𓍃𓅓𓀭  Ă­tm(w) / ItĂšmou

Atoum — Des traces du nom de l’ancien dieu d’Iounou dans le Coran

Égyptien pharaonique · Copte · HĂ©breu · Arabe

Sous les auspices de 𓅝𓏏𓏭𓅆𓇋𓈎𓂋𓏝
(ណងwty Ă­ážłr | Djehouty L’Excellent) ! ق ۱ ŰĄ

đ“č𓇋𓇋đ“șđ“șđ“ș𓅓𓏏𓍃𓅓𓏏đ“č

Ă­ryt m tm(w)t Ă­r(w)

Ce qui sera accompli sera comme ce qui n’a jamais Ă©tĂ© accompli.

La ProphĂ©tie de NĂ©ferty, in Les ProphĂ©ties de l’Égypte ancienne, trad. AndrĂ© Fermat et Michel Lapidus, p. 223, Ă©d. MdV.

âž»

I. EntrĂ©e principale — Le dieu 𓍃𓅓𓀭

𓍃𓅓𓀭 (lire Ă­tm(w) / ItĂšmou) est le nom en hiĂ©roglyphes d’Atoum (ou Toum, TĂšm), dieu dĂ©miurge d’Iounou (HĂ©liopolis) de l’Égypte antique. Son nom est traduit par « L’IndiffĂ©renciĂ© », « L’IndĂ©fini » ou « L’Accompli qui n’est pas encore ». Il est le dieu autogĂšne qui Ă©mergea du Noun (les Eaux primordiales), engendra le premier couple divin — Shou (l’Air) et Tefnout (le Feu) — et inaugura ainsi la crĂ©ation du monde Ă  partir de la matiĂšre prĂ©existante.

Son nom s’Ă©crit principalement avec l’hiĂ©roglyphe du traĂźneau 𓍃 nommĂ© par les anciens Égyptiens TM / TĂšm, qui signifiait dans leur langue : complet, achevĂ©, parvenu Ă  son terme. Ce signe sert de support phonĂ©tique et symbolique au nom du dieu : Atoum est littĂ©ralement Celui qui est complet, l’ĂȘtre total qui contient en lui la totalitĂ© du rĂ©el avant mĂȘme que celui-ci ne se dĂ©ploie.

âž»

II. Analyse des hiéroglyphes constitutifs

2.1  đ“ƒ — Le traĂźneau (tm / tĂšm)

𓍃 est l’idĂ©ogramme du traĂźneau. PhonĂ©tique : tm. Il symbolise le mouvement, le dĂ©placement et les traces linĂ©aires qui en rĂ©sultent — image des premiĂšres vibrations de l’Énergie crĂ©atrice Ă  la surface du Noun. C’est sur ce signe que repose l’Ă©criture du nom d’Atoum.

2.2  đ“…“ — La chouette (/m/)

𓅓 est le phonogramme unilitĂšre de la consonne /m/. Équivalent Ă  l’hĂ©breu Ś/Śž (mĂšm), Ă  l’arabe م (mÄ«m), au phĂ©nicien đ€Œ Mem. L’eau — que les anciens Égyptiens Ă©crivaient 𓈗 (/mw/ mou) — est le symbole universel de l’Esprit dans ces traditions.

2.3  đ“€­ — L’homme assis portant la barbe

𓀭 est le dĂ©terminatif de dieu, de divinitĂ©, d’homme vĂ©nĂ©rable. PhonĂ©tique : [Ă­]. Il renvoie Ă  un roi ou Ă  un dieu, et confĂšre Ă  l’ensemble 𓍃𓅓𓀭 le statut de nom divin.

2.4  đ“ — La galette de pain (/t/)

𓏏 est le phonogramme unilitĂšre /t/. Équivalent Ă  l’hĂ©breu ŚȘÖŒ (tav) ou Ś“ (dalet), Ă  l’arabe ŰȘ (tāʟ) ou ŰŻ (dāl). SĂ©mitiques : t, d, áč­. Dans le vocable đ“đ“ƒđ“…“đ“…±đ“€€đ“đ“șđ“șđ“ș (tmw / tĂ©mou), ce signe permet de lire en filigrane aTM / aTĂšM → aDĂ©M — correspondance phonĂ©tique remarquable avec ŚÖžŚ“ÖžŚ / Adam (hĂ©breu) et ŰąŰŻÙ… / Ādam (arabe).

2.5  đ“„ż — Le vautour percnoptĂšre (Ȝ / l / r / a)

𓄿 est le phonogramme du vautour percnoptĂšre. TranslittĂ©ration Ȝ. Valeurs phonĂ©tiques : /l/, /r/, /a/. Ce signe avait anciennement la valeur de la liquide L — valeur plus ancienne que le /a/ (Alef) prĂ©fĂ©rentiellement retenu par les premiers Ă©gyptologues. Équivalent Ă  l’hĂ©breu ڐ (Alef), Ă  l’arabe ŰŁ / ŰĄ (Aleph / Hamza), mais aussi Ă  ل (lām) et ۱ (rāʟ).

2.6  đ“…± — Le poussin de caille (/w/ ou /u/)

đ“…± est le phonogramme unilitĂšre /w/ ou /u/. Équivalent Ă  l’hĂ©breu Ś• (vav), Ă  l’arabe و (wāw), au copte âȟâČ© / âȰ.

2.7  đ“‚œ — Le bras en geste de nĂ©gation

𓂜 est le dĂ©terminatif de la nĂ©gation. Dans le vocable 𓍃𓏏𓂜𓅓 (tm / tĂšm, signifiant pĂ©rir), il injecte la nĂ©gation du mouvement et de la vie dans la racine : pĂ©rir, c’est l’arrĂȘt du mouvement, la nĂ©gation des vibrations vitales.

2.8 Autres signes du champ lexical

đ“…« — Alouette huĂ©e (ou moineau). DĂ©terminatif de petit, de mal, de souffrance. Sa prĂ©sence dans đ“ƒđ“…“đ“…« (tm / tĂšm) oriente vers l’acception de pĂ©rir, se dissiper.

𓆇 — ƒuf. DĂ©terminatif de nom de dĂ©esse ou de filiation. Renvoie aussi Ă  ce qui est clos, fermĂ©. PrĂ©sent dans 𓏏𓅓𓅓𓆇 (tmm / tĂ©mĂšm : se fermer, se clore).

đ“șđ“șđ“ș — Trois traits, signe du pluriel (áž«mt / khĂ©mĂšt). EmployĂ© pour noter tmw / tĂ©mou (l’HumanitĂ© entiĂšre).

âž»

III. Tableau des vocables de l’Ă©gyptien pharaonique

Hiéroglyphe Lecture Sens
𓍃𓅓𓀭 Ă­tm(w) / ItĂšmou Atoum — dieu dĂ©miurge d’Iounou
𓏏𓍃𓅓 tm / tùm Verbe : cesser de, en avoir fini, se dissiper
đ“ƒđ“…“đ“…« tm / tĂšm PĂ©rir, se dissiper (dĂ©term. de souffrance)
𓏏𓍃𓅓 tm / tĂšm Être complet, entier, parfait, achevĂ© / toute chose, l’Univers
đ“đ“ƒđ“…“đ“đ“†± tm.t / tĂšmĂšt Le traĂźneau (nom d’instrument)
đ“đ“ƒđ“…“đ“…±đ“€€đ“đ“șđ“șđ“ș tmw / tĂ©mou Tous les hommes / l’HumanitĂ© entiĂšre
𓍃𓏏𓂜𓅓 tm / tĂšm PĂ©rir (avec dĂ©terminatif de nĂ©gation)
𓏏𓅓𓅓𓆇 tmm / tĂ©mĂšm Se fermer, se clore

On notera l’expression nb tm / nĂšb tĂšm — Seigneur de l’Univers — et km3 tm / KĂšma tĂšm — CrĂ©ateur de l’Univers, du tout. Ces locutions attestent que la racine bilitĂšre tm fonctionnait dĂ©jĂ  comme notion ontologique fondamentale dans la langue pharaonique.

âž»

IV. Attestations dans les corpus pharaoniques

Textes des Pyramides

áčŻn kw j-jn=sn m rn=k n(y) náčŻr áž«pr r=k jtm(w) náčŻr nb

« Redresse-toi » disent-ils « en ton nom de dieu ! Deviens donc celui que chaque dieu complÚte »

Textes des Pyramides d’Ounas, W/F/S, col. 12-13, Spruch {215}, §147b. M. Claude Carrier, p. 70, Ă©d. CYBELE 2009.
sk RÊż áž„r(y)-tp Psᾎ.ty áž„r(y)-tp ráž«y.t nfr(=) tm

alors que RĂȘ Ă©tait Ă  la tĂȘte de la Double EnnĂ©ade et qu’il Ă©tait Ă  la tĂȘte des sujets totalement parfait,

Textes des Pyramides d’Ounas, W/A/N, col. 26-27, Spruch {306}, §483b. M. Claude Carrier, p. 172, Ă©d. CYBELE 2009.

Textes des Sarcophages

jnk RÊż – Tm nb tm 2 sp

(car) je suis RĂȘ-Atoum, le MaĂźtre de la totalitĂ© tout entiĂšre.

CT III, Spell [167] (sarcophage S2C), p. 27, section b. M. Claude Carrier, p. 418, éd. du Rocher 2004.
Nb tm jnk tm m Ăž wn(=w) wÊż=kw áž«pr~n=j m

du MaĂźtre de la totalitĂ© : « C’est Ă  moi qu’appartient la totalitĂ© quand il s’est trouvĂ© que j’Ă©tais seul (puisque) j’Ă©tais venu Ă  l’existence dans »

Livre des Morts, Chapitre 17 (Papyrus d’Any, BM EA 10470), col. 4-5, p. 71. M. Claude Carrier, Ă©d. CYBELE 2009.

âž»

V. Adam — đ“đ“ƒđ“…“đ“…± (tmw) et l’HumanitĂ© entiĂšre

Le vocable đ“đ“ƒđ“…“đ“…±đ“€€đ“đ“șđ“șđ“ș (tmw / tĂ©mou) dĂ©signe en ancien Ă©gyptien tous les hommes, l’HumanitĂ© entiĂšre. On y voit figurer l’homme 𓀀, la femme 𓁐 et le signe de la pluralitĂ© đ“șđ“șđ“ș — l’image mĂȘme de l’humanitĂ© grouillante. Variantes : 𓍃𓀀𓁐đ“șđ“șđ“ș ou đ“đ“ƒđ“‚»đ“€€đ“đ“Ș.

Dans les livres sacrĂ©s des Yehoudim et dans le Coran, le nom du premier ĂȘtre humain — ŚÖžŚ“ÖžŚ / Adam (hĂ©breu) et ŰąŰŻÙ… / Ādam (arabe) — vient du tm des anciens Égyptiens. La galette de pain 𓏏, dentale, est l’Ă©quivalent de l’hĂ©breu ŚȘÖŒ (tav) ou Ś“ (dalet) et de l’arabe ŰȘ (tāʟ) ou ŰŻ (dāl). On peut ainsi lire en filigrane : aTM / aTĂšM → aDĂ©M.

âž»

VI. La racine [ŰȘ–م–م] dans le Coran

Vingt-cinq passages coraniques contiennent des vocables issus de la racine bilitĂšre tm des anciens Égyptiens, devenue trilitĂšre en arabe [ŰȘ–م–م / t–m–m] par gĂ©mination de la labiale [m]. C’est l’un des exemples les plus saisissants de la permanence sĂ©mantique d’un mot pharaonique dans un corpus scripturaire considĂ©rĂ© comme arabe pur. Cette racine n’est pas attestĂ©e en akkadien.

Vocables arabes issus de [ŰȘ–م–م]

Vocable arabe Lecture Sens
ŰŁŰȘَمَّ – يُŰȘِمُّ atamma, yatimmu accomplir, achever, terminer, complĂ©ter, parfaire
ŰȘَمَّمَ tammama accomplir, parachever, clore, conclure
ŰȘÙŽŰ§Ù…Ù‘ tāmm complet, total, entier, achevĂ©, parfait
ŰȘÙŽÙ…ÙŽŰ§Ù… tamām total, fini, achevĂ©, parfait (adj.)
Ű„ÙŰȘÙ’Ù…ÙŽŰ§Ù… itmām aboutissement, achĂšvement, parachĂšvement, couronnement
ŰȘَŰȘْمِيم tatmÄ«m achĂšvement, couronnement, accomplissement
مُŰȘَمَّم / مُŰȘِمّ moutammam / moutimm achevĂ©, accompli, complĂ©mentaire

À noter Ă©galement la correspondance par mĂ©tathĂšse entre 𓍃𓏏𓂜𓅓 (tm / tĂšm : pĂ©rir) et les morphĂšmes arabes Ù…Ű§ŰȘَ / māta (mourir), Ű§Ù„Ù…ÙˆŰȘ / al-mawt (la mort), et hĂ©braĂŻques ŚžŚ•ÖŒŚȘ / mooth, ŚžÖžŚ•Ö¶ŚȘ / māvet (mourir, mort). L’un des Noms divins en arabe — Ű§Ù„Ù…Ù…ÙŠŰȘ / Al-MumÄ«t — signifie Celui qui donne la mort.

Accomplir — Sourate 6, verset 115

وَŰȘَمَّŰȘْ كَلِمَŰȘُ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘ÙƒÙŽ Ű”ÙŰŻÙ’Ù‚Ù‹Ű§ وَŰčÙŽŰŻÙ’Ù„Ù‹Ű§ Ù„ÙŽÙ‘Ű§ Ù…ÙŰšÙŽŰŻÙÙ‘Ù„ÙŽ لِكَلِمَٰŰȘِهِۊ

Wa Tammat Kalimatu Rabbika áčąidqān Wa ÊżAdlān Lā Mubaddila Likalimātihi

La parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vĂ©ritĂ© et justice. Nul ne peut modifier Ses paroles.

Sourate 6 (Al-AnÊżÄm), verset 115, Coran, trad. M. Maurice Gloton, Ă©d. Albouraq 2018.

Parachever — Sourate 61, verset 8

وَٱللَّهُ مُŰȘِمُّ Ù†ÙÙˆŰ±ÙÙ‡ÙÛŠ وَلَوْ ÙƒÙŽŰ±ÙÙ‡ÙŽ Ù±Ù„Ù’ÙƒÙŽÙ°ÙÙŰ±ÙÙˆÙ†ÙŽ

Wa Allāhu Mutimmu Nƫrihi Wa Law Kariha Al-Kāfirƫna

Mais Dieu parachĂšvera Sa lumiĂšre en dĂ©pit de l’aversion des dĂ©nĂ©gateurs.

Sourate 61 (AáčŁ-áčąaff), verset 8, Coran.

Parachever — Sourate 5, verset 3

ٱلْيَوْمَ ŰŁÙŽÙƒÙ’Ù…ÙŽÙ„Ù’ŰȘُ لَكُمْ ŰŻÙÙŠÙ†ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽŰȘْمَمْŰȘُ Űčَلَيْكُمْ نِŰčْمَŰȘِى

Al-Yawma ÊŸAkmaltu Lakum DÄ«nakum Wa ÊŸAtmamtu ÊżAlaykum NiÊżmatÄ«

Aujourd’hui, J’ai parachevĂ© pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait.

Sourate 5 (Al-Māʟida), verset 3, Coran.

Accomplir — Sourate 2, verset 124

ÙˆÙŽŰ„ÙŰ°Ù Ù±ŰšÙ’ŰȘَلَىٰٓ Ű„ÙŰšÙ’Ű±ÙŽÙ°Ù‡ÙÛŠÙ…ÙŽ Ű±ÙŽŰšÙÙ‘Ù‡ÙÛ„ ŰšÙÙƒÙŽÙ„ÙÙ…ÙŽÙ°ŰȘٍ ÙÙŽŰŁÙŽŰȘَمَّهُنَّ

Wa ʟIdh Abtalā ʟIbrāhīma Rabbuhu Bikalimātin Faʟatammahunna

Quand Abraham fut Ă©prouvĂ© par son Seigneur par certaines paroles, et qu’il les eut accomplies


Sourate 2 (Al-Baqara), verset 124, Coran.

âž»

VII. La racine en hĂ©breu — ŚȘÖžÖŒŚžÖ·Ś (tamam)

La racine hĂ©braĂŻque ŚȘÖžÖŒŚžÖ·Ś / tamam [taw–mam’] dĂ©ploie le mĂȘme champ sĂ©mantique : ĂȘtre complet, ĂȘtre fini, ĂȘtre terminĂ©, ĂȘtre consumĂ©, achever, cesser d’ĂȘtre, dĂ©pĂ©rir.

Hébreu Translittération Sens
ŚȘÖžÖŒŚžÖ·Ś tamam ĂȘtre complet, ĂȘtre fini, achever, cesser d’ĂȘtre, dĂ©pĂ©rir
ŚȘÖžÖŒŚžÖŽŚ™Ś tamiym complet, entier, sans tache, intĂšgre, parfait, droit
ŚȘÖčÖŒŚ tom intĂ©gritĂ©, innocence, perfection
ŚȘÖžÖŒŚ tam parfait, complet, accompli, sans aucun dĂ©faut

Sélection de références bibliques

Ś•Ö·Ś™ÖŽÖŒŚȘÖ°ÖŒŚžŚ•ÖŒ Ś™Ö°ŚžÖ”Ś™ Ś‘Ö°Ś›ÖŽŚ™ ŚÖ”Ś‘Ö¶Śœ ŚžÖčŚ©Ö¶ŚŚ”

way·yit·tə·mĆ« yə·mĂȘ ជə·បß ÊŸĂȘ·ជel mĆÂ·ĆĄeh

« Ces jours de pleurs et de deuil sur Moïse arrivÚrent à leur terme. »

Deutéronome 34 : 8, Bible.
Ś•Ö·Ś™Ö°Ś”ÖŽŚ™ Ś›Ö·ÖŒŚÖČŚ©Ö¶ŚŚšÖŸŚȘÖ·ÖŒŚžÖŒŚ•ÖŒ Ś›ÖžŚœÖŸŚ”Ö·Ś’ÖŒŚ•Ö覙 ŚœÖ°Ś”ÖŽŚžÖŒŚ•Ö覜 Ś•Ö·Ś™Ö”ÖŒŚ©Ö°ŚŚ‘Ś•ÖŒ ŚȘÖ·Ś—Ö°ŚȘÖžÖŒŚ Ś‘Ö·ÖŒŚžÖ·ÖŒŚ—ÖČŚ Ö¶Ś” ŚąÖ·Ś“ Ś—ÖČŚ™Ś•ÖčŚȘÖžŚ

way·hĂź kaÂ·ÊŸÄƒÂ·ĆĄer-tam·mĆ« បāl hag·gĆÂ·w lə·him·mĆÂ·wl way·yĂȘ·ƥə·ជƫ áčŻaង·tām bam·ma·ងă·neh Êżaត ងă·yĆÂ·w·áčŻÄm

« Lorsqu’on eut achevĂ© de circoncire toute la nation, ils restĂšrent Ă  leur place dans le camp jusqu’Ă  leur guĂ©rison. »

Josué 5 : 8, Bible.
Ś•Ö·Ś™Ö°Ś“Ö·Ś‘Ö”ÖŒŚš ŚžÖčŚ©Ö¶ŚŚ” Ś‘Ö°ÖŒŚÖžŚ–Ö°Ś Ö”Ś™ Ś›ÖžÖŒŚœÖŸŚ§Ö°Ś”Ö·Śœ Ś™ÖŽŚ©Ö°Ś‚ŚšÖžŚÖ”Śœ ڐֶŚȘÖŸŚ“ÖŽÖŒŚ‘Ö°ŚšÖ”Ś™ Ś”Ö·Ś©ÖŽÖŒŚŚ™ŚšÖžŚ” ڔַږÖčÖŒŚŚȘ ŚąÖ·Ś“ ŚȘÖ»ÖŒŚžÖžÖŒŚ

way·តab·bĂȘr mĆÂ·ĆĄeh bə·ʟā·zə·nĂȘ kāl-qə·hal yiƛ·rā·ʟĂȘl ÊŸeáčŻ-diជ·rĂȘ haƥ·ƥß·rāh haz·zƍáčŻ Êżaត tum·mām

« MoĂŻse prononça aux oreilles de toute l’assemblĂ©e d’IsraĂ«l les paroles de ce cantique, jusqu’Ă  ce qu’elles fussent achevĂ©es. »

Deutéronome 31 : 30, Bible.
ŚÖŽŚ™Ś©Ś Ś”ÖžŚ™ÖžŚ” Ś‘Ö°ŚÖ¶ŚšÖ¶Ś„ÖŸŚąŚ•ÖŒŚ„ ŚÖŽŚ™ÖŒŚ•Ö覑 Ś©Ö°ŚŚžŚ•Öč Ś•Ö°Ś”ÖžŚ™ÖžŚ” Ś”ÖžŚÖŽŚ™Ś©Ś Ś”Ö·Ś”Ś•ÖŒŚ ŚȘÖžÖŒŚ Ś•Ö°Ś™ÖžŚ©ÖžŚŚš Ś•ÖŽŚ™ŚšÖ”Ś ڐֱڜÖčŚ”ÖŽŚ™Ś Ś•Ö°ŚĄÖžŚš ŚžÖ”ŚšÖžŚą

ÊŸĂźĆĄ hā·yāh ជə·ʟe·reáčŁ-ÊżĆ«áčŁ ÊŸĂźÂ·yĆÂ·wᾇ ƥə·mƍw wə·hā·yāh hÄÂ·ÊŸĂźĆĄ ha·hĆ« tām wə·yā·ƥār wß·rĂȘ ʟĕ·lĆÂ·hĂźm wə·sār mĂȘ·rÄÊż

« Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme Ă©tait intĂšgre et droit ; il craignait Dieu, et se dĂ©tournait du mal. »

Job 1 : 1, Bible.

âž»

VIII. Tamr / Tamar — Le palmier et l’intĂ©gritĂ©

Le vocable ŰȘÙ…Ű± / tamr (arabe : palmier dattier, datte) et l’hĂ©breu ŚȘÖžÖŒŚžÖžŚš / Tamar [taw-mawr’] sont formĂ©s sur la mĂȘme racine tm que le nom d’Atoum. En hĂ©breu, Tamar dĂ©signe le palmier dattier, symbole d’intĂ©gritĂ©, de vĂ©ritĂ© et de justice chez les Yehoudim :

ŚŠÖ·Ś“ÖŽÖŒŚ™Ś§ Ś›Ö·ÖŒŚȘÖžÖŒŚžÖžŚš Ś™ÖŽŚ€Ö°ŚšÖžŚ— Ś›Ö°ÖŒŚÖ¶ŚšÖ¶Ś– Ś‘Ö·ÖŒŚœÖ°ÖŒŚ‘ÖžŚ Ś•Ö覟 Ś™ÖŽŚ©Ö°Ś‚Ś’Ö¶ÖŒŚ”

áčŁad·dĂźq kat·tā·mār yip̄·rāង kə·ʟe·rez bal·lə·ជā·nĆÂ·wn yiƛ·geh

« Le juste croĂźtra comme le palmier, il s’Ă©lĂšvera comme le cĂšdre du Liban. »

Psaumes 92 : 12, Bible.

âž»

Note de conclusion

La racine bilitĂšre tm des Mdw Neter est l’une des plus anciennes et des plus chargĂ©es de la langue pharaonique. On la rencontre dans les plus vieux corpus — Textes des Pyramides d’Ounas et de TĂ©ti — avec ses significations fondamentales : perfection, complĂ©tude, totalitĂ©, cessation, mort. Elle est Ă  la fois le nom du dieu dĂ©miurge d’Iounou et le substrat ontologique de l’idĂ©e d’Un-Tout.

Cette racine s’est transmise sans perte sĂ©mantique majeure Ă  l’hĂ©breu puis Ă  l’arabe. Son absence en akkadien — la proto-langue sĂ©mitique — suggĂšre que sa transmission a empruntĂ© le canal de l’hĂ©breu biblique, oĂč elle est abondamment attestĂ©e dans la Torah. Les rĂ©dacteurs du Coran ont introduit ces morphĂšmes dans la langue arabe coranique, laissant ainsi dans le texte sacrĂ© des empreintes subtiles de l’hĂ©ritage pharaonique — comme si, pour reprendre les termes de la ProphĂ©tie de NĂ©ferty :

đ“č𓇋𓇋đ“șđ“șđ“ș𓅓𓏏𓍃𓅓𓏏đ“č

Ă­ryt m tm(w)t Ă­r(w)

Ce qui sera accompli sera comme ce qui n’a jamais Ă©tĂ© accompli.

Laisser un commentaire