đ“Ž—đ“…±đ“œ  wត / ouadj

Commander, décréter, ordonner

Du dĂ©cret pharaonique au commandement divin — la racine w-ត-j

Égyptien pharaonique · Copte · DĂ©motique · HĂ©breu ŚŠ-Ś•-Ś” · Arabe و-Ű”-ي

Sous les auspices de 𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent) ! ق ۱ ŰĄ

ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚš ŚŠÖŽŚ•ÖŽÖŒŚ™ŚȘÖŽŚ™ŚšÖž ŚœÖ”ŚŚžÖ茚 ڜÖ茐 ŚȘÖčŚŚ›Ö·Śœ ŚžÖŽŚžÖ¶ÖŒŚ ÖŒŚ•ÖŒ
ÊŸÄƒÂ·ĆĄer áčŁiw·wß·áčŻĂźÂ·áž”ā lĂȘ·mƍr lƍ áčŻĆÂ·áž”al mim·men·nĆ«
…l’arbre au sujet duquel je t’avais donnĂ© cet ordre : Tu n’en mangeras point ! — GenĂšse 3:17

ÙˆÙŽŰŁÙŽÙˆÙ’Ű”ÙŽÙ°Ù†ÙÙ‰ ŰšÙÙ±Ù„Ű”ÙŽÙ‘Ù„ÙŽÙˆÙ°Ű©Ù وَٱلŰČÙŽÙ‘ÙƒÙŽÙˆÙ°Ű©Ù Ù…ÙŽŰ§ ŰŻÙÙ…Ù’ŰȘُ Ű­ÙŽÙŠÙ‹Ù‘Ű§
Wa ÊŸawáčŁÄnÄ« bi-áčŁ-áčŁalāti wa-z-zakāti mā dumtu áž„ayyan
…Et Il m’a enjoint de pratiquer l’action unifiante de grĂące, et de verser l’excĂ©dent purifiĂ©, tant que je demeurerai vivant. — Coran, Sourate 19 (Maryam), v. 31

âž»

I. Le mot et son enjeu

Le verbe đ“Ž—đ“…±đ“œ (lire wត / ouadj / ouadji) occupe, dans la langue de l’Égypte pharaonique, le champ entier du commandement : commander, dĂ©crĂ©ter, donner des ordres, ordonner, diriger, gouverner, transmettre, assigner. C’est le verbe du pouvoir qui s’Ă©nonce — celui du roi, celui du dieu, celui de l’autoritĂ© qui dispose.

Son signe maĂźtre, 𓎗, figure une corde enroulĂ©e autour d’un bĂąton : l’objet qui lie et qui fixe, image concrĂšte de l’ordre qui contraint et qui tient. De lĂ  un Ă©ventail nominal cohĂ©rent — le dĂ©cret, l’ordonnance, la prescription, la stĂšle mĂȘme sur laquelle l’ordre se grave et se pĂ©rennise.

Nous montrerons que cette racine remonte Ă  l’ancien Ă©gyptien — elle figure dĂ©jĂ  dans les premiers Textes des Pyramides, ceux d’Ounas — et que les langues sĂ©mitiques en ont hĂ©ritĂ©, lui donnant une descendance d’une exceptionnelle densitĂ©. L’hĂ©breu ŚŠ-Ś•-Ś” (áčŁ-w-h, tsavah) et l’arabe و-Ű”-ي (w-áčŁ-y, waáčŁÄ) — le premier employĂ© des centaines de fois dans la Bible hĂ©braĂŻque, le second trente-deux fois dans le Coran — portent exactement la mĂȘme charge : commander, prescrire, enjoindre, recommander, lĂ©guer. D’un bout Ă  l’autre du monde afro-sĂ©mitique, c’est la mĂȘme parole souveraine qui se dĂ©cline.

âž»

II. PhonĂšmes et correspondances

Égyptien Translit. Valeur Copte HĂ©breu Arabe
đ“…± w [w] spirante labiale âȟâČ© / âČš Ś• (waw) و (wāw)
𓆓 ត / dj [ត] cobra Ï« (djandjia) ŚŠ (tsadĂ©) / Ś’ Ű” (áčŁÄd) / ۶ (ឍād)
𓇋 y / j [j] mĂ©dio-palatale âȀ, âȈ, âȎ Ś™ (yod) / Ś” ي (yāʟ) / ى

2.1  đ“…± — Le poussin de caille ( w )

Spirante labiale sonore du moyen Ă©gyptien ; signe alternatif đ“Č. Correspond aux coptes âČš [u, w], âȘ [m], âȂ [b, v, w], Ă  l’hĂ©breu Ś• (waw/vav), Ă  l’arabe و (wāw). SĂ©mitiques : b, m, p, w.

2.2  đ“†“ — Le cobra (ត)

Phonogramme pour ត (logogramme du cobra, តt). Valeur phonĂ©tique ត / dj / áčŻ / tch / d. Correspond au copte Ï« (djandjia), Ă  l’hĂ©breu Ś’ÖŒ / Ś’ (guimel) ou ŚŠ (tsadĂ©) / Ś„ (tsadĂ© final), Ă  l’arabe ۶ (ឍād), ŰŹ (jÄ«m) ou Ű” (áčŁÄd). SĂ©mitiques : áčŁ, z, ឍ, ត.

2.3  đ“‡‹ — Le roseau fleuri (y)

Constrictive mĂ©dio-palatale sonore ; signe alternatif 𓀀. Copte âȀ [a], âȈ [e], âȎ [eː, i]. HĂ©breu Ś™ (yod) ou ŚÖŽ, ڐ֔. Arabe ي (yāʟ), ى (alif maqáčŁĆ«ra), Ű„ (hamza) ou و (wāw). SĂ©mitiques : ˀ, i, y, l, w.

2.4  DĂ©terminatifs

𓏜 / 𓏛 — rouleau de papyrus scellĂ© : dĂ©terminatif d’Ă©criture, de ciseau, de notions abstraites, de total ; idĂ©ogramme d’Ă©crire, de scribe.

đ“‚» — jambes marchant : idĂ©ogramme de venir, revenir ; dĂ©terminatif de tout verbe de mouvement.

𓂡 — avant-bras tenant un bĂąton : dĂ©terminatif de tout acte exigeant un effort, examiner, ĂȘtre fort.

𓉾 — stĂšle : idĂ©ogramme de stĂšle funĂ©raire ; dĂ©terminatif de station du roi.

đ“„ — trois traits : dĂ©terminatif de la pluralitĂ©, de la collectivitĂ©.

âž»

III. Vocables de l’Ă©gyptien pharaonique

đ“Ž—đ“…±đ“œ (wត / ouadj) — verbe : commander, dĂ©crĂ©ter, donner des ordres, ordonner, diriger, gouverner, transmettre, assigner.

𓎗đ“Č𓏛 ou đ“Ž—đ“…±đ“œ (wត) — nom : ordre, dĂ©cret, commandement, recommandation, ordonnance, dĂ©pĂȘche, prescription du roi ou d’un dieu.

đ“Ž—đ“€đ“„ (wតw / ouadjou) — nom : sceptres de commandement.

𓎗𓅱𓆓𓉞 (wត) — nom : stĂšle, pierre sur laquelle Ă©taient gravĂ©s une recommandation, un ordre.

đ“Ž—đ“…±đ“œđ“¶đ“€ (wត-tp / ouadj-tep) : donner des ordres.

𓎗𓅱𓆓𓂥 (wត) : se comporter comme un guide, guider quelqu’un.

đ“Ž—đ“…±đ“œđ“Œƒđ“‚§đ“…±đ“€ (wត-mdw / ouadj-medou) : gouverneur, « commandant du discours ».

đ“Ž˜đ“…±đ“‡‹đ“‡‹đ“đ“‚» (wតj.t / ouadji.t) : campagne militaire.

Le mot dĂ©ploie ainsi toute une hiĂ©rarchie de l’ordre : le verbe qui commande, le dĂ©cret qui fixe, le sceptre qui symbolise, la stĂšle qui pĂ©rennise, et jusqu’au titre du wត-mdw, celui qui « commande le discours » — le gouverneur.

âž»

IV. La racine w-ត-j et sa descendance sĂ©mitique

La racine Ă©gyptienne se laisse lire, de gauche Ă  droite, đ“…± (w) · 𓆓 (ត) · 𓇋 (y) — soit w-ត-j. Elle se retrouve, chargĂ©e des mĂȘmes valeurs, dans les deux grandes langues sĂ©mitiques, mais selon deux dispositions distinctes.

4.1  L’arabe — l’ordre conservĂ©

L’arabe و-Ű”-ي (w-áčŁ-y) conserve l’ordre Ă©gyptien : la labiale w (و) en tĂȘte, la sifflante emphatique áčŁ (Ű”, rĂ©pondant au ត Ă©gyptien) au centre, la semi-voyelle y (ي) en finale — consonne pour consonne.

4.2  L’hĂ©breu — une mĂ©tathĂšse

L’hĂ©breu ŚŠ-Ś•-Ś” (áčŁ-w-h, lu de droite Ă  gauche) prĂ©sente une mĂ©tathĂšse : la sifflante et la labiale y ont Ă©changĂ© leur place. Le rapprochement, radical par radical, le montre :

Position Égyptien Arabe HĂ©breu
1re đ“…± w و w ŚŠ áčŁ
2e 𓆓 ត Ű” áčŁ Ś• w
3e 𓇋 y ي y Ś” h

En hĂ©breu, le áčŁ (deuxiĂšme radicale Ă©gyptienne) passe en tĂȘte et le w (premiĂšre radicale) recule au centre. Quant Ă  la troisiĂšme radicale hĂ©braĂŻque Ś” (h), elle recouvre un ancien y primitif (Ś™), demeurĂ© visible en arabe — ce qui confirme l’identitĂ© de la racine dans les trois langues.

âž»

V. L’Ă©volution copte et dĂ©motique

Le copte a conservĂ© la racine sous la forme âȟâČ©âȟâȉâȓâȧ (dialecte sahidique) — nom : stĂšle, colonne —, issue de l’Ă©gyptien 𓎗𓅱𓆓𓉞 (wត, stĂšle, pierre commĂ©morative, borne). En dĂ©motique, on trouve les formes wty ou wyt, « stĂšle ». La filiation est continue : de la pierre gravĂ©e du dĂ©cret royal Ă  la colonne copte, le mĂȘme mot traverse trois millĂ©naires en gardant le sens de l’ordre fixĂ© dans la durĂ©e.

âž»

VI. Attestations dans les Textes des Pyramides d’Ounas

La racine 𓅱𓆓𓇋 (wតj) figure au moins sept fois dans les Textes des Pyramides d’Ounas (đ“ƒč𓈖𓇋𓋮, −2375/−2345), pharaon de la Ve dynastie — les plus anciens textes religieux de l’humanitĂ©. Elle y porte dĂ©jĂ  toutes les nuances du commandement.

Décréter

pr=(f) wត~n sw Gb m twȜ(w ) m njw.t jrt(y)

« …quand (il) sort ! (Comme) Geb l’a dĂ©crĂ©tĂ© comme pauvre dans sa ville, »

Chambre funéraire, W/F/S, col. 5, Spruch {{214}}, §138 a. Trad. Claude Carrier, pp. 66-67, éd. CYBELE 2009.

Commander

wត(w )=f mdw n Ȝឫ.w áčŻwt Êżáž„Êż=tj áž„r=t(j) r=f

« …(afin) qu’il puisse commander aux Bienheureux (alors) que toi-mĂȘme tu t’es tenu Ă©loignĂ© de lui ! »

Passage chambre funĂ©raire–antichambre, W/F-A/S, col. 7, Spruch {{245}}, §251 c. Trad. Claude Carrier, pp. 102-103, Ă©d. CYBELE 2009.

mk=áčŻn r តr=áčŻn / wត W mdw n rmáčŻ

« Gardez-vous vous-mĂȘmes, (car) Ounas commande aux hommes ! »

Antichambre, W/A/W sup, col. 27-28, Spruch {{252}}, §273 a. Trad. Claude Carrier, pp. 112-113, éd. CYBELE 2009.

wត W nfr.t jr=f s(y) W pj náčŻr ÊżÈœ

« (Si) Ounas commande ce qui est parfait, (RĂȘ) le rĂ©alise, (car) ledit Ounas est un grand dieu ! »

Antichambre, W/A/W sup, col. 32, Spruch {{252}}, §274 c. Trad. Claude Carrier, pp. 112-113, éd. CYBELE 2009.

Donner un ordre

jj(w ) Ăž n=f sȜ(w ) áčŻw wត(w ) Ăž n=f

« « Celui Ă  qui on a infligĂ© une blessure Ă  l’Ɠil », protĂšge-toi ! « Celui Ă  qui on a donnĂ© un ordre« , »

Antichambre, W/A/S, col. 42, Spruch {{271}}, §391 a. Trad. Claude Carrier, pp. 142-143, éd. CYBELE 2009.

wត(w ) Ăž n=f sȜ(w ) áčŻw jj(w ) Ăž n=f

« « Celui Ă  qui on a donnĂ© un ordre« , protĂšge-toi ! « Celui Ă  qui on a infligĂ© une blessure Ă  l’Ɠil », »

Antichambre, W/A/S, col. 42, Spruch {{271}}, §391 b. Trad. Claude Carrier, pp. 142-143, éd. CYBELE 2009.

Ordonner

jw wត~n Wsjr / áž«Êż(w ) W m snw កr

« Osiris a ordonnĂ© qu’Ounas apparaisse en tant que rĂ©plique de Horus. »

Antichambre, W/A/N, col. 8-9, Spruch {{303}}, §467 a. Trad. Claude Carrier, pp. 168-169, éd. CYBELE 2009.

âž»

VII. Le Moyen Empire — SinouhĂ© et le Paysan Ă©loquent

L’emploi de la racine 𓅱𓆓𓇋 (wតj) demeure foisonnant au Moyen Empire, investi des mĂȘmes valeurs. Deux chefs-d’Ɠuvre en tĂ©moignent.

7.1  Les Aventures de SinouhĂ©

𓂜𓈖𓎡 𓇋 𓇋 𓀀𓆣𓂋 𓌹𓂋 đ“„‚đ“đ“€ 𓆑 𓎟𓋮𓐟𓄿𓏏𓀁đ“ŠȘđ“Č𓇋𓈎𓂋𓏛

nn ky áž«prw áș–r-áș–Èœt.f nb sȜt pw Ă­ážłr(w )

« …avant qui aucun autre (comme lui) n’a existĂ© ; c’est un maĂźtre de sagesse, aux conseils »

đ“Šƒđ“đ“‚‹đ“…±đ“› đ“ș đ“ș đ“ș 𓏠𓈖𓐍𓍊𓏛 𓎗𓏏𓌃𓏛 đ“ș đ“ș đ“ș đ“‰đ“‚‹đ“đ“‚» đ“‰”đ“„żđ“đ“‚»đ“đ“ 𓆑

sáž«rw mnáž«(w ) wតt-mdw pr.t(w ) hȜ.t(w ) áž«ft

« excellents, et aux ordres parfaits ; on va et vient conformément à »

𓎗 đ“Č𓏛𓆑𓈖𓏏𓆑 𓌗𓀜 đ“ˆ‰đ“đ“€ đ“ș đ“ș đ“ș 𓇋 đ“…± 𓇋 𓏏𓆑 𓀀𓆑 𓅓𓄚𓈖𓏌đ“Č 𓉐𓉩 𓉐𓆑

wត.f ntf តȜr(w ) kȜswt Ă­w Ă­t.f m-áș–nw Êżáž„.f

« …Ă  ses ordres ! C’est lui qui a soumis les pays Ă©trangers, quand son pĂšre Ă©tait encore Ă  l’intĂ©rieur de son palais, »

Les Aventures de SinouhĂ©, B48 Ă  B50, pp. 36-37, texte hiĂ©roglyphique, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e par Patrice Le Guilloux, Cahiers de l’Association d’Égyptologie Isis n° 4, 2e Ă©d., Angers 2005.

7.2  Le Conte du Paysan Ă©loquent

𓅓𓂋𓉐 𓀗𓎟𓀀𓀀𓈖𓏏𓎡 𓈟𓅓đ“Č𓊩𓈖 đ“‡Ÿđ“ˆ‡đ“€ 𓂋𓇄𓆑𓋎đ“Ș𓂧𓂧

(Ă­)m(y)-r(Ȝ)-pr wr nb.Ă­ ntk áž„mw n tȜ r-តr.f sážłdd

« Grand intendant, mon maßtre, tu es le gouvernail du pays tout entier, »

đ“žđ“Š›đ“‡Ÿđ“ˆ‡đ“€ 𓐍𓏏𓆑 𓎗đ“Č𓏛 𓎡𓈖𓏏𓎡𓌱𓈖𓏌đ“Č𓀀𓏼𓈖 𓅝𓏏𓏭𓅆

tȜ áž«ft wត(w ).k ntk snw n ណងwty

« le pays vogue conformĂ©ment Ă  tes ordres, car tu es l’égal de Thot, »

Le Conte du Paysan Ă©loquent, B1 298-299, SeptiĂšme Supplique, p. 71, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e de Patrice Le Guilloux, Cahiers de l’Association d’Égyptologie Isis, Angers 2005.

âž»

VIII. La descendance hĂ©braĂŻque — ŚŠ-Ś•-Ś”

8.1  Les vocables

ŚŠÖžŚ•ÖžŚ” / tsavah — verbe : donner des ordres, commander, ordonner, mettre en charge, commander Ă , recevoir un ordre, ĂȘtre commandĂ©.

ŚŠÖ·Ś• / tsav — nom (de tsavah) : commandement, prĂ©cepte, ordonnance.

ŚžÖŽŚŠÖ°Ś•ÖžŚ” / mitsvah — nom fĂ©minin : commandement (de Dieu, de l’Homme), prĂ©cepte du code de sagesse, ordonnance, loi, ce qui est prescrit et ordonnĂ©.

Ces vocables, employĂ©s des centaines de fois dans l’Ancien Testament, remontent Ă  la racine Ă©gyptienne 𓅱𓆓𓇋 (wតj). En voici quelques attestations, restituĂ©es intĂ©gralement.

8.2  Commander

ڕַڙÖčÖŒŚŚžÖ¶Śš ŚžÖŽŚ™ Ś”ÖŽŚ’ÖŽÖŒŚ™Ś“ ŚœÖ°ŚšÖž Ś›ÖŽÖŒŚ™ ŚąÖ”Ś™ŚšÖ覝 ŚÖžŚȘÖžÖŒŚ” Ś”ÖČŚžÖŽŚŸÖŸŚ”ÖžŚąÖ”Ś„ ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚš ŚŠÖŽŚ•ÖŽÖŒŚ™ŚȘÖŽŚ™ŚšÖž ŚœÖ°Ś‘ÖŽŚœÖ°ŚȘÖŽÖŒŚ™ ڐÖČŚ›ÖžŚœÖŸŚžÖŽŚžÖ¶ÖŒŚ ÖŒŚ•ÖŒ ŚÖžŚ›ÖžŚœÖ°ŚȘÖžÖŒŚƒ
way·yĆÂ·mer mĂź hig·güᾏ ləបā kĂź ÊżĂȘ·rƍm ʟāt·tāh hă·min-hÄÂ·ÊżĂȘáčŁ ÊŸÄƒÂ·ĆĄer áčŁiw·wß·áčŻĂźÂ·áž”ā lə·ជil·tĂź ʟā·បāl mim·men·nĆ« ʟā·បā·lə·tā

« Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a montrĂ© que tu Ă©tais nu ? As-tu mangĂ© de l’arbre dont je t’avais commandĂ© de ne pas manger ? » (Traduction Darby)

GenĂšse 3:11, Bible.

Ś”Ö°ŚžÖŽŚ™ÖžÖŒŚžÖ¶Ś™ŚšÖž ŚŠÖŽŚ•ÖŽÖŒŚ™ŚȘÖž Ś‘ÖčÖŒŚ§Ö¶Śš Ś™ÖŽŚ“Ö·ÖŒŚąÖ°ŚȘÖžÖŒ Ś”Ö·Ś©Ö·ÖŒŚŚ—Ö·Śš ŚžÖ°Ś§ÖčŚžŚ•Ö范
hə·mß·yā·me·បā áčŁiw·wß·áčŻÄ bĆÂ·qer yid·daÊżÂ·tā haƥ·ƥa·ងar mə·qĆÂ·mƍw

« Depuis que tu existes, as-tu commandĂ© au matin ? As-tu montrĂ© sa place Ă  l’aurore, » (Traduction Louis Segond)

Job 38:12, Bible.

8.3  Commandements

ŚąÖ”Ś§Ö¶Ś‘ ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚšÖŸŚ©ÖžŚŚžÖ·Śą ŚÖ·Ś‘Ö°ŚšÖžŚ”ÖžŚ Ś‘Ö°ÖŒŚ§ÖčŚœÖŽŚ™ Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚ©Ö°ŚŚžÖ茚 ŚžÖŽŚ©Ö°ŚŚžÖ·ŚšÖ°ŚȘÖŽÖŒŚ™ ŚžÖŽŚŠÖ°Ś•ÖčŚȘÖ·Ś™ Ś—Ö»Ś§ÖŒŚ•ÖčŚȘÖ·Ś™ ڕְŚȘŚ•Ö茚ÖčŚȘÖžŚ™Śƒ
ÊżĂȘ·qeᾇ ÊŸÄƒÂ·ĆĄer ƥā·maÊż ÊŸaជ·rā·hām bə·qĆÂ·lĂź way·yiƥ·mƍr miƥ·mar·tĂź miáčŁÂ·wĆÂ·áčŻay áž„uq·qĆÂ·w·áčŻay wə·áčŻĆÂ·w·rĆÂ·áčŻÄy

« …parce qu’Abraham a obĂ©i Ă  ma voix, et qu’il a observĂ© mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois. » (Traduction Louis Segond)

GenĂšse 26:5, Bible.

ڕַڙÖčÖŒŚŚžÖ¶Śš Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžŚ” ŚÖ¶ŚœÖŸŚžÖčŚ©Ö¶ŚŚ” ŚąÖ·Ś“ÖŸŚÖžŚ ÖžŚ” ŚžÖ”ŚÖ·Ś Ö°ŚȘÖ¶ÖŒŚ ŚœÖŽŚ©Ö°ŚŚžÖ茚 ŚžÖŽŚŠÖ°Ś•ÖčŚȘÖ·Ś™ ڕְŚȘŚ•Ö茚ÖčŚȘÖžŚ™Śƒ
way·yĆÂ·mer Yah·weh ÊŸel-mĆÂ·ĆĄeh Êżaត-ʟā·nāh mĂȘ·ʟan·tem liƥ·mƍr miáčŁÂ·wĆÂ·áčŻay wə·áčŻĆÂ·w·rĆÂ·áčŻÄy

« Alors l’Éternel dit Ă  MoĂŻse : Jusques Ă  quand refuserez-vous d’observer mes commandements et mes lois ? » (Traduction Louis Segond)

Exode 16:28, Bible.

8.4  Ordonner

Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚąÖ·Ś©Ś‚ Ś Ö茗ַ Ś›Ö°ÖŒŚ›Ö覜 ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚš ŚŠÖŽŚ•ÖžÖŒŚ” ڐÖčŚȘŚ•Öč ŚÖ±ŚœÖčŚ”ÖŽŚ™Ś Ś›Ö”ÖŒŚŸ ŚąÖžŚ©ÖžŚ‚Ś”Śƒ
way·yaÂ·Êżaƛ nĆÂ·aáž„ kÉ™Â·áž”Ćl ÊŸÄƒÂ·ĆĄer áčŁiw·wāh ÊŸĆÂ·áčŻĆw ʟĕ·lĆÂ·hĂźm kĂȘn ÊżÄÂ·Ć›Äh

« C’est ce que fit NoĂ© : il exĂ©cuta tout ce que Dieu lui avait ordonnĂ©. » (Traduction Louis Segond)

GenĂšse 6:22, Bible.

Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚąÖ·Ś©Ś‚ Ś Ö茗ַ Ś›Ö°ÖŒŚ›Ö覜 ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚšÖŸŚŠÖŽŚ•ÖžÖŒŚ”Ś•ÖŒ Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžŚ”Śƒ
way·yaÂ·Êżaƛ nĆÂ·aáž„ kÉ™Â·áž”Ćl ÊŸÄƒÂ·ĆĄer-áčŁiw·wā·hĆ« Yah·weh

« NoĂ© exĂ©cuta tout ce que l’Éternel lui avait ordonnĂ©. » (Traduction Louis Segond)

GenĂšse 7:5, Bible.

8.5  Ordre

Ś•Ö·Ś™Ö°ŚŠÖ·Ś• Ś™Ö°Ś”Ś•ÖžŚ” ڐֱڜÖčŚ”ÖŽŚ™Ś ŚąÖ·ŚœÖŸŚ”ÖžŚÖžŚ“ÖžŚ ŚœÖ”ŚŚžÖ茚 ŚžÖŽŚ›ÖčÖŒŚœ ŚąÖ”Ś„ÖŸŚ”Ö·Ś’ÖžÖŒŚŸ ŚÖžŚ›Ö覜 ŚȘÖčÖŒŚŚ›Ö”ŚœŚƒ
way·áčŁaw Yah·weh ʟĕ·lĆÂ·hĂźm Êżal-hā·ʟā·តām lĂȘ·mƍr mik·kƍl ÊżĂȘáčŁ hag·gān ÊŸÄÂ·áž”Ćl tĆÂ·áž”ĂȘl

« L’Éternel Dieu donna cet ordre Ă  l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; » (Traduction Louis Segond)

GenĂšse 2:16, Bible.

Ś•ÖŒŚœÖ°ŚÖžŚ“ÖžŚ ŚÖžŚžÖ·Śš Ś›ÖŽÖŒŚ™ÖŸŚ©ÖžŚŚžÖ·ŚąÖ°ŚȘÖžÖŒ ŚœÖ°Ś§Ś•Ö覜 ŚÖŽŚ©Ö°ŚŚȘÖ¶ÖŒŚšÖž ڕַŚȘÖčÖŒŚŚ›Ö·Śœ ŚžÖŽŚŸÖŸŚ”ÖžŚąÖ”Ś„ ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚš ŚŠÖŽŚ•ÖŽÖŒŚ™ŚȘÖŽŚ™ŚšÖž ŚœÖ”ŚŚžÖ茚 ڜÖ茐 ŚȘÖčŚŚ›Ö·Śœ ŚžÖŽŚžÖ¶ÖŒŚ ÖŒŚ•ÖŒ ڐÖČŚšŚ•ÖŒŚšÖžŚ” Ś”ÖžŚÖČŚ“ÖžŚžÖžŚ” Ś‘Ö·ÖŒŚąÖČŚ‘Ś•ÖŒŚšÖ¶ŚšÖž Ś‘Ö°ÖŒŚąÖŽŚŠÖžÖŒŚ‘Ś•Ö覟 ŚȘÖčÖŒŚŚ›ÖČŚœÖ¶Ś ÖžÖŒŚ” Ś›ÖčÖŒŚœ Ś™Ö°ŚžÖ”Ś™ Ś—Ö·Ś™Ö¶ÖŒŚ™ŚšÖžŚƒ
ƫ·lə·ʟā·តām ʟā·mar kĂź-ƥā·maÊżÂ·tā lə·qĆÂ·wl ÊŸiƥ·te·បā wat·tĆÂ·áž”al min-hÄÂ·ÊżĂȘáčŁ ÊŸÄƒÂ·ĆĄer áčŁiw·wß·áčŻĂźÂ·áž”ā lĂȘ·mƍr lƍ áčŻĆÂ·áž”al mim·men·nĆ« ʟă·rƫ·rāh hā·ʟă·តā·māh baÂ·ÊżÄƒÂ·áž‡Ć«Â·re·បā bÉ™Â·ÊżiáčŁÂ·áčŁÄÂ·áž‡ĆÂ·wn tĆÂ·áž”ÄƒÂ·len·nāh kƍl yə·mĂȘ áž„ay·ye·បā

« Il dit Ă  l’homme : Puisque tu as Ă©coutĂ© la voix de ta femme, et que tu as mangĂ© de l’arbre au sujet duquel je t’avais donnĂ© cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit Ă  cause de toi. C’est Ă  force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, » (Traduction Louis Segond)

GenĂšse 3:17, Bible.

âž»

IX. La descendance arabe — و-Ű”-ي

9.1  Les vocables

ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘Ù‰ / waáčŁáčŁÄ ; ÙŠÙÙˆÙŽŰ”ÙÙ‘ÙŠ / yuwaáčŁáčŁÄ« (forme II) : appeler, commander, ordonner, prescrire, dĂ©crĂ©ter, conseiller, lĂ©guer, confier, instituer, nommer tuteur.

ŰŁÙŽÙˆÙ’Ű”ÙŽÙ‰ / ÊŸawáčŁÄ ; ÙŠÙÙˆŰ”ÙÙŠ / yĆ«áčŁÄ« (forme IV) : commander, ordonner, dĂ©crĂ©ter, enjoindre, lĂ©guer, conseiller, prescrire, recommander, nommer tuteur.

ŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙ‰ / tawāáčŁÄ ; يَŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙ‰ / yatawāáčŁÄ (forme VI) : s’enjoindre les uns les autres, se recommander rĂ©ciproquement, s’entremĂȘler.

ŰȘÙŽÙˆÙ’Ű”ÙÙŠÙŽŰ© / tawáčŁiya — nom : recommandation, conseil, ordre.

ÙˆÙŽŰ”ÙÙŠÙŽÙ‘Ű© / waáčŁiyya — nom : commandement, ordonnance, injonction, testament, legs.

ÙˆÙŽŰ”ÙÙŠÙ‘ / waáčŁiyy : tuteur, curateur, gardien.

Ù…ÙÙˆŰ”Ù / mĆ«áčŁin : testateur (celui qui Ă©tablit un testament).

La racine و-Ű”-ي figure trente-deux fois dans le Coran. En voici une sĂ©lection, restituĂ©e intĂ©gralement.

9.2  Recommander, enjoindre, lĂ©guer

ÙˆÙŽÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘Ù‰Ù° ŰšÙÙ‡ÙŽŰą Ű„ÙŰšÙ’Ű±ÙŽÙ°Ù‡ÙÛŠÙ…Ù ŰšÙŽÙ†ÙÙŠÙ‡Ù وَيَŰčÙ’Ù‚ÙÙˆŰšÙ ÙŠÙŽÙ°ŰšÙŽÙ†ÙÙ‰ÙŽÙ‘ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ ٱللَّهَ Ù±Ű”Ù’Ű·ÙŽÙÙŽÙ‰Ù° لَكُمُ Ù±Ù„ŰŻÙÙ‘ÙŠÙ†ÙŽ ÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰȘَمُوŰȘُنَّ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙ†ŰȘُم Ù…ÙÙ‘ŰłÙ’Ù„ÙÙ…ÙÙˆÙ†ÙŽ
Wa waáčŁáčŁÄ bihā ÊŸibrāhÄ«mu banÄ«hi wa yaÊżqĆ«bu yā baniyya ÊŸinna llāha áčŁáč­afā lakumu d-dÄ«na fa-lā tamĆ«tunna ÊŸillā wa ÊŸantum muslimĆ«na

« Et Abraham fit cette recommandation Ă  ses fils et Ă  Jacob : « Ă” mes fils, vraiment AllĂąh a choisi pour vous le Culte dĂ». Alors, ne mourrez qu’en vous soumettant ! » »

Sourate 2 (Al-Baqara, La Vache), verset 132, p. 20. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

كُŰȘÙŰšÙŽ Űčَلَيْكُمْ Ű„ÙŰ°ÙŽŰ§ Ű­ÙŽŰ¶ÙŽŰ±ÙŽ ŰŁÙŽŰ­ÙŽŰŻÙŽÙƒÙÙ…Ù ٱلْمَوْŰȘُ Ű„ÙÙ† ŰȘÙŽŰ±ÙŽÙƒÙŽ ŰźÙŽÙŠÙ’Ű±Ù‹Ű§ Ù±Ù„Ù’ÙˆÙŽŰ”ÙÙŠÙŽÙ‘Ű©Ù Ù„ÙÙ„Ù’ÙˆÙŽÙ°Ù„ÙŰŻÙŽÙŠÙ’Ù†Ù ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’ŰŁÙŽÙ‚Ù’Ű±ÙŽŰšÙÙŠÙ†ÙŽ ŰšÙÙ±Ù„Ù’Ù…ÙŽŰčÙ’Ű±ÙÙˆÙÙ Ű­ÙŽÙ‚Ù‹Ù‘Ű§ Űčَلَى ٱلْمُŰȘَّقِينَ
Kutiba Êżalaykum ÊŸidhā áž„aឍara ÊŸaáž„adakumu l-mawtu ÊŸin taraka khayran al-waáčŁiyyatu li-l-wālidayni wa-l-ÊŸaqrabÄ«na bi-l-maÊżrĆ«fi áž„aqqan Êżalā l-muttaqÄ«na

« Lorsque la mort se prĂ©sente Ă  l’un de vous et qu’il laisse du bien, il vous est prescrit de tester en faveur des deux gĂ©niteurs et des plus proches, selon ce qui est reconnu convenable. C’est un droit rĂ©el Ă  la charge de ceux qui prennent garde. »

Sourate 2 (Al-Baqara, La Vache), verset 180, p. 27. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

ÙÙŽÙ„ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰłÙ’ŰȘÙŽŰ·ÙÙŠŰčُونَ ŰȘÙŽÙˆÙ’Ű”ÙÙŠÙŽŰ©Ù‹ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰Ù°Ù“ ŰŁÙŽÙ‡Ù’Ù„ÙÙ‡ÙÙ…Ù’ ÙŠÙŽŰ±Ù’ŰŹÙŰčُونَ
Fa-lā yastaáč­Ä«ÊżĆ«na tawáčŁiyatan wa lā ÊŸilā ÊŸahlihim yarjiÊżĆ«na

« Alors, ils ne pourront ni tester, ni revenir à leur famille. »

Sourate 36 (Yā-Sīn), verset 50, p. 443. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

وَلِلَّهِ Ù…ÙŽŰ§ فِى Ù±Ù„ŰłÙŽÙ‘Ù…ÙŽÙ°ÙˆÙŽÙ°ŰȘِ ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ فِى Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù ÙˆÙŽÙ„ÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ’ ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘ÙŠÙ’Ù†ÙŽŰ§ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰŁÙÙˆŰȘÙÙˆŰ§ÛŸ ٱلْكِŰȘÙŽÙ°ŰšÙŽ مِن Ù‚ÙŽŰšÙ’Ù„ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰ„ÙÙŠÙŽÙ‘Ű§ÙƒÙÙ…Ù’ ŰŁÙŽÙ†Ù Ù±ŰȘÙŽÙ‘Ù‚ÙÙˆŰ§ÛŸ ٱللَّهَ
Wa lillāhi mā fÄ« s-samāwāti wa mā fÄ« l-ÊŸarឍi wa laqad waáčŁáčŁaynā lladhÄ«na ÊŸĆ«tĆ« l-kitāba min qablikum wa ÊŸiyyākum ÊŸani ttaqĆ« llāha

« À AllĂąh ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Nous vous avons enjoint ainsi qu’à ceux qui ont certes reçu l’Écriture avant vous : « Prenez garde Ă  AllĂąh ! » »

Sourate 4 (An-Nisāʟ, Les Femmes), verset 131, p. 99. Trad. M. Maurice Gloton, Ă©d. Albouraq 2018.

ÙˆÙŽŰŹÙŽŰčَلَنِى Ù…ÙŰšÙŽŰ§Ű±ÙŽÙƒÙ‹Ű§ ŰŁÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽ Ù…ÙŽŰ§ كُنŰȘُ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙˆÙ’Ű”ÙŽÙ°Ù†ÙÙ‰ ŰšÙÙ±Ù„Ű”ÙŽÙ‘Ù„ÙŽÙˆÙ°Ű©Ù وَٱلŰČÙŽÙ‘ÙƒÙŽÙˆÙ°Ű©Ù Ù…ÙŽŰ§ ŰŻÙÙ…Ù’ŰȘُ Ű­ÙŽÙŠÙ‹Ù‘Ű§
Wa jaÊżalanÄ« mubārakan ÊŸayna mā kuntu wa ÊŸawáčŁÄnÄ« bi-áčŁ-áčŁalāti wa-z-zakāti mā dumtu áž„ayyan

« Et Il m’a rendu dĂ©positaire d’influences bĂ©nies oĂč que je me trouve. Et Il m’a enjoint de pratiquer l’action unifiante de grĂące, et de verser l’excĂ©dent purifiĂ©, tant que je demeurerai vivant. »

Sourate 19 (Maryam), verset 31, p. 307. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

ŰŽÙŽŰ±ÙŽŰčَ لَكُم مِّنَ Ù±Ù„ŰŻÙÙ‘ÙŠÙ†Ù Ù…ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘Ù‰Ù° ŰšÙÙ‡ÙÛŠ Ù†ÙÙˆŰ­Ù‹Ű§ ÙˆÙŽÙ±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙ‰Ù“ ŰŁÙŽÙˆÙ’Ű­ÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙŠÙ’ÙƒÙŽ ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘ÙŠÙ’Ù†ÙŽŰ§ ŰšÙÙ‡ÙÛŠÙ“ Ű„ÙŰšÙ’Ű±ÙŽÙ°Ù‡ÙÙŠÙ…ÙŽ ÙˆÙŽÙ…ÙÙˆŰłÙŽÙ‰Ù° وَŰčÙÙŠŰłÙŽÙ‰Ù°Ù“
SharaÊża lakum mina d-dÄ«ni mā waáčŁáčŁÄ bihi nƫងan wa-lladhÄ« ÊŸawáž„aynā ÊŸilayka wa mā waáčŁáčŁaynā bihi ÊŸibrāhÄ«ma wa mĆ«sā wa ÊżÄ«sā

« Il a Ă©tabli pour vous, en matiĂšre de Culte dĂ», ce qu’Il avait enjoint Ă  NoĂ©, et ce que Nous t’avons inspirĂ©, et ce que Nous avons enjoint Ă  Abraham, et Ă  MoĂŻse, et Ă  JĂ©sus : « Accomplissez le Culte dĂ» et ne vous divisez point Ă  son sujet. » »

Sourate 42 (Aƥ-Ơƫrā, La Concertation), verset 13, p. 484. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

Ű°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘Ù‰Ù°ÙƒÙÙ… ŰšÙÙ‡ÙÛŠ لَŰčَلَّكُمْ ŰȘَŰčْقِلُونَ
Dhālikum waáčŁáčŁÄkum bihi laÊżallakum taÊżqilĆ«na

« …VoilĂ  ce qu’Il vous a recommandĂ© Ă  ce sujet. Puissiez-vous faire le lien ! »

Sourate 6 (Al-AnÊżÄm, Les Bestiaux), verset 151, p. 148. Trad. M. Maurice Gloton, Ă©d. Albouraq 2018.

Ű°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘Ù‰Ù°ÙƒÙÙ… ŰšÙÙ‡ÙÛŠ لَŰčَلَّكُمْ ŰȘَŰȘَّقُونَ
Dhālikum waáčŁáčŁÄkum bihi laÊżallakum tattaqĆ«na

« …C’est cela qu’Il vous recommande Ă  ce sujet. Puissiez-vous prendre garde ! »

Sourate 6 (Al-AnÊżÄm, Les Bestiaux), verset 153, p. 149. Trad. M. Maurice Gloton, Ă©d. Albouraq 2018.

ÙˆÙŽÙˆÙŽŰ”ÙŽÙ‘ÙŠÙ’Ù†ÙŽŰ§ Ù±Ù„Ù’Ű„ÙÙ†ŰłÙŽÙ°Ù†ÙŽ ŰšÙÙˆÙŽÙ°Ù„ÙŰŻÙŽÙŠÙ’Ù‡Ù Ű­ÙŽÙ…ÙŽÙ„ÙŽŰȘْهُ ŰŁÙÙ…ÙÙ‘Ù‡ÙÛ„ ÙˆÙŽÙ‡Ù’Ù†Ù‹Ű§ Űčَلَىٰ وَهْنٍ ÙˆÙŽÙÙŰ”ÙŽÙ°Ù„ÙÙ‡ÙÛ„ فِى ŰčÙŽŰ§Ù…ÙŽÙŠÙ’Ù†Ù
Wa waáčŁáčŁaynā l-ÊŸinsāna bi-wālidayhi áž„amalathu ÊŸummuhu wahnan Êżalā wahnin wa fiáčŁÄluhu fÄ« ÊżÄmayni

« Et Nous avons recommandĂ© Ă  l’ĂȘtre humain ses deux gĂ©niteurs. Sa mĂšre l’a portĂ© fatigue aprĂšs fatigue. Le sevrage de l’enfant se fait dans les deux ans. »

Sourate 31 (Luqmān), verset 14, p. 412. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

Ű«ÙÙ…ÙŽÙ‘ ÙƒÙŽŰ§Ù†ÙŽ مِنَ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ وَŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙˆÙ’Ű§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ű”ÙŽÙ‘ŰšÙ’Ű±Ù وَŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙˆÙ’Ű§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ù’Ù…ÙŽŰ±Ù’Ű­ÙŽÙ…ÙŽŰ©Ù
Thumma kāna mina lladhÄ«na ʟāmanĆ« wa tawāáčŁaw bi-áčŁ-áčŁabri wa tawāáčŁaw bi-l-maráž„amati

« De plus, c’est ĂȘtre parmi ceux qui mettent en Ɠuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ©, et se recommandent mutuellement l’endurance, et se recommandent mutuellement l’Amour rayonnant. »

Sourate 90 (Al-Balad, La Contrée), verset 17, p. 594. Trad. M. Maurice Gloton, éd. Albouraq 2018.

Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ Ù±Ù„ÙŽÙ‘Ű°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ وَŰčÙŽÙ…ÙÙ„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±Ù„Ű”ÙŽÙ‘Ù°Ù„ÙŰ­ÙŽÙ°ŰȘِ وَŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙˆÙ’Ű§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ù’Ű­ÙŽÙ‚ÙÙ‘ وَŰȘÙŽÙˆÙŽŰ§Ű”ÙŽÙˆÙ’Ű§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ű”ÙŽÙ‘ŰšÙ’Ű±Ù
ÊŸIllā lladhÄ«na ʟāmanĆ« wa ÊżamilĆ« áčŁ-áčŁÄliងāti wa tawāáčŁaw bi-l-áž„aqqi wa tawāáčŁaw bi-áčŁ-áčŁabri

« …sauf ceux qui ont mis en Ɠuvre le DĂ©pĂŽt confiĂ©, et accompli les Ɠuvres intĂšgres, et se recommandent mutuellement la vĂ©ritĂ©, et se recommandent mutuellement l’endurance. »

Sourate 103 (Al-ÊżAáčŁr, La PĂ©riode cyclique finale), verset 3, p. 601. Trad. M. Maurice Gloton, Ă©d. Albouraq 2018.

âž»

X. Lecture d’ensemble

Une seule racine, 𓅱𓆓𓇋 w-ត-j, court ainsi des chambres funĂ©raires d’Ounas — oĂč le roi commande aux Bienheureux — jusqu’aux derniĂšres sourates du Coran, oĂč les croyants se recommandent mutuellement l’endurance. Entre les deux, trois millĂ©naires : le dĂ©cret royal gravĂ© sur la stĂšle, la mitsvah hĂ©braĂŻque du commandement divin, la waáčŁiyya arabe du testament et de l’injonction.

Le trajet sĂ©mantique est d’une remarquable cohĂ©rence. À l’origine, l’ordre vertical — du roi, du dieu — qui descend et contraint. Puis, en arabe, un Ă©largissement vers l’ordre horizontal : le legs qu’on transmet aux siens (waáčŁiyya), la recommandation rĂ©ciproque entre Ă©gaux (tawāáčŁÄ). Le commandement souverain devient conseil fraternel, sans jamais perdre le noyau : dire Ă  autrui ce qu’il doit faire, et le lier par cette parole.

Que l’Ă©gyptien, l’hĂ©breu et l’arabe partagent ce mot — au prix, pour l’hĂ©breu, d’une mĂ©tathĂšse rĂ©guliĂšre — atteste une profondeur historique commune que la seule ressemblance de sens ne suffirait pas Ă  Ă©tablir, mais que l’accord des trois consonnes, dans leurs correspondances attendues, rend manifeste.

𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝  ážŽáž„wty Ă­ážłr — Djehouty L’Excellent

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