lĆÂ·hĂźm ’el-qĆÂ·wl han·na·‘ar baÂ·â€™ÄƒÂ·ĆĄer hĆ«-ƥām

Traduction Louis Segond : Dieu entendit la voix de l’enfant; et l’ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit: Qu’as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le lieu oĂč il est. GenĂšse 21 : 17, Bible.

Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ€Ö°Ś§Ö·Ö€Ś— ڐֱڜÖčŚ”ÖŽŚ™ŚÖ™ ڐֶŚȘÖŸŚąÖ”Ś™Ś Ö¶Ö”Ś™Ś”Öž ڕַŚȘÖ”ÖŒÖ–ŚšÖ¶Ś Ś‘Ö°ÖŒŚÖ”ÖŁŚš ŚžÖžÖ‘Ś™ÖŽŚ ڕַŚȘÖ”ÖŒÖœŚœÖ¶ŚšÖ° ڕַŚȘÖ°ÖŒŚžÖ·ŚœÖ”ÖŒÖ€Ś ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·Ś—Ö”Ö™ŚžÖ¶ŚȘ֙ ŚžÖ·Ö”Ś™ÖŽŚ ڕַŚȘÖ·ÖŒÖ–Ś©Ö°ŚŚ§Ö° ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·Ś ÖžÖŒÖœŚąÖ·ŚšŚƒ

way·yip̄·qaáž„ ’ĕ·lĆÂ·hĂźm ’ĂȘáčŻ â€˜ĂȘ·ne·hā wat·tĂȘ·re wat·tə·mal·lĂȘ ’ĂȘáčŻ ha·ងĂȘ·meáčŻ ma·yim wat·taĆĄq ’ĂȘáčŻ han·na·‘ar

Traduction Louis Segond : Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau; elle alla remplir d’eau l’outre, et donna Ă  boire Ă  l’enfant 

GenĂšse 21 : 19, Bible.

Dans la racine trilitĂšre «áș–-n-m Â» qui sert Ă  Ă©crire ici le nom du puits  𓎾𓏏𓈟𓈗 (áș–nm-t, un vocable au fĂ©minin. Le scribe a eu recours au signe trilitĂšre, une jarre en pierre Ă  anse 𓎾 / áș–nm , /khnm, rĂ©cipient, contenant dont on se sert pour conserver des Ă©lĂ©ments liquides comme l’eau, l’huile. Ce signe est utilisĂ© pour Ă©crire le nom de l’ancien dieu Égyptien,  𓎾𓅓𓍱𓅆 /H̱nmw, le dieu-potier d’Esna qui modelait, constituait, façonnait sur son tour le « rmáčŻ/rĂ©mĂštch Â», l’ĂȘtre humain, secondĂ© dans sa tĂąche par sa parĂšdre Heqet, la dĂ©esse grenouille protectrice de la parturiente qui prĂ©sentait l’Ankh aux narines du «rmáčŻ/rĂ©mĂštch Â» pour lui donner la vie) les deux premiĂšres radicales, «áș–n» servait aux Anciens Égyptiens Ă  dĂ©nommer l’intĂ©rioritĂ©, l’intimitĂ© (celle d’un lieu de vie, d’une tente, d’une maison ou celle des sentiments). Cette racine «áș–n» dans le terme 𓄚 đ“ˆ–đ“…± 𓏌𓉐 (lire áș–nw / áș–Ă©nou / khĂ©nou) signifiait un intĂ©rieur, un contenu et dans le lexique mĂ©dical des Anciens Égyptiens les parties intimes, le sein, le vagin. Il est assez Ă©tonnant qu’on retrouve des vocables issus de langues africaines de la grande famille Niger-Congo- les Égyptologues Occidentaux et Moyen-Orientaux refusent un quelconque lien entre ces langues Negro-Africaines et l’Égyptien pharaonique avec force hostilitĂ©s- comme le SoninkĂ©, le Bambara, et qui rappellent curieusement sur les plans phonĂ©tiques et sĂ©mantiques ce mot de l’égyptien pharaonique 𓄚 đ“ˆ–đ“…± 𓏌𓉐 (lire áș–nw /áș–Ă©nou/ khĂ©nou ou xĂ©nou). Le SoninkĂ© pour nommer le ventre, l’intĂ©rieur, les intestins se sert du vocable « NuXu Â» et «NoXo» (mĂ©tathĂšse), de mĂȘme que le Bambara  emploie le terme «Kɔ́NɔNuGu» (mot composĂ© de kɔ́nɔ, ventre et de NuGu, intestin), littĂ©ralement «ventre-intestin». En Égyptien pharaonique nous avons le vocable  đ“ˆ–đ“ŽŒđ“‡Œđ“„żđ“„č (lire ngȜyy) qui a donnĂ© en Copte le vocable âțâČÏŹâȉ (sein de la mĂšre, ventre, estomac). En Copte l’intĂ©rieur se dit ⳈâȟâČ©âț ou ÏŠâȟâČ©âț vocables qui viennent de l’Égyptien pharaonique 𓄚 đ“ˆ–đ“…± 𓏌𓉐 (lire áș–nw /áș–Ă©nou / khĂ©nou ouxĂ©nou). Il faut savoir aussi que dans ces langues Africaines de la famille Niger-Congo comme le SoninkĂ©, le Bambara, le Maninka, les termes qui dĂ©signent entre autres l’affection, l’amour, aimer, ĂȘtre aimĂ© se disent «KĂ Nu», « KĂ Nuya» en Bambara ou «XaNuye», amour, «XaNa», ami, amant, «XaNu», aimer, affectionner. En Maninka, «KĂ Nin» veut dire aimer. Il va sans dire que ces termes relĂšvent du domaine des sentiments, des affects, de l’intĂ©rioritĂ©, de l’intimitĂ©, des fibres intĂ©rieures, des tripes. Le mot en Bambara «Kɔ́Nɔ Â» signifie ventre, intĂ©rieur, for intĂ©rieur, capacitĂ© (contenant), volume, et pensĂ©es (intimes). Il peut signifier l’entente, la patience, l’action de patienter, d’attendre, attente de l’enfant Ă  naĂźtre chez la femme enceinte, attente en gĂ©nĂ©ral. Comme adverbe il signifie : dans , dedans, Ă  l’intĂ©rieur de. Le phonĂšme de l’égyptien pharaonique «áș– » qui peut s’écrire avec le signe hiĂ©roglyphique 𓄡 (ventre de vache.. idĂ©ogramme de ventre), une fricative palatale sourde pourrait correspondre dans ces langues Africaines Ă  l’occlusive dorso-vĂ©laire sourde /k/ du Bambara et la fricative uvulaire sourde du SoninkĂ© /x/ ou /kh/.

La racine Ű­ – ل- م  | áž„-l-m) dont nous avons fait remonter les traces jusqu’à l’égyptien pharaonique en passant par le Copte dernier stade de cette ancienne langue, apparait vingt-et-une fois au sein du Coran. En voici quelques rĂ©fĂ©rences :

LonganimitĂ©, indulgence : 

قَوْلٌۭ مَّŰčÙ’Ű±ÙÙˆÙÙŒÛ­ وَمَŰșÙ’ÙÙŰ±ÙŽŰ©ÙŒ ŰźÙŽÙŠÙ’Ű±ÙŒÛ­ مِّن Ű”ÙŽŰŻÙŽÙ‚ÙŽŰ©ÙÛą يَŰȘÙ’ŰšÙŽŰčÙÙ‡ÙŽŰą ŰŁÙŽŰ°Ù‹Û­Ù‰ Û— وَٱللَّهُ Űșَنِىٌّ Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…ÙŒÛ­

Qawlun Ma`rĆ«fun Wa Maghfiratun Khayrun Min ƞadaqatin Yatba`uhā ‘AdhĂĄan Wa Allāhu GhanÄ«yun Ä€alÄ«mun

Un dire reconnu convenable et un pardon valent que largesse suivie de sévices. Allāh, Autosuffisant, Longanime.

Sourate 2, Ű§Ù„ŰšÙ‚Ű±Ű© | Al-Baqara | La Vache, verset 263, in Le Coran, page 44, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ Ű„ÙŰšÙ’Ű±ÙŽÙ°Ù‡ÙÙŠÙ…ÙŽ Ù„ÙŽŰ­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…ÙŒ ŰŁÙŽÙˆÙŽÙ‘Ù°Ù‡ÙŒÛ­ Ù…ÙÙ‘Ù†ÙÙŠŰšÙŒÛ­

‘Inna ‘IbrāhÄ«ma LaÄ„alÄ«mun ‘Awwāhun MunÄ«bun

Vraiment, Abraham était longanime, sans cesse implorant, repentant.

Sourate 11, Ù‡ÙˆŰŻ | HĂ»d | HĂ»d, verset 75 in Le Coran, page 205, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙÙŽŰšÙŽŰŽÙŽÙ‘Ű±Ù’Ù†ÙŽÙ°Ù‡Ù ŰšÙŰșُلَٰمٍ Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…ÙÛą

Fabasharnāhu Bighulāmin Āalīmin

Alors, Nous lui fümes la bonne annonce d’un adolescent longanime.

Sourate 37, Ű§Ù„Ű”Ű§ÙŰ§ŰȘ | AáčŁ-áčąĂąffĂąt | Celles qui se tiennent en rangs, verset 101 in Le Coran, page 449, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰȘÙŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­Ù لَهُ Ù±Ù„ŰłÙŽÙ‘Ù…ÙŽÙ°ÙˆÙŽÙ°ŰȘُ Ù±Ù„ŰłÙŽÙ‘ŰšÙ’Űčُ ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù وَمَن فِيهِنَّ Ûš ÙˆÙŽŰ„ÙÙ† مِّن ŰŽÙŽÙ‰Ù’ŰĄÙ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ÙŠÙŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­Ù ŰšÙŰ­ÙŽÙ…Ù’ŰŻÙÙ‡ÙÛŠ وَلَٰكِن Ù„ÙŽÙ‘Ű§ ŰȘَفْقَهُونَ ŰȘÙŽŰłÙ’ŰšÙÙŠŰ­ÙŽÙ‡ÙÙ…Ù’ Û— Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ ÙƒÙŽŰ§Ù†ÙŽ Ű­ÙŽÙ„ÙÙŠÙ…Ù‹Ű§ ŰșÙŽÙÙÙˆŰ±Ù‹Û­Ű§

TusabbiÄ„u Lahu As-Samāwātu As-Sab`u Wa Al-‘Arđu Wa Man FÄ«hinna Wa ‘In Min Shay’in ‘Illā YusabbiÄ„u BiÄ„amdihi Wa Lakin Lā TafqahĆ«na TasbīĄahum ‘Innahu Kāna Ä€alÄ«māan GhafĆ«rāan

Pour Lui, les sept cieux, et la terre, et ceux qui s’y trouvent s’immergent dans l’Insondable. Il n’est aucune chose qui ne s’immerge dans l’Insondable sous l’effet de Sa  Louange. Et cependant vous ne discernez pas leur immersion insondable.

Vraiment, Lui se révÚle TrÚs-Longanime, TrÚs-Recouvreur !

Sourate 17, Ű§Ù„Ű„ŰłŰ±Ű§ŰĄ | Al-Isrñ’ | Le Voyage nocturne, verset 44  in Le Coran, page 286, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Puberté :

ÙŠÙŽÙ°Ù“ŰŁÙŽÙŠÙÙ‘Ù‡ÙŽŰ§ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù„ÙÙŠÙŽŰłÙ’ŰȘÙŽÙ€Ù’Ù”Ű°ÙÙ†ÙƒÙÙ…Ù Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ مَلَكَŰȘْ ŰŁÙŽÙŠÙ’Ù…ÙŽÙ°Ù†ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽÙ±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ لَمْ ÙŠÙŽŰšÙ’Ù„ÙŰșÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±Ù„Ù’Ű­ÙÙ„ÙÙ…ÙŽÙ…ÙÙ†ÙƒÙÙ…Ù’ Ű«ÙŽÙ„ÙŽÙ°Ű«ÙŽ Ù…ÙŽŰ±ÙŽÙ‘Ù°ŰȘÙÛą Ûš مِّن Ù‚ÙŽŰšÙ’Ù„Ù Ű”ÙŽÙ„ÙŽÙˆÙ°Ű©Ù Ù±Ù„Ù’ÙÙŽŰŹÙ’Ű±Ù ÙˆÙŽŰ­ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰȘÙŽŰ¶ÙŽŰčُونَ Ű«ÙÙŠÙŽŰ§ŰšÙŽÙƒÙÙ… مِّنَ Ù±Ù„ŰžÙŽÙ‘Ù‡ÙÙŠŰ±ÙŽŰ©Ù ÙˆÙŽÙ…ÙÙ†Ûą ŰšÙŽŰčÙ’ŰŻÙ Ű”ÙŽÙ„ÙŽÙˆÙ°Ű©Ù ٱلْŰčÙŰŽÙŽŰąŰĄÙ Ûš Ű«ÙŽÙ„ÙŽÙ°Ű«Ù ŰčÙŽÙˆÙ’Ű±ÙŽÙ°ŰȘÙÛą لَّكُمْ Ûš Ù„ÙŽÙŠÙ’ŰłÙŽ Űčَلَيْكُمْ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ Űčَلَيْهِمْ ŰŹÙÙ†ÙŽŰ§Ű­ÙŒÛą ŰšÙŽŰčÙ’ŰŻÙŽÙ‡ÙÙ†ÙŽÙ‘ Ûš Ű·ÙŽÙˆÙŽÙ‘Ù°ÙÙÙˆÙ†ÙŽ Űčَلَيْكُم ŰšÙŽŰčÙ’Ű¶ÙÙƒÙÙ…Ù’ Űčَلَىٰ ŰšÙŽŰčÙ’Ű¶ÙÛą Ûš ÙƒÙŽŰ°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ ÙŠÙŰšÙŽÙŠÙÙ‘Ù†Ù ٱللَّهُ لَكُمُ Ù±Ù„Ù’ŰĄÙŽŰ§ÙŠÙŽÙ°ŰȘِ Û— وَٱللَّهُ Űčَلِيمٌ Ű­ÙŽÙƒÙÙŠÙ…ÙŒÛ­

Yā ‘Ayyuhā Al-LadhÄ«na ‘ĀmanĆ« Liyasta’dhinkumu Al-LadhÄ«na Malakat ‘Aymānukum Wa Al-LadhÄ«na Lam YablughĆ« Al-Ä€uluma Minkum Thalātha Marrātin Min Qabli ƞalāati Al-Fajri Wa Āīna Tađa`Ć«na Thiyā Bakum Mina AĆŸ-ĆœahÄ«rati Wa Min Ba`di ƞalāati Al-`Ishā’i Thalāthu `Awrātin Lakum Laysa `Alaykum Wa Lā `Alayhim JunāĄun Ba`dahunna ĆąawwāfĆ«na `Alaykum Ba`đukum `AlĂĄ Ba`đin Kadhālika Yubayyinu Allāhu Lakumu Al-‘Āyā Ti Wa Allāhu `AlÄ«mun Ä€akÄ«mun

Ô vous qui avez mis en oeuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ© ! Que vos captifs et ceux parmi vous qui n’ont pas atteint la pubertĂ©, demandent votre accord (pour entrer) en trois occurrences : avant la priĂšre de l’aube, et au moment de vous dĂ©faire de vos vĂȘtements au milieu du jour, et aprĂšs la priĂšre de nuit. Trois moments pour vous dĂ©vĂȘtir, aprĂšs lesquels aucun grief n’est Ă  votre charge, ni Ă  la leur, d’aller et venir les uns chez les autres. Ainsi, pour vous, Allāh rend explicites les Signes. Allāh, Savant, Sage.

Sourate 24 Ű§Ù„Ù†ÙˆŰ± / An-NĆ«r | La LumiĂšre, verset 58 in Le Coran, page 357, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰ„ÙŰ°ÙŽŰ§ ŰšÙŽÙ„ÙŽŰșَ Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ·Ù’ÙÙŽÙ°Ù„Ù مِنكُمُ Ù±Ù„Ù’Ű­ÙÙ„ÙÙ…ÙŽ ÙÙŽÙ„Ù’ÙŠÙŽŰłÙ’ŰȘÙŽÙ€Ù’Ù”Ű°ÙÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ ÙƒÙŽÙ…ÙŽŰ§ Ù±ŰłÙ’ŰȘÙŽÙ€Ù’Ù”Ű°ÙŽÙ†ÙŽ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ مِن Ù‚ÙŽŰšÙ’Ù„ÙÙ‡ÙÙ…Ù’ Ûš ÙƒÙŽŰ°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ ÙŠÙŰšÙŽÙŠÙÙ‘Ù†Ù ٱللَّهُ لَكُمْ ŰĄÙŽŰ§ÙŠÙŽÙ°ŰȘِهِۊ Û— وَٱللَّهُ Űčَلِيمٌ Ű­ÙŽÙƒÙÙŠÙ…ÙŒÛ­

Wa ‘Idhā Balagha Al-‘AĆŁfālu Minkumu Al-Ä€uluma Falyasta’dhinĆ« Kamā Asta’dhana Al-LadhÄ«na Min Qablihim Kadhālika Yubayyinu Allāhu Lakum ‘Āyātihi Wa Allāhu `AlÄ«mun Ä€akÄ«mun

Et lorsque vos jeunes enfants atteignent la pubertĂ©, qu’ils demandent votre accord(pour entrer) comme le font leurs aĂźnĂ©s. Ainsi, AllĂąh rend Ses Signes explicites pour vous. AllĂąh, Savant, sage.

Sourate 24 Ű§Ù„Ù†ÙˆŰ± / An-NĆ«r | La LumiĂšre, verset 59 in Le Coran, page 358, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Songe, rĂȘve : 

Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰŁÙŽŰ¶Ù’ŰșÙŽÙ°Ű«Ù ŰŁÙŽŰ­Ù’Ù„ÙŽÙ°Ù…ÙÛą Û– ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ Ù†ÙŽŰ­Ù’Ù†Ù ŰšÙŰȘÙŽŰŁÙ’ÙˆÙÙŠÙ„Ù Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ­Ù’Ù„ÙŽÙ°Ù…Ù ŰšÙŰčَٰلِمِينَ

QālĆ« ‘Ađghāthu ‘AÄ„lāmin Wa Mā NaÄ„nu Bita’wÄ«li Al-‘AÄ„lāmi Bi`ālimÄ«na

Et ils dirent : «Amas confus de songes! Et concernant la signification des songes, Nous ne sommes pas savants! Â»

Sourate 12, ÙŠÙˆŰłÙ | YĂ»suf | Joseph verset 44 in Le Coran, page 241, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰšÙŽÙ„Ù’ Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰŁÙŽŰ¶Ù’ŰșÙŽÙ°Ű«Ù ŰŁÙŽŰ­Ù’Ù„ÙŽÙ°Ù…ÙÛ­ ŰšÙŽÙ„Ù ٱفْŰȘÙŽŰ±ÙŽÙ‰Ù°Ù‡Ù ŰšÙŽÙ„Ù’ هُوَ ŰŽÙŽŰ§ŰčÙŰ±ÙŒÛ­ ÙÙŽÙ„Ù’ÙŠÙŽŰŁÙ’ŰȘÙÙ†ÙŽŰ§ ŰšÙÙ€ÙŽÙ”Ű§ÙŠÙŽŰ©ÙÛą ÙƒÙŽÙ…ÙŽŰą ŰŁÙŰ±Ù’ŰłÙÙ„ÙŽ Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽÙˆÙŽÙ‘Ù„ÙÙˆÙ†ÙŽ

Bal QālĆ« ‘Ađghāthu ‘AÄ„lāmin Bal Aftarāhu Bal Huwa Shā`irun Falya’tinā Bi’āyatin Kamā ‘Ursila Al-‘AwwalĆ«na

Bien plus, ils dirent : « Des mĂ©langes confus de songes ! Plus! Il a inventĂ© cela ! Plus encore, c’est un poĂšte ! Alors, qu’il nous apporte un Signe semblable Ă  celui avec lequel les Premiers ont Ă©tĂ© missions ! Â»

Sourate 21, Ű§Ù„ŰŁÙ†ŰšÙŠŰ§ŰĄ | Al-Anbiyñ’ | Les ProphĂštes, verset 5 in Le Coran, page 322, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

ŰŁÙŽÙ…Ù’ ŰȘÙŽŰŁÙ’Ù…ÙŰ±ÙÙ‡ÙÙ…Ù’ ŰŁÙŽŰ­Ù’Ù„ÙŽÙ°Ù…ÙÙ‡ÙÙ… ŰšÙÙ‡ÙŽÙ°Ű°ÙŽŰą Ûš ŰŁÙŽÙ…Ù’ هُمْ قَوْمٌۭ Ű·ÙŽŰ§Űșُونَ

‘Am Ta’muruhum ‘AÄ„lāmuhum Bihadhā ‘Am Hum Qawmun ƹāghĆ«na

Ou bien est-ce leurs songes qui leur commandent ceci, ou bien sont-ils des tenants qui transgressent les limites?

Sourate 52, Ű§Ù„Ű·ÙˆŰ± | Aáč­-áčŹĂ»r / Le Mont, verset 32 in Le Coran, page 525, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

RĂ©fĂ©rences supplĂ©mentaires extraites de textes de l’Égypte pharaonique :

Nourrice et pain-khénémet :

áž«mnt.t BȜ.w Jwnw jw.t áž„r Êż q.w n nb r តr

C’est la nourrice des Bas d’HĂ©liopolis  qui est venue, portant des provisions pour le MaĂźtre de Tout ! 

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT VII Spell [60] (support du texte :sarcophage B10CÂȘ)), page 253, sections b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 138-139 , Éditions du Rocher, 2004.

jnk ឫnmt.t ឫnm.t n(y).t Wsjr

(car) m’appartiennent la nourrice (et) le pain-khĂ©nĂ©met d’Osiris !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CTIV, Spell [329] (support du texte :sarcophage S1C), page 165, sections c . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 784-785, Éditions du Rocher, 2004.

Enserrer :

𓏚đ“Č𓀭𓄀𓆑𓂋𓅹𓀭 𓋮𓅓𓋮𓂋đ“Č𓀭𓅃𓋁𓃀𓏏𓏭𓈉𓀭𓎟𓏏𓇋𓐝𓅓𓎛𓏏𓆗𓎾𓅓𓏛 𓋮

Spdw Nfr-bȜw Smsrw កr Ă­Èœbty nbt Imáž„t áș–nm.s

de Soped, de NĂ©ferbaou, de SĂ©msĂ©ou, d’horus-l’Oriental, de la Maitresse d’Imehet- qu’elle enserre

Les aventures de SinouhĂ©, B208, page 60-61, Cahier de l’association d’Égyptologie Isis numĂ©ro 4, texte hiĂ©roglyphique, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e par Patrice Le Guilloux, seconde Ă©dition, Angers 2005.

Étreindre :

តd mdw in Nw.t áș–nm(w).t rd(w)[.t] Êżáž„Èœ

Wsjr N jmȜឫ [n(y)-sw.t]

[
]

áș–nm Wsjr N m Êż náž«(=w)

[m rn]=áčŻ n(y) H̱nm(w).t Wr[.t]

Formule à réciter par Nout qui étreint (et) met le bras autour de

l’Osiris N, pensionnĂ© du [roi]

[
]

Étreins l’Osiris N en tant que vivant

[en] ton [nom] de « Grande Étreigneuse » !

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT VII Spell [803] (support du texte :sarcophage L2Li)), page 9, sections o,p,t,u. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 1768-1769 , Éditions du Rocher, 2004.

Prendre soin :

jw ងȜ.ty m Sáž«.t កtp m-m Ráž«(w).w

ឫnm(w)=j Wsjr

Les deux terrains sont dans le Champ de Hotep parmi les Sages

(afin que) je prenne soin d’Osiris.

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT VII Spell [1159] (support du texte :sarcophage B1Be), page 505, sections a,b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 2364-2365, Éditions du Rocher, 2004.

Protéger :

m áș–nm.t náčŻr.w

áș–nm( w ).t náčŻr.w m ĆĄw( y ).t=sn

Traduction : 

en tant que protecteur des dieux 

qui protĂšge les dieux au moyen de leur ombre ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, textes de l’antichambre, localisation W/A/E inf, colonne 27, Spruch {301}, paragraphe 446 b . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 160, Ă©dit. CYBELE 2009.

Rejoindre :

Wsjr N

jnk mw.t=k jnk Nw.t

j~n(=j) áș–nm(w)(=j) tw áž«w(w)(=j) tw m áž«.t nb(.t) តw.t

«Osiris N,

je suis ta mĂšre, je suis Nout !

C’est (afin) que je puisse te rejoindre (et) te protĂ©ger de toute mauvaise chose que je suis venue ! »

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CT VII Spell [792] (support du texte :sarcophage L1Li)), page 3, sections h, i, j. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 1756-1757 , Éditions du Rocher, 2004.

ÂŽÂŽÂŽÂŽ

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