Űź Ù Űł / kh-n-s
Correspondances :
đ ( áž« /kh) : Űź (áž« /kh) , Ś (x, kh)
đ (n) : Ù (n), Ś (nun / n)
đ (z/s) : Űł (s), ŚĄ (s)
PhonĂšmes de lâĂ©gyptien pharaonique :
đ : Crible ou placenta humain. Phonogramme unilitĂšre.Valeur phonĂ©tique : « áž«/kh », fricative vĂ©laire sourde áž” . Ăquivalent des Coptes ϧ / áž«Äj /x ou áș, Ï© / hĆri / h , âČ /kij / kh , âČ / Kabba/ k , ÏŁ / ĆĄay/sh ; de lâhĂ©breu Ś / âhĂšt /x/ ou Ś Khaf /x/ ou Śą (âayn ), de lâarabe Űź /áž«ÄÊŸ, khÄÊŸ ou xÄ ou Ű/áž„ÄÊŸ ou Ù /kÄf/k/ ou plus rare de lâarabe ŰčÙÙ, Êżayn/ ï» ou ŰșÙÙ / ÄĄayn / ghayn . SĂ©mitiques: x, k, áș, ĆĄ, Êż , ÄĄ, ឥ , h, áž„ . Niger-Congo : K, x,g.
đ /n/ : occlusive apico-dentale :
Correspond aux coptes :
- /n/ (âČ /âČ : nÄ / n /[n])
- /m/ : (âČ / âČ : mÄ /m / [m])
- /r/ : (âČą / âČŁ : rĆ / r / [ r ]).
- Ă lâhĂ©breu Ś (nun / n) et Ś (lamed/ l ) Ă lâArabe Ù (nĆ«n / n) et Ù (lam / l)
- Sémitiques : n, l.
đ : verrou, translittĂ©ration Z, S . Sifflante dentale sonore. Equivalant Ă la septiĂšme lettre de lâalphabet hĂ©braĂŻque Ś (zayin), z et la 9e lettre de lâalphabet arabe (ážÄl) ۰ . SĂ©mitiques : z, áž.
Ă partir du moyen Ă©gyptien ce phonĂšme đ sâĂ©crit avec les vocables quâil comporte avec ce signe đŽ ( linge ou Ă©toffe pliĂ©(e),) une sifflante dentale sourde transcrite s. Correspond aux lettres en hĂ©breu Ś© (Ê/ s), Ś©Ś (Ê), Ś©Ś(s), ŚĄ ( samĂškh / s), en arabe Űł (Sin/S), ŰŽ (ĆĄÄ«n) et Ű« (áčŻÄÊŸ) . SĂ©mitiques : áčŻ, ĆĄ, s.
đ ( bilitĂšre pour sw)
đ ± :Poussin de caille. TranslittĂ©ration /w/ ou /u/ Ă©quivalent Ă lâhĂ©breu Ś âwâ ou âvâ Vav, Ă lâarabe Ù /wÄw/, au wav syriaque Ü ou au copte ou/âČâČ© , Ć/âȰ .
đČ : w (u/ ou) Ă©quivalent Ă đ ± : Poussin de caille. TranslittĂ©ration /w/ ou /u/ Ă©quivalent Ă lâhĂ©breu Ś âwâ ou âvâ Vav, Ă lâarabe Ù /wÄw/, au wav syriaque Ü ou au copte ou/âČâČ© , Ć/âȰ
Déterminatifs :
đ» : jambes marchant . IdĂ©ogramme de dĂ©marche, de venir, revenir. DĂ©terminatif de tout verbe de mouvement.
đ : faucon sur le support đŸ . IdĂ©ogramme dâHorus. DĂ©terminatif de divinitĂ©, de roi.
Vocables de lâĂ©gyptien pharaonique :
đđđđ» (lire áž«ns / khĂ©nĂšs)- verbe : se dĂ©placer, marcher, cheminer, parcourir, circuler, atteindre (un lieu), voyager, traverser.
đđ đ đ ± đ ( lire áž«nsw / khĂ©nĂ©sou) – nom du dieu lunaire Khonsou, hiĂ©racocĂ©phale. Khnonsou le Voyageur, une divinitĂ© lunaire
En hĂ©breu Khonsu/ Ś’ŚŚ ŚĄŚ, H’onso/ ŚâŚÖčŚ ŚĄŚÖŒ
Vocables de lâ hĂ©breu :
(ŚÖžŚ Ö”ŚĄ / Chanec)- phonĂ©tique: khaw-naceâ : que lâon traduit par « la grĂące a coulĂ© ». En lien avec le nom dâune ville de lâĂgypte ancienne ? Memphis, premier nome de Basse-Ăgypte au sud du Caire oĂč un culte Ă©tait aussi rendu au dieu đđ đ đ ± đ ( lire áž«nsw / khĂ©nĂ©sou)?
( ŚâŚŚ ŚĄŚ / Khoncu ) – nom du dieu lunaire đđ đ đ ± đ ( lire áž«nsw / khĂ©nĂ©sou) en hĂ©breu.
Vocables de lâ arabe :
(ŰźÙÙÙŰłÙ / khanasa ; ÙÙŰźÙÙÙŰłÙ / yakhnusu) – verbe Forme I : revenir en arriĂšre, rester en arriĂšre, reculer, se retirer, se cacher, cacher quelquâun dans un lieu secret, envelopper, se rĂ©trĂ©cir, dĂ©gringoler, sâeffondrer.
(ŰźÙÙÙÙŰł / khunnas)- nom pluriel : planĂštes- au sens de planĂštes, dâĂ©toiles errantes. Synonyme de ۧÙÙÙÙÙÙÙۧÙÙŰš ۧÙŰłÙÙÙÙÙۧ۱ÙŰ© / al-kawÄkib as-sayyÄra, de planĂštes qui se dĂ©placent.
(ŰźÙÙÙÙۧ۳ / khannÄs) : furtif, qui s’esquive sans faire de bruit, qui se soustrait Ă petit pas, diabolique, dĂ©moniaque. Terme qualifiant Satan.
Satan est appelĂ© par le terme de celui qui sâesquive, qui se dĂ©robe / al áž«annÄs.
đ
đđđ
đđđđ (ážáž„wty Ăážłr | Djehouty LâExcellent ) !
Au sein du corpus coranique vous ne rencontrerez que deux occurrences de cette racine de la langue arabe Űź Ù Űł / kh-n-s que lâarabe, lâhĂ©breu et lâĂ©gyptien ancien ont en commun. Dans lâancienne langue des pharaons dâĂgypte la racine sâĂ©crit ainsi : đ ( áž« /kh)-đ (n)- đ (z/s) avec le dĂ©terminatif du mouvement, du dĂ©placement y joint quâest ce signe đ» ( jambes marchant . IdĂ©ogramme de dĂ©marche, de venir, de revenir. DĂ©terminatif de tout verbe de mouvement). La racine Űź Ù Űł / kh-n-s forgeant le vocable de « furtif » figure dans la Sourate 114, ۧÙÙۧ۳ / An-Nas / Les Hommes, verset 4, Coran. Et avec la signification dâaction de se dĂ©placer, de graviter, de planĂštes qui se dĂ©placent, qui gravitent dans la Sourate 81, ۧÙŰȘÙÙÙ۱ / At-TakwĂźr / LâEnroulement, verset 15-16, Coran.
En Ă©gyptien ancien le vocable verbal đđđđ» (lire áž«ns / khĂ©nĂšs) signifie se dĂ©placer, marcher, cheminer, parcourir, circuler, voyager, traverser.
Dans les premiers textes des pyramides, textes les plus anciens de lâĂgypte antique que sont ceux dâOunas, la racine đđđđ» (lire áž«ns / khĂ©nĂšs) se trouve employĂ©e dans le sens de traverser, dâatteindre un lieu et forme le nom du dieu lunaire voyageur, Khonsou :
wn(w) W ឫns.wy jn(w)
W r ážr.w 3áž«.t
QuâOunas ouvre la double porte ! QuâOunas atteigne les limites de lâhorizon !
Textes des Pyramides de LâĂgypte Ancienne tome 1 , Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, colonne 32-33, spruch {275}, paragraphe 416 a , page 150-151. Transcription et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dition CYBELE , Paris 2009) .
dbn W p.t mj R Êż
áž«ns W p.t mj ážáž„wty
(car) Ounas parcourt le ciel comme RĂȘ
(et) traverse le ciel comme Thot
Textes des Pyramides de LâĂgypte Ancienne tome 1 , Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de la chambre funĂ©raire, colonne 29-30, spruch {210}, paragraphe 130 d , page 48-49. Transcription et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dition CYBELE , Paris 2009) .
jn ážȘnsw mds nb.w áž3d(w)=f sn n W
Câest Khonsou, le couteau des Seigneurs, qui les dĂ©pĂ©cera pour Ounas
Textes des Pyramides de LâĂgypte Ancienne tome 1 , Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, colonne 15, spruch {273}, paragraphe 402a , page 146-147. Transcription et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dition CYBELE, Paris 2009) .
Références coraniques :
Furtif (fugitif, hĂątif, rapide) :
Ù ÙÙ ŰŽÙ۱ÙÙ Ù±ÙÙÙÙŰłÙÙÙۧ۳ÙÙ±ÙÙŰźÙÙÙÙۧ۳Ù
Min Sharri Al-WaswÄsi Al-KhannÄsi
contre le mal du mauvais conseiller, furtif,
Sourate 114, ۧÙÙۧ۳ / An-Nas / Les Hommes, verset 4, Coran.
PlanÚtes qui se déplacent :
ÙÙÙÙŰą ŰŁÙÙÙŰłÙÙ Ù ŰšÙÙ±ÙÙŰźÙÙÙÙŰłÙ
FalÄ ‘Uqsimu Bil-Khunnasi
Non ! Je jure par les planĂštes qui gravitent
Ù±ÙÙŰŹÙÙÙŰ§Ű±Ù Ù±ÙÙÙÙÙÙÙŰłÙ
Al-JawÄri Al-Kunnasi
Qui courent et disparaissent
Sourate 81, ۧÙŰȘÙÙÙ۱ / At-TakwĂźr / LâEnroulement, verset 15-16, Coran.
RĂ©fĂ©rences pour lâhĂ©breu :
ŚÖŽÖŒÖœŚÖŸŚÖžŚÖ„ŚÖŒ ŚÖ°ŚŠÖčÖŚąÖ·Ś Ś©ÖžŚŚšÖžÖŚŚ ŚÖŒŚÖ·ŚÖ°ŚÖžŚÖžÖŚŚ ŚÖžŚ Ö”Ö„ŚĄ ŚÖ·ŚÖŽÖŒÖœŚŚąŚÖŒŚ
kĂź-hÄ-yĆ« ážÉ-áčŁĆ-âan ĆÄ-rÄw; Ć«-mal-âÄ-áž”Äw áž„Ä-nĂȘs yag-gĂź-âĆ«.
Déjà ses princes sont à Tsoan, Et ses envoyés ont atteint Chanec.
EsaĂŻe 30 : 4, Bible.
RĂ©fĂ©rences supplĂ©mentaires pour lâĂ©gyptien pharaonique :
– Atteindre (un lieu)
wn(w) W ឫns.wy jn(w)
W r ážr.w 3áž«.t
QuâOunas ouvre la double porte ! QuâOunas atteigne les limites de lâhorizon !
Textes des Pyramides de LâĂgypte Ancienne tome 1 , Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti. Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, colonne 32-33, spruch {275}, paragraphe 416 a , page 150-151. Transcription et traduction de M. Claude Carrier, Ă©dition CYBELE , Paris 2009) .
– Voyager
J-dr tÈ=k wáž«È áž«mw.w=k áčŻs áčŻw
áž«ns(w)=k m Êżb Èáž«.w
Ăcarte la terre ! EnlĂšve ta poussiĂšre ! Dresse-toi
(Afin) que tu puisses voyager en compagnie des Bienheureux
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti.Textes de la Pyramide de TĂ©ti, textes de lâantichambre , localisation T/ A-S/S, colonne 20, Spruch {419}, paragraphe 747 b Ă 748 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 368-369, Ă©dit. CYBELE 2009
-Khonsou
jn ážȘnsw mds nb.w ážÈd(w)=f sn n W
Câest Khonsou, le couteau des Seigneurs, qui les dĂ©pĂšcera pour Ounas
Textes des Pyramides de lâĂgypte Ancienne Tome 1, Textes des Pyramides dâOunas et de TĂ©ti.Textes de la Pyramide dâOunas, textes de lâantichambre, localisation W/ A/E sup, colonne 15, Spruch {273}, paragraphe 402 a. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pages 146-147, Ă©dit. CYBELE 2009
-Déplacer
ážd(w)~áž«r=k r=s : « Êżq ( w).t m r(È) pw, m( w)t pw áž«ns ( w) n=f? »
Tu devras dire Ă ce propos : « Câest une chose qui est entrĂ©e dans la bouche, câest un mort qui se dĂ©place en lui ! »
Nouvelle transcription du PAPYRUS MĂDICAL EBERS avec translittĂ©ration, traduction, glossaire et index de Bernard Lalanne et GĂ©rard MĂ©tra, planche 37, 12, page 79, Ădit. Safran 2017.
