𓂧đ“ƒčđ“ˆ–đ“‚»  dwn / doun

Tirer · S’Ă©tirer · S’allonger · Tendre · S’Ă©tendre · Être tendu

Étude lexicographique et Ă©tymologique comparĂ©e
Égyptien pharaonique · DĂ©motique · Copte · HĂ©breu · Arabe · Songhay

Sous les auspices de 𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝 (ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent) ! ق ۱ ŰĄ

âž»

I. Entrée principale

𓂧đ“ƒčđ“ˆ–đ“‚» (lire dwn / doun) est un verbe de l’Ă©gyptien pharaonique dont le champ sĂ©mantique gravite autour de l’idĂ©e d’extension et de tension : tirer, s’Ă©tirer, s’allonger, tendre, s’Ă©tendre, ĂȘtre tendu, Ă©tendre les bras.

En rapport avec le temps, il est employĂ© dans l’expression m dwn avec le sens de dĂ©sormais, dorĂ©navant, Ă  partir de lĂ , et de maniĂšre continue pour une action. Dans l’expression dwn.f, il signifie se tenir bien droit, d’aplomb.

âž»

II. Correspondances phonétiques inter-langues

Hiéroglyphe Arabe Hébreu Copte
𓂧 (d) Ű· (áč­ÄÊŸ) / ŰŻ (dāl) Ś“ (dalet) / ژ (áč­ĂȘt) âČŠ/âȧ (tau/t)
đ“ƒč / đ“…± (wn / w) و (wāw) / ل (lām) Ś• (vav / waw) âČš/âČ©, âȰ/âȱ (u, ƍ)
𓈖 (n) ن (nĆ«n) / ل (lām) Ś  (nun) / ڜ (lamed) âȚ/âț (nē/n)

âž»

III. PhonĂšmes de l’Ă©gyptien pharaonique

3.1  đ“‚§ — La main (occlusive dentale faible /d/)

Copte : âČŠ/âȧ (tau/t) [t, d]. HĂ©breu : Ś“ (dalet /d/ ou /ð/) · ژ (áč­ĂȘt /áč­/). Arabe : ŰŻ (dāl /d) · Ű· (áč­ÄÊŸ /áč­).

SĂ©mitiques : d (sonore) et áč­ (sourd), mĂȘme si ce dernier est rare.

3.2  đ“…± — Le poussin de caille (spirante labiale sonore /w/)

Spirante labiale sonore du moyen Ă©gyptien. Signe alternatif : đ“Č.

Copte : âČš/âČ© (he/u) [u, w, i, v] · âȘ/âș (mē/m) · âȂ/âȃ (bēta/b) [b, v, w]. Voyelles associĂ©es : âȀ/âȁ (a) · âȈ/âȉ (e) · âȰ/âȱ (ƍ).

HĂ©breu : Ś• (waw / vav). Arabe : و (wāw). SĂ©mitique : w.

3.3  đ“ˆ– — La vague d’eau (occlusive apico-dentale /n/)

Copte : âȚ/âț (nē/n) · âȘ/âș (mē/m) · âČą/âČŁ (rƍ/r). HĂ©breu : Ś  (nun/n) · ڜ (lamed/l). Arabe : ن (nĆ«n/n) · ل (lām/l). SĂ©mitiques : n, l.

3.4  đ“‚» — Jambes marchant (dĂ©terminatif)

IdĂ©ogramme de la dĂ©marche, de venir, revenir. DĂ©terminatif de tout verbe de mouvement, il inscrit dwn dans le registre de l’action dynamique et du geste.

âž»

IV. Vocables de l’Ă©gyptien pharaonique

𓂧đ“ƒčđ“ˆ–đ“‚» (lire dwn / doun) — verbe : tirer, s’Ă©tirer, s’Ă©tendre, s’allonger, tendre, ĂȘtre tendu, Ă©tendre les bras.

𓂧đ“ƒčđ“‚đ“ˆ–đ“Œđ“…±đ“†ƒđ“†ƒ (lire dwn-Êżnwy / DounĂąnouy) — nom du dieu faucon du 18e nome de Haute-Égypte. Son nom signifie « Celui qui ouvre ou Ă©tend ses bras ».

đ“ƒčđ“ˆ–đ“Œđ“đ“‡Œđ“‡ł (lire wnw.t / ounou.t) — nom : division du temps, heure, moment. Pluriel đ“ƒčđ“ˆ–đ“Œđ“đ“‡Œđ“‡Œđ“‡Œ. L’Ă©quivalent arabe est ŰŁÙŽÙˆŰ§Ù† / ÊŸawān (temps, moment) et Ű§Ù„ŰąÙ† / Al-ÊŸÄ€na (maintenant). En copte : âȟâČ©âțâȟâČ© (heure).

đ“‚§đ“‡Źđ“ˆ–đ“…±đ“Œđ“ž (lire dwnou / dounou) — nom : offrandes. Les anciens Égyptiens dĂ©posaient leurs offrandes sur un autel, une table d’offrandes appelĂ©e 𓅱𓂧𓎛𓅱𓊯 (lire wdáž„w / oudeáž„ou). Ils y sculptaient aussi des offrandes virtuelles — les dwnou — placĂ©es dans les tombeaux. Ce terme est Ă  rapprocher de l’arabe Ű·Ű§ÙˆÙÙ„ÙŽŰ© / áč­Äwilaáș— (table, buffet).

Attestation — wnw.t « les heures » dans les Textes des Pyramides

តd mdw j áž„r(y).w wnw.t tp(y.w) Êż.w RÊż jr.y w3.t

–Formule Ă  rĂ©citer– Ô Ceux qui sont au-dessus des heures (et) qui sont avant RĂȘ, faites un chemin

Textes des Pyramides d’Ounas, antichambre, col. 21, Spruch {251}, §269 a, pp. 110-111. Trad. Claude Carrier, Ă©d. CYBELE, Paris 2009.

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V. Le dieu 𓂧đ“ƒčđ“‚đ“ˆ–đ“Œđ“…±đ“†ƒđ“†ƒ DounĂąnouy

La racine dwn figure dans le nom d’un ancien dieu de l’Égypte pharaonique : 𓂧đ“ƒčđ“‚đ“ˆ–đ“Œđ“…±đ“†ƒđ“†ƒ (lire dwn-Êżnwy / DounĂąnouy), le dieu faucon du 18e nome de Haute-Égypte, dont le nom signifie « Celui qui ouvre ou Ă©tend ses bras » — image mĂȘme du geste d’extension que porte la racine.

âž»

VI. Attestations dans les corpus pharaoniques

Textes des Pyramides — TĂ©ti : Ă©tendre les Neuf Arcs

dwnw(w) កr psត.t 9=f psត.wt
r Ȝឫ pn pr(=w) m tȜ

Que Horus étende ses Neuf Arcs devant ce Bienheureux sorti de la terre,

Textes des Pyramides de Téti, antichambre, T/A/E, col. 17, Spruch {385}, §673 b. Trad. Claude Carrier, pp. 334-335, éd. CYBELE 2009.

Textes des Sarcophages — Ă©tendre bras et jambes

m3Êż~n=j rd.wy=j dwn~n=j Êż.wy=j

si j’ai allongĂ© mes deux jambes, si j’ai Ă©tendu mes deux bras,

Textes des Sarcophages, vol. 1, CT II, Spell [136] (sarcophage B2L), p. 164, section a. Trad. Claude Carrier, pp. 318-319, Éditions du Rocher 2004.

dwn(w)=j ÊżqȜ[=j]
smȜ(w)=j máș–n.wt
wតȜ(w)=j m jmn.t p.t

Je veux tendre [mon] cordage (et) je veux prĂ©parer les bacs (afin) que je puisse traverser depuis l’Ouest du ciel !

Textes des Sarcophages, vol. 1, CT III, Spell [218] (sarcophage B5C), pp. 197-198, sections f-g-a. Trad. Claude Carrier, pp. 526-527, Éditions du Rocher 2004.

dwn(w)=sn តbÊż.w=k qrf.y

Qu’ils Ă©tirent tes doigts crispĂ©s

Textes des Sarcophages, vol. 1, CT III, Spell [226] (sarcophage S2C), p. 256, section b. Trad. Claude Carrier, pp. 548-549, Éditions du Rocher 2004.

jr~n=s náčŻr.w m js áž„3q m-áž«t dwn=s rd=s r áž„3

S’il a fait des dieux une proie facile, c’est quand il a allongĂ© sa jambe Ă  l’extĂ©rieur.

Textes des Sarcophages, vol. 1, CT IV, Spell [336] (sarcophage B1L), p. 327, section g. Trad. Claude Carrier, pp. 836-837, Éditions du Rocher 2004.

Les Aventures de SinouhĂ© — s’Ă©tendre sur le ventre

gm.n.Ă­ áž„m.f áž„r st wrt m wit nt ážÊżm wn.k(wĂ­) rf
dwn.kwĂ­ áž„r áș–t.Ă­ áž«m.nĂ­ w m-bȜង.f náčŻr pn

Je trouvai Sa MajestĂ© sur le grand trĂŽne, dans l’embrasure d’Ă©lectrum. M’Ă©tant Ă©tendu sur le ventre, je perdis connaissance en sa prĂ©sence.

Les Aventures de SinouhĂ©, B252 Ă  B253, pp. 68-69 — texte hiĂ©roglyphique, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e par Patrice Le Guilloux, Cahier de l’Association d’Égyptologie Isis n°4, 2e Ă©d., Angers 2005.

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VII. Copte et démotique

Valeurs coptes mobilisĂ©es : âČŠ/âȧ (tau/t) · âȰ/âȱ (ƍ) · âȞ/âȟ (o) · âČš/âČ© (u) · âȚ/âț (n).

Les formes coptes âȧâȱâȟâČ©âț (sahidique et bohaĂŻrique), âȧâȱâȱâț (sahidique) et âȧâȱâț (bohaĂŻrique) signifient, comme verbe, se lever ; comme nom, elles dĂ©signent un Ă©tablissement, une rĂ©surrection, une crĂ©ation. Elles descendent directement de l’ancien Ă©gyptien 𓂧đ“ƒčđ“ˆ–đ“‚» (dwn / doun).

En dĂ©motique : twn — verbe : se lever.

âž»

VIII. Les langues africaines — le Songhay

La racine trouve un Ă©cho remarquable dans le Songhay, langue d’Afrique de l’Ouest classĂ©e dans la famille nilo-saharienne — bien que sa parentĂ© avec les langues MandĂ© de la grande famille Niger-Congo mĂ©rite d’ĂȘtre considĂ©rĂ©e. En Songhay :

tun — se lever, se dresser, se rĂ©veiller

tunante — ĂȘtre dressĂ©

tunandi — faire lever, rĂ©veiller

tunyan — fait de lever

La proximitĂ© avec le copte âȧâȱâȟâČ©âț (se lever) — dernier stade de la langue pharaonique — est frappante et invite Ă  reconsidĂ©rer les classifications linguistiques Ă©tablies.

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IX. Correspondances hébraïques

L’Ă©quivalent hĂ©breu de la racine — ڜ (lamed) · Ś• (vav / waw) · ژ (áč­ĂȘt) — est le verbe Ś˜Ś•ÖŒŚœ / áč­uwl, qui signifie lever, jeter, lancer, ĂȘtre lancĂ©, jetĂ© au loin.

1 Samuel 18 : 11

Ś•Ö·Ś™ÖžÖŒŚ˜Ö¶Śœ Ś©ÖžŚŚŚ•ÖŒŚœ ڐֶŚȘÖŸŚ”Ö·Ś—ÖČŚ ÖŽŚ™ŚȘ ڕַڙÖčÖŒŚŚžÖ¶Śš ŚÖ·Ś›Ö¶ÖŒŚ” Ś‘Ö°Ś“ÖžŚ•ÖŽŚ“ Ś•ÖŒŚ‘Ö·Ś§ÖŽÖŒŚ™Śš Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚĄÖčÖŒŚ‘ Ś“ÖžÖŒŚ•ÖŽŚ“ ŚžÖŽŚ€ÖžÖŒŚ ÖžŚ™Ś• Ś€Ö·ÖŒŚąÖČŚžÖžŚ™ÖŽŚŚƒ
way·yā·áč­el ƥā·ƫl ĂȘáčŻ ha·ងă·nĂźáčŻ way·yĆÂ·mer ak·keh wə·តā·wiត ƫ·ជaq·qĂźr way·yis·sƍᾇ តā·wiត mip·pā·nāw pa·ă·mā·yim

« SaĂŒl leva sa lance, disant en lui-mĂȘme : Je frapperai David contre la paroi. Mais David se dĂ©tourna de lui deux fois. »

1 Samuel 18 : 11, Bible.

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X. Vocables de l’arabe — la racine Ű·-و-ل (áč­-w-l)

Au sein du corpus coranique, la racine Ű·-و-ل (áč­-w-l) (lue de droite Ă  gauche) apparaĂźt dix fois, formant des vocables exprimant le moyen, la hauteur (dimension verticale), l’action de durer, ce qui s’Ă©tend et se prolonge dans le temps.

Forme Lecture Sens
Ű·ÙŽŰ§Ù„ÙŽ / ÙŠÙŽŰ·ÙÙˆÙ„Ù áč­Äla / yaáč­Ć«lu ĂȘtre long, Ă©tendu, s’Ă©tirer, s’Ă©tendre, durer longtemps (forme I)
Ű·ÙŽÙˆÙŽÙ‘Ù„ÙŽ / ÙŠÙŰ·ÙŽÙˆÙÙ‘Ù„Ù áč­awwala / yuáč­awwilu Ă©tirer, Ă©tendre, rallonger, prolonger, accorder un rĂ©pit (forme II)
Ű·ÙŽÙˆÙ’Ù„ áč­awl nerf, force, vigueur, puissance
Ű·ÙÙˆÙ„ áč­Ć«l longitude, longueur, longue durĂ©e, pendant, durant, taille
Ű„ÙŰ·ÙŽŰ§Ù„ÙŽŰ© ÊŸiáč­Älaáș— dilatation, allongement, extension, prolongation, Ă©tirement
Ű·Ű§ÙˆÙÙ„ÙŽŰ© áč­Äwilaáș— table, buffet

Le radical initial du mot Ă©gyptien — l’occlusive dentale faible /d/ figurant la main 𓂧 — se lit en arabe en occlusive sourde alvĂ©olaire emphatique Ű· (áč­), et le dernier radical 𓈖 (n) correspond ici Ă  l’arabe ل (lām / l).

Occurrences coraniques

Le moyen — Sourate 9, At-Tawba, verset 86

ÙˆÙŽŰ„ÙŰ°ÙŽŰą ŰŁÙÙ†ŰČِلَŰȘْ ŰłÙÙˆŰ±ÙŽŰ©ÙŒ ŰŁÙŽÙ†Ù’ ŰĄÙŽŰ§Ù…ÙÙ†ÙÙˆŰ§ÛŸ ŰšÙÙ±Ù„Ù„ÙŽÙ‘Ù‡Ù ÙˆÙŽŰŹÙŽÙ°Ù‡ÙŰŻÙÙˆŰ§ÛŸ مَŰčَ Ű±ÙŽŰłÙÙˆÙ„ÙÙ‡Ù Ù±ŰłÙ’ŰȘÙŽÙ€Ù’Ù”Ű°ÙŽÙ†ÙŽÙƒÙŽ ŰŁÙÙˆÛŸÙ„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù±Ù„Ű·ÙŽÙ‘ÙˆÙ’Ù„Ù مِنْهُمْ
wa-ÊŸidhā ÊŸunzilat sĆ«ratun ÊŸan ʟāminĆ« bi-llāhi wa-jāhidĆ« maÊża rasĆ«lihi staÊŸdhanaka ÊŸulĆ« áč­-áč­awli minhum

« …ceux qui ont les moyens parmi eux demandent ton accord et disent : Laissez-nous siĂ©ger avec ceux qui restent sur place ! »

Sourate 9, Ű§Ù„ŰȘÙˆŰšŰ© / At-Tawba / Le Retour, verset 86. Trad. M. Maurice Gloton, p. 200, Ă©d. Albouraq 2018.

La hauteur — Sourate 17, Al-Isrāʟ, verset 37

ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰȘÙŽÙ…Ù’ŰŽÙ فِى Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù Ù…ÙŽŰ±ÙŽŰ­Ù‹Ű§ Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ÙƒÙŽ لَن ŰȘÙŽŰźÙ’Ű±ÙÙ‚ÙŽ Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶ÙŽ وَلَن ŰȘÙŽŰšÙ’Ù„ÙŰșَ Ù±Ù„Ù’ŰŹÙŰšÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ű·ÙÙˆÙ„Ù‹Û­Ű§
wa-lā tamshi fÄ« l-ÊŸarឍi maraáž„an ÊŸinnaka lan takhriqa l-ÊŸarឍa wa-lan tablugha l-jibāla áč­Ć«lan

« Ne marche pas sur la terre avec insolence. Vraiment, jamais tu ne transperceras la terre et jamais tu n’atteindras la hauteur des montagnes ! »

Sourate 17, Ű§Ù„Ű„ŰłŰ±Ű§ŰĄ / Al-Isrāʟ / Le Voyage Nocturne, verset 37. Trad. M. Maurice Gloton, p. 285, Ă©d. Albouraq 2018.

Durer — Sourate 20, Tñ-Hñ, verset 86

ŰŁÙŽÙÙŽŰ·ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Űčَلَيْكُمُ ٱلْŰčÙŽÙ‡Ù’ŰŻÙ ŰŁÙŽÙ…Ù’ ŰŁÙŽŰ±ÙŽŰŻŰȘُّمْ ŰŁÙŽÙ† ÙŠÙŽŰ­ÙÙ„ÙŽÙ‘ Űčَلَيْكُمْ ŰșÙŽŰ¶ÙŽŰšÙŒÛ­ مِّن Ű±ÙŽÙ‘ŰšÙÙ‘ÙƒÙÙ…Ù’
ÊŸa-fa-áč­Äla Êżalaykumu l-Êżahdu ÊŸam ÊŸaradtum ÊŸan yaáž„illa Êżalaykum ghaឍabun min rabbikum

« …L’engagement que vous avez pris alors a-t-il trop durĂ© ? Ou dĂ©sirez-vous que le courroux de votre Enseigneur se rĂ©pande sur vous…? »

Sourate 20, Ű·Ù‡ / TĂą-HĂą, verset 86. Trad. M. Maurice Gloton, p. 317, Ă©d. Albouraq 2018.

Longue vie — Sourate 21, Al-Anbiyñ, verset 44

ŰšÙŽÙ„Ù’ مَŰȘَّŰčÙ’Ù†ÙŽŰ§ Ù‡ÙŽÙ°Ù“Ű€ÙÙ„ÙŽŰąŰĄÙ ÙˆÙŽŰĄÙŽŰ§ŰšÙŽŰąŰĄÙŽÙ‡ÙÙ…Ù’ Ű­ÙŽŰȘَّىٰ Ű·ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Űčَلَيْهِمُ ٱلْŰčÙÙ…ÙŰ±Ù
bal mattaÊżnā hāʟulāʟi wa-ʟābāʟahum áž„attā áč­Äla Êżalayhimu l-Êżumuru

« Bien plus ! Nous avons accordĂ© un usufruit Ă  ceux-lĂ  et Ă  leurs pĂšres jusqu’au terme d’une longue vie… »

Sourate 21, Ű§Ù„ŰŁÙ†ŰšÙŠŰ§ŰĄ / Al-AnbiyĂą / Les ProphĂštes, verset 44. Trad. M. Maurice Gloton, p. 325, Ă©d. Albouraq 2018.

Prolonger le temps — Sourate 28, Al-QaáčŁaáčŁ, verset 45

ÙˆÙŽÙ„ÙŽÙ°ÙƒÙÙ†ÙŽÙ‘Űą ŰŁÙŽÙ†ŰŽÙŽŰŁÙ’Ù†ÙŽŰ§ Ù‚ÙŰ±ÙÙˆÙ†Ù‹Û­Ű§ فَŰȘÙŽŰ·ÙŽŰ§ÙˆÙŽÙ„ÙŽ Űčَلَيْهِمُ ٱلْŰčÙÙ…ÙŰ±Ù
wa-lākinnā ÊŸanshaÊŸnā qurĆ«nan fa-taáč­Äwala Êżalayhimu l-Êżumuru

« Et cependant, Nous avons Ă©tabli des gĂ©nĂ©rations dont Nous avons alors prolongĂ© le temps de vie… »

Sourate 28, Ű§Ù„Ù‚Ű”Ű” / Al-QaáčŁaáčŁ / Le RĂ©cit, verset 45. Trad. M. Maurice Gloton, p. 391, Ă©d. Albouraq 2018.

La longanimitĂ© — Sourate 40, Ä Ăąfir, verset 3

ŰșÙŽŰ§ÙÙŰ±Ù Ù±Ù„Ű°ÙŽÙ‘Ù†ÛąŰšÙ ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰ§ŰšÙÙ„Ù ٱلŰȘÙŽÙ‘ÙˆÙ’ŰšÙ ŰŽÙŽŰŻÙÙŠŰŻÙ ٱلْŰčÙÙ‚ÙŽŰ§ŰšÙ Ű°ÙÙ‰ Ù±Ù„Ű·ÙŽÙ‘ÙˆÙ’Ù„Ù Ù„ÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙ°Ù‡ÙŽ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ هُوَ
ghāfiri dh-dhanbi wa-qābili t-tawbi shadÄ«di l-Êżiqābi dhÄ« áč­-áč­awli lā ÊŸilāha ÊŸillā huwa

« Le Couvreur des manquements et Celui qui accepte le retour, le Rigoureux dans la sanction, le Détenteur de la longanimité. Nul dieu adoré sinon Lui. »

Sourate 40, ŰșŰ§ÙŰ± / Ä Ăąfir / TrĂšs-Recouvreur, verset 3. Trad. M. Maurice Gloton, p. 467, Ă©d. Albouraq 2018.

* LonganimitĂ© : du latin longanimitas, dĂ©rivĂ© de longanimis (de longus, long, et animus, esprit) — la patience qui dure, qui s’Ă©tend dans le temps. Le sens rejoint exactement la racine áč­-w-l.

Plus grande Ă©tendue — Sourate 73, Al-Muzzammil, verset 7

Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ لَكَ فِى Ù±Ù„Ù†ÙŽÙ‘Ù‡ÙŽŰ§Ű±Ù ŰłÙŽŰšÙ’Ű­Ù‹Û­Ű§ Ű·ÙŽÙˆÙÙŠÙ„Ù‹Û­Ű§
ÊŸinna laka fÄ« n-nahāri sabáž„an áč­awÄ«lan

« Vraiment, pendant le jour, tu as une libertĂ© d’action plus grande. »

Sourate 73, Ű§Ù„Ù…ŰČّمِّل / Al-Muzzammil / Celui qui s’enveloppe, verset 7. Trad. M. Maurice Gloton, p. 574, Ă©d. Albouraq 2018.

Longuement — Sourate 76, Al-Insñn, verset 26

وَمِنَ ٱلَّيْلِ ÙÙŽÙ±ŰłÙ’ŰŹÙŰŻÙ’ لَهُۄ ÙˆÙŽŰłÙŽŰšÙÙ‘Ű­Ù’Ù‡Ù Ù„ÙŽÙŠÙ’Ù„Ù‹Û­Ű§ Ű·ÙŽÙˆÙÙŠÙ„Ù‹Ű§
wa-mina l-layli fa-sjud lahĆ« wa-sabbiáž„hu laylan áč­awÄ«lan

« Et pendant une partie de la nuit, prosterne-toi pour Lui et, longuement la nuit, immerge-toi en Lui dans l’Insondable. »

Sourate 76, Ű§Ù„Ű„Ù†ŰłŰ§Ù† / Al-InsĂąn / L’Humain, verset 26. Trad. M. Maurice Gloton, p. 580, Ă©d. Albouraq 2018.

âž»

XI. La racine ÊŸÄ€na — « maintenant »

Le nom pharaonique wnw.t (heure, moment) trouve un Ă©cho direct dans l’arabe Ű§Ù„ŰąÙ† / Al-ÊŸÄ€na (maintenant). Cette racine apparaĂźt notamment dans deux versets oĂč le mot dĂ©signe l’instant prĂ©sent qui se rĂ©vĂšle :

Sourate 12, Yûsuf, verset 51

Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽŰȘِ Ù±Ù…Ù’Ű±ÙŽŰŁÙŽŰȘُ ٱلْŰčَŰČِيŰČِ ٱلْـَٰٔنَ Ű­ÙŽŰ”Ù’Ű­ÙŽŰ”ÙŽ Ù±Ù„Ù’Ű­ÙŽÙ‚ÙÙ‘ ŰŁÙŽÙ†ÙŽŰ§Û  Ű±ÙŽÙ°ÙˆÙŽŰŻŰȘُّهُۄ Űčَن Ù†ÙŽÙ‘ÙÙ’ŰłÙÙ‡ÙÛŠ ÙˆÙŽŰ„ÙÙ†ÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ لَمِنَ Ù±Ù„Ű”ÙŽÙ‘Ù°ŰŻÙÙ‚ÙÙŠÙ†ÙŽ
qālati mraÊŸatu l-ÊżazÄ«zi l-ʟāna áž„aáčŁáž„aáčŁa l-áž„aqqu ÊŸanā rāwadttuhu Êżan nafsihi wa-ÊŸinnahu lamina áčŁ-áčŁÄdiqÄ«na

« La femme d’Al-ÊżAzize dit : Maintenant la vĂ©ritĂ© s’est manifestĂ©e. C’est moi qui ai voulu le sĂ©duire. Et c’est lui, vraiment, qui est du nombre des vĂ©ridiques ! »

Sourate 12, ÙŠÙˆŰłÙ / YĂ»suf / Joseph, verset 51, Coran.

Sourate 10, Yûnus, verset 91

ŰĄÙŽŰąÙ„Ù’Ù€ÙŽÙ°Ù”Ù†ÙŽ ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ’ ŰčÙŽŰ”ÙŽÙŠÙ’ŰȘَ Ù‚ÙŽŰšÙ’Ù„Ù وَكُنŰȘَ مِنَ Ù±Ù„Ù’Ù…ÙÙÙ’ŰłÙŰŻÙÙŠÙ†ÙŽ
ʟāl-ʟāna wa-qad ÊżaáčŁayta qablu wa-kunta mina l-mufsidÄ«na

« [Allah dit] : Maintenant ? Alors qu’auparavant tu as dĂ©sobĂ©i et que tu as Ă©tĂ© du nombre des corrupteurs ! »

Sourate 10, ÙŠÙˆÙ†Űł / YĂ»nus / Jonas, verset 91, Coran.

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