đ“‡‹đ“„żđ“‹Ÿđ“ˆŽđ“‚» (lire  jÈœážł | iaq | ireq) : monter, grimper, escalader, s’élever vers le ciel.

Pyramide à degrés du Roi Djéser.

𓇋 (y) đ“„ż (l, r, Ăą) 𓈎 (ážł, q) 

(y)ي-(q)ق – (r)۱

Correspondances :

𓄿 (l, r, Ăą)  :  Śš (resh ou Roch) , ۱ (rā)

𓈎 (ážł, q)  : ڧ (qof ou qoph), ق (qāf)

𓇋 (y) : ي  /y/ ou /īʟ/ (Yāʟ), ou و (wāw)

PhonĂšmes de l’égyptien pharaonique :

𓇋 (y)  : ( j )- Alternative de 𓀀 : yod, iota, i, y ou È§/a . Constrictive mĂ©dio-palatale sonore :

  • Copte : âȀ / âȁ : alpha = a / [a, ʕ, ʔ] ;  âȈ /âȉ : ei /e /[e] ; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i]
  • HĂ©breu : Ś™ /j/ ou /Ă© / ou  /i/ yƍd ou ŚÖŽ , ڐ֔.
  • Arabe : ى  /aː/ (ÊŸalif  ),  Ű„ي  /yʔ / ou /īʔ / ,  Ű„ /ʔ / , ي  /y/ ou /īʟ/ (Yāʟ), ou و (wāw).
  • SĂ©mitiques :  ˀ, i , y , l, w.

𓄿  – vautour percnoptĂšre (Ȝ),  /l/, /r/,  /a/ : 

  • Copte : âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j] ; âȞ / âȟ : ou / o / [o];  âȈ /âȉ : ei /e /[e]; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i] ; âȱ / ƍ / ƍ / [oː] 
  • hĂ©breu : ڐ / Alef.
  • Arabe : / ŰŁ / (Aleph), ŰĄ  /ʔ/ Hamza.
  • SĂ©mitiques : ˀ , r , l, w, Êż (rare).

𓅘 : pintade nubienne (náž„), variante de 𓄿, vautour percnoptĂšre TranslittĂ©ration Ȝ- Valeurs phonĂ©tiques : /l/, /r/,  /a/.

𓈎 : dune de sable, flanc de colline,  (/ážł/ ou /q/), occlusive vĂ©laire sourde. Voir ážł3. t (qĂ©l.t/ hauteur, Ă©minence, ce qui est en hauteur, lien avec ce qui est haut)- nom fĂ©minin ou ážł33 (qĂ©lel / colline, terre haute. Comme en bambara -Niger-Congo- «  KĂčlu  » : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, mĂšche de cheveux au dessus de la tĂȘte, huppe (oiseau) ).

  • Copte :  /k /  > / âȕ / (A, F, L, M, S, B),  âČ­ (B),  / áž” / > Ï­ (A, F, L, M, S, B).
  • HĂ©breu : ڧ /k/ Qoph.
  • Arabe ق /q/ (ឳāf).
  • SĂ©mitiques : ážł, k , q, g, ÄŁ.

𓌳 : poupe de bateau. Phonogramme bilitĂšre mȜ servant Ă  Ă©crire le vocable đ“Œłđ“ˆŽđ“đ“Šąđ“†± (lire mÈœážł.t) voulant dire Ă©chelle en Ă©gyptien pharaonique.

đ“‹Ÿ : houlette de pasteur, sceptre royal. IdĂ©ogramme áž„ážłÈœt (sceptre royal). PhonĂ©tique : áž„ážłÈœt.

đ“…± : Poussin de caille. TranslittĂ©ration /w/ ou /u/ Ă©quivalent Ă  l’hĂ©breu Ś• ‘w’ ou ‘v’ Vav, Ă  l’arabe و /wāw/, au wav syriaque ܘ ou au copte ou/âȟâČ© , ƍ/âȰ .

𓏏 : galette de pain (t, it) . TranslittĂ©ration T, Ă©quivalant Ă  l’hĂ©breu ŚȘÖŒ ‘t’ Tav, Ă  l’arabe ŰȘ ‘t’ tā’ , au phĂ©nicien T, taw avec «Croix Â», 𐀈 Teth. SĂ©mitiques t, d, áč­ . Il sert de marque du fĂ©minin Ă  la fin des vocables de l’égyptien pharaonique.

Vocables de l’égyptien pharaonique :

đ“‡‹đ“„żđ“‹Ÿđ“ˆŽđ“‚» (lire  jÈœážł / jaq / ireq) ou đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“‚» : monter, escalader, s’élever vers le ciel.

𓇋 đ“…˜đ“đ“€€ (lire jÈœážł.t / jaq / ireq) : bondir, sauter, s’élancer. 

𓌳𓄿𓈎𓏏𓊱 (lire mÈœážł. / mereqe.t) ou đ“Œłđ“ˆŽđ“đ“Šąđ“†± (lire mÈœážł.t / merqe.t) : Ă©chelle en bois. Nom d’instrument avec le prĂ©fixe de nom d’instrument m. Le vocable nominal vient de đ“‡‹đ“„żđ“‹Ÿđ“ˆŽđ“‚» (lire  jÈœážł / ireq) : monter, escalader, s’élever. Vous remarquerez que l’arabe a aussi le mĂȘme vocable avec (Ù…ÙŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© / mirْqāáș—) : escaliers, Ă©chelle. Ou (Ù…ÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© /marْqāáș—) : escaliers, Ă©chelle, marche, montĂ©e, degrĂ©s, endroit oĂč l’on monte par degrĂ©s. Voir le nom de l’échelle, en ancien Ă©gyptien, m3q.t,  dans ce passage des Textes de la pyramide d’Ounas : « pr(w)=k r=k W jr p.t j3q áž„r=s m rn=s pw n(y) m3q.t / Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le en ce nom qui est sien de « Ă‰chelle » ! Â» in Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.

Ou ailleurs dans les Textes des Sarcophages du Moyen Empire :

j កង 8 jpw jr(y). w Êż.wt p.t 

jrw~n Ć w m rតw n(y) Êż.wt=f

áčŻs.w m3q.t n Tm

mj.w m áž«sfw jt=áčŻn jm=j

d.y n=j Êż.wy= áčŻn

áčŻs.w n=j m3q.t

Ô ces huit  gĂ©nies -Heh, gardiens des salles du ciel,

que Chou a créés des humeurs de ses membres, 

tressez une échelle pour Atoum !

Venez Ă  la rencontre de votre pĂšre avec moi !

Tendez-moi vos mains ! 

Tressez pour moi une échelle,

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CTII, Spell [76] (support du texte :sarcophage B1C), page 1, sections a Ă  f . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 204-205, Éditions du Rocher, 2004.

Démotique :

mឳy : échelle.

MĂ©tathĂšse de la racine 𓇋𓄿𓈎  ( jÈœážł / iaq / ireq) avec un dĂ©terminatif autre :

𓈎𓄿𓇋𓀠 (lire ážłÈœj /qaj / qai / qeri)- verbe. : veut dire ĂȘtre, devenir grand, haut, Ă©levĂ©, se hausser, s’élever. Autres variantes d’écritures : 𓀠𓏛 ou  𓈎𓄿.

đ“ˆŽđ“„żđ“…±đ“€  (lire ážłÈœw / qaw / qaou / qerou) : hauteur, importance.

𓈎𓄿𓇋𓏏 (lire ážłÈœj.t / qaj.t / qai / qeri.t) : hauteur, Ă©minence de terrain. Voir dans ce passage des Textes de la Pyramide le terme 𓈎𓄿𓇋𓏏 (lire ážłÈœj.t / qaj.t / qai.t / qeri.t) :  « ážd mdw q3j.t n dmm=s Êżrrw.t n(y).t Nnw.w / -Formule Ă  rĂ©citer- Éminence qui ne sera pas nommĂ©e, portail du Noun, Â» Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de  l’antichambre localisation W/A/S, colonne 42, 43, spruch {272}, paragraphe 392 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.

Déterminatifs :

𓂻 : jambes marchant . Idéogramme démarche, de venir, revenir. Déterminatif de tout verbe de mouvement.

đ“€€ : homme dansant, un bras sur la poitrine et l’autre en l’air. DĂ©terminatif de danser. IdĂ©ogramme de danser, d’ĂȘtre dans la joie, de jubiler.

𓀠 : un homme debout les bras levĂ©s au ciel. DĂ©terminatif de hauteur, ĂȘtre haut, Ă©minent, Ă©levĂ©, se rĂ©jouir, ĂȘtre en deuil.

𓊱: mĂąt Ă  Ă©chelle. IdĂ©ogramme de se tenir.

𓆱 : branche. IdĂ©ogramme de bois, d’arbre. DĂ©terminatif de bois, d’objets conçus dans cette matiĂšre.

𓏛 : rouleau de papyrus reliĂ© et scellĂ© . DĂ©terminatif d’écriture, de ciseau, de notions abstraites. Voir sĆĄ, sáș–3. IdĂ©ogramme d’écrire, d’écriture, de scribe. DĂ©terminatif de fin, de poli, de moudre fin, polir.

𓊎 : double escalier ( ážłÈœj /qaj / qery). DĂ©terminatif de place Ă©levĂ©e, de monter.

Copte : 

âȘ / âș : mē /m / [m]

âȞ / âȟ : ou / o / [o]

âČš / âČ© : he / u / [u, w] / [u, w, i, v]

âȔ / âȕ : kappa / k / [k]

âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j]

âșâȟâČ©âȕâȓ (dialecte bohaĂŻrique). : veut dire Ă©chelle en Copte. Terme issu de l’ancien Ă©gyptien 𓌳𓄿𓈎𓏏𓊱 (lire mÈœážł.t), Ă©chelle.

Vocables de l’arabe : 

(Ű±ÙŽÙ‚ÙÙŠÙŽ / raqiya ; ÙŠÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙŽÙ‰  / yarqā)- verbe Forme I : monter, escalader, s’élever par degrĂ©s, gravir, ĂȘtre Ă©levĂ©, promu.

(Ű±ÙŽÙ‚ÙŽÙ‘Ù‰ / raqqā ; ÙŠÙŰ±ÙŽÙ‚ÙÙ‘ÙŠ / yuraqqÄ« ) – verbe Forme II : s’élever, Ă©lever, promouvoir, donner une position supĂ©rieure, Ă©levĂ©e.

(Ű±ÙÙ‚ÙÙŠÙ‘ / ruqiyy) : progrĂšs, Ă©volution, progression ascensionnelle.

(Ű§ÙŰ±Ù’ŰȘÙÙ‚ÙŽŰ§ŰĄ / irtiqāʔ)- nom verbal de Ű§ÙŰ±Ù’ŰȘَقَى / irtiqā– verbe forme VIII : escalade, montĂ©e, ascension.

(ŰȘÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙÙŠÙŽŰ© / tarqiya)- nom verbal de Ű±ÙŽÙ‚ÙŽÙ‘Ù‰ / raqqā (s’élever, Ă©lever, promouvoir, donner une position supĂ©rieure, Ă©levĂ©e) : Ă©lĂ©vation, ascension, distinction, accession, avancement, progrĂšs.

(Ù…ÙŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© / mirْqāáș— ) : escaliers, Ă©chelle.

(Ù…ÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© /marْqāáș—) : escaliers, Ă©chelle.

(ŰȘÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙÙˆÙŽŰ© / tarquwa) : clavicule, partie antĂ©rieure de l’épaule. Nom dĂ» Ă  la position Ă©levĂ©e des clavicules situĂ©es dans la partie supĂ©rieure de la charpente corporelle humaine.

(Ű±ÙŽÙ‚ÙŽÙ‰ / raqā ; ÙŠÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙÙŠ / yarqÄ«)- verbe Forme I. :  charmer, envoĂ»ter ou protĂ©ger contre le mauvais sort, le mauvais oeil, les dĂ©mons, les maladies en procĂ©dant Ă  des rituels, Ă  des pratiques magiques ou surnaturelles.

(Ű±ÙÙ‚Ù’ÙŠÙŽŰ© /ruqiya) : charme, incantation.



𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent !

áž„ Êż (w ) rf jb n(y) Wsjr

mȜȜ=f wj jȜq(w)=j m bjk

Que se rĂ©jouisse donc l’esprit d’Osiris

quand il me voit (alors que) je m’élĂšve en faucon 

Extraits des Textes des Sarcophages du Moyen Empire Ă©gyptien, volume 1, CTII, Spell [149] (support du texte : sarcophage S2P, puis S1CÂȘ Ă  compter de CTII 248 b), page 246, sections a, b . TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pp. 360, 361, Éditions du Rocher, 2004.

La racine  (y) ي- (q)ق – (r)۱ –lire de droite Ă  gauche-ne figure que cinq fois au sein du Coran. Dans la langue arabe elle sert Ă  exprimer l’action de monter, de grimper, d’escalader, de s’élever par degrĂ©s et Ă  former des vocables dĂ©signant la montĂ©e, l’élĂ©vation, le progrĂšs, l’avancement, l’ascension, la progression ascensionnelle


Dans le Coran usage verbal en est fait pour exprimer l’action de s’élever par degrĂ©s, de se hisser et pour dĂ©nommer une ascension ou les clavicules (en arabe ŰȘÙŽŰ±ÙŽŰ§Ù‚ÙÙŠ / tarāqÄ«) parce qu’étant situĂ©es en haut du corps, dans la partie supĂ©rieure de la charpente corporelle humaine. L’arabe ira Ă  partir de cette racine (y)ي-(q)ق -(r)۱ – lire de droite Ă  gauche– jusqu’à exprimer l’action de charmer, d’envoĂ»ter ou de protĂ©ger contre le mauvais sort (Ű±ÙŽÙ‚ÙŽÙ‰ /raqā) en procĂ©dant Ă  des rituels, Ă  des pratiques magiques ou surnaturelles. On ne retrouve pas ces derniers emplois sĂ©mantiques Ă  partir de cette racine en ancien Ă©gyptien dans la langue pharaonique ancienne.

La racine (y)ي -(q)ق -(r)۱ de l’arabe existe fort anciennement dans la langue des pharaons d’Égypte avec les mĂȘmes significations premiĂšres. Il y a eu une mĂ©tathĂšse en langue arabe de la racine. Dans les textes de l’ancien Ă©gyptien la racine Ă©tait 𓇋 (y) đ“„ż (l, r, Ăą) 𓈎 (ážł, q) –lire de gauche Ă  droite-. Les correspondances des radicales sont : 

 đ“„ż (l, r, Ăą)  :  Śš (resh ou Roch) , ۱ (rā)

𓈎 (ážł, q)  : ڧ (qof ou qoph), ق (qāf)

𓇋 (y) : ي  /y/ ou /īʟ/ (Yāʟ), ou و (wāw).

En ancien Ă©gyptien comme en Arabe cette racine đ“‡‹ (y) đ“„ż (l, r, Ăą) 𓈎 (ážł, q)-lire de gauche Ă  droite- a servi Ă  forger le vocable verbal exprimant l’action de bondir, de sauter, de s’élancer vers le haut qu’était 𓇋 đ“…˜đ“đ“€€ (lire jÈœážł.t / iaq / ireq) ou celui-ci en caractĂšres hiĂ©roglyphiques đ“‡‹đ“„żđ“‹Ÿđ“ˆŽđ“‚» (lire jÈœážł.t / iaq / ireq) ou đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“‚»  (lire jÈœážł / iaq / ireq) exprimant l’action de monter, d’escalader, de s’élever vers le ciel. On trouve l’emploi de ces termes verbaux dans les Textes des Pyramides d’ Ounas/ / đ“ƒč𓈖𓇋 𓋮 (-2375/-2345), pharaon de la 5Ăšme dynastie : 

j3q jr=k jr bw áș–r jt=k jr bw áș–r Gb

Bondis donc vers le lieu oĂč est ton pĂšre, vers le lieu oĂč est Geb

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes du passage entre de la chambre funĂ©raire et l’antichambre localisation W/F/S, colonne 6, 7 spruch {214}, paragraphe 139 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 66, 67, 68, 69 Ă©dit. CYBELE 2009.

pr(w)=k r=k W jr p.t j3q ងr=s

m rn=s pw n(y) m3q.t

Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le 

en ce nom qui est sien de « Ă‰chelle » ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.

La Scala Ascendere pour la montĂ©e au ciel de pharaon : 

Comme dans la langue arabe ayant hĂ©ritĂ© de cette racine lexicale de la langue pharaonique, la racine de l’égyptien ancien a servi Ă  forger le vocable dĂ©signant une Ă©chelle, ici en bois qu’est 𓌳𓄿𓈎𓏏𓊱 (lire mÈœážł.t / maqe.t / mereqe.t) ou đ“Œłđ“ˆŽđ“đ“Šąđ“†± (lire mÈœážł.t / maqe.t / mereqe.t), un nom d’instrument avec le prĂ©fixe de nom d’instrument m. Ce vocable de l’ancien Ă©gyptien 𓌳𓄿𓈎𓏏𓊱 (lire mÈœážł.t / maqe.t / mereqe.t) ou đ“Œłđ“ˆŽđ“đ“Šąđ“†± (lire mÈœážł.t / maqe.t / mereqe.t) vient de đ“‡‹đ“„żđ“‹Ÿđ“ˆŽđ“‚» (lire  jÈœážł /iaq / ireq) voulant dire monter, escalader, s’élever. En Copte âșâȟâČ©âȕâȓ (dialecte bohaĂŻrique), Ă©chelle. L’arabe a aussi le mĂȘme vocable qu’est Ù…ÙŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© / mirْqāáș—) dĂ©signant des escaliers, une Ă©chelle ou Ù…ÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ§Ű© / marْqāáș—, escaliers, Ă©chelle, marche, montĂ©e, degrĂ©s, endroit oĂč l’on monte par degrĂ©s, ces vocables Ă©tant issus de la racine (y) ي- (q)ق – (r)۱ –lire de droite Ă  gauche-.Voir pour le nom de l’échelle, en ancien Ă©gyptien, m3q.t, (la Scala Ascendere que pharaon emprunte pour monter au ciel parmi divers moyens mis Ă  sa disposition ou assujettis Ă  son pouvoir magique comme le vent 𓈖𓆑𓏏𓊡đ“Č (nf.t), la forme d’un faucon ou celle d’autres oiseaux, la fumĂ©e de l’encens, le pilier đ“Šœ (តd / djed), le tourbillon de poussiĂšre etc.) dans les anciens Textes de la pyramide d’Ounas ou de TĂ©ti :

Êż áž„ Êż តd.wy h3y ងត.t T3.w

pr(w) W áž„r m3q.t  tn j-jr(w).t ~n n=f jt=f R Êż

dresse les deux piliers-djed ! Que vienne l’aube des Pays

(afin) qu’Ounas puisse monter sur cette Ă©chelle que lui a construit son pĂšre RĂȘ ! 

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de  l’antichambre localisation W/A/S, colonne 41, spruch {272}, paragraphe 389 b, 390 a, TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.

« pr(w)=k r=k W jr p.t j3q áž„r=s m rn=s pw n(y) m3q.t

Monte donc, Ounas, vers le ciel ! Escalade-le en ce nom qui est sien de « Ă‰chelle » ! Â»

in Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti.Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de de la chambre funĂ©raire, localisation W/A/N, colonne 20-21 spruch {306}, paragraphe 479 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 170-171, Ă©dit. CYBELE 2009.

តd mdw w Êż b~n T áž„r áž« Êż pw n(y) t3 

w Êż b~n R Êż áž„r =f 

d=f áž„b s Êż áž„ Êż =f m3q.t 

Formule Ă  rĂ©citer– (Si) TĂ©ti s’est purifiĂ©, c’est sur cette butte de terre sur laquelle RĂȘ s’est purifiĂ© ! 

(S’) il a disposĂ© une Ă©chelle, c’est qu’il a dressĂ© une Ă©chelle

Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne, Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de la chambre funĂ©raire, localisation T/F/W, colonne 40, Spruch {333}, paragraphe 542 a et 542 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, page 208-209, Ă©dit. CYBELE 2009.

En ancien Ă©gyptien la mĂ©tathĂšse de cette racine 𓇋 (y) đ“„ż (l, r, Ăą) 𓈎 (ážł, q) telle qu’écrite ainsi 𓈎 (ážł, q) 𓄿 (l, r, Ăą) 𓇋 (y)- lire de de droite Ă  gauche– nantie du dĂ©terminatif d’un homme debout les bras levĂ©s au ciel qu’est celui-ci 𓀠signifiait dans la langue pharaonique le fait d’ĂȘtre, de devenir grand, haut, Ă©levĂ©, de se hausser, de s’élever. Le vocable verbal exprimant ces significations s’écrivait ainsi 𓈎𓄿𓇋𓀠 (lire ážłÈœj/qaj/ qai / qeri) ou 𓀠𓏛 (lire ážłÈœj/qaj/ qai/ qeri) ou 𓈎𓄿 (lire ážłÈœj/qaj/ qai/ qeri). Pour exprimer la hauteur, l’importance l’ancien Ă©gyptien avait recours Ă  l’emploi de la mĂȘme racine, ici đ“ˆŽđ“„żđ“…±đ“€  (lire ážłÈœw / qaw/ qerou). Ou pour dĂ©signer, une Ă©minence, un endroit Ă©levĂ©, la hauteur, l’élĂ©vation comme la Butte primordiale chez les Anciens Ă©gyptiens 𓈎𓄿𓇋𓇋𓏏𓈇đ“ș (lire ážłÈœj.t / qaj.t / qai / qeri.t) ou 𓈎𓄿𓇋𓏏 (lire ážłÈœj.t / qaj.t /qai/ qeri.t) comme ici dans ce passage des Textes de la Pyramide d’Ounas  « ážd mdw q3j.t n dmm=sÊżrrw.t n(y).t Nnw.w / -Formule Ă  rĂ©citer- Éminence qui ne sera pas nommĂ©e, portail du Noun, Â» Textes des Pyramides de l’Égypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide d’Ounas, Textes de  l’antichambre localisation W/A/S, colonne 42, 43, spruch {272}, paragraphe 392 b. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 142-143, Ă©dit. CYBELE 2009.

Une colline, une terre haute Ă©taient dĂ©signĂ©es dans la langue pharaonique 𓈎𓄿𓇋𓇋𓊎 (lire  ážłÈœj/ qaj.t /qai /qeri ou qeli). Le scribe employait le dĂ©terminatif reprĂ©sentant un double escalier 𓊎 qui rappelle une pyramide Ă  degrĂ©s. Ce dĂ©terminatif indique une place Ă©levĂ©e ou l’action de monter de gravir. Il est utilisĂ© comme dĂ©terminatif dans un autre vocable de l’ancien Ă©gyptien qu’est 𓇋𓂝𓂋 𓊎 (lire Ă­Êżr / iār) voulant dire monter, grimper. Le dĂ©terminatif pyramidal reprĂ©sentant cette fois-ci un mastaba (Ă©difice funĂ©raire ancien Ă©gyptien) 𓉔 joint aux premiĂšres radicales du terme prĂ©cĂ©dent 𓇋𓂝 ( Ă­Êż ) signifiait aussi en Ancien Ă©gyptien s’élever, monter, 𓇋𓂝 𓉔 (lire Ă­Êż ). Dans les langues MandĂ© ( Niger-Congo) comme en Bambara on dit « yɛ̀lɛn Â», monter, s’élever, grimper ; ou en Maninka «yɛ̀lɛ Â», avec les mĂȘmes acceptions.

Nous n’avons pu trouver du cĂŽtĂ© de la langue hĂ©braĂŻque de cognats issus de cette racine ancienne Ă©gyptienne 𓇋 (y) đ“„ż (l, r, Ăą) 𓈎 (ážł, q) qu’on retrouve en arabe en mĂ©tathĂšse au sein du corpus coranique avec les mĂȘmes significations premiĂšres . Il se peut qu’il en existe mais dans les donnĂ©es dont nous disposons pas de traces. La racine de l’ancien Ă©gyptien avec ses significations premiĂšres figure dans le Livre SacrĂ© des Musulmans qu’est le Coran. Ici au sein des termes mis en gras en arabe et leurs translittĂ©rations dans ces passages coraniques : 

S’élever graduellement, ascension : 

ŰŁÙŽÙˆÙ’ يَكُونَ لَكَ ŰšÙŽÙŠÙ’ŰȘٌ مِّن ŰČÙŰźÙ’Ű±ÙÙÙ ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰȘÙŽŰ±Ù’Ù‚ÙŽÙ‰Ù° فِى Ù±Ù„ŰłÙŽÙ‘Ù…ÙŽŰąŰĄÙ وَلَن Ù†ÙÙ‘Ű€Ù’Ù…ÙÙ†ÙŽ Ù„ÙŰ±ÙÙ‚ÙÙŠÙÙ‘ÙƒÙŽ Ű­ÙŽŰȘَّىٰ ŰȘُنَŰČِّلَ ŰčÙŽÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽŰ§ كِŰȘÙŽÙ°ŰšÙ‹Ű§ Ù†ÙŽÙ‘Ù‚Ù’Ű±ÙŽŰ€ÙÙ‡ÙÛ„ قُلْ ŰłÙŰšÙ’Ű­ÙŽŰ§Ù†ÙŽ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘Ù‰ هَلْ كُنŰȘُ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ŰšÙŽŰŽÙŽŰ±Ù‹Ű§ Ű±ÙŽÙ‘ŰłÙÙˆÙ„Ù‹Ű§

‘Aw YakĆ«na Laka Baytun Min Zukhrufin ‘Aw TarqĂĄ FÄ« As-Samā’i Wa Lan Nu’umina LiruqÄ«yika Ä€attĂĄ Tunazzila `Alaynā Kitābāan Naqra’uuhu Qul SubĄāna RabbÄ« Hal Kuntu ‘Illā Basharāan RasĆ«lāan

ou que tu n’auras pas une demeure agrĂ©mentĂ©e d’ornements ; ou que tu ne t’élĂšveras pas graduellement dans le ciel. Nous n’ajouterons pas foi en ton ascension, Ă  moins que tu ne fasses descendre sur nous une Ă©criture que nous rĂ©citerons.»

Dis : « Immersion insondable en mon Enseigneur ! 

Que suis-je sinon un messager qui a une forme humaine ? »

Sourate 17, Ű§Ù„Ű„ŰłŰ±Ű§ŰĄ  / Al-Isrñ’ / Le Voyage Nocturne,  verset 93, in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 291, Ă©ditions Albouraq 2018.

Se hisser : 

ŰŁÙŽÙ…Ù’ لَهُم مُّلْكُ Ù±Ù„ŰłÙŽÙ‘Ù…ÙŽÙ°ÙˆÙŽÙ°ŰȘِ ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ ŰšÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ÙÙŽÙ„Ù’ÙŠÙŽŰ±Ù’ŰȘÙŽÙ‚ÙÙˆŰ§ÛŸ فِى Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰłÙ’ŰšÙŽÙ°ŰšÙ

‘Am Lahum Mulku As-Samāwāti Wa Al-‘Arđi Wa Mā Baynahumā FalyartaqĆ« FÄ« Al-‘Asbābi

Ou encore, ont-ils la RoyautĂ© des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux deux ? Qu’ils se hissent alors Ă  l’aide de cordes ! 

Sourate 38, Ű” / áčąĂąd | áčąĂąd,  verset 10 in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, page 453, Ă©ditions Albouraq 2018.

Clavicules, exorciser :

ÙƒÙŽÙ„ÙŽÙ‘Űą Ű„ÙŰ°ÙŽŰ§ ŰšÙŽÙ„ÙŽŰșَŰȘِ ٱلŰȘÙŽÙ‘Ű±ÙŽŰ§Ù‚ÙÙ‰ÙŽ

Kallā ‘Idhā Balaghati At-TarāqÄ«

Attention ! Lorsqu’il atteint les clavicules

وَقِيلَ مَنْ Ű±ÙŽŰ§Ù‚Ù

Wa Qīla Man Rāqin

et qu’on dit : « Qui pour exorciser ?

Sourate Ű§Ù„Ù‚ÙŠŰ§Ù…Ű© 75 / Al-QiyĂąma / La RĂ©surrection, versets 26-27 in le Coran, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue Arabe- Français, page 578, Ă©ditions Albouraq 2018.

Pilier Djed.

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