đđżđđĄ zÈb / zab
Le loup africain (Canis lupus lupaster)
Ătude lexicographique et Ă©tymologique comparĂ©e
Ăgyptien pharaonique · Copte · HĂ©breu · Arabe · Akkadien
Sous les auspices de đ đđđ đđđđ (ážáž„wty Ăážłr | Djehouty L’Excellent) ! Ù Ű± ŰĄ
âž»
I. Entrée principale
đđżđđĄ (lire zÈb / zab) dĂ©signe en Ă©gyptien pharaonique le loup africain (Canis lupus lupaster) â et non un chacal ou un chien sauvage, comme l’ont longtemps cru les Ă©gyptologues. La variante orthographique đŽđđđĄ (lire sÈb / sab) est Ă©galement attestĂ©e. Le terme đĄđđ ±đ (lire zÈbw.t / zabou.t) dĂ©signe la meute de loups. Enfin, đŽđđđĄđđ đž (sÈb km / sab kĂšm) signifie loup noir.
Il est capital de souligner que le signe đĄ â sous vos yeux dans les ouvrages d’Ă©gyptologie â a Ă©tĂ© de tout temps pris pour la reprĂ©sentation d’un chacal ou d’un chien sauvage. Lorsqu’il sert Ă Ă©crire đđżđđĄ ou đŽđđđĄ dans les plus anciens textes pharaoniques, on rencontre invariablement la traduction « chacal » ou « chien sauvage ». Or cette identification est erronĂ©e : pour les anciens habitants africains des bords du Nil, ce signe reprĂ©sentait un loup africain â le Canis lupus lupaster.
Cette mĂ©prise s’est d’ailleurs rĂ©pĂ©tĂ©e pour le loup dorĂ©, Canis anthus, que l’on trouve en Afrique du Nord et du Nord-Est, longtemps pris pour un chacal dorĂ© alors qu’il constitue une espĂšce Ă part entiĂšre, issu d’un mĂ©lange de loup gris (Canis lupus) et de loup d’Abyssinie (Canis simensis). Ce dernier, le loup rouge d’Ăthiopie, partage les mĂȘmes caractĂ©ristiques que le zÈb des anciens Ăgyptiens.
L’espĂšce Canis lupus lupaster se rencontre en AlgĂ©rie, au Maroc, en Libye, en Tunisie, en Ăgypte, ainsi qu’en Afrique subsaharienne â au Mali, au SĂ©nĂ©gal, en Mauritanie, au Niger, au Tchad, au Soudan, en Ăthiopie et jusqu’Ă la Corne de l’Afrique.
âž»
II. Analyse des signes constitutifs
2.1 đ â Le verrou (z / s)
đ est le phonogramme du son z (ou s), reprĂ©sentant un verrou de porte. Sa valeur phonĂ©tique est Z / S â sifflante dentale sonore. Il Ă©quivaut Ă la septiĂšme lettre de l’alphabet hĂ©breu Ś (zayin) et Ă la neuviĂšme lettre de l’alphabet arabe ۰ (ážÄl). Ăquivalences sĂ©mitiques : z, áž.
Ă partir du moyen Ă©gyptien, ce phonĂšme s’Ă©crit Ă©galement avec le signe đŽ (linge ou Ă©toffe pliĂ©(e)), sifflante dentale sourde transcrite s. Ce signe correspond aux lettres hĂ©braĂŻques Ś© (Ê/s), Ś©Ś (Ê), Ś©Ś (s) et aux lettres arabes Űł (sÄ«n), ŰŽ (ĆĄÄ«n) et Ű« (áčŻÄÊŸ). SĂ©mitiques : áčŻ, ĆĄ, s.
2.2 đż â Le vautour percnoptĂšre (È / aleph)
đż est le phonogramme du vautour percnoptĂšre, translittĂ©rĂ© È. Sa valeur phonĂ©tique est celle de l’aleph : coup de glotte, laryngale. C’est l’« A », le L ou le R de l’ancien Ă©gyptien. Il correspond Ă l’hĂ©breu Ś (aleph), Ă l’arabe ÙČ (ÊŸa) / ŰĄ (hamza), au Ù (lÄm) ou au ۱ (rÄÊŸ), Ă l’hĂ©breu Ś (lamed) / Śš (resh). SĂ©mitiques : a, l, r.
2.3 đ â La jambe (b)
đ est le phonogramme de la consonne b, reprĂ©sentant une jambe humaine ou le lieu (bw) oĂč se tient la jambe. Il correspond au copte âČĄ, âČâČ©, Ï„, âČ, Ă l’hĂ©breu ŚÖŒ (bet / b) ou Ś (bet / v), Ă l’arabe Űš (bÄ), au phĂ©nicien đ€ (beth, « maison »). SĂ©mitiques : b, m, p.
2.4 đĄ â Le loup africain (dĂ©terminatif)
đĄ est le dĂ©terminatif du loup africain (Canis lupus lupaster). Ă ne pas confondre avec đ (peau de bovin tachetĂ©e, bariolĂ©e), qui est l’idĂ©ogramme du bariolĂ©, du tachetĂ© â un signe distinct. Ce dĂ©terminatif animalier joue un rĂŽle classificatoire : par voie de dĂ©terminatif, on peut repĂ©rer la nature de ce dont il est question. Il pose ainsi les limites du sens et de l’interprĂ©tation. Aleph Ś (aleph), Resh Śš (resh), Beth Ś (beth) sont les lettres hĂ©braĂŻques correspondantes.
đĄ sert Ă©galement, en tant que titre de dignitĂ© administrative, Ă Ă©crire đĄđđ (sÈb sĆĄ / sab sesh) : scribe principal. Ou encore le titre tÈyty sÈb áčŻÈty (taĂŻty sab tjaĂŻty) : titre du vizir, la plus haute fonction administrative aprĂšs le pharaon. EmblĂšme du pouvoir civil et du prestige symbolique, le loup est associĂ© Ă la civilisation, Ă l’autoritĂ© officielle, Ă l’incarnation de la justice et de la vigilance sur les territoires.
2.5 Autres signes phonétiques associés
đ (galette de pain) â translittĂ©ration T. Ăquivaut Ă l’hĂ©breu ŚȘÖŒ (tav), Ă l’arabe ŰȘ (tÄÊŸ), au phĂ©nicien đ€ (taw) / đ€ (teth). SĂ©mitiques : t, d, áč. Sert de marque du fĂ©minin en fin de vocable.
đ ± / đČ (poussin de caille) â translittĂ©ration /w/ ou /u/. Ăquivaut Ă l’hĂ©breu Ś (vav), Ă l’arabe Ù (wÄw), au waw syriaque Ü, au copte âČâČ© / âȰ.
âž»
III. Correspondances phonétiques inter-langues
| Signe | Arabe | Hébreu | Copte / Sémitique |
|---|---|---|---|
| đ (z/s) | ۰ (ážÄl) / ŰČ (zayn) | Ś (zayin) / ŚŠ (tsadĂ©) | z, áž |
| đż (È) | ÙČ (hamza) / Ù (lÄm) | Ś (aleph) / Ś (lamed) | âČ : a, l, r |
| đ (b) | Űš (bÄ) | Ś (bet) | âČĄ, âČâČ©, Ï„ : b, m, p |
| đ (t) | ŰȘ (tÄÊŸ) | ŚȘ (tav) | t, d, áč â fĂ©minin |
âž»
IV. Vocables de l’Ă©gyptien hiĂ©roglyphique
Les principales formes attestées sont :
đđżđđĄ (lire zÈb / zab) ou đŽđđđĄ (lire sÈb / sab) : loup africain (Canis lupus lupaster).
đĄđđ ±đ (lire zÈbw.t / zabou.t) : meute de loups. Voir l’expression nb zÈbw.t (neb sabou.t), « chef de meute », dans les Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti.
đŽđđđĄđđ đž (sÈb km / sab kĂšm) : loup noir.
En akkadien : zÄ«bu â nom : loup.
âž»
V. Le zÈb comme titre de dignitĂ© â le áčŻÈty
Dans les textes pharaoniques, đĄ (lire sÈb / zab) dĂ©signe Ă©galement un dignitaire, un membre de l’administration. L’expression đĄđđ (lire sÈb sĆĄ / sab sesh) signifie scribe principal. Plus remarquable encore, le titre đȘđĄđ ·đ (lire tÈyty-sÈb-áčŻÈty / tayty-sab-tjaty) Ă©tait portĂ© par le vizir, premier ministre de l’Empire pharaonique â littĂ©ralement : loup-vizir.
Cette association entre le loup et la plus haute autoritĂ© administrative aprĂšs le pharaon tĂ©moigne du prestige symbolique de l’animal dans la civilisation pharaonique. Le vizir officiait revĂȘtu d’une peau de canidĂ© et incarnait Ă la fois l’autoritĂ©, la justice et la vigilance du territoire.
Ce lien se retrouve dans une adresse du dieu đđ đđđđ (ážáž„wty Ăážłr / Djehouty l’Excellent) dans les Textes des Pyramides :
« Ton nez est comme (celui du) loup (et) de l’ImpĂ©rissable ! Tes dents sont <comme> (celles de) Soped (et) de l’ImpĂ©rissable ! »
Textes des Pyramides d’Ăgypte Ancienne, Tome 1. Pyramide d’Ounas, chambre funĂ©raire, W/F/S, col. 14, Spruch {215}, §148 d. TranslittĂ©ration et traduction de M. Claude Carrier, pp. 70-71, Ă©d. CYBELE 2009.
âž»
VI. Attestations dans les Textes des Pyramides
Les premiĂšres traces Ă©crites du vocable nommant le loup africain en ancien Ă©gyptien se trouvent gravĂ©es dans la tombe d’Ounas, neuviĂšme et dernier pharaon de la 5e dynastie de l’Ancien Empire. Dans ces textes, đđżđđĄ et đŽđđđĄ ont toujours Ă©tĂ© traduits par « chacal » ou « chien sauvage » par les Ă©gyptologues. Il convient de substituer systĂ©matiquement « loup » à « chacal » dans ces passages.
Texte 1 â Purification
« (afin) quâil purifie ledit Ounas dans le lac du loup. »
Textes des Pyramides dâOunas, antichambre, W/A/S, col. 28-29, Spruch {268}, §372 b. M. Claude Carrier, pp. 136-138, Ă©d. CYBELE 2009.
Texte 2 â Chef de meute
« (car) le dit Ounas est un chef de meute dont la mÚre ignore le nom. »
Textes des Pyramides dâOunas, antichambre, W/A/E sup, col. 4-5, Spruch {273}, §394 b. M. Claude Carrier, pp. 144-145, Ă©d. CYBELE 2009.
Texte 3 â Purification des dieux
« Lave donc Ounas ! Rends donc brillant Ounas dans le lac du loup qui est tien, Loup, dans lequel tu purifies les dieux ! »
Textes des Pyramides dâOunas, antichambre, W/A/E inf, col. 36, Spruch {301}, §§457 a-b. M. Claude Carrier, pp. 164-165, Ă©d. CYBELE 2009.
âž»
VII. Anubis et Oupouaout â dieux loups
7.1 Anubis â đđđȘđ ±đą (jnpw / inepou)
Le dieu Anubis (đđđȘđ ±đąđ ou đđđȘđ ±đą â lire jnpw / inepou) â divinitĂ© funĂ©raire de l’Ăgypte ancienne que l’on a longtemps cru ĂȘtre un dieu Ă tĂȘte de « chacal » â Ă©tait en rĂ©alitĂ© un dieu Ă tĂȘte de loup africain (Canis lupus lupaster, zÈb). Il Ă©tait d’ailleurs dĂ©signĂ© par les anciens Ăgyptiens sous le titre Nb zÈbwt (neb zabout) â littĂ©ralement « le Seigneur de la meute » â meute d’une espĂšce de loup typiquement africain.
Anubis Ă©tait associĂ© Ă la ville de ŰŁŰłÙÙŰ· / ÊŸAsyĆ«áč, le treiziĂšme nĂŽme de Haute-Ăgypte, đđ Źđ ±đđđ (lire zÈwty / zaouty), « la ProtĂ©gĂ©e ». Les Grecs anciens la nommaient Lycopolis â « la ville du loup » â oĂč les loups africains Ă©taient vĂ©nĂ©rĂ©s, confirmant sans ambiguĂŻtĂ© l’identification.
7.2 Oupouaout â đđȘđđđ„đ§ (Wp-wÈ.wt)
Le dieu Oupouaout (đđȘđđđ„đ§ â lire Wp-wÈ.wt) â dont le nom signifie « Celui qui ouvre les chemins » â est l’une des plus anciennes divinitĂ©s de l’Ăgypte pharaonique depuis l’Ă©poque prĂ©dynastique. Son ancien nom Ă©tait đŽđąđ§ (lire sd(j) / sedy) â « Celui Ă la queue ». Comme Anubis, il est figurĂ© par un loup africain (Canis lupus lupaster), mais debout sur un pavois.
Oupouaout avait Ă©tĂ© associĂ© Ă Anubis car partageant avec lui les mĂȘmes caractĂ©ristiques du loup africain. L’un (Anubis, noir) prĂ©side aux mystĂšres de la mort et de la renaissance ; l’autre (Oupouaout, gris/blanc) ouvre les voies de la victoire et du passage. Tous deux appartiennent au registre du zÈb â et leur association dans les textes rituels rĂ©vĂšle une thĂ©ologie lupine cohĂ©rente, enracinĂ©e dans la prĂ©dynastique.
âž»
VIII. Correspondances hébraïques
8.1 ŚÖ°ŚÖ”Ś / zeÊŸeáž â Le loup
L’Ă©quivalent en hĂ©breu du vocable đđżđđĄ (zÈb / zab) est ŚÖ°ŚÖ”Ś / zÉÊeáž / zeâĂ©v â nom : loup. La racine reproduit exactement celle de l’Ă©gyptien â les trois consonnes z â ÊŸ (aleph) â b s’y succĂšdent dans le mĂȘme ordre, sans aucune permutation â, ce qui en fait un cognat afro-sĂ©mitique d’une nettetĂ© remarquable.
8.2 GenĂšse 49:27 â La bĂ©nĂ©diction de Benjamin
bin-yÄmĂźn zÉÊŸĂȘáž yiáčrÄpÌ babbĆqer yĆáž”al Êżaáž wÉ-lÄ-Êżereáž yÉáž„allĂȘq ĆĄÄlÄl
« Benjamin est un loup qui déchire ; le matin, il dévore la proie, et le soir, il partage le butin. »
GenĂšse 49:27 (Traduction Louis Segond).
Cette bĂ©nĂ©diction associe la tribu de Benjamin â de laquelle devait descendre le roi SaĂŒl â Ă la figure du loup. Le double registre prĂ©dateur/distributeur reflĂšte exactement la dualitĂ© sĂ©mantique notĂ©e pour l’Ă©gyptien zÈb.
8.3 ĂsaĂŻe 11:6 â Le loup et l’agneau
wÉ-ឥÄr zÉÊŸĂȘáž Êżim-keážeĆ wÉ-nÄmĂȘr Êżim-gÉážĂź yirbÄáčŁ
« Le loup habitera avec lâagneau, et la panthĂšre se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bĂ©tail quâon engraisse seront ensemble, et un petit enfant les conduira. »
ĂsaĂŻe 11:6 (Traduction Louis Segond).
8.4 ĂzĂ©chiel 22:27 â Les chefs comme des loups
ĆÄrehÄ ážÉ-qirbÄh kizÊŸĂȘážĂźm áčĆrÉpÌĂȘ áčÄrepÌ liĆĄpÄáž”-dÄm
« Ses chefs sont dans son sein comme des loups qui déchirent leur proie ; ils répandent le sang, perdent les ùmes, pour assouvir leur cupidité. »
ĂzĂ©chiel 22:27 (Traduction Louis Segond).
âž»
IX. Correspondances arabes
9.1 La racine ۰-ŰŁ-Űš (áž-ÊŸ-b)
L’Ă©quivalent arabe de đđżđđĄ (zÈb / zab) est la racine ۰-ŰŁ-Űš, Ă lire de droite Ă gauche, dont le terme principal est ۰ÙŰŠÙŰš / ážiÊŸb â loup.
۰ÙŰŁÙŰšÙ / ážaÊŸÄba ; ÙÙ۰ÙŰŁÙŰšÙ / yaážÊŸabu â verbe : rassembler, rĂ©unir, hĂąter le pas, pousser, exhorter Ă la marche, effrayer, faire fuir, Ă©loigner, chasser. Coiffer en toupet.
۰ÙŰŠÙŰšÙ / ážaÊŸÄ«ba â verbe : ressembler Ă un loup, ĂȘtre mĂ©chant, hideux Ă l’instar d’un loup, ou craindre les loups.
۰ÙŰŠÙŰš / ážiÊŸb â loup. Sens figurĂ© positif : personne courageuse, loyale, fiable. Sens figurĂ© nĂ©gatif : personne prĂ©datrice.
۰ÙŰ€ÙۧۚÙŰ© / ážĆ«ÊŸÄba â nom : toupet, plus haut point de la dignitĂ©, de la gloire, en rĂ©fĂ©rence aux notables d’une tribu. Ă comparer avec l’Ă©gyptien đĄ (sÈb / zab) dans ses acceptions de dignitaire â notamment dans le titre đȘđĄđ ·đ (tÈyty-sÈb-áčŻÈty), le vizir de l’Ancien Empire.
9.2 Le loup dans le Coran â Sourate YĆ«suf
La racine ۰-ŰŁ-Űš figure trois fois dans le corpus coranique, toutes dans la Sourate 12 (ÙÙŰłÙ / YĆ«suf / Joseph), relatives Ă la menace du loup invoquĂ©e par les frĂšres de Joseph :
QÄla ÊŸinnÄ« layaáž„zununÄ« ÊŸan tadhhabĆ« bihi wa ÊŸakhÄfu ÊŸan yaÊŸkulahu dh-dhiÊŸbu wa ÊŸantum Êżanhu ghÄfilĆ«na
« …Et je crains que le loup ne le dĂ©vore alors que vous seriez imprĂ©voyants Ă son Ă©gard ! »
Coran, Sourate 12 (Yƫsuf), verset 13. Trad. M. Maurice Gloton, p. 236, éd. Albouraq 2018.
QÄlĆ« laÊŸin ÊŸakalahu dh-dhiÊŸbu wa naáž„nu ÊżuáčŁbatun ÊŸinnÄ ÊŸidhan lakhÄsirĆ«na
« Si le loup le dévorait alors que nous sommes un groupe, nous serions vraiment perdants. »
Coran, Sourate 12 (Yƫsuf), verset 14. Trad. M. Maurice Gloton, p. 236, éd. Albouraq 2018.
QÄlĆ« yÄ ÊŸabÄnÄ ÊŸinnÄ dhahabnÄ nastabiqu wa taraknÄ yĆ«sufa Êżinda matÄÊżinÄ fa-ÊŸakalahu dh-dhiÊŸbu
« Notre pĂšre ! …nous avons laissĂ© Joseph avec nos effets. Alors, le loup le dĂ©vora. Or, tu ne vas pas nous croire, mĂȘme si nous Ă©tions vĂ©ridiques ! »
Coran, Sourate 12 (Yƫsuf), verset 17. Trad. M. Maurice Gloton, p. 237, éd. Albouraq 2018.
âž»
X. Tableau récapitulatif inter-langues
| Langue | Terme | Transcription | Sens principal |
|---|---|---|---|
| Ăgyptien ancien | đđżđđĄ | zÈb / zab | Loup africain |
| Ăgyptien ancien | đĄđđ ±đ | zÈbw.t / zabou.t | Meute de loups |
| Akkadien | zību | zību | Loup |
| HĂ©breu biblique | ŚÖ°ŚÖ”Ś | zeÊŸeáž | Loup |
| Arabe | ۰ÙŰŠÙŰš | ážiÊŸb | Loup |
| Arabe | ۰ÙŰŁÙŰšÙ | ážaÊŸÄba | Rassembler, effrayer |
| Arabe | ۰ÙŰ€ÙۧۚÙŰ© | ážĆ«ÊŸÄba | Haute dignitĂ©, toupet |
đ đđđ đđđđ ážáž„wty Ăážłr â Djehouty L’Excellent