đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire jÈœážł.t / jaqe.t / yrĂšqe.t) ou autres variantes d’écriture 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“« (lire jÈœážł.t / jaqe.t / yrĂšqe.t) ou 𓇋đ“Č đ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire ywážł.t / youqe.t) : poireaux, lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral.

Adam & Éve – Albrecht DĂŒrer- 1504

sous les auspices de  ژ –Ś˜Ś™ŚȘ –Thốth – ΘώΞ – áŒ™ÏÎŒáż†Ï‚ ᜁ ΀ρÎčÏƒÎŒÎ­ÎłÎčÏƒÏ„ÎżÏ‚!  Ű„ŰŻŰ±ÙŠŰł  – Idriss ( ŰŻÙŽŰ±ÙŽŰłÙŽ  darasa– ÙŠÙŽŰŻÙ’Ű±ÙŰłÙ  yadrusu– Ű§ÙŰŻÙ’Ű±ÙŰłÙ’   – udrus ! -enseigner, apprendre ) – Ś—ÖČŚ Ś•Ö覚ְ – កănƍkh (Ś—Ś Śš -Hanak- Ă©tablir, instruire) –  đ“đ“…đ“­đ“€­ ( ណងwty )- Ś“Ö·ÖŒŚąÖ·ŚȘ / Daāth-

و – ۱ – ق

Correspondances :

𓇋 (y)  : Ś™ (yod / youd), و (wāw)

𓄿 (l, r, Ăą)  :  Śš (resh ou Roch) , ۱ (rā)

𓈎 (ážł, q)  : ڧ (qof ou qoph), ق (qāf)

PhonĂšmes de l’égyptien pharaonique : 

𓇋 (y)  : ( j )- Alternative 𓀀 : yod, iota, i, y ou È§/a . Constrictive mĂ©dio-palatale sonore :

  • Copte : âȀ / âȁ : alpha = a / [a, ʕ, ʔ] ;  âȈ /âȉ : ei /e /[e] ; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i]
  • HĂ©breu : Ś™ /j/ ou /Ă© / ou  /i/ yƍd ou ŚÖŽ , ڐ֔.
  • Arabe : ى  /aː/ (ÊŸalif  ),  Ű„ي  /yʔ / ou /īʔ / ,  Ű„ /ʔ / , ي  /y/ ou /īʟ/ (Yāʟ), ou و (wāw).
  • SĂ©mitiques :  ˀ, i , ꜀, y , l, w.

𓄿  (Ȝ) : /l/, /r/,  /a/ : 

  • Copte : âȒ / âȓ  : iƍta / i / [i, j] ; âȞ / âȟ : ou / o / [o];  âȈ /âȉ : ei /e /[e]; âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i] ; âȱ / ƍ / ƍ / [oː] 
  • hĂ©breu : ڐ /ah/ Alef.
  • Arabe : / ŰŁ / (Aleph), ŰĄ  /ʔ/ Hamza.
  • SĂ©mitiques : ˀ , r , l.

𓈎 : dune de sable, flanc de colline,  (/ážł/ ou /q/), occlusive vĂ©laire sourde. Voir ážł3. t (qĂ©l.t/ hauteur, Ă©minence, ce qui est en hauteur, lien avec ce qui est haut)- nom fĂ©minin ou ážł33 (qĂ©lel / colline, terre haute. Comme en bambara -Niger-Congo- «  KĂčlu  » : terre haute, montagne, colline, crĂȘte, mĂšche de cheveux au dessus de la tĂȘte, huppe (oiseau) ).

  • Copte :  /k /  > / âȕ / (A, F, L, M, S, B),  âČ­ (B),  / áž” / > Ï­ (A, F, L, M, S, B).
  • HĂ©breu : ڧ /k/ Qoph.
  • Arabe ق /q/ (ឳāf).
  • SĂ©mitiques : ážł, k , q, g, ÄŁ.

𓏏 : Galette de pain . UnilitĂšre. Equivalant Ă  l’hĂ©breu ŚȘÖŒ ‘t’ Tav, Ă  l’arabe ŰȘ ‘t’ tā’ ;  Ű· / áč­ÄÊŸ, au phĂ©nicien T / Taw avec ‘Croix’, 𐀈 Teth. SĂ©mitique t, d, áč­ .

DĂ©terminatifs : 

𓆰 : touffe de trois herbes. DĂ©terminatif de plante, de fleur, de roseau ou de lĂ©ger.

đ“„ : trois traits pour dĂ©signer la pluralitĂ©. DĂ©terminatif de la pluralitĂ©, de la collectivitĂ©.

đ“« : variante d’écriture de đ“„  avec la mĂȘme signification.

Vocables de l’égyptien pharaonique constituĂ©s par ces phonĂšmes :

đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire jÈœážł.t / jaqe.t / yrĂšqe.t) ou autres variantes d’écriture 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“« (lire jÈœážł.t / jaqe.t / yĂ©rĂšqe.t)  ou 𓇋đ“Č đ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire ywážł.t / youqe.t) : poireaux, lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral.

Vocables de l’arabe : 

(ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ÙŽ /waraqa ; ÙŠÙŽŰ±ÙÙ‚Ù / yariqu)- verbe. Forme I : feuillir, se garnir, se couvrir de feuilles (pour un arbre) produire des feuilles, garnir de feuilles, tapisser


(ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ / waraq) : feuilles, papier, feuille de mĂ©tal, monnaie en papier.

  • ( ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ÙŽŰ© /waraqa) : feuille, document- Au sens figurĂ© un homme libĂ©ral, gĂ©nĂ©reux.
  • (ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ /waraq)- nom : feuille (d’un arbre ou d’un livre), papier, monnaie en papier, carte Ă  jouer.
  • ( ÙˆÙŰ±ÙŽŰ§Ù‚ / wirāq) – nom. : feuillaison.
  • ( ÙˆÙŽŰ±ÙŽŰ§Ù‚ / warāq)-nom : verdure du sol.
  • ( ÙˆÙŽŰ±ÙÙ‚ /wariq) – adjectif. : feuillu.
  • ( ÙˆÙŰ±Ù’Ù‚ÙŽŰ© /wurqa)- adjectif. : de couleur brune ou cendrĂ©e.

Le vocable đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire jÈœážł.t / jaqet / yrĂšqet) – autres variantes d’écriture 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“« (lire jÈœážłt / jaqet / yĂ©rĂšqet)  ou 𓇋đ“Č đ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire ywážł.t / youqet)- dĂ©signant les poireaux, les lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral a donnĂ© en Copte le mot âČÏ­âȉ (en dialecte sahidique) ou âČÏ«âȓ (en dialecte bohaĂŻrique) voulant dire poireau. Au Copte il a gĂ©nĂ©rĂ© ces expressions adjectivales suivantes :

  • âȁâČ©âȁâț âțâČÏ­âȉ (dialecte Sahidique) ou âȁâČ©âȁâț âțâČÏ«âȓ (dialecte BohaĂŻrique) voulant dire de couleur poireau, entendre de couleur verte. 

Les mots en Copte dans leur forme adjectivale rappellent Ă©tonnamment les vocables en Langues MandĂ© comme le Bambara oĂč la couleur verte (ou de couleur verte) se dit «nyĂčgĂč-ji / feuilles- eau» ou «nyĂčgĂčji-ma Â» et pour les feuilles (de baobab, de patates, de haricots, de manioc) nous avons aussi «nyĂčgu Â». En SoninkĂ© de Mauritanie « nĂ­rĂŹ (nĂ n) Â», reverdir pour les vĂ©gĂ©taux, se garnir de beaucoup de feuilles et «nĂ­rĂŹyĂ© Â» reverdissement, feuillaison, prospĂ©ritĂ©.

Les phonĂšmes constituant les mots et expressions adjectivales en Copte :

âȎ / âȏ : ēta / ē / [eː] / [ɛː, i]

ÏŹ / Ï­ /  : qima / q / [q] / [tÍĄÊƒ]

ÏȘ / Ï« /  : តanតia / ត / [dÍĄÊ’] / [dÍĄÊ’, g ]

âȈ /âȉ : ei /e /[e]

âȀ / âȁ : alpha = a / [a, ʕ, ʔ]

âČš / âČ© : he / u / [u, w] / [u, w, i, v]

âȚ /âț : nē / n / [n]

Vocables en hĂ©breu : 

  • (Ś™ÖžŚšŚ•Ö茧 /yarowq)- nom . : plantes vertes, verdure, choses de couleur verte.
  • (Ś™Ö¶ŚšÖ¶Ś§ /yereq)– nom fĂ©minin : vert, verdure, plantes vertes.

Ge’ez :

 (ወርቅ / wĂ€rážł) : or.

Ś•Ö·Ś™Ö°Ś›Ö·ÖžŚĄ ڐֶŚȘÖŸŚąÖ”ÖŁŚ™ŚŸ Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ”ÖžŚÖžŚšÖ¶Ś„Öź ڕַŚȘÖ¶ÖŒŚ—Ö°Ś©Ö·ŚÖŁŚšÖ° Ś”ÖžŚÖžŚšÖ¶Ś„Ö’ ڕַڙÖčÖŒÖœŚŚ›Ö·Śœ ڐֶŚȘÖŸŚ›ÖžÖŒŚœÖŸŚąÖ”ÖŁŚ©Ö¶Ś‚Ś‘ Ś”ÖžŚÖžÖ—ŚšÖ¶Ś„ ڕְڐ֔ŚȘ֙ Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ€Ö°ÖŒŚšÖŽÖŁŚ™ Ś”ÖžŚąÖ”Ö”Ś„ ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ„Śš Ś”Ö覕ŚȘÖŽÖ–Ś™Śš Ś”Ö·Ś‘ÖžÖŒŚšÖžÖ‘Ś“ Ś•Ö°ŚœÖčŚÖŸŚ Ö覕ŚȘÖ·ÖšŚš Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ™Ö¶Ö§ŚšÖ¶Ś§ Ś‘ÖžÖŒŚąÖ”Ö›Ś„ Ś•ÖŒŚ‘Ö°ŚąÖ”Ö„Ś©Ö¶Ś‚Ś‘ Ś”Ö·Ś©ÖžÖŒŚ‚Ś“Ö¶Ö–Ś” Ś‘Ö°ÖŒŚ›ÖžŚœÖŸŚÖ¶Ö„ŚšÖ¶Ś„ ŚžÖŽŚŠÖ°ŚšÖžÖœŚ™ÖŽŚŚƒ

way·បas ’ĂȘáčŻ â€˜ĂȘn kāl-hā·’ā·reáčŁ wat·teង·ƥaáž” hā·’ā·reáčŁ way·yĆÂ·áž”al ’ĂȘáčŻ kāl-‘ĂȘ·ƛeᾇ hā·’ā·reáčŁ wə·’ĂȘáčŻ kāl-pə·rĂź hā·’ĂȘáčŁ â€™ÄƒÂ·ĆĄer hĆÂ·w·áčŻĂźr hab·bā·rāត wə·lƍ nĆÂ·w·áčŻar kāl-ye·req bā·’ĂȘáčŁ Ć«Â·áž‡É™Â·â€™ĂȘ·ƛeᾇ haĆ›Â·Ć›ÄÂ·ážeh bə·បāl ’e·reáčŁ miáčŁÂ·ra·yim

Traduction Louis Segond : Elles couvrirent la surface de toute la terre, et la terre fut dans l’obscuritĂ© ; elles dĂ©vorĂšrent toute l’herbe de la terre et tout le fruit des arbres, tout ce que la grĂȘle avait laissĂ©; et il ne resta aucune verdure aux arbres ni Ă  l’herbe des champs, dans tout le pays d’Egypte.

Exode 10 : 15, Bible.

ÙÙŽÙˆÙŽŰłÙ’ÙˆÙŽŰłÙŽ Ű„ÙÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡Ù Ù±Ù„ŰŽÙŽÙ‘ÙŠÙ’Ű·ÙŽÙ°Ù†Ù Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ ÙŠÙŽÙ°Ù“Ù€ÙŽÙ”Ű§ŰŻÙŽÙ…Ù هَلْ ŰŁÙŽŰŻÙÙ„ÙÙ‘ÙƒÙŽ Űčَلَىٰ ŰŽÙŽŰŹÙŽŰ±ÙŽŰ©Ù Ù±Ù„Ù’ŰźÙÙ„Ù’ŰŻÙ ÙˆÙŽÙ…ÙÙ„Ù’ÙƒÙÛą Ù„ÙŽÙ‘Ű§ ÙŠÙŽŰšÙ’Ù„ÙŽÙ‰Ù°

Fawaswasa ‘Ilayhi AshShayƣānu Qāla Yā ‘Ādamu Hal ‘Adulluka `AlĂĄ Shajarati Al-Khuldi Wa Mulkin Lā YablĂĄ

Alors, Satan lui susurra ces paroles : « Ô Adam! Te dĂ©signerai-je l’Arbre de la PerpĂ©tuitĂ© et une RoyautĂ© non Ă©phĂ©mĂšre? Â»

ÙÙŽŰŁÙŽÙƒÙŽÙ„ÙŽŰ§ Ù…ÙÙ†Ù’Ù‡ÙŽŰ§ ÙÙŽŰšÙŽŰŻÙŽŰȘْ Ù„ÙŽÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ŰłÙŽÙˆÙ’ŰĄÙŽÙ°ŰȘÙÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ·ÙŽÙÙÙ‚ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰźÙ’Ű”ÙÙÙŽŰ§Ù†Ù ŰčÙŽÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡ÙÙ…ÙŽŰ§ مِن ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚Ù Ù±Ù„Ù’ŰŹÙŽÙ†ÙŽÙ‘Ű©Ù Ûš وَŰčÙŽŰ”ÙŽÙ‰Ù°Ù“ ŰĄÙŽŰ§ŰŻÙŽÙ…Ù Ű±ÙŽŰšÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ فَŰșَوَىٰ

Fa’akalā Minhā Fabadat Lahumā Saw’ātuhumā Wa Ćąafiqā Yakhßifāni `Alayhimā Min Waraqi Al-Jannati Wa `AƟá ‘Ādamu Rabbahu FaghawĂĄ

Alors, tous deux s’en nourrirent. Aussi leur dĂ©nuement leur apparut et ils se recouvrirent des feuilles du Jardin. Adam dĂ©sobĂ©it Ă  son Enseigneur et se fourvoya.

Sourate 20, Ű·Ù‡ /Tñ’Hñ’, verset 120-121 in Le Coran, page 320, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Vous rencontrerez au sein du Coran cette racine « lire de droite Ă  gauche – (qāf) -ق – (rā) -۱  – (wāw)-و Â» formant le vocable nommant en arabe des feuilles d’arbre ou de mĂ©tal (de cuivre en l’occurrence utilisĂ© pour battre monnaie) y apparaissant quatre fois. Son Ă©quivalent en hĂ©breu avec comme premier radical un  Ś™ (yod / youd) a gĂ©nĂ©rĂ© des vocables dĂ©signant les plantes vertes, la verdure, des choses de couleur verte (Ś™ÖžŚšŚ•Ö茧 /yarowq) ou (Ś™Ö¶ŚšÖ¶Ś§ /yereq). La racine est attestĂ©e dans une langue proto-sĂ©mitique comme l’akkadien oĂč la couleur « vert-jaune Â» ou les lĂ©gumes Ă©taient dĂ©signĂ©s par le terme de « warážłu Â». 

En Ă©gyptien pharaonique la racine est 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) qui servait Ă  Ă©crire le mot dĂ©signant les poireaux ou des lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral, et qui s’écrivait đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire jÈœážł.t / jaqet / yrĂšqet) ou avec d’autres variantes d’écriture 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“« (lire jÈœážłt / jaqet / yĂ©rĂšqet)  ou 𓇋đ“Č đ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire ywážł.t / youqet). Ce terme en Copte, dernier stade de la langue des pharaons d’Égypte, a donnĂ© les mots âČÏ­âȉ (en dialecte sahidique) ou âČÏ«âȓ (en dialecte bohaĂŻrique) voulant dire poireau. En Copte il a gĂ©nĂ©rĂ© ces expressions adjectivales suivantes :

  • âȁâČ©âȁâț âțâČÏ­âȉ (dialecte Sahidique) ou âȁâČ©âȁâț âțâČÏ«âȓ (dialecte BohaĂŻrique) voulant dire de couleur poireau, entendre de couleur verte. 

Les mots en Copte rappellent Ă©tonnamment les vocables dĂ©signant les feuilles ou la verdure ce qui est vert en Langues MandĂ© d’Afrique noire comme le Bambara oĂč la couleur verte se dit « nyĂčgĂč-ji / feuilles– eau» ou « nyĂčgĂčji-ma Â» et pour les feuilles (de baobab, de patates douces, de haricots, de manioc) nous avons « nyĂčgu Â» En SoninkĂ© de Mauritanie « nĂ­rĂŹ (nĂ n) Â», reverdir pour les vĂ©gĂ©taux, se garnir de beaucoup de feuilles et « nĂ­rĂŹyĂ© Â» reverdissement, feuillaison, prospĂ©ritĂ©. En Ă©gyptien pharaonique une racine en lien Ă©troit avec celle qu’on traite ici 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) existe aussi, c’est la racine 𓇅(wȜ/ wl/ wr) 𓆓(ត / dj) qui a gĂ©nĂ©rĂ© ces mots en Ă©gyptien pharaonique :

𓇅𓆓𓏛(lire wȜត /ouardj) – 1- adjectif- vert. Frais pour la nourriture, les ingrĂ©dients. Cru pour un aliment. Vigoureux, gaillard robuste. Heureux, fortunĂ©, florissant. En tant que verbe veut dire faire verdir, faire fleurir, faire prospĂ©rer, devenir vigoureux. Variante d’écriture du terme : 𓇆ou đ“‡†đ“€đ“› (lire wȜត / ouardj).

𓇅𓏏 ( lire wȜត /ouardj.t) : veut dire verdure.

𓇅𓁻 (lire wȜតw /ouardjou) : fard vert pour les yeux. Variante d’écriture : đ“Żđ“†“đ“ˆ‹đ“ˆ’đ“„ (lire wȜតw /ouardjou).

𓇅𓏏𓋕 (lire wȜត /ouardj.t) : nom dĂ©signant la couronne rouge, le papyrus 𓇅 qui y est joint symbolisant la basse Égypte.

On rencontre aussi l’équivalent de la racine de l’égyptien pharaonique 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) en langue  berbĂšre de kabylie,w-rÄĄ servant Ă  former le mot «awraĥ» pour dĂ©signer la couleur « jaune Â». Et en ge’ez (Ă©thiopien ancien) dans le vocable  ወርቅ / wĂ€rážł dĂ©nommant l’or.

L’ Ă©quivalent de la racine de l’égyptien hiĂ©roglyphique 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) en langue arabe qu’est « lire de droite Ă  gauche– (qāf) -ق – ((rā) -۱  – (wāw)-و Â» sert Ă  former le nominatif dĂ©signant une feuille, un document et au sens figurĂ© un homme libĂ©ral, gĂ©nĂ©reux ( ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ÙŽŰ© /waraqa ). C’est de ce dĂ©nominatif dont provient le prĂ©nom assez Ă©vocateur (puisqu’il signifie document, feuille de papier) de ce personnage trĂšs connu dans la tradition musulmane, ÙˆŰ±Ù‚Ù‡ ŰšÙ† نوفل / Waraqa Ibn Nawfal, un cousin ou oncle de la premiĂšre femme du prophĂšte de l’Islam, Khadidja. Il est mentionnĂ© dans la SĂźra, biographie du prophĂšte de l’Islam comme celui qui le premier reconnu en lui les signes de la prophĂ©tie quand le prophĂšte agitĂ© par ses premiĂšres visions  et sur le conseil de son Ă©pouse Khadidja alla le voir pour lui rapporter la chose. ÙˆŰ±Ù‚Ù‡ ŰšÙ† نوفل / Waraqa Ibn Nawfal aurait vu en lui un Saint en lui apportant assistance. Ce prĂ©nom ÙˆŰ±Ù‚Ù‡ / Waraqa que portait ce mystĂ©rieux personnage, renvoyait-il Ă  quelqu’un de lettrĂ©, de savant, qui savait lire et Ă©crire ? Et Ă©tait-il versĂ© dans la connaissance des Écritures sacrĂ©es judaĂŻques et chrĂ©tiennes ? Si l’on se fie Ă  des commentateurs comme Al-Buáș–ĂąrĂź Ă©voquant le personnage dans le livre premier d’al-JĂąmiÊż aáčŁ-áčąaងßង / La Collection authentique, il pourrait oui de par son profil qui y est dĂ©peint satisfaire Ă  toutes ces interrogations. D’aucuns ont d’ailleurs spĂ©culĂ© au sujet de ce personnage Ă©voquĂ© pour la premiĂšre fois dans la SĂźra d’Ibn Ishaq, qu’il aurait Ă©tĂ© le premier « instructeur Â» ou « informateur » du prophĂšte de l’Islam, Muáž„ammad.

C’est assez curieux que le scribe du Coran ait eu plutĂŽt recours au vocable ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ / waraq issu de cette racine de la langue arabe « lire de droite Ă  gauche – (qāf) -ق – ((rā) -۱  – (wāw)-و Â» pour dĂ©signer les feuilles avec lesquelles Adam et Eve auraient recouvert leur nuditĂ© quand celle-ci leur apparut aprĂšs qu’ils aient eu Ă  dĂ©sobĂ©ir Ă  l’interdiction divine de manger du fruit de l’Arbre (de la connaissance du Bien et du mal), car dans la version Biblique de cette aventure des deux protagonistes l’hĂ©breu quant Ă  lui utilise plutĂŽt un autre vocable de sa langue employĂ© aussi pour dĂ©nommer une feuille d’arbre, c’est le mot ŚąÖžŚœÖ¶Ś”/ ‘aleh (feuille, feuillage, rameau). Dans la version Biblique prĂ©cisĂ©ment des feuilles de figuier  ( ŚąÖČŚœÖ”ÖŁŚ”ŚȘÖ°ŚÖ”Ś ÖžÖ”Ś” ) : 

ڕַŚȘÖŽÖŒŚ€ÖžÖŒŚ§Ö·Ö™Ś—Ö°Ś ÖžŚ”Ö™ ŚąÖ”Ś™Ś Ö”ÖŁŚ™ Ś©Ö°ŚŚ Ö”Ś™Ś”Ö¶Ö”Ś Ś•Ö·Ś™Ö”ÖŒÖŁŚ“Ö°ŚąÖ”Ś•ÖŒ Ś›ÖŽÖŒÖ„Ś™ ŚąÖ”ÖœŚ™ŚšÖ»ŚžÖŽÖŒÖ–Ś Ś”Ö”Ö‘Ś Ś•Ö·ÖœŚ™ÖŽÖŒŚȘÖ°Ś€Ö°ÖŒŚšŚ•ÖŒÖ™ ŚąÖČŚœÖ”ÖŁŚ” ŚȘÖ°ŚÖ”Ś ÖžÖ”Ś” Ś•Ö·Ś™Ö·ÖŒŚąÖČŚ©Ś‚Ö„Ś•ÖŒ ŚœÖžŚ”Ö¶Ö–Ś Ś—ÖČŚ’Ö茚ÖčÖœŚȘڃ

wat·tip·pā·qaង·nāh ‘ĂȘ·nĂȘ ƥə·nĂȘ·hem way·yĂȘÂ·ážÉ™Â·â€™Ć« kĂź ‘ĂȘ·rum·mim hĂȘm ; way·yiáčŻÂ·pə·rĆ« ‘ă·lĂȘh áčŻÉ™Â·â€™ĂȘ·nāh way·yaÂ·â€™ÄƒÂ·Ć›Ć« lā-hem áž„ÄƒÂ·ážĄĆÂ·rƍáčŻ

Traduction Louis Segond : Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils Ă©taient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

Comme on a pu le voir la racine existante en Ă©gyptien pharaonique 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q), avec plutĂŽt comme premier radical un 𓇋 (y) / Ś™ (yod / youd) Ă  l’instar de celle hĂ©braĂŻque, anciennement n’était employĂ©e que pour designer le poireau ou les lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral, appelĂ©s đ“‡‹đ“„żđ“ˆŽđ“đ“„đ“†° (lire jÈœážł.t / jaqet / yrĂšqe.t). 

Dans la version Coranique relative au passage Biblique susmentionnĂ©, cette racine « lire de droite Ă  gauche– (qāf) -ق – (rā) -۱  – (wāw)-و Â» de l’arabe est usitĂ©e ici pour nommer des feuilles du Jardin paradisiaque que le premier couple humain aurait utilisĂ©  pour couvrir leur propre dĂ©nuement : 

ÙÙŽŰŻÙŽÙ„ÙŽÙ‘Ù‰Ù°Ù‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ŰšÙŰșÙŰ±ÙÙˆŰ±ÙÛą Ûš ÙÙŽÙ„ÙŽÙ…ÙŽÙ‘Ű§ Ű°ÙŽŰ§Ù‚ÙŽŰ§ Ù±Ù„ŰŽÙŽÙ‘ŰŹÙŽŰ±ÙŽŰ©ÙŽ ŰšÙŽŰŻÙŽŰȘْ Ù„ÙŽÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ŰłÙŽÙˆÙ’ŰĄÙŽÙ°ŰȘÙÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ·ÙŽÙÙÙ‚ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰźÙ’Ű”ÙÙÙŽŰ§Ù†Ù ŰčÙŽÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡ÙÙ…ÙŽŰ§ مِن ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚Ù Ù±Ù„Ù’ŰŹÙŽÙ†ÙŽÙ‘Ű©Ù Û– ÙˆÙŽÙ†ÙŽŰ§ŰŻÙŽÙ‰Ù°Ù‡ÙÙ…ÙŽŰ§ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘Ù‡ÙÙ…ÙŽŰą ŰŁÙŽÙ„ÙŽÙ…Ù’ ŰŁÙŽÙ†Ù’Ù‡ÙŽÙƒÙÙ…ÙŽŰ§ Űčَن ŰȘÙÙ„Ù’ÙƒÙÙ…ÙŽŰ§ Ù±Ù„ŰŽÙŽÙ‘ŰŹÙŽŰ±ÙŽŰ©Ù ÙˆÙŽŰŁÙŽÙ‚ÙÙ„ Ù„ÙŽÙ‘ÙƒÙÙ…ÙŽŰą Ű„ÙÙ†ÙŽÙ‘ Ù±Ù„ŰŽÙŽÙ‘ÙŠÙ’Ű·ÙŽÙ°Ù†ÙŽ Ù„ÙŽÙƒÙÙ…ÙŽŰ§ ŰčÙŽŰŻÙÙˆÙŒÙ‘Û­ Ù…ÙÙ‘ŰšÙÙŠÙ†ÙŒÛ­

Fadallāhumā BighurĆ«rin Falammā Dhāqā AshShajarata Badat Lahumā Saw’ātuhumā Wa Ćąafiqā Yakhßifāni `Alayhimā Min Waraqi Al-Jannati Wa Nādāhumā Rabbuhumā ‘Alam ‘Anhakumā `An Tilkumā AshShajarati Wa ‘Aqul Lakumā ‘Inna AshShayƣāna Lakumā `AdĆ«wun MubÄ«nun

Il (Satan) les fit tomber par sĂ©duction. Aussi, quand tous deux eurent goĂ»tĂ© Ă  l’Arbre, leur nuditĂ© leur apparut et ils se mirent Ă  se couvrir des feuilles du Jardin.

Et leur Enseigneur les appela : « Ne vous avais-Je pas, Ă  tous deux, interdit cet Arbre et ne vous avais-Je pas dit que Satan Ă©tait pour vous deux un ennemi explicite? Â»

Sourate 7 , Ű§Ù„ŰŁŰčŰ±Ű§Ù / Al- AɛrĂąf / Les CrĂȘtes, verset 22 in le Coran, page 152, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Emploi y est fait au sein du Coran aussi dans la Sourate 20, Ű·Ù‡ /Tñ’Hñ’,  au verset 121 : 

ÙÙŽŰŁÙŽÙƒÙŽÙ„ÙŽŰ§ Ù…ÙÙ†Ù’Ù‡ÙŽŰ§ ÙÙŽŰšÙŽŰŻÙŽŰȘْ Ù„ÙŽÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ŰłÙŽÙˆÙ’ŰĄÙŽÙ°ŰȘÙÙ‡ÙÙ…ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ·ÙŽÙÙÙ‚ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰźÙ’Ű”ÙÙÙŽŰ§Ù†Ù ŰčÙŽÙ„ÙŽÙŠÙ’Ù‡ÙÙ…ÙŽŰ§ مِن ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚Ù Ù±Ù„Ù’ŰŹÙŽÙ†ÙŽÙ‘Ű©Ù Ûš وَŰčÙŽŰ”ÙŽÙ‰Ù°Ù“ ŰĄÙŽŰ§ŰŻÙŽÙ…Ù Ű±ÙŽŰšÙŽÙ‘Ù‡ÙÛ„ فَŰșَوَىٰ

Fa’akalā Minhā Fabadat Lahumā Saw’ātuhumā Wa Ćąafiqā Yakhßifāni `Alayhimā Min Waraqi Al-Jannati Wa `AƟá ‘Ādamu Rabbahu FaghawĂĄ

Alors, tous deux s’en nourrirent. Aussi leur dĂ©nuement leur apparut et ils se recouvrirent des feuilles du Jardin. Adam dĂ©sobĂ©it Ă  son Enseigneur et se se fourvoya.

Sourate 20, Ű·Ù‡ /Tñ’Hñ’, verset 121 in Le Coran, page 320, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Les autres passages oĂč figure cette racine «lire de droite Ă  gauche– (qāf) -ق – (rā) -۱  – (wāw)-و Â» :

Feuille : 

وَŰčÙÙ†ŰŻÙŽÙ‡ÙÛ„ Ù…ÙŽÙÙŽŰ§ŰȘÙŰ­Ù ٱلْŰșÙŽÙŠÙ’ŰšÙ Ù„ÙŽŰ§ يَŰčÙ’Ù„ÙŽÙ…ÙÙ‡ÙŽŰą Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ هُوَ Ûš وَيَŰčْلَمُ Ù…ÙŽŰ§ فِى Ù±Ù„Ù’ŰšÙŽŰ±ÙÙ‘ ÙˆÙŽÙ±Ù„Ù’ŰšÙŽŰ­Ù’Ű±Ù Ûš ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ ŰȘÙŽŰłÙ’Ù‚ÙŰ·Ù مِن ÙˆÙŽŰ±ÙŽÙ‚ÙŽŰ©ÙŰ„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ يَŰčÙ’Ù„ÙŽÙ…ÙÙ‡ÙŽŰ§ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ Ű­ÙŽŰšÙŽÙ‘Ű©ÙÛą فِى ŰžÙÙ„ÙÙ…ÙŽÙ°ŰȘِ Ù±Ù„Ù’ŰŁÙŽŰ±Ù’Ű¶Ù ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ Ű±ÙŽŰ·Ù’ŰšÙÛą ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰ§ŰšÙŰłÙ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‘Ű§ فِى كِŰȘÙŽÙ°ŰšÙÛą Ù…ÙÙ‘ŰšÙÙŠÙ†ÙÛą

Wa `Indahu MafātiÄ„u Al-Ghaybi Lā Ya`lamuhā ‘Illā Huwa Wa Ya`lamu Mā FÄ« Al-Barri Wa Al-BaÄ„ri Wa Mā TasquĆŁu Min Waraqatin ‘Illā Ya`lamuhā Wa Lā Ä€abbatin FÄ« Ćœulumāti Al-‘Arđi Wa Lā RaĆŁbin Wa Lā Yā Bisin ‘Illā FÄ« Kitābin MubÄ«nin

Et chez Lui les clefs du mystĂšre que Lui seul connait.

Et Il sait ce qui est dans la terre ferme et dans la mer.

Et il ne tombe aucune feuille sans qu’Il le sache, ni aucune semence les tĂ©nĂšbres de la terre, ni d’humide, ni de sec, sans que cela soit dans une Ă©criture explicite.

Sourate 6, Ű§Ù„ŰŁÙ†ŰčŰ§Ù… / Al-Anɛñm / les Bestiaux, verset 59 in le Coran, page 134, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

EmpruntĂ© Ă  la langue arabe le nom de « la feuille » a fini par dĂ©signer le thĂ© en Wolof au SĂ©nĂ©gal, «Warga», venant de «waraqa».

Monnaie (battue avec une feuille de métal)

Cette dĂ©signation de la monnaie en langue Arabe est passĂ©e dans les langues MandĂ© comme le Maninka ou le Bambara qui appellent l’argent : wari ou worĂŹ ou wodi. Comme quoi la racine 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) de l’égyptien pharaonique (servant Ă  former le vocable nommant le poireau ou les lĂ©gumes) et ses versions akkadienne, hĂ©braĂŻque, arabe et Ă©thiopienne ancienne ont fait du chemin jusqu’à se retrouver aujourd’hui dans ces langues MandĂ© contemporaines d’Afrique de l’Ouest pour nommer l’argent, la monnaie. DrĂŽle non ? Cela ne manque pas de faire sourire. Un ancien Ă©gyptien revenant dans notre monde contemporain et prenant connaissance de cela en serait fort amusĂ© !

ÙˆÙŽÙƒÙŽŰ°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ ŰšÙŽŰčÙŽŰ«Ù’Ù†ÙŽÙ°Ù‡ÙÙ…Ù’ لِيَŰȘÙŽŰłÙŽŰąŰĄÙŽÙ„ÙÙˆŰ§ÛŸ ŰšÙŽÙŠÙ’Ù†ÙŽÙ‡ÙÙ…Ù’ Ûš Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ù‚ÙŽŰąŰŠÙÙ„ÙŒÛ­ مِّنْهُمْ كَمْ Ù„ÙŽŰšÙŰ«Ù’ŰȘُمْ Û– Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ù„ÙŽŰšÙŰ«Ù’Ù†ÙŽŰ§ ÙŠÙŽÙˆÙ’Ù…Ù‹Ű§ ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰšÙŽŰčÙ’Ű¶ÙŽ ÙŠÙŽÙˆÙ’Ù…ÙÛą Ûš Ù‚ÙŽŰ§Ù„ÙÙˆŰ§ÛŸ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ÙƒÙÙ…Ù’ ŰŁÙŽŰčْلَمُ ŰšÙÙ…ÙŽŰ§ Ù„ÙŽŰšÙŰ«Ù’ŰȘُمْ ÙÙŽÙ±ŰšÙ’ŰčÙŽŰ«ÙÙˆÙ“Ű§ÛŸ ŰŁÙŽŰ­ÙŽŰŻÙŽÙƒÙÙ… ŰšÙÙˆÙŽŰ±ÙÙ‚ÙÙƒÙÙ…Ù’ Ù‡ÙŽÙ°Ű°ÙÙ‡ÙÛŠÙ“ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰ Ù±Ù„Ù’Ù…ÙŽŰŻÙÙŠÙ†ÙŽŰ©Ù ÙÙŽÙ„Ù’ÙŠÙŽÙ†ŰžÙŰ±Ù’ ŰŁÙŽÙŠÙÙ‘Ù‡ÙŽŰą ŰŁÙŽŰČْكَىٰ Ű·ÙŽŰčÙŽŰ§Ù…Ù‹Û­Ű§ ÙÙŽÙ„Ù’ÙŠÙŽŰŁÙ’ŰȘِكُم ŰšÙŰ±ÙŰČÙ’Ù‚ÙÛą مِّنْهُ وَلْيَŰȘÙŽÙ„ÙŽŰ·ÙŽÙ‘ÙÙ’ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ÙŠÙŰŽÙ’ŰčÙŰ±ÙŽÙ†ÙŽÙ‘ ŰšÙÙƒÙÙ…Ù’ ŰŁÙŽŰ­ÙŽŰŻÙ‹Ű§

Wa Kadhalika Ba`athnāhum Liyatasā’alĆ« Baynahum Qāla Qā’ilun Minhum Kam Labithtum QālĆ« Labithnā Yawmāan ‘Aw Ba`đa Yawmin QālĆ« Rabbukum ‘A`lamu Bimā Labithtum Fāb`athĆ« ‘AÄ„adakum Biwariqikum Hadhihi ‘IlĂĄ Al-MadÄ«nati FalyanĆŸur ‘Ayyuhā ‘AzkĂĄ Ćąa`āmāan Falya’tikum Birizqin Minhu Wa LÄ«atalaĆŁĆŁaf Wa Lā Yush`iranna Bikum ‘AÄ„adāan

Et c’est ainsi que Nous les avons rĂ©animĂ©s afin qu’ils s’interrogent entre eux. L’un d’eux dit : « Combien a durĂ© votre sĂ©jour? Â» Ils dirent : « Nous avons sĂ©journĂ© un jour ou une partie d’un jour. Â» Ils dirent : « Votre Enseigneur est parfaitement Savant au sujet de votre sĂ©jour. Alors, envoyez l’un de vous Ă  la ville avec votre monnaie que voici. Qu’il considĂšre alors quelle est la nourriture la plus pure et qu’il vous en apporte pour subsister, et qu’il se comporte avec courtoisie, et qu’à personne il ne fasse prendre conscience de votre prĂ©sence.

Sourate 18, Ű§Ù„ÙƒÙ‡Ù / Al-Kahf / la Caverne, verset 19 in le Coran  page 295, essai de traduction et annotations par M. Maurice Gloton, Ă©dition bilingue : Arabe- Français, Ă©ditions Albouraq 2018.

Quelques rĂ©fĂ©rences relatives Ă  l’équivalent hĂ©braĂŻque de la racine de l’égyptien hiĂ©roglyphique 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) au sein de la Bible : 

Vert, Verdure

Ś•ÖŒÖœŚœÖ°Ś›ÖžŚœÖŸŚ—Ö·Ś™Ö·ÖŒÖŁŚȘ Ś”ÖžÖ ŚÖžŚšÖ¶Ś„ Ś•ÖŒŚœÖ°Ś›ÖžŚœÖŸŚąÖčÖšŚ•ŚŁ Ś”Ö·Ś©ÖžÖŒŚŚžÖ·ÖœŚ™ÖŽŚ Ś•ÖŒŚœÖ°Ś›ÖčÖŁŚœ Ś€ ŚšÖčŚ•ŚžÖ”ÖŁŚ©Ś‚ ŚąÖ·ŚœÖŸŚ”ÖžŚÖžÖ—ŚšÖ¶Ś„ ڐÖČŚ©Ö¶ŚŚšÖŸŚ‘ÖčÖŒŚ•Ö™ Ś Ö¶ÖŁŚ€Ö¶Ś©Ś Ś—Ö·Ś™ÖžÖŒÖ”Ś” ڐֶŚȘÖŸŚ›ÖžÖŒŚœÖŸŚ™Ö¶Ö„ŚšÖ¶Ś§ ŚąÖ”Ö–Ś©Ö¶Ś‚Ś‘ ŚœÖ°ŚÖžŚ›Ö°ŚœÖžÖ‘Ś” Ś•Ö·ÖœŚ™Ö°Ś”ÖŽŚ™ÖŸŚ›Ö”ÖœŚŸŚƒ

ƫ·lə·បāl-áž„ay·yaáčŻ hā·’ā·reáčŁ Ć«Â·lə·បāl-â€˜ĆÂ·wp̄ haƥ·ƥā·ma·yim ƫ·lÉ™Â·áž”Ćl rĆÂ·w·mĂȘƛ ‘al-hā·’ā·reáčŁ â€™ÄƒÂ·ĆĄer bƍw ne·p̄eĆĄ áž„ay·yāh ’ĂȘáčŻ kāl-ye·req ‘ĂȘ·ƛeᾇ lə·’āប·lāh way·hĂź-áž”ĂȘn

Traduction Louis Segond : Et Ă  tout animal de la terre, Ă  tout oiseau du ciel, et Ă  tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

GenĂšse 1 : 30, Bible.

Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚšÖ¶Ö™ŚžÖ¶Ś©Ś‚Ö™ ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖŁŚš Ś”Ś•ÖŒŚÖŸŚ—Ö·Ö”Ś™ ŚœÖžŚ›Ö¶Ö„Ś Ś™ÖŽŚ”Ö°Ś™Ö¶Ö–Ś” ŚœÖ°ŚÖžŚ›Ö°ŚœÖžÖ‘Ś” Ś›Ö°ÖŒŚ™Ö¶ÖŁŚšÖ¶Ś§ ŚąÖ”Ö”Ś©Ö¶Ś‚Ś‘ Ś ÖžŚȘÖ·Ö„ŚȘÖŽÖŒŚ™ ŚœÖžŚ›Ö¶Ö–Ś ڐֶŚȘÖŸŚ›ÖčÖŒÖœŚœŚƒ

kāl-re·meƛ â€™ÄƒÂ·ĆĄer hĆ«-ងāy lā-áž”em yih-yeh lə·’āប·lāh kə·ye·req ‘ĂȘ·ƛeᾇ nā·áčŻat·tĂź lā-áž”em ’ĂȘáčŻ kƍl

Traduction Louis Segond : Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l’herbe verte.

GenĂšse 9 : 3, Bible.

Ś•Ö·Ś™Ö°Ś›Ö·ÖžŚĄ ڐֶŚȘÖŸŚąÖ”ÖŁŚ™ŚŸ Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ”ÖžŚÖžŚšÖ¶Ś„Öź ڕַŚȘÖ¶ÖŒŚ—Ö°Ś©Ö·ŚÖŁŚšÖ° Ś”ÖžŚÖžŚšÖ¶Ś„Ö’ ڕַڙÖčÖŒÖœŚŚ›Ö·Śœ ڐֶŚȘÖŸŚ›ÖžÖŒŚœÖŸŚąÖ”ÖŁŚ©Ö¶Ś‚Ś‘ Ś”ÖžŚÖžÖ—ŚšÖ¶Ś„ ڕְڐ֔ŚȘ֙ Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ€Ö°ÖŒŚšÖŽÖŁŚ™ Ś”ÖžŚąÖ”Ö”Ś„ ڐÖČŚ©Ö¶ŚÖ„Śš Ś”Ö覕ŚȘÖŽÖ–Ś™Śš Ś”Ö·Ś‘ÖžÖŒŚšÖžÖ‘Ś“ Ś•Ö°ŚœÖčŚÖŸŚ Ö覕ŚȘÖ·ÖšŚš Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ™Ö¶Ö§ŚšÖ¶Ś§ Ś‘ÖžÖŒŚąÖ”Ö›Ś„ Ś•ÖŒŚ‘Ö°ŚąÖ”Ö„Ś©Ö¶Ś‚Ś‘ Ś”Ö·Ś©ÖžÖŒŚ‚Ś“Ö¶Ö–Ś” Ś‘Ö°ÖŒŚ›ÖžŚœÖŸŚÖ¶Ö„ŚšÖ¶Ś„ ŚžÖŽŚŠÖ°ŚšÖžÖœŚ™ÖŽŚŚƒ

way·បas ’ĂȘáčŻ â€˜ĂȘn kāl-hā·’ā·reáčŁ wat·teង·ƥaáž” hā·’ā·reáčŁ way·yĆÂ·áž”al ’ĂȘáčŻ kāl-‘ĂȘ·ƛeᾇ hā·’ā·reáčŁ wə·’ĂȘáčŻ kāl-pə·rĂź hā·’ĂȘáčŁ â€™ÄƒÂ·ĆĄer hĆÂ·w·áčŻĂźr hab·bā·rāត wə·lƍ nĆÂ·w·áčŻar kāl-ye·req bā·’ĂȘáčŁ Ć«Â·áž‡É™Â·â€™ĂȘ·ƛeᾇ haĆ›Â·Ć›ÄÂ·ážeh bə·បāl ’e·reáčŁ miáčŁÂ·ra·yim

Traduction Louis Segond : Elles couvrirent la surface de toute la terre, et la terre fut dans l’obscuritĂ©; elles dĂ©vorĂšrent toute l’herbe de la terre et tout le fruit des arbres, tout ce que la grĂȘle avait laissĂ©; et il ne resta aucune verdure aux arbres ni Ă  l’herbe des champs, dans tout le pays d’Egypte.

Exode 10 : 15, Bible.

Ś›ÖŽÖŒÖŁŚ™ Ś›Ö¶Ö­Ś—ÖžŚŠÖŽŚ™Śš ŚžÖ°Ś”Ö”ŚšÖžÖŁŚ” Ś™ÖŽŚžÖžÖŒÖ‘ŚœŚ•ÖŒ Ś•ÖŒŚ›Ö°Ś™Ö¶Ö„ŚšÖ¶Ś§ Ś“Ö¶ÖŒÖÖ—Ś©Ö¶ŚŚ Ś™ÖŽŚ‘ÖčÖŒŚ•ŚœÖœŚ•ÖŒŚŸŚƒ

kĂź áž”e·ងā·áčŁĂźr mə·hĂȘ·rāh yim·mā·lĆ« ƫ·បə·ye·req de·ƥe yib·bĆÂ·w·lĆ«n

Traduction Louis Segond : Car ils sont fauchĂ©s aussi vite que l’herbe, Et ils se flĂ©trissent comme le gazon vert.

Psaume 37 : 2, Bible.

ڙְŚȘÖŁŚ•ÖŒŚš Ś”ÖžŚšÖŽÖŁŚ™Ś ŚžÖŽŚšÖ°ŚąÖ”Ö‘Ś”Ś•ÖŒ Ś•Ö°ŚÖ·Ś—Ö·Ö–Śš Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ™ÖžŚšÖčÖŁŚ•Ś§ Ś™ÖŽŚ“Ö°ŚšÖčÖœŚ•Ś©ŚŚƒ

yə·áčŻĆ«r hā·rĂźm mir·’ĂȘ·hĆ« wə·’a·ងar kāl-yā·rĆÂ·wq yiត·rĆÂ·wƍơ

Traduction Louis Segond :  Il parcourt les montagnes pour trouver sa pĂąture, Il est Ă  la recherche de tout ce qui est vert.

Job 39 : 8, Bible.

Ś›ÖŽÖŒÖœŚ™ÖŸŚžÖ”Ö„Ś™ Ś ÖŽŚžÖ°ŚšÖŽÖ–Ś™Ś ŚžÖ°Ś©Ö·ŚŚžÖčÖŒÖŁŚ•ŚȘ Ś™ÖŽÖœŚ”Ö°Ś™Ö‘Ś•ÖŒ Ś›ÖŽÖŒÖœŚ™ÖŸŚ™ÖžŚ‘Ö”Ö€Ś©Ś Ś—ÖžŚŠÖŽŚ™ŚšÖ™ Ś›ÖžÖŒÖŁŚœÖžŚ” ړֶ֔کֶځڐ Ś™Ö¶Ö–ŚšÖ¶Ś§ ڜÖčքڐ Ś”ÖžŚ™ÖžÖœŚ”Śƒ

kĂź-mĂȘ nĂźm-rim mə·ƥam·mĆÂ·wáčŻ yih·yĆ« kĂź-yā·ជĂȘĆĄ ងā·áčŁĂźr kā·lāh de·ƥe ye·req lƍ hā·yāh

Traduction Louis Segond : Car les eaux de Nimrim sont ravagĂ©es, L’herbe est dessĂ©chĂ©e, le gazon est dĂ©truit, La verdure a disparu.

EsaĂŻe 15 : 6, Bible.

Et enfin l’emploi de cette racine 𓇋 (y)-𓄿 (l, r, Ăą)-𓈎 (ážł, q) figurant dans quelques extraits tirĂ©s de textes de l’Égypte pharaonique : 

𓅠𓅓 𓈖𓀀𓂧𓄿𓃀 đ“‡­đ“ˆ’đ“„ 𓇋 𓄿

gm.n.Ă­ dȜb

Je trouvais lĂ  des figues et du

𓂋𓂋𓏏 đ“č 𓏾 đ“„ 𓇋 𓅓 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“ŽŸđ“đ“€»đ“‹Žđ“›

Ă­Èœrrt Ă­m Ă­Èœážłt nbt ĆĄpst

raisin, de magnifiques légumes de toutes sortes,

 đ“ŽĄđ“…±đ“ˆ’đ“„ 𓇋 𓅓 𓎛𓈖𓂝 đ“ˆ–đ“ˆŽđ“…±đ“đ“ˆ’đ“„ 

kȜw Ă­m áž„nÊżnkwt

des fruits de sycomore plus ou moins mûrs, (et)

Le Conte du NaufragĂ©, Texte hiĂ©roglyphique, translittĂ©ration et traduction commentĂ©e par M. Patrice Le Guilloux, (2nde Ă©dition, revue et corrigĂ©e), 47 Ă  49,  pp. 26- 27, cahiers de l’Association d’Égyptologie Isis, N° 1, Angers 2005.

𓎛𓈎𓏏𓏊 đ“„ 𓂧𓊃𓏊đ“Čđ“‡‹đ“„żđ“Żđ“ƒ’đ“€ 𓇋𓄿𓈎𓏏𓆰 đ“„ 𓐍𓂋𓈙đ“Č đ“«đ“Č

áž„nqt ds 100 jwȜ 1 jȜqt  áž«rĆĄw 100

Notre traduction : cent pots de biĂšre, un bƓuf et cent bottes de lĂ©gumes.

Passage extrait du Papyrus Westcar, 9, 20-21, transcription d’aprùs Blackman (1988) avec les corrections de Davis.

psáž„ n(y) r(m)t : áș–ÊżÊż.w n(y) Êżnត ; jȜq.t, qnqn(=tj) Jr(=w)

Une morsure d’homme : (partie-) khññou (de pñte-cher)

qui se trouve dans le (pot-) ùndjou ; poireaux, écrasés. Préparer

Papyrus Ebers, Planche 64, 6.Translittération, traduction de Bernard Lalanne et Gérard Métra, page 133, édit. Safran.

Poireaux.

Mm

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