Anubis veillant sur une momie enveloppĂ©e â Papyrus Ă©gyptien.
Sous les auspices de đ đđđ đđđđ (ážáž„wty Ăážłr | Djehouty LâExcellent ) ! Ù Ű± ŰĄ
Correspondances phonétiques :
| Ăgyptien ancien | Arabe | HĂ©breu |
| đ (Êż â fricative pharyngale voisĂ©e) | Űș (ÄĄayn) | Śą (Ayin) |
| đ (r â vibrante apico-alvĂ©olaire) | Ù (lĂąm) | Śš (Resh) / Ś (Lamed) |
| đ (f â labio-dentale sourde) | Ù (fĂą’) | Ś€ / ŚŁ (Pe) |
PhonĂšmes de l’Ă©gyptien pharaonique :
đ (Êż) â Fricative pharyngale voisĂ©e : a, Ä, Ë€, Êż
Produite au fond du conduit vocal par la constriction des muscles pharyngaux, cette consonne propre aux langues afro-asiatiques et chamito-sémitiques est étrangÚre au systÚme phonologique du français. Elle se manifeste différemment selon les langues qui en héritent :
Copte : âČ/âČ (iĆta / i / [i, j]) ; âČ/âČ (alpha / a / [a, Ê, Ê]) ; âČ/âČ (ei / e / [e]) ; âČ/âČ (Äta / Ä / [eË, ÉË, i]) ; âČ/âČ (ou / o / [o])
HĂ©breu : Śą / Ê / â Ayin, consonne gutturale dont l’articulation varie selon les traditions de lecture.
Arabe : Űč (ÊżAyn) â consonne distinctive de l’arabe classique, porteuse d’une forte charge phonologique et Ă©tymologique.
SĂ©mitiques communs : Êż, ÄĄ, l, r, Ë
đ â Bouche · /r/ vibrante apico-alvĂ©olaire
Ce phonĂšme, figurĂ© par le hiĂ©roglyphe de la bouche humaine, reprĂ©sente en moyen Ă©gyptien une vibrante apico-alvĂ©olaire comparable au r roulĂ© des langues mĂ©diterranĂ©ennes. Ses rĂ©alisations dans les langues dĂ©rivĂ©es tĂ©moignent d’une remarquable mobilitĂ© articulatoire :
/r/ : âČą/âČŁ (rĆ / r / [r]) · /l/ : âČ/âČ (laula / l / [l]) â propre au dialecte fayoumique · /n/ : âČ/âČ (nÄ / n / [n]) â par assimilation nasale au contact d’un m · /i/ : âČ/âČ (iĆta / i / [i, j]) â par vocalisation · /Ăž/ â amuĂŻssement en syllabe finale accentuĂ©e.
HĂ©breu : Śš /r/ Resh ; Ś /l/ Lamed · Arabe : ۱ /r/ (rÄÊŸ) â consonne liquide dont la prononciation emphatique influe sur la couleur vocalique des syllabes adjacentes.
đ â VipĂšre Ă cornes (Cerastes cerastes)
Ce hiĂ©roglyphe reprĂ©sente la vipĂšre Ă cornes du dĂ©sert Ă©gyptien, redoutĂ©e pour son venin puissant et sa discrĂ©tion dans le sable. En tant que phonogramme, il note la consonne labio-dentale /f/, partagĂ©e par l’ensemble des langues afro-asiatiques :
Copte : Ï„ (Fei / f) ; âČ (bÄta / b â Vida) · HĂ©breu : Ś€ / ŚŁ (Pe) â [f] en position fricative, [p] en position occlusive · Arabe : Ù (fÄÊŸ) â labio-dentale sourde, stable dans toutes les variĂ©tĂ©s de l’arabe.
Déterminatifs hiéroglyphiques :
đ€ Sac nouĂ© en lin â IdĂ©ogramme du lin et du vĂȘtement ; dĂ©terminatif sĂ©mantique de l’action d’empaqueter, d’envelopper, de conditionner dans un contenant textile. MatĂ©riau prĂ©cieux dans l’Ăgypte ancienne, intimement liĂ© aux crues du Nil.
đ© Bande de tissu â DĂ©terminatif de bander et du bandage, renvoyant Ă la pratique mĂ©dicale et funĂ©raire de l’emmaillotement, omniprĂ©sente dans la civilisation Ă©gyptienne, de la momification rituelle aux soins chirurgicaux du Papyrus Ebers.
đ± Boucle de corde avec les extrĂ©mitĂ©s vers le haut â IdĂ©ogramme de la corde ; dĂ©terminatif de vĂȘtements, d’habillement et d’empaqueter. Ce signe Ă©voque le geste d’attacher, de nouer, de lier un contenu dans son enveloppe â prolongeant ainsi le champ sĂ©mantique de la racine vers l’idĂ©e de clĂŽture et de contention.
Vocables de l’Ă©gyptien ancien :
đđđđ€ (lire Êżrf / Äref) â verbe : combiner, unir ensemble, envelopper, clore, contenir, encercler.
On rencontre Ă©galement des variantes graphiques abrĂ©gĂ©es avec les mĂȘmes acceptions : soit avec le seul signe du sac nouĂ© đ€, soit avec la bande de tissu đ© en guise de dĂ©terminatif. Cette pluralitĂ© de graphies reflĂšte la souplesse de l’orthographe Ă©gyptienne, qui privilĂ©gie la lisibilitĂ© sĂ©mantique sur la fixitĂ© scripturaire.
đđđđ€ (lire Êżrf / Äref) â nom : sac, bourse, contenant fermĂ©.
Attestation dans les Textes des Pyramides :
La racine apparaĂźt dĂšs les plus anciens textes de l’Ăgypte pharaonique â les Textes des Pyramides â notamment dans ceux de la Pyramide d’Ounas, pharaon de la Ve Dynastie, oĂč elle sert Ă dĂ©signer des bourses d’offrandes faites au pharaon :
w3áž Êżrf (m)sdm.t Êżrf
« Une bourse de malachite. Une bourse de galÚne. »
Textes des Pyramides d’Ounas, chambre funĂ©raire, col. 11, Spruch {79}, §54d, p. 24-25 â trad. Claude Carrier, Ă©d. CybĂšle, Paris, 2009
Chambre funĂ©raire de la pyramide d’Ounas (Saqqara, Ve Dynastie) â les murs sont couverts des plus anciens Textes des Pyramides connus.
SynthÚse des correspondances graphiques et phonétiques :
La racine de l’Ă©gyptien pharaonique s’Ă©crivait đ (Êż, Ä) â đ (r) â đ (f), munie du signe reprĂ©sentant un sac nouĂ© en lin đ€ (idĂ©ogramme de lin et de vĂȘtement, dĂ©terminatif d’empaqueter et d’envelopper) ou de la bande de tissu đ© (dĂ©terminatif de bander, de bandage), ou encore de la boucle de corde đ± (dĂ©terminatif de vĂȘtements et d’empaqueter).
Le premier radical đ (Êż, Ä), fricative pharyngale voisĂ©e en Ă©gyptien ancien, correspond du cĂŽtĂ© de l’arabe Ă la fricative vĂ©laire voisĂ©e Űș (ÄĄayn / ÄĄ). Au deuxiĂšme radical đ (r), vibrante apico-alvĂ©olaire, rĂ©pond la dentale latĂ©rale voisĂ©e Ù (lÄm / l) de l’arabe.
Prise comme vocable verbal, cette racine munie du signe du sac avait les acceptions de combiner, unir ensemble, envelopper, clore, contenir, encercler. Prise comme nom, elle dĂ©signait une bourse, un sac. En dĂ©motique, le vocable Êżrf ou Êżrb signifiait enfermer, envelopper une momie. La racine a donnĂ© en copte âȱâČŁâČ, âȱâČŁÏ„, âČâČŁÏ„ avec les sens d’entourer, restreindre, circonscrire. L’arabe ŰșÙÙÙÙÙÙ (ÄĄallafa), avec ses acceptions d’envelopper, recouvrir, emballer, cacher, fermer, rejoint pleinement les mĂȘmes significations du vocable de l’Ă©gyptien pharaonique.
Démotique
En dĂ©motique â script cursif issu de l’Ă©criture hiĂ©ratique, en usage Ă partir du VIIe siĂšcle avant notre Ăšre â la racine Êżrf ou Êżrb acquiert une rĂ©sonance funĂ©raire marquĂ©e : elle signifie enfermer, envelopper une momie. Ce glissement sĂ©mantique s’inscrit dans la logique symbolique de la racine : envelopper le corps du dĂ©funt, c’est le clore, le circonscrire, le protĂ©ger pour l’Ă©ternitĂ©.
Copte
Valeurs phonétiques mobilisées dans la transmission de cette racine :
âȰ/âȱ /Ć/ [oË] â âČ/âČ /e/ [e] â âČ/âČ /o/ [o] â âČą/âČŁ /r/ [r] â âČ/âČ /b/ [b, v, w] â Ï€/Ï„ /f/ [f]
Vocables du copte
âȱâČŁâČ (dialecte sahidique) · âȱâČŁÏ„ (dialecte bohaĂŻrique) · âČâČŁÏ„ (dialecte bohaĂŻrique)
Ces trois formes dialectales, hĂ©ritiĂšres directes de đđđđ€ (Êżrf / Äref), partagent les sens d’entourer, restreindre, circonscrire. Elles tĂ©moignent de la vitalitĂ© de la racine pharaonique au sein du copte, derniĂšre forme vivante de la langue Ă©gyptienne antique, dont la liturgie de l’Ăglise copte orthodoxe a prĂ©servĂ© la prononciation jusqu’Ă nos jours.
Hébreu
L’Ă©quivalent hĂ©breu de la racine đđđđ€ est la triconsonantique :
Śą (Ê) â Ś (l) â ŚŁ / Ś€ (f ou p)
ŚąÖžŚÖ·ŚŁ (ÊżÄlaph) partage avec l’Ă©gyptien ancien les acceptions fondamentales de couvrir, se couvrir, s’envelopper. La racine a Ă©largi son champ sĂ©mantique en hĂ©breu biblique pour dĂ©signer le fait de tomber, d’ĂȘtre en dĂ©faillance, voire de mourir. Ce glissement est peut-ĂȘtre le reflet d’une mĂ©taphore culturelle archaĂŻque, liant l’image de l’ĂȘtre alitĂ© et recouvert Ă celle du dĂ©funt enveloppĂ© dans son linceul â ce tissu ultime qui clĂŽt le corps comme le sac nouĂ© clĂŽt son contenu.
S’envelopper, couvrir
ŚÖ·ŚȘÖžÖŒŚĄÖ·ŚšÖ© ŚÖŽÖŒŚÖ°ŚÖ”ÖšŚ ŚÖ·ŚÖ°ŚÖ°Ś ŚÖŒŚȘÖžÖŚÖŒ ŚÖ”ÖœŚąÖžŚÖ¶ÖŚŚÖž ŚÖ·ŚȘÖ°ÖŒŚÖ·Ö€ŚĄ ŚÖ·ÖŒŚŠÖžÖŒŚąÖŽŚŚŁÖ ŚÖ·ŚȘÖŽÖŒŚȘÖ°ŚąÖ·ŚÖžÖŒÖŚŁ ŚÖ·ŚȘÖ”ÖŒÖŚ©Ö¶ŚŚÖ ŚÖ°ÖŒŚ€Ö¶ÖŁŚȘÖ·Ś ŚąÖ”ŚŚ Ö·ÖŚÖŽŚ ŚÖČŚ©Ö¶ŚÖŚš ŚąÖ·ŚÖŸŚÖ¶ÖŒÖŁŚšÖ¶ŚÖ° ŚȘÖŽÖŒŚÖ°Ś ÖžÖŚȘÖžŚ ŚÖŽÖŒÖ€Ś ŚšÖžŚÖČŚȘÖžŚÖ ŚÖŽÖŒÖœŚÖŸŚÖžŚÖ·ÖŁŚ Ś©Ö”ŚŚÖžÖŚ ŚÖ°ŚÖŽÖŚŚ ŚÖčÖœŚÖŸŚ ÖŽŚȘÖ°ÖŒŚ ÖžÖ„Ś ŚÖčÖŚ ŚÖ°ŚÖŽŚ©ÖžÖŒÖœŚŚŚ
wat·tÄ·sar biឥ·ážĂȘ ‘al·mÉ·nƫ·áčŻÄh mĂȘ·’Ä·le·hÄ wat·tÉ·បas baáčŁÂ·áčŁÄ·’ĂźpÌ wat·tiáčŻÂ·’al·lÄpÌ wat·tĂȘ·ƥeáž bÉ·pÌe·áčŻaáž„ ‘ĂȘ·na·yim ‘Ä·ƥer ‘al-de·reáž” tim·nÄ·áčŻÄh kĂź rÄ·’Ä·áčŻÄh kĂź ឥÄ·ážal ĆĄĂȘ·lÄh wÉ·hi·w lĆ nit·tÉ·nÄh lĆw lÉ·’iƥ·ƥÄh
« Alors elle ĂŽta ses habits de veuve, elle se couvrit d’un voile et s’enveloppa, et elle s’assit Ă l’entrĂ©e d’ĂnaĂŻm, sur le chemin de Thimna ; car elle voyait que SchĂ©la Ă©tait devenu grand, et qu’elle ne lui Ă©tait point donnĂ©e pour femme. »
GenĂšse 38:14, Bible
ŚÖžŚÖžŚŚÖ ŚÖ°ÖŒŚÖŽŚŚÖ”ÖŁŚ ŚÖžŚÖžÖŚ ŚÖ°ŚÖ»ŚÖžÖŒŚÖŽÖŚŚ ŚÖ·ÖŒŚȘÖ·ÖŒŚšÖ°Ś©ÖŽŚÖŚŚ©Ś ŚÖ”ŚąÖžŚŚÖ ŚąÖ¶ÖŁŚ©Ö¶ŚŚȘ ک֔ŚÖŚ ŚÖ°ŚąÖ»ŚÖ¶ÖŒÖŚ€Ö¶ŚȘ ŚĄÖ·Ś€ÖŽÖŒŚŚšÖŽÖœŚŚŚ
yÄ·ážÄw gÉ·lß·lĂȘ zÄ·hÄáž mÉ·mul·lÄ·’Ăźm bat·tar·ƥßƥ mĂȘ·’Äw ‘e·ƥeáčŻ ĆĄĂȘn mÉ·’ul·le·pÌeáčŻ sap·pß·rĂźm
« Ses mains sont des anneaux d’or, garnis de chrysolithes ; son corps est de l’ivoire poli, couvert de saphirs. »
Cantique des Cantiques 5:14, Bible
Défaillance
ŚÖžÖŒŚ Ö·ÖŚÖŽŚÖ° ŚąÖ»ŚÖ°ÖŒŚ€Ö„ŚÖŒ Ś©ÖžŚŚÖ°ŚÖŚÖŒ ŚÖ°ÖŒŚšÖčÖ„ŚŚ©Ś ŚÖžÖŒŚÖŸŚŚÖŒŚŠÖčÖŚŚȘ ŚÖ°ÖŒŚȘÖčÖŁŚŚ ŚÖŽŚÖ°ŚÖžÖŚš ŚÖ·ÖœŚÖ°ŚÖ”ŚÖŽÖ„ŚŚ ŚÖČŚÖ·ŚȘÖŸŚÖ°ŚŚÖžÖŚ ŚÖ·ÖŒŚąÖČŚšÖ·Ö„ŚȘ ŚÖ±ŚÖčŚÖžÖœŚÖŽŚÖ°Ś
bÄ·na·yiáž” ‘ul·lÉ·pÌĆ« ĆĄÄ·បÉ·ážĆ« bÉ·rĆĆĄ kÄl-ងƫ·áčŁĆ·wáčŻ kÉ·áčŻĆ·w miប·mÄr ham·lĂȘ·’Ăźm ងķmaáčŻ Yah·weh ga·’Ä·raáčŻ ‘Ä·lĆ·ha·yiáž”
« Tes fils en dĂ©faillance gisaient Ă tous les coins de rues, comme le cerf dans un filet, chargĂ©s de la colĂšre de l’Ăternel, des menaces de ton Dieu. »
ĂsaĂŻe 51:20, Bible
Vocables de l’arabe :
La racine Űș-Ù-Ù (ÄĄ-l-f) ne compte que deux occurrences dans le corpus coranique, ce qui en fait une racine rare mais sĂ©mantiquement chargĂ©e. En langue arabe comme en Ă©gyptien ancien, elle structure le vocabulaire de l’enveloppement, de l’occultation et de la clĂŽture â dans ses dimensions matĂ©rielles, mĂ©taphoriques, spirituelles et anatomiques.
| Forme | Translittération | Sens |
| ŰșÙÙÙÙÙÙ / ÙÙŰșÙÙÙÙÙÙ | ÄĄallafa / yuÄĄallifu | envelopper, recouvrir, emballer, cacher, fermer |
| ŰȘÙŰșÙÙÙÙÙ | aÄĄlÄ«f | action d’envelopper ; emballage, reliure (ar. moderne) |
| ŰșÙÙۧÙÙ | ÄĄilÄf | emballage, couverture, fourreau, Ă©tui, prĂ©puce |
| ŰșÙÙÙÙÙŰ© | ÄĄulfa | prĂ©puce (terme juridique islamique) |
CĆur enveloppĂ©, hermĂ©tique Ă la foi :
La racine Űș-Ù-Ù qualifie nĂ©gativement le cĆur de l’incroyant : dĂ©crit comme hermĂ©tiquement enveloppĂ©, impĂ©nĂ©trable Ă la rĂ©vĂ©lation divine, Ă l’image d’un sac fermĂ© que rien ne peut ouvrir.
ÙÙÙÙۧÙÙÙŰ§Û ÙÙÙÙÙŰšÙÙÙۧ ŰșÙÙÙÙÙÛą Û ŰšÙÙ ÙÙÙŰčÙÙÙÙÙÙ Ù Ù±ÙÙÙÙÙÙ ŰšÙÙÙÙÙ۱ÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙÙÙÙÙÙÛۧ Ù ÙÙۧ ÙÙŰ€ÙÙ ÙÙÙÙÙÙ
wa-qÄlĆ« qulĆ«bunÄ ghulfun bal laÊżanahumu llÄhu bi-kufrihim fa-qalÄ«lan mÄ yuÊŸminĆ«na
« Et ils dirent : Nos cĆurs sont enveloppĂ©s et impĂ©nĂ©trables. â Non, mais Allah les a maudits Ă cause de leur mĂ©crĂ©ance, et leur foi est donc bien mince. »
Sourate 2, Al-Baqara / La Vache, verset 88, Coran
ÙÙŰšÙÙ Ùۧ ÙÙÙÙ۶ÙÙÙÙ Ù ÙÙÙŰ«ÙÙ°ÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙÙÙ۱ÙÙÙÙ ŰšÙÙÙÙۧÙÙÙ°ŰȘÙ Ù±ÙÙÙÙÙÙ ÙÙÙÙŰȘÙÙÙÙÙÙ Ù Ù±ÙÙŰŁÙÙÛąŰšÙÙÙŰąŰĄÙ ŰšÙŰșÙÙÙŰ±Ù ŰÙÙÙÙÛą ÙÙÙÙÙÙÙÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙÙŰšÙÙÙۧ ŰșÙÙÙÙÙÛą Û ŰšÙÙÙ Ű·ÙŰšÙŰčÙ Ù±ÙÙÙÙÙÙ ŰčÙÙÙÙÙÙÙۧ ŰšÙÙÙÙÙ۱ÙÙÙÙ Ù ÙÙÙÙۧ ÙÙŰ€ÙÙ ÙÙÙÙÙÙ Ű„ÙÙÙÙۧ ÙÙÙÙÙÙÙÛۧ
fa-bi-mÄ naqážihim mÄ«thÄqahum wa-kufrihim bi-ÊŸÄyÄti llÄhi wa-qatlihimu l-ÊŸanbiyÄÊŸa bi-ghayri áž„aqqin wa-qawlihim qulĆ«bunÄ ghulfun bal áčabaÊża llÄhu ÊżalayhÄ bi-kufrihim fa-lÄ yuÊŸminĆ«na ÊŸillÄ qalÄ«lan
« (Nous les avons maudits) Ă cause de leur rupture de l’engagement, leur mĂ©crĂ©ance aux rĂ©vĂ©lations d’Allah, leur meurtre injustifiĂ© des prophĂštes, et leur parole : Nos cĆurs sont enveloppĂ©s et impermĂ©ables. â En rĂ©alitĂ©, c’est Allah qui a scellĂ© leurs cĆurs Ă cause de leur mĂ©crĂ©ance, car ils ne croyaient que trĂšs peu. »
Sourate 4, An-NisÄÊŸ / Les Femmes, verset 155, Coran
Papyrus médical Ebers (~1550 av. J.-C.) :
Les acceptions d’envelopper et de circonscrire se retrouvent dans ce traitĂ© mĂ©dical majeur de l’AntiquitĂ©, rĂ©digĂ© sous le rĂšgne d’Amenhotep Ier, oĂč la racine dĂ©crit des gestes chirurgicaux prĂ©cis :
n(y).t Êż 3.t, st=tj, Êż rf (=w) jm=s áž„r jrt.t nh.t r dmj áž„r
d'(Ă©toffe-) Ăąat nouĂ©e, (lâoreille) Ă©tant enveloppĂ©e dedans avec du lait de sycomore jusquâĂ ce quâelle sâattache Ă
snf(w)=f. N rd mráž„ .t bj.t. Rf sf(=w) jn=k gs=f wÊż n-jb-n(y)
son sang. Il nâest pas appliquĂ© par toi de graisse ni de miel.
Alors tu découperas un seul cÎté (du pansement) afin que
h3.t snf(w)=f gs wÊż jm=f កw3(w) r-sy
son sang descende par un seul cÎté (celui coupé). (Ainsi)
il ne pourra pas du tout se décomposer.
Nouvelle Transcription du papyrus MĂ©dical Ebers, translittĂ©ration, traduction glossaire et index de Bernard Lalane et GĂ©rard MĂ©tra, 91-14 Ă 16 , page 187, 2017, Ăditions Safran
S3=tj r mt.w. Jw áž«.t pr(=s) mj mw qmy.t wnn Êżrf~nâ=âs
Il est mis en garde vis Ă vis des (canaux-) met. Il en sort quelque chose, semblable Ă de lâeau de gomme, qui a circonscrit
Nouvelle Transcription du papyrus MĂ©dical Ebers, translittĂ©ration, traduction glossaire et index de Bernard Lalane et GĂ©rard MĂ©tra, 107-20, page 219 2017, Ăditions Safran.
Et dans lâacception « enveloppant », « qui enveloppe », đđđđđ± ( lire Êżrft / Ärefet) au sein du Papyrus mĂ©dical Edwin Smith :
II-24
=js n(y) ážnnt.f sd wr (pw) wb3(.w) n-áșnw ážnnt.f ntnt Êżrft 3js.f sd. áž«r.f náș
Ă lâintĂ©rieur du crĂąne , (il faut comprendre que) le grand fracas a ouvert Ă lâintĂ©rieur du crĂąne la membrane qui enveloppe le cerveau quâil aura rompue et aura créé un Ă©coulement
Le papyrus mĂ©dical Edwin Smith, chirurgie et magie en Ăgypte antique, Francois Resche, page 101, Ă©dit. LâHarmattan, 2017.
Dans cet extrait ci-dessus du Papyrus mĂ©dical Edwin Smith le vocable ancien Ă©gyptien employĂ©, đżđđŽđ (3Ăs) qui veut dire « cervelle » sâil est joint au terme đ đđđđ¶, ážnnt (crĂąne), dans lâexpression đżđđŽđ đđ đđđđ¶ , « 3Ăs n ážnnt » (cervelle et crĂąne) prend la signification de « cerveau ». Le vocable đżđđŽđ (3Ăs) rappelle le nom de la tĂȘte en hĂ©breu et en arabe respectivement ( ŚšÖ茌©Ś/rosh) et ( raÊŸs / ۱ۣ۳)- Se rĂ©fĂ©rer aux correspondances ci-dessous :
đż ( a, l, r) : ۱ / rÄÊŸ, (l) Ù ; Lamed Ś ou Śš / resh.
đ ( y) : Ś /j/ ou /Ă© / ou /i/ yĆd ou ŚÖŽ , ŚÖ”.
đ ( y) : Ù /aË/ (ÊŸalif ), Ű„Ù / yÊ / ou /Ä«Ê / , Ű„ /Ê / , Ù /y/ ou /īʟ/ (YÄÊŸ)
đŽ (s, z) : (s) Ś©Ś; Űł (sin /s)

