đ (y) đż (l, r, Ăą) đ (ážł, q)
(y)Ù-(q)Ù – (r)۱
Correspondances :
đż (l, r, Ăą) : Śš (resh ou Roch) , ۱ (rÄ)
đ (ážł, q) : ڧ (qof ou qoph), Ù (qÄf)
đ (y) : Ù /y/ ou /īʟ/ (YÄÊŸ), ou Ù (wÄw)
PhonĂšmes de lâĂ©gyptien pharaonique :
đ (y) : ( j )- Alternative de đ : yod, iota, i, y ou ȧ/a . Constrictive mĂ©dio-palatale sonore :
- Copte : âČ / âČ : alpha = a / [a, Ê, Ê] ; âČ /âČ : ei /e /[e] ; âČ / âČ : Äta / Ä / [eË] / [ÉË, i]
- HĂ©breu : Ś /j/ ou /Ă© / ou /i/ yĆd ou ŚÖŽ , ŚÖ”.
- Arabe : Ù /aË/ (ÊŸalif ), Ű„Ù /yÊ / ou /Ä«Ê / , Ű„ /Ê / , Ù /y/ ou /īʟ/ (YÄÊŸ), ou Ù (wÄw).
- SĂ©mitiques : Ë, i , y , l, w.
đż – vautour percnoptĂšre (È), /l/, /r/, /a/ :
- Copte : âČ / âČ : iĆta / i / [i, j] ; âČ / âČ : ou / o / [o]; âČ /âČ : ei /e /[e]; âČ / âČ : Äta / Ä / [eË] / [ÉË, i] ; âȱ / Ć / Ć / [oË]
- hĂ©breu : Ś / Alef.
- Arabe : / ŰŁ / (Aleph), ŰĄ /Ê/ Hamza.
- SĂ©mitiques : Ë , r , l, w, Êż (rare).
đ : pintade nubienne (náž„), variante de đż, vautour percnoptĂšre TranslittĂ©ration È- Valeurs phonĂ©tiques : /l/, /r/, /a/.
đ : dune de sable, flanc de colline, (/ážł/ ou /q/), occlusive vĂ©laire sourde. Voir ážł3. t (qĂ©l.t/ hauteur, Ă©minence, ce qui est en hauteur, lien avec ce qui est haut)- nom fĂ©minin ou ážł33 (qĂ©lel / colline, terre haute. Comme en bambara -Niger-Congo- « KĂčlu » : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, mĂšche de cheveux au dessus de la tĂȘte, huppe (oiseau) ).
- Copte : /k / > / âČ / (A, F, L, M, S, B), âČ (B), / áž” / > Ï (A, F, L, M, S, B).
- HĂ©breu : ڧ /k/ Qoph.
- Arabe Ù /q/ (ážłÄf).
- Sémitiques : ឳ, k , q, g, ģ.
đł : poupe de bateau. Phonogramme bilitĂšre mÈ servant Ă Ă©crire le vocable đłđđđąđ± (lire mÈážł.t) voulant dire Ă©chelle en Ă©gyptien pharaonique.
đŸ : houlette de pasteur, sceptre royal. IdĂ©ogramme ងឳÈt (sceptre royal). PhonĂ©tique : ងឳÈt.
đ ± : Poussin de caille. TranslittĂ©ration /w/ ou /u/ Ă©quivalent Ă lâhĂ©breu Ś âwâ ou âvâ Vav, Ă lâarabe Ù /wÄw/, au wav syriaque Ü ou au copte ou/âČâČ© , Ć/âȰ .
đ : galette de pain (t, it) . TranslittĂ©ration T, Ă©quivalant Ă lâhĂ©breu ŚȘÖŒ âtâ Tav, Ă lâarabe ŰȘ âtâ tÄâ , au phĂ©nicien T, taw avec «Croix », đ€ Teth. SĂ©mitiques t, d, áč . Il sert de marque du fĂ©minin Ă la fin des vocables de lâĂ©gyptien pharaonique.
Vocables de lâĂ©gyptien pharaonique :
đđżđŸđđ» (lire jÈážł / jaq / ireq) ou đđżđđ» : monter, escalader, sâĂ©lever vers le ciel.
đ đ đđ€ (lire jÈážł.t / jaq / ireq) : bondir, sauter, sâĂ©lancer.
đłđżđđđą (lire mÈážł. / mereqe.t) ou đłđđđąđ± (lire mÈážł.t / merqe.t) : Ă©chelle en bois. Nom dâinstrument avec le prĂ©fixe de nom dâinstrument m. Le vocable nominal vient de đđżđŸđđ» (lire jÈážł / ireq) : monter, escalader, sâĂ©lever. Vous remarquerez que lâarabe a aussi le mĂȘme vocable avec (Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ / mirÙqÄáș) : escaliers, Ă©chelle. Ou (Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ /marÙqÄáș) : escaliers, Ă©chelle, marche, montĂ©e, degrĂ©s, endroit oĂč lâon monte par degrĂ©s. Voir le nom de lâĂ©chelle, en ancien Ă©gyptien, m3q.t, dans ce passage des Textes de la pyramide dâOunas : « pr(w)=k r=k W jr p.t j3q áž„r=s m rn=s pw n(y) m3q.t / Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le en ce nom qui est sien de « Ăchelle » ! » in Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.
Ou ailleurs dans les Textes des Sarcophages du Moyen Empire :
j កង 8 jpw jr(y). w Êż.wt p.t
jrw~n Ć w m rážw n(y) Êż.wt=f
áčŻs.w m3q.t n Tm
mj.w m áž«sfw jt=áčŻn jm=j
d.y n=j Êż.wy= áčŻn
áčŻs.w n=j m3q.t
à ces huit génies -Heh, gardiens des salles du ciel,
que Chou a créés des humeurs de ses membres,
tressez une échelle pour Atoum !
Venez Ă la rencontre de votre pĂšre avec moi !
Tendez-moi vos mains !
Tressez pour moi une échelle,
Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CTII, Spell [76] (support du texte :sarcophage B1C), page 1, sections a Ă f . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 204-205, Ăditions du Rocher, 2004.
Démotique :
mឳy : échelle.
MĂ©tathĂšse de la racine đđżđ ( jÈážł / iaq / ireq) avec un dĂ©terminatif autre :
đđżđđ (lire ážłÈj /qaj / qai / qeri)- verbe. : veut dire ĂȘtre, devenir grand, haut, Ă©levĂ©, se hausser, sâĂ©lever. Autres variantes dâĂ©critures : đ đ ou đđż.
đđżđ ±đ (lire ážłÈw / qaw / qaou / qerou) : hauteur, importance.
đđżđđ (lire ážłÈj.t / qaj.t / qai / qeri.t) : hauteur, Ă©minence de terrain. Voir dans ce passage des Textes de la Pyramide le terme đđżđđ (lire ážłÈj.t / qaj.t / qai.t / qeri.t) : « ážd mdw q3j.t n dmm=s Êżrrw.t n(y).t Nnw.w / -Formule Ă rĂ©citer- Ăminence qui ne sera pas nommĂ©e, portail du Noun, » Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de lâantichambre localisation W/A/S, colonne 42, 43, spruch {272}, paragraphe 392 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.
Déterminatifs :
đ» : jambes marchant . IdĂ©ogramme dĂ©marche, de venir, revenir. DĂ©terminatif de tout verbe de mouvement.
đ€ : homme dansant, un bras sur la poitrine et lâautre en lâair. DĂ©terminatif de danser. IdĂ©ogramme de danser, dâĂȘtre dans la joie, de jubiler.
đ : un homme debout les bras levĂ©s au ciel. DĂ©terminatif de hauteur, ĂȘtre haut, Ă©minent, Ă©levĂ©, se rĂ©jouir, ĂȘtre en deuil.
đą: mĂąt Ă Ă©chelle. IdĂ©ogramme de se tenir.
đ± : branche. IdĂ©ogramme de bois, dâarbre. DĂ©terminatif de bois, dâobjets conçus dans cette matiĂšre.
đ : rouleau de papyrus reliĂ© et scellĂ© . DĂ©terminatif dâĂ©criture, de ciseau, de notions abstraites. Voir sĆĄ, sáș3. IdĂ©ogramme dâĂ©crire, dâĂ©criture, de scribe. DĂ©terminatif de fin, de poli, de moudre fin, polir.
đ : double escalier ( ážłÈj /qaj / qery). DĂ©terminatif de place Ă©levĂ©e, de monter.
Copte :
âČ / âČ : mÄ /m / [m]
âČ / âČ : ou / o / [o]
âČš / âČ© : he / u / [u, w] / [u, w, i, v]
âČ / âČ : kappa / k / [k]
âČ / âČ : iĆta / i / [i, j]
âČâČâČ©âČâČ (dialecte bohaĂŻrique). : veut dire Ă©chelle en Copte. Terme issu de lâancien Ă©gyptien đłđżđđđą (lire mÈážł.t), Ă©chelle.
Vocables de lâarabe :
(۱ÙÙÙÙÙ / raqiya ; ÙÙ۱ÙÙÙÙ / yarqÄ)- verbe Forme I : monter, escalader, sâĂ©lever par degrĂ©s, gravir, ĂȘtre Ă©levĂ©, promu.
(۱ÙÙÙÙÙ / raqqÄ ; ÙÙ۱ÙÙÙÙÙ / yuraqqÄ« ) – verbe Forme II : sâĂ©lever, Ă©lever, promouvoir, donner une position supĂ©rieure, Ă©levĂ©e.
(۱ÙÙÙÙÙ / ruqiyy) : progrĂšs, Ă©volution, progression ascensionnelle.
(ۧÙ۱ÙŰȘÙÙÙۧۥ / irtiqÄÊ)- nom verbal de ۧÙ۱ÙŰȘÙÙÙÙ / irtiqÄ– verbe forme VIII : escalade, montĂ©e, ascension.
(ŰȘÙ۱ÙÙÙÙÙŰ© / tarqiya)- nom verbal de ۱ÙÙÙÙÙ / raqqÄ (sâĂ©lever, Ă©lever, promouvoir, donner une position supĂ©rieure, Ă©levĂ©e) : Ă©lĂ©vation, ascension, distinction, accession, avancement, progrĂšs.
(Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ / mirÙqÄáș ) : escaliers, Ă©chelle.
(Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ /marÙqÄáș) : escaliers, Ă©chelle.
(ŰȘÙ۱ÙÙÙÙÙŰ© / tarquwa) : clavicule, partie antĂ©rieure de lâĂ©paule. Nom dĂ» Ă la position Ă©levĂ©e des clavicules situĂ©es dans la partie supĂ©rieure de la charpente corporelle humaine.
(۱ÙÙÙÙ / raqÄ ; ÙÙ۱ÙÙÙÙ / yarqÄ«)- verbe Forme I. : charmer, envoĂ»ter ou protĂ©ger contre le mauvais sort, le mauvais oeil, les dĂ©mons, les maladies en procĂ©dant Ă des rituels, Ă des pratiques magiques ou surnaturelles.
(۱ÙÙÙÙÙŰ© /ruqiya) : charme, incantation.
đ
đđđ
đđđđ (ážáž„wty Ăážłr | Djehouty LâExcellent ) !
áž„ Êż (w ) rf jb n(y) Wsjr
mÈÈ=f wj jÈq(w)=j m bjk
Que se rĂ©jouisse donc lâesprit dâOsiris
quand il me voit (alors que) je mâĂ©lĂšve en faucon
Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CTII, Spell [149] (support du texte : sarcophage S2P, puis S1CÂȘ Ă compter de CTII 248 b), page 246, sections a, b . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pp. 360, 361, Ăditions du Rocher, 2004.
La racine (y) Ù- (q)Ù – (r)۱ –lire de droite Ă gauche-ne figure que cinq fois au sein du Coran. Dans la langue arabe elle sert Ă exprimer lâaction de monter, de grimper, dâescalader, de sâĂ©lever par degrĂ©s et Ă former des vocables dĂ©signant la montĂ©e, lâĂ©lĂ©vation, le progrĂšs, lâavancement, lâascension, la progression ascensionnelleâŠ
Dans le Coran usage verbal en est fait pour exprimer lâaction de sâĂ©lever par degrĂ©s, de se hisser et pour dĂ©nommer une ascension ou les clavicules (en arabe ŰȘÙ۱ÙۧÙÙÙ / tarÄqÄ«) parce quâĂ©tant situĂ©es en haut du corps, dans la partie supĂ©rieure de la charpente corporelle humaine. Lâarabe ira Ă partir de cette racine (y)Ù-(q)Ù -(r)۱ – lire de droite Ă gauche– jusquâĂ exprimer lâaction de charmer, dâenvoĂ»ter ou de protĂ©ger contre le mauvais sort (۱ÙÙÙÙ /raqÄ) en procĂ©dant Ă des rituels, Ă des pratiques magiques ou surnaturelles. On ne retrouve pas ces derniers emplois sĂ©mantiques Ă partir de cette racine en ancien Ă©gyptien dans la langue pharaonique ancienne.
La racine (y)Ù -(q)Ù -(r)۱ de lâarabe existe fort anciennement dans la langue des pharaons dâĂgypte avec les mĂȘmes significations premiĂšres. Il y a eu une mĂ©tathĂšse en langue arabe de la racine. Dans les textes de lâancien Ă©gyptien la racine Ă©tait đ (y) đż (l, r, Ăą) đ (ážł, q) –lire de gauche Ă droite-. Les correspondances des radicales sont :
đż (l, r, Ăą) : Śš (resh ou Roch) , ۱ (rÄ)
đ (ážł, q) : ڧ (qof ou qoph), Ù (qÄf)
đ (y) : Ù /y/ ou /īʟ/ (YÄÊŸ), ou Ù (wÄw).
En ancien Ă©gyptien comme en Arabe cette racine đ (y) đż (l, r, Ăą) đ (ážł, q)-lire de gauche Ă droite- a servi Ă forger le vocable verbal exprimant lâaction de bondir, de sauter, de sâĂ©lancer vers le haut quâĂ©tait đ đ
đđ€ (lire jÈážł.t / iaq / ireq) ou celui-ci en caractĂšres hiĂ©roglyphiques đđżđŸđđ» (lire jÈážł.t / iaq / ireq) ou đđżđđ» (lire jÈážł / iaq / ireq) exprimant lâaction de monter, dâescalader, de sâĂ©lever vers le ciel. On trouve lâemploi de ces termes verbaux dans les Textes des Pyramides dâ Ounas/ / đčđđ đŽ (-2375/-2345), pharaon de la 5Ăšme dynastie :
j3q jr=k jr bw áșr jt=k jr bw áșr Gb
Bondis donc vers le lieu oĂč est ton pĂšre, vers le lieu oĂč est Geb
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes du passage entre de la chambre funĂ©raire et lâantichambre localisation W/F/S, colonne 6, 7 spruch {214}, paragraphe 139 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 66, 67, 68, 69 Ă©dit. CYBELE 2009.
pr(w)=k r=k W jr p.t j3q ងr=s
m rn=s pw n(y) m3q.t
Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le
en ce nom qui est sien de « Ăchelle » !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.
La Scala Ascendere pour la montée au ciel de pharaon :
Comme dans la langue arabe ayant hĂ©ritĂ© de cette racine lexicale de la langue pharaonique, la racine de lâĂ©gyptien ancien a servi Ă forger le vocable dĂ©signant une Ă©chelle, ici en bois quâest đłđżđđđą (lire mÈážł.t / maqe.t / mereqe.t) ou đłđđđąđ± (lire mÈážł.t / maqe.t / mereqe.t), un nom dâinstrument avec le prĂ©fixe de nom dâinstrument m. Ce vocable de lâancien Ă©gyptien đłđżđđđą (lire mÈážł.t / maqe.t / mereqe.t) ou đłđđđąđ± (lire mÈážł.t / maqe.t / mereqe.t) vient de đđżđŸđđ» (lire jÈážł /iaq / ireq) voulant dire monter, escalader, sâĂ©lever. En Copte âČâČâČ©âČâČ (dialecte bohaĂŻrique), Ă©chelle. Lâarabe a aussi le mĂȘme vocable quâest Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ / mirÙqÄáș) dĂ©signant des escaliers, une Ă©chelle ou Ù Ù۱ÙÙÙۧ۩ / marÙqÄáș, escaliers, Ă©chelle, marche, montĂ©e, degrĂ©s, endroit oĂč lâon monte par degrĂ©s, ces vocables Ă©tant issus de la racine (y) Ù- (q)Ù – (r)۱ –lire de droite Ă gauche-.Voir pour le nom de lâĂ©chelle, en ancien Ă©gyptien, m3q.t, (la Scala Ascendere que pharaon emprunte pour monter au ciel parmi divers moyens mis Ă sa disposition ou assujettis Ă son pouvoir magique comme le vent đđđđĄđČ (nf.t), la forme dâun faucon ou celle dâautres oiseaux, la fumĂ©e de lâencens, le pilier đœ (ážd / djed), le tourbillon de poussiĂšre etc.) dans les anciens Textes de la pyramide dâOunas ou de TĂ©ti :
Êż áž„ Êż ážd.wy h3y áž„áž.t T3.w
pr(w) W áž„r m3q.t tn j-jr(w).t ~n n=f jt=f R Êż
dresse les deux piliers-djed ! Que vienne lâaube des Pays
(afin) quâOunas puisse monter sur cette Ă©chelle que lui a construit son pĂšre RĂȘ !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de lâantichambre localisation W/A/S, colonne 41, spruch {272}, paragraphe 389 b, 390 a, TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.
« pr(w)=k r=k W jr p.t j3q ងr=s m rn=s pw n(y) m3q.t
Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le en ce nom qui est sien de « Ăchelle » ! »
in Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti.Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.
ážd mdw w Êż b~n T áž„r áž« Êż pw n(y) t3
w Êż b~n R Êż áž„r =f
d=f áž„b s Êż áž„ Êż =f m3q.t
–Formule Ă rĂ©citer– (Si) TĂ©ti sâest purifiĂ©, câest sur cette butte de terre sur laquelle RĂȘ sâest purifiĂ© !
(Sâ) il a disposĂ© une Ă©chelle, câest quâil a dressĂ© une Ă©chelle !
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne, Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de la chambre funĂ©raire, localisation T/F/W, colonne 40, Spruch {333}, paragraphe 542 a et 542 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 208-209, Ă©dit. CYBELE 2009.
En ancien Ă©gyptien la mĂ©tathĂšse de cette racine đ (y) đż (l, r, Ăą) đ (ážł, q) telle quâĂ©crite ainsi đ (ážł, q) đż (l, r, Ăą) đ (y)- lire de de droite Ă gauche– nantie du dĂ©terminatif dâun homme debout les bras levĂ©s au ciel quâest celui-ci đ signifiait dans la langue pharaonique le fait dâĂȘtre, de devenir grand, haut, Ă©levĂ©, de se hausser, de sâĂ©lever. Le vocable verbal exprimant ces significations sâĂ©crivait ainsi đđżđđ (lire ážłÈj/qaj/ qai / qeri) ou đ đ (lire ážłÈj/qaj/ qai/ qeri) ou đđż (lire ážłÈj/qaj/ qai/ qeri). Pour exprimer la hauteur, lâimportance lâancien Ă©gyptien avait recours Ă lâemploi de la mĂȘme racine, ici đđżđ
±đ (lire ážłÈw / qaw/ qerou). Ou pour dĂ©signer, une Ă©minence, un endroit Ă©levĂ©, la hauteur, lâĂ©lĂ©vation comme la Butte primordiale chez les Anciens Ă©gyptiens đđżđđđđđș (lire ážłÈj.t / qaj.t / qai / qeri.t) ou đđżđđ (lire ážłÈj.t / qaj.t /qai/ qeri.t) comme ici dans ce passage des Textes de la Pyramide dâOunas « ážd mdw q3j.t n dmm=sÊżrrw.t n(y).t Nnw.w / -Formule Ă rĂ©citer- Ăminence qui ne sera pas nommĂ©e, portail du Noun, » Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, Textes de lâantichambre localisation W/A/S, colonne 42, 43, spruch {272}, paragraphe 392 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.
Une colline, une terre haute Ă©taient dĂ©signĂ©es dans la langue pharaonique đđżđđđ (lire ážłÈj/ qaj.t /qai /qeri ou qeli). Le scribe employait le dĂ©terminatif reprĂ©sentant un double escalier đ qui rappelle une pyramide Ă degrĂ©s. Ce dĂ©terminatif indique une place Ă©levĂ©e ou lâaction de monter de gravir. Il est utilisĂ© comme dĂ©terminatif dans un autre vocable de lâancien Ă©gyptien quâest đđđ đ (lire ĂÊżr / iÄr) voulant dire monter, grimper. Le dĂ©terminatif pyramidal reprĂ©sentant cette fois-ci un mastaba (Ă©difice funĂ©raire ancien Ă©gyptien) đ” joint aux premiĂšres radicales du terme prĂ©cĂ©dent đđ ( ĂÊż ) signifiait aussi en Ancien Ă©gyptien sâĂ©lever, monter, đđ đ” (lire ĂÊż ). Dans les langues MandĂ© ( Niger-Congo) comme en Bambara on dit « yÉÌlÉn », monter, sâĂ©lever, grimper ; ou en Maninka «yÉÌlÉ Â», avec les mĂȘmes acceptions.
Nous nâavons pu trouver du cĂŽtĂ© de la langue hĂ©braĂŻque de cognats issus de cette racine ancienne Ă©gyptienne đ (y) đż (l, r, Ăą) đ (ážł, q) quâon retrouve en arabe en mĂ©tathĂšse au sein du corpus coranique avec les mĂȘmes significations premiĂšres . Il se peut quâil en existe mais dans les donnĂ©es dont nous disposons pas de traces. La racine de l’ancien Ă©gyptien avec ses significations premiĂšres figure dans le Livre SacrĂ© des Musulmans quâest le Coran. Ici au sein des termes mis en gras en arabe et leurs translittĂ©rations dans ces passages coraniques :
SâĂ©lever graduellement, ascension :
ŰŁÙÙÙ ÙÙÙÙÙÙÙ ÙÙÙÙ ŰšÙÙÙŰȘÙ Ù ÙÙÙ ŰČÙŰźÙ۱ÙÙÙ ŰŁÙÙÙ ŰȘÙ۱ÙÙÙÙÙ° ÙÙÙ Ù±ÙŰłÙÙÙ ÙŰąŰĄÙ ÙÙÙÙÙ ÙÙÙŰ€ÙÙ ÙÙÙ ÙÙ۱ÙÙÙÙÙÙÙÙ ŰÙŰȘÙÙÙÙ° ŰȘÙÙÙŰČÙÙÙÙ ŰčÙÙÙÙÙÙÙۧ ÙÙŰȘÙÙ°ŰšÙۧ ÙÙÙÙÙ۱ÙŰ€ÙÙÙÛ„ ÙÙÙÙ ŰłÙŰšÙŰÙۧÙÙ Ű±ÙŰšÙÙÙ ÙÙÙÙ ÙÙÙŰȘÙ Ű„ÙÙÙÙۧ ŰšÙŰŽÙ۱Ùۧ ۱ÙÙŰłÙÙÙÙۧ
‘Aw YakĆ«na Laka Baytun Min Zukhrufin ‘Aw TarqĂĄ FÄ« As-SamÄ’i Wa Lan Nu’umina LiruqÄ«yika Ä€attĂĄ Tunazzila `AlaynÄ KitÄbÄan Naqra’uuhu Qul SubÄ„Äna RabbÄ« Hal Kuntu ‘IllÄ BasharÄan RasĆ«lÄan
ou que tu nâauras pas une demeure agrĂ©mentĂ©e dâornements ; ou que tu ne tâĂ©lĂšveras pas graduellement dans le ciel. Nous nâajouterons pas foi en ton ascension, Ă moins que tu ne fasses descendre sur nous une Ă©criture que nous rĂ©citerons.»
Dis : « Immersion insondable en mon Enseigneur !
Que suis-je sinon un messager qui a une forme humaine ? »
Sourate 17, ۧÙۄ۳۱ۧۥ / Al-IsrĂąâ / Le Voyage Nocturne, verset 93, in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 291, Ă©ditions Albouraq 2018.
Se hisser :
ŰŁÙÙ Ù ÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙÙÙ Ù±ÙŰłÙÙÙ ÙÙ°ÙÙÙ°ŰȘÙ ÙÙÙ±ÙÙŰŁÙ۱ÙŰ¶Ù ÙÙÙ Ùۧ ŰšÙÙÙÙÙÙÙÙ Ùۧ ÙÙÙÙÙÙ۱ÙŰȘÙÙÙÙŰ§Û ÙÙÙ Ù±ÙÙŰŁÙŰłÙŰšÙÙ°ŰšÙ
‘Am Lahum Mulku As-SamÄwÄti Wa Al-‘ArÄi Wa MÄ BaynahumÄ FalyartaqĆ« FÄ« Al-‘AsbÄbi
Ou encore, ont-ils la RoyautĂ© des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux deux ? Quâils se hissent alors Ă lâaide de cordes !
Sourate 38, Ű” / áčąĂąd | áčąĂąd, verset 10 in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 453, Ă©ditions Albouraq 2018.
Clavicules, exorciser :
ÙÙÙÙÙŰą Ű„Ù۰Ùۧ ŰšÙÙÙŰșÙŰȘÙ Ù±ÙŰȘÙÙ۱ÙۧÙÙÙÙ
KallÄ ‘IdhÄ Balaghati At-TarÄqÄ«
Attention ! Lorsquâil atteint les clavicules
ÙÙÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙ Ű±ÙۧÙÙ
Wa QÄ«la Man RÄqin
et quâon dit : « Qui pour exorciser ?
Sourate ۧÙÙÙŰ§Ù Ű© 75 / Al-QiyĂąma / La RĂ©surrection, versets 26-27 in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue Arabe- Français, page 578, Ă©ditions Albouraq 2018.

