𓆑𓈖đ“…Ș (lire fn (y) |feny) : dĂ©pĂ©rir, ĂȘtre faible, sans force, fragile, Ă©puisĂ©, infirme.

Correspondances :

𓆑(f)  : ف  (fā’) /f/

𓈖 (n) : ن (nĆ«n) /n/

 PhonĂšmes de l’égyptien ancien : 

𓆑 : vipĂšre Ă  cornes. SĂ©mitiques : f, p . – Copte f/ Ï„ (Fei), b/âȃ Vida ; -HĂ©breu Ś€/ŚŁ Pe ; -Arabe : ف  fā’.

𓈖 /n/  : occlusive apico-dentale :

Correspond  aux  coptes :

  • /n/ (âȚ /âț : nē / n /[n])
  • /m/ :  (âȘ / âș : mē /m / [m])
  • /r/ : (âČą / âČŁ : rƍ / r / [ r ]).
  • À l’hĂ©breu  Ś  (nun / n) et ڜ  (lamed/ l ) Ă  l’Arabe ن  (nĆ«n / n) et ل (lam / l)
  • SĂ©mitiques : n, l.

Déterminatif :

 đ“…« : alouette huppĂ©e ou moineau. DĂ©terminatif de petit, de mal, de vice, de dĂ©ficience, de malade, de souffrance.

Vocable de l’égyptien pharaonique : 

𓆑𓈖đ“…Ș (lire fn (y) |feny) : dĂ©pĂ©rir, ĂȘtre faible, sans force, fragile, Ă©puisĂ©, infirme.

Vocables de langues Mandé :

  • Bambara :

fĂ­ÉČɛ ou fɛ́gɛn- nom : faible, mince, fragile. 

fĂŹÉČɛ – nom : dĂ©faut physique, dĂ©fectuositĂ©, vice, faute, erreur. 

fɛ́gɛnya – verbe : allĂ©ger, affaiblir, fragiliser, humilier, dĂ©nigrer. En tant que nom : lĂ©gĂšretĂ©, affaiblissement, humiliation. 

Maninka du Niokolo (Sénégal Oriental) :

fee : ĂȘtre fragile, lĂ©ger.

feeyaa : devenir léger, fragile.

– Maninka de GuinĂ©e :

Fɛ́n- nom : lĂ©ger.

Vocables de l’arabe : 

(فَنِيَ / faniya ; يَفْنَى / yafnā)- verbe Forme I : dĂ©croitre, cesser,  pĂ©rir, disparaitre,

(ÙÙŽÙ†ÙŽŰ§ŰĄ / fanāʔ)- nom : annihilation, pĂ©rissement, Ă©vanescence.

(ÙÙŽŰ§Ù†Ù  / fānin) : ÙÙŽŰ§Ù†ÙÙŠ (fānÄ«) : vain, vouĂ© Ă  disparaitre, Ă©puisĂ©,  dĂ©crĂ©pit, endormi, pĂ©rissable, mort.

( ŰŁÙŽÙÙ’Ù†ÙŽÙ‰/ ʔafnā ; يُفْنِي  / yufnÄ«) – verbe forme IV : dĂ©truire, anĂ©antir, faire cesser, faire disparaĂźtre, Ă©puiser. 

( Ű„ÙÙÙ’Ù†ÙŽŰ§ŰĄ/ ʔifnāʔ) -nom : Ă©puisement, annihilation, destruction, ruine.

Sous les auspices de 𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent ! ق ۱ ŰĄ

Dans le verset 26 de la Sourate 55 ci-dessous, il y a un vocable final qui y est employĂ© et dont la racine ne figure qu’une seule fois au sein du corpus coranique, un hapax donc ! On peut remonter la racine de ce vocable de l’arabe Ă  celle de l’égyptien pharaonique  𓆑(f) 𓈖 (n) (đ“…Ș) (lire fn (y) | feny) et qui a donnĂ© Ă  la langue pharaonique le vocable verbal avec les mĂȘmes acceptions qu’est  𓆑𓈖đ“…Ș (lire fn (y) | feny) signifiant ĂȘtre faible, dĂ©pĂ©rir, ĂȘtre sans force, fragile, Ă©puisĂ©, infirme.Ce signe đ“…Ș, l’alouette huppĂ©e ou moineau  dans l’écriture du mot de l’égyptien pharaonique dĂ©termine ce qui est petit, fragile, mal, viciĂ©, dĂ©ficient, malade, dans l’affliction, dans la peine, dans la souffrance.

كُلُّ مَنْ ŰčÙŽÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡ÙŽŰ§ ÙÙŽŰ§Ù†ÙÛą

Kullu Man `Alayhā Fānin

Tout ceux sur elle (la terre) sont évanescents

Sourate  55  Ű§Ù„Ű±Ű­Ù…Ù† / Ar-Rahman, Le Tout-Rayonnant d’Amour, verset 26, Coran. 

Les soufis ont recours au terme (ÙÙŽÙ†ÙŽŰ§ŰĄ / fanāʔ) pour dĂ©signer l’état d’annihilation en Dieu. 

*Pour la traduction du verset, nous avons choisi celle de Maurice Gloton, plus scrupuleuse. La plupart des traducteurs ont recours au terme « pĂ©rir » pour traduire ici « fānin » qui a plutĂŽt Ă  voir avec l’évanescence, la vanitĂ©, ce qui est vain ou vouĂ© Ă  disparaĂźtre, Ă  s’évanouir
 face la MajestĂ©, Ă  l’ÉternitĂ© divine


Le vocable « fn(y) | feny) en tant que nom avec la signification de faible est employĂ© ci-dessous dans des passages extraits de deux corpus littĂ©raires de l’Égypte pharaonique : 

fn ងr ínt ឳbង [
]

Le faible (?) apporte le froid [sur le chaud (?)] 

extrait de La prophĂ©tie de d’IPOU-OUR, 9,9 in Les prophĂ©ties de l’Égypte ancienne, textes traduits et commentĂ©s par AndrĂ© Fermat et Michel Lapidus, page 205, Ă©dit. MdV.

Ă­trw mk tw m mnt Ă­ry m Êżwn áž„wrw

le fleuve. Et te voici ( devenu) de la mĂȘme engeance! Ne dĂ©pouille pas le misĂ©rable

áž„r áž«t.f fn ráž«.n.k sw áčŻ3w pw n

de ses biens ! Le faible, tu le connais ! C’est le souffle (vital) du 

m3ír ឫt.f dbb fnd.f pw nងm

Pauvre que ses biens, et c’est stopper sa respiration que de s’en emparer 

Le Conte du Paysan Éloquent B1 262-264, CinquiĂšme supplique, page 65, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e de Patrice le Guilloux, Cahier de l’ Association D’Égyptologie Isis, Angers 2005.

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